Kilauea (Hawaii) : Eruption au point mort mais le Parc des Volcans reste fermé // Eruption at a standstill but Hawaii Volcanoes National Park remains closed

La sismicité et la déformation du sol sont négligeables au sommet du Kilauea. Sur la Lower East Rift Zone (LERZ), on n’aperçoit plus d’incandescence au fond de la Fracture n° 8. Seul un ruisselet de lave entre encore dans l’océan une bande de sable bloque toujours la rampe d’accès de Pohoiki. Les émissions de SO2 le long de la LERZ sont trop faibles pour être mesurées.
Bien qu’aucune activité ne soit actuellement observée sur le volcan, le Parc National reste fermé en raison des dégâts causés par l’éruption. Les responsables du parc ont fixé la réouverture partielle du parc au 22 septembre, à condition qu’aucune autre catastrophe naturelle ne se produise.
Onze personnes qui sont entrées illégalement dans le parc le 25 août ont été verbalisées par les rangers pour avoir enfreint la loi. Le groupe s’est aventuré au bord du cratère de l’Halema’uma’u, en dessous du musée Jaggar. Certains des contrevenants ont été surpris carrément sur la lèvre du cratère qui a maintenant environ 450 mètres de profondeur et est extrêmement instable.
Chaque personne, 10 hommes et une femme, a reçu une amende de 100 dollars pour ne pas avoir respecté la loi, plus 250 dollars pour conduite inappropriée, plus 30 dollars de frais de dossier.
Source: HVO et journaux locaux.

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Seismicity and ground deformation are negligible at the summit of Kilauea Volcano. On the Lower East Rift Zone, lava was no longer visible at the bottom of Fissure 8. A single small lava dribble is entering the ocean and a sand bar still blocks the Pohoiki boat ramp. SO2 emissions from the LERZ are too low to be measured.
Although no activity is currently observed on the volcano, Hawaii Volcanoes National Park remains closed because of the damage caused by the eruption. Park officials have set a target date of September 22nd to partially reopen after safety assessments are complete, provided no additional natural disasters occur.
Eleven people who illegally entered the park on August 25th were cited by rangers for disobeying a lawful closure and disorderly conduct.

The group ventured down to the rim of Halema‘uma‘u Crater below Jaggar Museum. Some of the offenders were spotted right at the sheer edge of the crater, which is now about 450 metres deep and extremely unstable.

Each person, 10 men and one woman, was cited $100 for violating a lawful closure and $250 for disorderly conduct. There is a $30 processing fee for each citation.

Source : HVO and local newspapers.

Le cratère de l’Halema’uma’u est fracturé en tous points et son approche est extrêmement dangereuse (Crédit photo: USGS / HVO)

Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée / Papua-New-Guinea)

Selon le site web The Watchers, une violente éruption a eu lieu sur le Manam (sur l’île du même nom) le 25 août 2018 à 06h00 (heure locale). L’événement a propulsé des nuages de cendre jusqu’à 15 km d’altitude et généré des coulées de lave qui ont provoqué la fuite de 2 000 villageois. Selon la population locale, les nuages de cendre étaient si épais que la lumière du soleil est restée totalement bloquée pendant quelques heures. Le directeur du Centre National de Gestion des Catastrophes de Papousie-Nouvelle-Guinée a déclaré que trois villages avaient été directement touchés par les coulées de lave et que les habitants avaient dû être évacués. Les zones les plus touchées sont Baliau et Kuluguma. A cause de la très mauvaise visibilité à cause de la cendre, les gens devaient utiliser des lampes pour se déplacer
Il n’y a pas de blessés, mais il est demandé aux gens de se tenir loin des vallées pour éviter les coulées de boue. Il y a une épaisse couche de cendre sur les flancs du volcan et s’il y a de fortes pluies, il y aura une forte menace de lahars.
Selon l’Observatoire Volcanologique de Rabaul, la phase initiale de l’éruption est maintenant terminée mais une nouvelle bouche s’est ouverte, ide sorte que l’on peut s’attendre à une poursuite de l’activité.
Source: The Watchers.

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According to the website The Watchers, a powerful eruption took place at Manam volcano (on the island with the same name) on August 25th, 2018 at 06:00 (local time). The event sent volcanic ash up to 15 km above sea level and produced lava flows that forced 2 000 villagers to flee. According to the local population, the ash was so thick that sunlight was totally blocked for a few hours. The director of the PNG National Disaster Center said three villages were directly impacted by the lava flows and residents had to be evacuated.The most affected areas were Baliau and Kuluguma and due to the very poor visibility caused by the ash fall, people were using torchlight to move around.
There are no casualties but people are told to keep away from valleys for risk of mudflows. There is a heavy thick blanket of ash on the flanks of the volcano and if there is heavy rainfall, there will be a high threat of lahars..
According the the Rabaul Volcano Observatory, the initial phase of the eruption is now over but a new vent had opened, indicating more activity could be expected.
Source: The Watchers.

Activité éruptive à Manam (Crédit photo/ Wikipedia)

Kick’em Jenny (Mer des Caraïbes)

Au cours des discussions à bâtons rompus qui ont fait suite à mes conférences à la Martinique à la mi-août, plusieurs personnes se sont inquiétées de l’activité à Kick’em Jenny, volcan sous-marin particulièrement actif dans les Caraïbes. Il est situé à 8 km au nord de la Grenade avec un sommet estimé à environ 200 mètres sous la surface de la mer.

J’ai indiqué à ces personnes qu’à ma connaissance, aucun événement significatif ne s’était produit à Kick’em Jenny depuis le mois de mars 2018. A cette époque, on avait enregistré une augmentation de l’activité sismique, en particulier pendant la nuit du 11 au 12 mars, et le niveau d’alerte était passé du Jaune à l’Orange. La navigation a été interdite dans un rayon de 5 kilomètres autour du volcan. Les scientifiques indiquaient qu’il n’y avait aucun risque de tsunami.

Depuis le 22 mars 2018, toutefois, une baisse de l’activité volcanique a été constatée et le niveau a donc été ramené à la couleur Jaune.

Kick’em Jenny est entré en éruption à 13 reprises entre 1939 et 2001. La dernière éruption remonte à 2015.

Selon les scientifiques, Kick’em Jenny est un volcan dont l’un des flancs pourrait potentiellement s’effondrer et générer un tsunami. C’est aussi un volcan qui pourrait entrer en éruption, soulever une colonne d’eau relativement importante et générer une onde qui se propagerait à travers les Petites Antilles. Le 24 juillet 1939, une éruption avait provoqué un tsunami en Martinique et vraisemblablement en Guadeloupe. D’après les chercheurs, en cas d’éruption majeure, un tsunami de forte amplitude pourrait atteindre non seulement les îles les plus proches (Grenadines, Saint-Vincent, Sainte-Lucie et la Martinique) mais aussi les territoires un peu plus éloignés. Lors de celle de 1939, des matériaux volcaniques ont été projetés à plus de 270 mètres au-dessus du niveau de la mer.

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During the informal talks that followed my lectures in Martinique in mid-August, several persons said they worried about the activity at Kick’em Jenny, an active submarine volcano in the Caribbean. It is located 8 km north of Grenada with its summit about 200 metres below the sea surface.
I told these people that to my knowledge, no significant event had occurred at Kick’em Jenny since March 2018. At that time, there had been an increase in seismic activity, particularly during the night of March 11th to 12th, and the alert level had been raised from Yellow to Orange. Ships were noet allowed within 5 kilometres of the volcano. Scientists said there was no risk of a tsunami.
Since March 22nd, 2018, however, a decline in volcanic activity has been observed and the alert level has been lowered to Yellow.
Kick’em Jenny erupted 13 times between 1939 and 2001. The last eruption was in 2015.
According to scientists, Kick’em Jenny is a volcano whose flanks could potentially collapse and generate a tsunami. It is also a volcano that could erupt, lift a relatively large water column and generate a wave that would spread through the Lesser Antilles. On July 24th, 1939, an eruption caused a tsunami in Martinique and presumably in Guadeloupe. According to the researchers, in the event of a major eruption, a large tsunami could reach not only the nearest islands (Grenadines, St. Vincent, St. Lucia and Martinique) but also the territories a little further away. During the 1939, volcanic materials were ejected more than 270 metres above sea level.

Datation de l’éruption de Santorin (Grèce) // Dating the Santorini eruption (Greece)

Il y a plus de 3400 ans, une éruption majeure a eu lieu sur l’île grecque de Santorin. Ce fut l’un des plus grands événements volcaniques de l’histoire de la Terre. L’éruption a creusé une vaste caldeira et enfoui la colonie d’Akrotiri sous une couche de cendre d’une quarantaine de mètres d’épaisseur. Les séismes et les tsunamis qui ont suivi ont dévasté les îles voisines et ont eu des impacts en Méditerranée jusqu’en Egypte et en Turquie. De nombreux historiens pensent que l’éruption de Santorin a contribué au déclin, voire à la disparition, de la civilisation minoenne.
Les chercheurs ont longtemps montré des désaccords sur la date de l’éruption car leurs méthodes de datation archéologique et par le radiocarbone – ou Carbon 14 – montraient des résultats différents. Aujourd’hui, une étude basée sur l’observation des cernes des troncs d’arbres et publiée dans la revue Science Advances apporte un éclairage nouveau.
La datation précise de l’éruption de Santorin pourrait également permettre de dater avec plus de précision l’histoire de la région. Cette précision dans la datation de l’éruption est très importante pour l’archéologie méditerranéenne. Si l’on peut dater l’éruption avec précision, cela signifie que chaque fois que l’on trouve des preuves de cet événement sur un site archéologique, on obtient immédiatement un point de repère très précis. C’est essentiel pour analyser les interactions humaines et environnementales au cours de cette période.
Des preuves de l’éruption à partir d’artefacts humains tels que des documents écrits et des poteries récupérées lors de fouilles avaient laissé supposer que l’éruption avait eu lieu entre 1570 et 1500 avant notre ère. Cependant, la datation au radiocarbone de morceaux d’arbres, de graines et de légumineuses découverts sous la couche de cendre volcanique à Santorin indique que l’éruption a eu lieu vers 1600 avant J.C. Au cours de la dernière étude, les chercheurs ont utilisé les dernières techniques de datation sur des arbres aux États-Unis et en Irlande qui existaient avant, pendant et après l’éruption de Thera (de 1500 à 1700 av. J.-C.). Ces arbres ajoutent un cerne – ou anneau de croissance – chaque année. Chaque cerne contient des traces d’isotopes de carbone radioactif qui se désintègrent à un rythme constant et peuvent être détectés par des techniques de datation. Cela signifie que ces anneaux d’arbres agissent comme une sorte de capsule temporelle de l’histoire environnementale qui remonte à des milliers d’années.
Les éruptions majeures comme celle de Santorin envoient tellement de matériaux dans l’atmosphère qu’elles peuvent refroidir la Terre. Au cours des années exceptionnellement froides, les arbres testés par l’équipe scientifique – les chênes irlandais et les pins de Bristlecone (pins à cônes épineux) – ont ajouté des cernes de croissance plus étroits que d’habitude. En analysant des échantillons de ces anneaux plus étroits susceptibles d’indiquer une éruption majeure, les scientifiques ont daté celle de Santorin entre 1600 et 1525 avant J.C.
Les chercheurs de l’Université d’Arizona espèrent que les recherches futures pourront déterminer avec encore plus de précision l’année de l’éruption.
Source: Université d’Arizona.

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More than 3,400 years ago, a major eruption took place on the Greek island of Santorini. It was one of the largest volcanic events in Earth’s recorded history. The eruption blew a huge caldera and buried the settlement at Akrotiri in a layer of ash 40 metres deep. Related earthquakes and tsunamis devastated nearby islands and there were impacts in the Mediterranean, as far as Egypt and Turkey. Many historians believe that the event contributed to the decline and even the end of the Minoan civilization.
Researchers have long argued over when the eruption took place, with archaeological and radiocarbon dating methods differing in their results. But now, a study of tree rings, published in the journal Science Advances, has cast new light on the debate.
The accurate dating of the Santorini eruption could have important implications for tying together the history of the region. In fact, narrowing down when it happened is critical to Mediterranean archaeology. If one can date precisely when the eruption occurred, then whenever you find evidence of that moment at any archeological site, you suddenly have a very precise marker point in time. This is really important for examining human/environmental interactions around that time period.
Evidence from human artifacts such as written records and pottery retrieved from digs had suggested the eruption occurred somewhere between 1570 and 1500 B.C. However, the radiocarbon dating of pieces of trees, grains and legumes found just below the layer of volcanic ash on Santorini indicated that the eruption took place around 1600 B.C. For the latest study, the researchers used the most sophisticated radiocarbon techniques on trees in the United States and Ireland that were alive before, during and after the time that Thera was thought to have erupted (the period 1500 to 1700 B.C.). These trees add a growth ring every year, each of which contains traces of radioactive carbon isotopes which decay at a steady rate and can be detected by dating technologies. This means these tree rings act as a kind of time capsule of environmental history stretching back thousands of years.
Massive eruptions like the one at Santorini eject so much material into the atmosphere that they can cool the Earth. In exceptionally cold years, the type of trees that the team tested – Irish oaks and bristlecones – produce growth rings that are narrower than usual. By analyzing instances of these narrower rings, which could indicate a huge eruption, the researchers dated the Santorini event to someplace between 1600 B.C. and 1525 B.C.
Unversity of Arizona researchers hope that future research will be able to more accurately pin down a particular year for the eruption.
Source: University of Arizona.

Crédit photo: NASA