Le séisme de dimanche en Alaska // The Sunday earthquake in Alaska

drapeau-francaisLa partie sud-ouest de l’Alaska a été secouée par un violent séisme de magnitude M 7.1 aux premières heures du dimanche 24 janvier 2016, avec la destruction de quatre maisons sur la péninsule de Kenai et un mouvement de panique dans toute la région. Le séisme s’est produit à 1h30 (heure locale) sur la rive ouest de Cook Inlet, à environ 105 km à l’ouest de Homer et à environ 260 km au sud-ouest d’Anchorage, à une profondeur de 120 km. Il a duré une trentaine de secondes et a été ressenti jusqu’à Juneau et Fairbanks.
Le séisme a fait tomber des articles des étagères dans plusieurs magasins et a secoué les bâtiments dans toute région. Il n’y a pas eu de blessés. Des pannes de courant ponctuelles ont été signalées.
La péninsule de Kenai a subi l’essentiel des dégâts. Plusieurs heures après le séisme, des équipes de pompiers étaient encore sur les lieux d’une fuite de gaz qui avait provoqué des explosions et déclenché plusieurs incendies dans la région de Lilac Lane. Le risque d’autres fuites de gaz a incité les autorités à évacuer les habitants le long de plusieurs routes de la région et à mettre en place un abri temporaire dans la structure de la Garde nationale.
Le séisme a ouvert une fissure importante dans la Kalifornsky Beach Road, près de Kasilof. La route est devenue une attraction pendant la journée de dimanche, avec de nombreux badauds venus prendre des photos des fissures dans la chaussée. La route a été partiellement fermée et réduite à une voie, avec condamnation des endroits où la chaussée s’était effondrée.
Une série de répliques a suivi le séisme, avec un événement de M 4,7 enregistré environ quatre heures après le séisme initial et ressenti à Anchorage. Le Service d’incendie d’Anchorage a enregistré de nombreux appels concernant des odeurs de gaz, des systèmes d’alarme qui se sont déclenchés, des conduites d’eau rompues, etc., mais la police n’a pas fait état de dégâts vraiment importants.
De nombreux habitants ont déclaré que c’était le plus fort séisme qu’ils avaient ressenti depuis des décennies en Alaska.
Source: Anchorage Dispatch News.
Les séismes sont fréquents en Alaska. Ils sont le résultat de la subduction de la plaque Pacifique sous la plaque nord-américaine. Il convient de noter que le séisme s’est produit dans une zone non loin de volcans actifs comme l’Illiamna, le Redoubt et l’Augustine. Bien que le lien entre séismes et éruptions volcaniques n’ait jamais été clairement établi, il sera intéressant d’observer le comportement de ces volcans dans les prochaines semaines.
En cliquant sur ce lien, vous verrez une série de photos mise en ligne par l’Anchorage Dispatch News avec, en particulier, les fractures sur la Kalifornsky Beach Road :
http://www.adn.com/article/20160124/strong-earthquake-felt-throughout-southcentral-alaska

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drapeau anglaisSouthcentral Alaska was rocked by a strong and prolonged M 7.1 earthquake early Sunday January 24th 2016, destroying four homes on the Kenai Peninsula and causing panic throughout the region. The quake struck at 1:30 a.m (local time) on the west side of Cook Inlet, about 105 km west of Homer and about 260 km southwest of Anchorage, at a depth of 120 km. It was felt from Juneau to Fairbanks.
The quake knocked items off shelves and walls and shook buildings throughout the region. There were no immediate reports of injuries. Isolated power outages were reported throughout the region.
The Kenai Peninsula bore the brunt of the damage. Hours after the quake, Kenai Fire Department crews were still at the scene of a « gas leak/explosion » and several fires in the area of Lilac Lane. Concerns over continued gas escapement prompted officials to evacuate residents along several roads in the area and establish a shelter in the National Guard structure.
The quake opened a sizeable crack in the Kalifornsky Beach Road in the Kasilof area. The road became something of an attraction later Sunday as waves of people parked their cars and took photos of the massive cracks wrought in the pavement by the quake. The road was partly closed, reduced to one lane after blocking off the parts where the pavement collapsed.
A series of aftershocks followed the quake, including an M 4.7 event that struck about four hours after the initial quake and could be felt again in Anchorage. The Anchorage Fire Department reported it was « very busy with reports of gas odours, alarm systems sounding, broken water lines, etc. Anchorage police had no reports of major damage.
Facebook and Twitter users reported scattered power outages around the region from the quake, which continued for about 30 seconds.
Many residents said it was the strongest earthquake they’d felt in decades of living in Alaska.
Source: Anchorage Dispatch News.
Earthquakes are frequent in Alaska. They are the result of the subduction of the Pacific plate beneath the North-American plate. It should be noted that the earthquake struck in an area not far from active volcanoes like Mt Illiamna, Mt Redoubt and Augustine. Although the link between earthquakes and volcanic eruptions has never been clearly established, it will be interesting to observe the behaviour of these volcanoes in the coming weeks.
By clicking on this link, you will see a series of photos posted by the Anchorage Dispatch News; many of them show the fissures on the Kalifornsky Beach Road:
http://www.adn.com/article/20160124/strong-earthquake-felt-throughout-southcentral-alaska

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L’Illiamna et le Redoubt sont deux volcans près de l’épicentre du séisme

(Photos: C. Grandpey)

Japon : Un séisme artificiel pour mieux prévoir les éruptions // Japan : An artificial earthquake to better predict eruptions

drapeau francaisDes chercheurs de l’Université du Tohoku au Japon, ainsi que des responsables de l’Agence Météorologique Japonaise, ont déclenché artificiellement un séisme sur le Mont Zao (1841 m) qui se dresse à cheval sur les préfectures de Miyagi et Yamagata au nord du Japon. C’est un volcan actif dont la sismicité est en hausse depuis le puissant séisme de mars 2011.
Au cours d’une expédition sur le site la semaine dernière, l’équipe scientifique a fait exploser environ 200 kg de dynamite à l’intérieur d’un puits de 40 mètres de profondeur creusé sur le flanc de la montagne. Les chercheurs ont versé de l’eau à l’intérieur de l’orifice. Cette eau a ensuite été rejetée avec force par le blast provoqué par l’explosion.
Quelque 150 sismomètres positionnés sur le mont Zao ont mesuré les ondes produites par le séisme artificiel. Les ondes sismiques voyagent plus lentement au travers de l’eau, ce qui a permis aux scientifiques d’analyser des données au niveau des poches et voies d’eau chaude jusqu’à environ 2 km de profondeur. Ils ont déclaré qu’il est essentiel de trouver les emplacements d’eau chaude sur le volcan afin de prévoir où la prochaine explosion de vapeur aura probablement lieu.
Source: Tech Times.

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drapeau-anglaisResearchers from Japan’s Tohoku University, along with officials from the Japan Meteorological Agency, triggered an artificial earthquake on Mount Zao (1,841 m) which straddles Miyagi and Yamagata prefectures in northern Japan. It is an active volcano exhibiting more tremors since the powerful earthquake of March 2011.
Conducting a site survey last week, the team detonated about 200 kilograms of dynamite inside the 40-metre-deep hole dug on the side of the mountain. They poured water inside the hole, which was then spewed out with equal force from the simulated blast.
Around 150 seismometers positioned on Mount Zao measured the seismic waves produced from the artificial quake. Through water, seismic waves travel more slowly, enabling scientists to analyze data via hot water pools and pathways of up to around 2 kilometres underground. They said that it is key to find out the locations of hot water in order to predict where the next steam-blast explosion will likely take place.
Source: Tech Times.

Zao

Partie nord du Mont Zao  (Crédit photo: Wikipedia)

Séisme au Chili (suite) // Earthquake in Chile (continued)

drapeau francaisVoici quelques détails supplémentaires sur le puissant séisme de M 8,3 qui s’est produit près de la côte centrale du Chili à 22h54 le mercredi 16 septembre, avec un tsunami qui a touché l’ensemble du bassin Pacifique. Curieusement, les médias français ont à peine mentionné cet événement qui a tué 12 personnes et entraîné l’évacuation d’un million d’autres le long de la côte chilienne. 642 personnes se sont retrouvées sans abri et de nombreuses régions ont subi de graves dégâts matériels. Des coupures d’électricité ont affecté plus de 87 000 ménages et près de 9 000 maisons ont été privées d’eau potable. Les transports ont été perturbés dans tout le pays. Malgré la puissance du séisme, le nombre de victimes est relativement faible. Les autorités pensent que cela était dû à des normes de construction plus strictes et à la politique de préparation de la population à un tel événement.
Des alertes au tsunami ont été émises le long des côtes du Chili, de la Californie, d’Hawaii, de Nouvelle-Zélande, du Japon et des Samoa. Des vagues de tsunami d’environ 4,75 mètres ont été mesurés près de la ville de Coquimbo, près de l’épicentre, dans la soirée du 16 septembre, alors qu’une vague estimée à 1,78 mètres a été signalée à Valparaiso.
De très petites vagues ont été observées le long de la côte de Californie du Sud le jeudi matin, alors qu’une vague d’un mètre a atteint d’abord Hawai’i, puis la côte du Japon le 18 septembre. Une vague de 0,25 mètre a été signalée à Christchurch en Nouvelle-Zélande.
De nombreuses répliques ont été enregistrées et d’autres sont attendues. Les géophysiciens de l’USGS pensent qu’elles pourraient se produire pendant des semaines, voire des mois.
C’est le troisième plus puissant séisme en Amérique du Sud au cours des cinq dernières années. En février 2010, un séisme a atteint une magnitude de M 8,8 alors que l’événement le plus puissant jamais enregistré sur la planète a également eu lieu au Chili, près de Lumaco, en mai 1960, avec une magnitude de M 9,5.
Selon l’USGS, le séisme et ses fortes répliques ont eu lieu en raison de failles de chevauchement (ou failles inverses) sur l’interface entre les plaques de Nazca et d’Amérique du Sud. Il a été ressenti jusqu’à Buenos Aires en Argentine.
Source: The Watchers.

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drapeau anglaisHere are a few more details about the powerful M 8.3 earthquake that struck near the coast of central Chile at 22:54 on Wednesday, September 16th and produced a tsunami which affected the entire Pacific basin. Strangely enough, French news media barely mentioned this event that killed 12 people and caused the evacuation of one million people along the Chilean coast. 642 people were left homeless and numerous regions reported severe infra-structural damage. Power supplies have been cut off for more than 87 000 households and about 9 000 homes were left without drinking water. Transport has been disrupted across the country. Despite the severity of the earthquake, the number of fatalities was relatively low. Officials believe this was due to strict building codes and city’s general preparedness.
Tsunami warnings have been issued along the coasts of Chile, State of California, Hawai’i Island, New Zealand, Japan and American Samoa. Tsunami waves of about 4.75 metres were measured near Coquimbo city, close to the epicentre, on the evening of September 16th while a wave estimated at 1.78 metres was reported in Valparaiso.
Very small waves were recorded along the coast of Southern California during Thursday morning, while a tsunami wave of one metre reached first Hawai’i and then the coast of Japan. A 0.25 metre high tsunami has been reported at Christchurch, New Zealand.
Numerous aftershocks have been recorded and additional ones are still expected. USGS geophysicists think they could last for weeks, even months.
This is the third most powerful earthquake that has stricken South America over the last five years. A quake in February 2010 registered a magnitude of M 8.8 while the most powerful earthquake ever recorded on the planet also occurred in Chile, near Lumaco, in May 1960, and registered a magnitude of M 9.5.
According to USGS, the quake and its strong aftershocks have occurred as a result of thrust faulting on the interface between the Nazca and South America plates in central Chile. It was felt all the way to Buenos Aires, Argentina.
Source: The Watchers.

Chili quake

Source: USGS.

Séisme au Chili: Pas de tsunami majeur dans le Pacifique // Earthquake in Chile: No major tsunami in the Pacific

drapeau francaisPlusieurs personnes m’ont demandé des informations supplémentaires après le séisme de magnitude 8,3 qui a été enregistré le long de la côte du centre du Chili à 12h54 hier. Pour autant que je sache, aucun tsunami majeur n’est prévu à travers le Pacifique. Par exemple, le Pacific Tsunami Warning Center a diminué l’alerte pour Hawaii vers 15h20 Le Centre a déclaré que « sur la base de toutes les données disponibles, aucun tsunami majeur ne devrait frapper l’État d’Hawaii. Cependant, des changements de niveau de la mer et des courants forts peuvent apparaître le long de toutes les côtes et représenter un danger pour les baigneurs et les plaisanciers, ainsi que pour les personnes présentes près du rivage, sur les plages et dans les ports et les marinas. La menace de vagues fortes peut durer pendant plusieurs heures après l’arrivée de la première. » Par mesure de précaution, les autorités locales ont fermé les plages de la Grande Ile d’Hawaï et de Maui.

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drapeau anglaisSeveral persons have asked me for more information after the M 8.3 earthquake along the coast of central Chile at 12.54 p.m yesterday. As far as I know, no major tsunami is expected across the Pacific. For instance, the Pacific Tsunami Warning Center downgraded a watch for the Hawaiian Islands around 3:20 p.m. The Center declared that “based on all available data, a major tsunami is not expected to strike the state of Hawaii. However, sea level changes and strong currents may occur along all coasts that could be a hazard to swimmers and boaters, as well as to persons near the shore at beaches and in harbours and marinas. The threat may continue for several hours after the initial wave arrival.” As a precaution, local authorities have closed the beaches on Hawaii Big Island and on Maui.

Tsunami 03

Estimation de la propagation des vagues de tsunami suite au séisme chilien.

(Source: Pacific Tsunami Warning Center)