La fonte des glaciers boliviens et ses conséquences // The melting of Bolivian glaciers and its consequences

Comme je l’explique dans chacune de mes conférences sur la fonte des glaciers, de nombreuses villes d’Amérique du Sud dépendent des glaciers de la Cordillère des Andes pour leur approvisionnement en eau. Si le réchauffement climatique actuel se poursuit, la situation deviendra bientôt intenable dans des pays comme le Pérou ou la Bolivie.
En Bolivie, les ressources en eau s’épuisent à La Paz, la capitale la plus haute du monde, sous l’effet conjugué de la fonte des glaciers andins, de la sécheresse et d’une mauvaise gestion de la ville. Cependant, au lieu d’abandonner la partie, les habitants de La Paz découvrent de nouveaux moyens de faire face au changement climatique.
Les 2,7 millions d’habitants de la capitale ont déjà dû faire face à une grave sécheresse qui a duré plusieurs mois de 2016 à 2017 ; ce fut la pire connue par la Bolivie en 25 ans, entraînant un rationnement de l’eau et d’importantes manifestations dans plusieurs villes.
Le pire est probablement à venir. Les calottes de glace et de neige au sommet de la Cordillère, qui permettaient de remplir les réservoirs de la ville, disparaissent à un rythme alarmant. En conséquence, les gens commencent à s’adapter à la disparition des ressources en eau. Par exemple, dans la Valle de las Flores, à l’est de La Paz, les habitants lavent leurs vêtements dans un lavoir municipal alimenté en eau de source. Les lavoirs publics où l’eau est gratuite deviennent de plus en plus populaires, car les habitants changent leurs habitudes en matière de consommation d’eau, de lavage du linge et échappent ainsi à la hausse des taxes sur l’eau. Dans certains quartiers, les habitants stockent désormais l’eau de pluie dans des citernes, en prévision de la saison sèche.
La grave sécheresse qui a duré de novembre 2016 à février 2017 a été imputée aux effets combinés d’El Niño, de la mauvaise gestion de l’eau et au changement climatique. Le gouvernement a déclaré l’état d’urgence nationale. À La Paz, des dizaines de milliers de personnes ont dû faire face à un rationnement de l’eau pour la première fois de leur vie. Les mesures ont été étendues à au moins sept autres villes et, à la campagne, il y a eu des affrontements entre les agriculteurs et les mineurs à propos de l’utilisation des aquifères.
Le gouvernement bolivien s’est lancé dans un vaste programme d’investissement afin de garantir les futurs approvisionnements en eau. Selon des données récentes fournies par la compagnie nationale des eaux EPSAS, le gouvernement a dépensé 58,7 millions d’euros pour la construction de quatre réservoirs d’eau et de systèmes d’approvisionnement sur les hauts plateaux andins autour de la capitale. La sécheresse a presque complètement vidé les barrages, qui ont mis des mois à rétablir des niveaux d’eau suffisants.
L’UNESCO a présenté un « Atlas sur le recul des glaciers andins et la réduction des eaux glaciaires » pour cartographier les effets du réchauffement planétaire en 2018. L’UNESCO a expliqué que le réchauffement planétaire pourrait entraîner «la perte de 95% du pergélisol actuel en Bolivie d’ici 2050, et 99% d’ici 2099.  »
Une étude récente publiée dans la revue Nature, citant l’analyse d’images satellite, a indiqué que « les glaciers andins font partie de ceux qui reculent le plus rapidement ». Entre 2000 et 2018, ils ont perdu en moyenne 23 milliards de tonnes de glace par an. Par exemple, le glacier Chacaltaya, qui hébergeait autrefois la plus haute station de ski du monde, a déjà disparu. Les scientifiques ont déclaré que le glacier avait commencé à fondre au milieu des années 1980. En 2009, il avait disparu. Le barrage d’Inkachaka, situé à quelques kilomètres de La Paz, est actuellement à moitié plein, alimenté par les chutes de neige de l’hiver austral, mais les calottes de neige et de glace, visibles toute l’année sur les montagnes voisines il y a 30 ans à peine, ont aujourd’hui disparu.
Source: Journaux boliviens.

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As I explain in each of my conferences about the melting of glaciers, many cities in South America depend on the Andean glaciers for their water supplies. If the current global warming continues, the situation will soon become disastrous in countries like Peru or Bolivia.

Water resources are running dry in La Paz, the world’s highest-elevation capital, due to the combined effect of the Andean glaciers melting, drought and mismanagement. However, instead of surrendering, the locals in La Paz are finding new ways to tackle the changing climate.

The 2.7 million people who live in the capital have already been confronted with a severe drought that lasted for several months from 2016 into 2017 was Bolivia’s worst in 25 years, leading to water rationing and widespread protests in several cities.

In a sign of possibly worse to come, the Andean snowcaps – which have been relied on to fill the city’s reservoirs – are disappearing at an alarming rate. As a consequence, people are beginning to adapt to disappearing water resources. For instance, in the Valle de las Flores district in the east of the city, the inhabitants wash clothes for a living at a municipal wash-house, which is fed by spring water. Public wash-houses where the water is free are becoming more popular, as residents change their habits around water use, getting their laundry done and escaping rising water charges. In some neighbourhoods, locals have become accustomed to storing rainwater in cisterns, ready for when the dry season comes.

The severe drought that lasted from November 2016 to February 2017 was blamed on the combined effects of the El Niño weather cycle, poor water management and climate change. A state of national emergency was declared by the government and tens of thousands of people in La Paz faced imposed water rationing for the first time.

The measures were expanded to at least seven other cities, and in the countryside, farmers clashed with miners over the use of aquifers.

The Bolivian government has rmbarked on a vast investment program in a bid to ensure future water supplies. According to recent data from the national water company EPSAS, the government has spent 58.7 million euros to construct four water reservoirs and supply systems in the surrounding Andean highlands. The drought had left the dams almost completely depleted, and they took months to recover ample water levels.

UNESCO introduced an « Atlas on the retreat of Andean glaciers and the reduction of glacial waters » to map the effects of global warming in 2018. It explained that global warming could cause “the loss of 95 percent of the current permafrost in Bolivia by 2050, and 99 percent by 2099.”

A recent study published in the journal Nature, citing analysis of satellite images, reported that « the Andean glaciers are among those that shrink the fastest ». Between 2000 and 2018, the glaciers lost an average of 23 billion tonnes of ice a year. For example, the Chacaltaya glacier, once the world’s highest ski resort, has already disappeared. Scientists said the glacier started to melt in the mid-1980s. By 2009, it had vanished. The Inkachaka dam, a few kilometres outside La Paz, is currently more than half-full, fed by snowfalls during the austral winter, but the year-round snowcaps on nearby mountains, visible as recently as 30 years ago, no longer exist.

Source: Bolivian newspapers.

Images montrant la fonte rapide du glacier Chacaltaya, aujourd’hui disparu (Source : Inside Climate News)

Sécheresse et manque d’eau en Alaska ! // Drought and water shortage in Alaska !

Comme je l’ai écrit précédemment (voir mes messages des 4 et 6 juillet 2019), l’Alaska a connu une vague de chaleur sévère cet été, une situation sans précédent. La conséquence est que plusieurs régions souffrent d’une sécheresse et d’un manque d’eau jamais observés auparavant. Dans un village, les autorités coupent12 heures par jour l’approvisionnement en eau destiné à la population. Dans un autre, les toilettes à chasse automatique sont basculées en mode et les restaurants servent des repas sur des assiettes en carton.
L’été chaud et sec en Alaska a entraîné des conditions extrêmes dans les communautés autochtones de Nanwalek et de Seldovia, dans la Péninsule de Kenai. Les autorités en charge de la région ont été contraintes de publier une déclaration de catastrophe naturelle.
Des conditions de sécheresse intense affectent de plus en plus l’État, exacerbées par les feux de forêt qui continuent de brûler. La ville d’Anchorage est envahie par la fumée en provenance d’un important incendie de forêt qui brûle depuis plusieurs semaines dans la Péninsule de Kenai. La ville dispose d’une bonne quantité d’eau dans ses réservoirs, contrairement à certaines petites communautés comme Nanwalek et Seldovia qui dépendent de la fonte des neiges et de la pluie pour remplir leurs réserves. La pénurie d’eau se fait durement sentir. En moyenne annuelle, la région reçoit près de 22 centimètres de pluie de juin à août; cet été, elle a reçu un peu moins de 8 centimètres.
Selon des chercheurs en climatologie de l’université d’Alaska à Fairbanks, de tels scénarios deviendront de plus en plus fréquents avec le réchauffement climatique, mais cela ne signifie pas pour autant qu’une telle sécheresse se produira chaque année.
Dans la Péninsule de Kenai, le réservoir d’eau de Nanwalek ne contient que 210 000 litres, autrement dit moins de deux jours d’approvisionnement en temps normal, lorsque le village consomme environ 115 000 litres par jour. Chaque jour, les autorités locales coupent l’eau la nuit, entre 21 heures et 9 heures. Comme l’eau stagne dans les citernes la nuit, il est conseillé aux habitants de faire bouillir leur eau pour éviter toute contamination.
Comme Nanwalek, Seldovia, à 15 kilomètres au nord-est, n’a reçu qu’une fraction de ses précipitations normales. De juin à août, le village de 220 habitants en temps normal a reçu un peu moins de 4 centimètres de précipitations, contre une moyenne d’environ 14 centimètres. Le 5 septembre 2019, Seldovia avait pour environ 16 jours et demi d’eau dans son réservoir. Pour l’économiser, les gens utilisent de l’eau non potable pour des usages non alimentaires comme la lessive. L’école a désactivé la chasse automatique dans les toilettes et a imité les restaurants en utilisant des assiettes et des couverts jetables.
Selon le National Weather Service, il devrait pleuvoir au cours de la fin de semaine sur les zones arides du centre-sud, notamment sur les deux villages, mais il ne devrait pas s’agir de précipitations abondantes. La semaine prochaine devrait revenir à des conditions plus sèches. Dans l’ensemble, il semblerait que la région commence à retrouver un peu d’humidité, mais le déficit en eau persistera cette année.
Source: Anchorage Daily News.

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As I put it before (see my posts of 4 and 6 July 2019), Alaska went through a severe heatwave this summer, a situation that had never been seen before. The consequence is that several regions are suffering from a drought and a lack of water. In one Alaska village, officials are shutting off the public water supply 12 hours each day. In another, automatic flush toilets have been switched to manual flushing, and restaurants are serving meals on paper plates.

Alaska’s hot, dry summer has led to extreme measures in the Native communities of Nanwalek and Seldovia in the Kenai Peninsula, prompting regional officials to issue a disaster declaration.

The arid conditions are more widespread in the State, exacerbated by wildfires still burning. Anchorage is still fielding smoke drifting from a major wildfire that has been burning for several weeks in the Kenai Peninsula. The city has plenty of water in its system, unlike a handful of small communities that rely on snow melt and rain like Nanwalek and Seldovia to fill their reserves. Their water shortages are acutely felt. In an average year, the area receives nearly 22 centimetres of rain from June to August; this summer, it received slightly less than 8 centimetres.

According to climate researchers at the University of Alaska Fairbanks, such scenarios could become more common with climate warming, but that doesn’t mean it will happen every year.

In the Kenai peninsula, Nanwalek’s water tank has only 55,000 gallons in it, less than a two-day supply in normal times when the village goes through about 30,000 gallons a day. So local leaders are shutting off the water system between 9 p.m. and 9 a.m. daily. Because the tanked reserve is standing still at night, residents must boil their water to ward off possible contamination.

Seldovia, 15 kilometres to the northeast, also received a fraction of its normal rainfall. From June to August, the community of about 220 fulltime residents received slightly about 4 centimetres, compared with the average of about 14 centimetres. Seldovia has about 16½ days of water left in its reservoir, as of September 5th. To conserve, people are using non-potable water for nonfood uses like laundry. The school has turned off the automatic flushing in toilets and joined restaurants by using disposable plates and utensils.

Over the weekend, some rain is forecast for parched south-central areas, including the two villages, but it is not expected to be a super wet storm, according to the National Weather Service.

Next week is expected to return to drier conditions. Overall, however, the area is expected to begin a wetter pattern, but it won’t be as wet as expected this time of year.

Source : Anchorage Daily News.

Vue de la Péninsule de Kenai, durement touchée par la sécheresse et les incendies de forêt cet été (Source: Google Maps)

Chaleur, sécheresse et manque d’eau : ATTENTION DANGER !

On parle beaucoup de l’Amazonie en ce moment où des feux de forêts gigantesques envoient du CO2 dans l’atmosphère et contribuent à accentuer encore davantage le réchauffement climatique. La hausse des températures est de plus en plus sensible en France, avec des épisodes de canicule à répétition et le mercure qui oscille souvent entre 30 et 35°C sur de longues périodes.

La conséquence de cette situation sur les réserves en eau commence à se faire sentir de manière très aigue dans certaines régions. Si nos gouvernants continuent à pratiquer la politique de l’autruche et à ne pas prendre des mesures drastiques, notre pays va droit dans le mur. Selon le site de Propluvia, 85 départements français sont placés depuis le mercredi 21 août 2019 en restrictions d’eau plus ou moins sévères.

Le Limousin où j’habite connaît en ce moment de graves difficultés d’approvisionnement en eau. C’est un double problème pour les agriculteurs de notre région d’élevage Il n’y a plus assez d’eau pour le bétail et l’herbe ne pousse pas, ce qui oblige les éleveurs à entamer les réserves de foin prévues pour l’hiver.

La population est également impactée car l’eau potable se fait de plus en plus rare.  En Corrèze, certaines communes sont ravitaillées par camion-citerne et l’hypothèse d’une pénurie complète d’eau n’est pas écartée

En Creuse, le maire de Guéret explique qu’ « on a 100 jours de provision d’eau devant nous. » Le département n’a jamais connu une telle sécheresse. Aujourd’hui, la production des sources est quasiment inférieure de 30% à ce qu’elle était il y a quelques temps, si bien que désormais on a une production d’eau qui est inférieure à la consommation. La ville de Guéret va devoir remettre en service le plan d’eau qui servait à alimenter en eau la ville il y a une quinzaine d’années. Le maire explique qu’ « il y a environ 100 jours de provision d’eau. Après, il faudra trouver des solutions extérieures, avec des camions-citernes pour approvisionner la ville. »

Les prévisions météorologiques à court et moyen terme ne sont pas très bonnes. La pluie est annoncée, mais pas en quantité suffisante. Les sols sont très secs, donc des averses ne suffiront pas. S’il n’y a pas de précipitations abondantes en octobre et novembre, la Creuse et le Limousin dans son ensemble vont être dans une situation compliquée ; il faudra aller chercher de l’eau avec des camions-citernes.

Les conséquences de la sécheresse peuvent prendre d’autres aspects.  De nombreuses maisons  construites sur un sol argileux se sont fissurées et 3 000 communes françaises sont concernées. Les journaux donnent l’exemple de la commune de Crégy-lès-Meaux (Seine-et-Marne), où les fissures sont devenues une obsession. Certaines maisons sont devenues invendables en raison du montant des travaux à réaliser.

Le phénomène touche de plus en plus de communes françaises qui n’y étaient pas habituées. Jusqu’à présent, les fissures dans les murs des habitations étaient plus fréquentes dans la moitié sud du pays. Désormais, en particulier à la suite de la sécheresse de 2018, le problème s’étend vers la moitié nord.

Les propriétaires des maisons fissurées n’excluent pas d’avoir recours à la justice si leur demande d’indemnisation est rejetée. De son côté, la fédération française de l’assurance appelle ses experts à examiner les cas avec le plus de bienveillance possible.

Source : France Info.

Photo: C. Grandpey

Halema’uma’u (Hawaii): Eau de pluie ou eau de source? // The water in Halema’uma’u (Hawaii): Rainwater or groundwater?

La mare d’eau au fond du nouveau cratère de Halema’uma’u soulève un certain nombre de questions. Les deux plus fréquentes sont: d’où vient l’eau et quelles pourraient être ses conséquences?
Les deux sources les plus probables sont l’eau de pluie et l’eau souterraine, autrement dit la présence d’une nappe phréatique. Selon les scientifiques du HVO, les deux hypothèses sont à prendre en compte, avec une préférence pour les eaux d’origine souterraine.
La nappe phréatique dans la zone sommitale du Kilauea se situe à une altitude d’environ 590 mètres, telle qu’elle a été mesurée dans un puits de forage creusé en 1973 à environ 800 mètres au sud de Halema’uma’u. La hauteur du plancher d’Halema’uma’u est d’environ 512 mètres, soit 70 mètres en dessous de la nappe phréatique qui se trouve à proximité.
Avant l’effondrement du sommet du Kilauea en 2018, les données géophysiques laissaient supposer que la nappe phréatique à proximité de Halema’uma’uu était à peu près à la même altitude que dans le forage, mais elle s’est probablement modifiée lors de l’effondrement du cratère. La nappe phréatique est probablement en train de se rétablir et, au fur et  à mesure qu’elle monte, l’eau s’infiltre dans des zones basses au niveau du plancher du cratère.
En ce moment, la surface de la mare d’eau dans le cratère s’élève lentement et régulièrement, ce qui correspond probablement à une hausse de la nappe phréatique. Le niveau de l’eau dans le cratère augmenterait par à-coups s’il dépendait des fortes pluies sur le Kilauea. Or, l’Halema’suma n’a pas reçu de fortes pluies depuis la première observation de l’eau dans le cratère le 25 juillet 2019. Il serait intéressant de prélever un échantillon de cette eau et de la dater à l’aide de moyens isotopiques; l’eau de pluie aurait l’âge actuel, tandis que les eaux souterraines seraient plus vieilles.
En ce qui concerne la profondeur de la mare, elle ne dépasse pas quelques mètres. Il se pourrait que ce ne soit que le sommet de la zone saturée en eau, qui pourrait atteindre plusieurs dizaines de mètres de profondeur. Cette profondeur n’est toutefois pas infinie car elle est forcément freinée par la chaleur résiduelle du magma dans le conduit d’alimentation. Malgré tout, à mesure que le conduit refroidit, une plus grande quantité d’eau peut s’accumuler et contribuer à augmenter le volume en surface.

Le volume de la masse d’eau aura forcément une influence sur les risques potentiels. Une simple mare n’aura aucune incidence sur la prochaine éruption sommitale. En revanche, si le magma devait entrer en contact avec plusieurs dizaines de mètres d’eau, un scénario explosif plus important pourrait être observé, comme cela s’est déjà produit dans le passé.
Source: USGS / HVO.

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The pond of water at the bottom of Halema‘uma‘u’s new crater is raising many questions. The two most frequent are, where is the water coming from and what is its importance?

Two potential sources of the water are recent rainfall and groundwater. According to HVO scientists, either remains a possibility. Circumstantial evidence, however, favours groundwater.

The local water table, below which rocks are saturated with water, is at an elevation of about 590 metres, as measured in a deep hole drilled in 1973 about 800 metres south of Halema‘uma‘u. The elevation of the floor of Halema‘uma‘u is about 512 metres, 70 metres lower than the nearby water table.

Before the 2018 collapse of Kilauea’s summit, geophysical data suggested that the water table near Halema‘uma‘u was at about the same elevation as in the drill hole, but it was apparently drawn down during the collapse. The water table is likely recovering now, and as it rises, water inundates low areas such as the crater floor.

So far, the surface of the pond is rising slowly and steadily, consistent with a rising water table. Normally, the pond level would rise in jumps during downpours if rain was directly responsible for feeding it. However, Halema‘uma‘u has experienced no heavy rain since the pond was first observed on July 25th, 2019. It would be best to sample the water and date it using isotopic means; rain would have today’s age, groundwater an older age.

As far as the water’s depth is concerned, it is no more than a couple of metres. But the visible pond could be just the top of the saturated zone, which could conceivably be several tens of metres. There is probably a bottom to the standing water, because heat in the magma conduit below the floor of Halema‘uma‘u would boil away water at some depth. But as the conduit cools, the floor of standing water could move downward, deepening the water body from below as well as at the surface.

The total thickness of the water body impacts potential hazards. A mere puddle would scarcely affect the next summit eruption. But, if rising magma had to penetrate several tens of metres of water, an explosive scenario that has played out in the past could repeat.

Source: USGS / HVO.

Crédit photo: USGS / HVO