Tungurahua (Equateur): Activité en hausse // Tungurahua (Ecuador): Increasing activity

drapeau francaisLe dernier bulletin de l’Institut Géophysique indique que le volcan connaît actuellement une forte activité. On observe une colonne de cendre de 5 km au-dessus du cratère d’où s’échappent des grondements. Des retombées de cendre affectent plusieurs localités comme El Manzano, Choglontus, Puela, Cahuaji, Cevallos, Quero et Moka.
Il est recommandé à la population de ne pas s’approcher du volcan et d’éviter les ravines dans lesquelles peuvent s’engouffrer des coulées pyroclastiques.

 

drapeau anglaisThe Geophysical Institute’s latest report indicates that the volcano is currently experiencing strong activity. One can currently see a column of ash 5 km above the crater where rumblings can be heard. Ashfall frequently affects several communities like El Manzano Choglontus, Puela, Cahuaji, Cevallos, Quero and Moka.
The population is advised not to approach the volcano and avoid drainages that can funnel pyroclastic flows.

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Vue du Tungurahua le 19 juillet 2013  (Crédit photo:  Institut Géophysique)

Episode explosif sur le Merapi (Indonésie) // Explosive episode at Mount Merapi (Indonesia)

drapeau francaisSelon la presse asiatique, le Merapi a connu un épisode éruptif explosif entre 4 heures et 5 heures ce matin (heure locale). Le volcan a émis des panaches de gaz et de cendres jusqu’à 1000 mètres de hauteur, obligeant des centaines de personnes à fuir leurs villages sur ses pentes. L’événement a eu lieu au cours d’une période de fortes pluies de sorte que les nuages ​​cachaient la zone sommitale. Le volcan est d’ailleurs invisible sur les webcams. Le bruit de l’explosion a été entendu à 30 kilomètres, mais aucun autre événement éruptif n’a été observé et le niveau d’alerte du volcan n’a pas été relevé.
La dernière grande éruption du Merapi en 2010 a tué plus de 300 personnes. Elle est décrite en détail dans mon livre « Killer volcanoes » (voir colonne de gauche de ce blog).

 

drapeau anglaisAccording to the Asian press, Mount Merapi went through an explosive eruptive episode between 4 and 5 o’clock this morning (local time). The volcano spewed gas and ash up to 1,000 metres high, forcing hundreds of people to flee their villages along its slopes. The event took place during a period of heavy rain so that the clouds concealed the summit area. By the way, the volcano can’t be seen on the webcams. The sound was heard 30 kilometres away, but no other eruptive event was observed and the volcano’s alert level was not raised.

Mount Merapi’s last major eruption in 2010 killed more than 300 people. It is fully described in my book “Killer volcanoes” (see left-hand column of this blog)..

Fuego (Guatemala)

drapeau francaisLe Fuego semble avoir retrouvé son activité habituelle, en sachant qu’une crise éruptive ponctuelle ne saurait être exclue. L’INSIVUMEH indique que l’on observe en ce moment un panache de vapeur d’une centaine de mètres de hauteur. Quelques explosions projettent des matériaux incandescents qui retombent autour du cratère ainsi que des panaches de cendre qui s’élèvent jusqu’à environ 200 mètres au-dessus du volcan. On observe toujours une coulée de lave d’environ 200 mètres de longueur dans la ravine Taniluya avec de petites avalanches de blocs sur le front de la coulée.

 

drapeau anglaisFuego seems to have gone back to normal activity but an eruptive crisis can not be excluded. The INSIVUMEH indicates that a plume of steam a hundred meters high is currently observed. Some explosions eject incandescent material that falls around the crater as well as ash plumes that rise up to about 200 meters above the volcano. There is still a lava flow about 200 meters long in the Taniluya drainage with small block avalanches at the front of the lava flow.

Avions et cendre volcanique // Airplanes and volcanic ash

drapeau francaisComme je l’indiquais dans ma note du 5 juillet 2013 à propos du regain d’activité du Popocatepetl, six compagnies américaines ont annulé 47 vols au départ et à l’arrivée des aéroports de Mexico et de Toluca. Cette situation – et d’autres qui ont précédé – montrent que nous ne sommes pas en mesure de faire face à un nuage de cendre volcanique et que la prochaine éruption d’un volcan semblable à l’Eyjafjalajökull (Islande) en 2010 entraînera à nouveau de fortes perturbations dans le trafic aérien.

Chaque fois qu’un volcan du Kamchatka ou des Aléoutiennes se manifeste, les observatoires invitent les pilotes à faire preuve de la plus grande prudence. On l’a vu récemment avec le Pavlof au mois de juin. Le volcan émettait alors un panache d’une hauteur d’environ 5400 mètres. Afin d’éviter tout contact avec cette cendre volcanique, la compagnie alaskienne PenAir a annulé pendant deux jours ses vols vers Cold Bay.

Pourtant, dans les mois qui ont suivi l’éruption du volcan islandais, des efforts ont été déployés pour essayer de trouver une solution. C’est ainsi que des scientifiques norvégiens et allemands ont testé sur l’Etna en novembre 2011 une caméra infrarouge dont le but est d’indiquer aux pilotes 10 minutes à l’avance la présence d’un nuage de cendre volcanique. Cette technologie, déjà utilisée par la compagnie à bas coût EasyJet, est censée faire économiser aux compagnies aériennes les millions d’euros, de livres ou de dollars qu’elles perdent quand leurs avions sont cloués au sol pendant une éruption. Le problème – comme je l’indiquais sur ce blog à l’époque – c’est que les tests ont été effectués à une période où l’Etna était calme. Pourquoi ne pas les avoir renouvelés au moment des paroxysmes ?

En juin 2011, le gouvernement britannique a nommé un « Monsieur nuage de cendre » censé piloter un groupe de recherche dont le travail consistait à analyser les données sur les concentrations de cendre dans l’atmosphère au moment d’une éruption volcanique. Il s’agissait d’affiner le modèle fourni par le Met Office et d’éviter la désorganisation du trafic aérien, comme ce fut le cas en Ecosse pendant l’éruption du Grimsvötn. Aucune information n’a été rendue publique sur le travail de ce groupe de recherche.

Plus récemment, c’est la compagnie irlandaise Aer Lingus qui prétendait en mars 2013 que son nouveau système de détection et de prévision de cendre volcanique réduira les perturbations causées aux avions en Europe. La nouvelle technologie a été présentée aux responsables de la compagnie. Elle utilise des satellites et des modélisations pour détecter les nuages de cendre et prévoir leur trajectoire. Là encore, les tests ont été effectués en période de calme volcanique et ils s’appuient essentiellement sur des simulations informatiques.

En conclusion de ma note du 9 mars 2013 relative à cette dernière information, j’écrivais :  « Reste à savoir ce qui se passera le jour où le Katla ou l’un de ses copains reprendra du service en émettant un volumineux nuage de cendre. Il y a un fossé énorme entre la théorie et la pratique, la simulation et la réalité ! » Je reste persuadé que la panique dans les aéroports sera la même qu’au printemps 2010 !

 

drapeau anglaisAs I mentioned in my note of July 5th, 2013 about the increased activity of Popocatepetl, six U.S. airlines canceled 47 flights to and from the airports of Mexico City and Toluca. This situation – and others before – shows that we are not able to cope with a volcanic ash cloud and the next eruption similar to Eyjafjalajökull (Iceland) in 2010 will again cause major disruptions in air traffic.
Whenever a volcano of Kamchatka and the Aleutians occurs, observatories invite pilots to exercise extreme caution. We saw it recently in June with the eruption of Pavlof. The volcano then emitted a plume up to about 5400 meters. To avoid contact with the volcanic ash, the Alaskan company PenAir canceled two days its flights to Cold Bay.
However, in the months that followed the eruption of the Icelandic volcano, efforts were made to try to find a solution. Thus Norwegian and German scientists tested on Mount Etna in November 2011 an infrared camera whose purpose was to indicate to the pilot 10 minutes in advance the presence of a cloud of volcanic ash. This technology, already used by the low-cost airline company EasyJet, is expected to save airlines the millions of pounds or dollars they lost when their aircraft are grounded during an eruption. The problem – as I mentioned on this blog by that time – is that the tests were conducted at a time when Etna was quiet. Why were they not renewed during the paroxysms?
In June 2011, the British government appointed a « Mister ash cloud » supposed to pilot a research group whose work was to analyze the data on concentrations of ash in the atmosphere during a volcanic eruption. This was to upgrade the model provided by the Met Office and avoid disruption to air traffic, as was the case in Scotland during the eruption of Grímsvötn. No information has been made public about the work of this research group.
More recently, it was the Irish airline Aer Lingus which claimed in March 2013 that its new system of detection and forecasting of volcanic ash would reduce disturbances to aircraft in Europe. The new technology was presented to company officials. It uses satellites and models to detect ash clouds and predict their path. Again, the tests were carried out during quiet volcanic periods and they rely heavily on computer simulations.
As a conclusion to my note of 9 March 2013, I wrote: « The question is to know what will happen the day the Katla or one of her will become active again and send large clouds of ash in the sky. There is a huge gap between theory and practice, simulation and reality! « I remain convinced that the panic in the airports will be the same as in the spring of 2010!

Eyjafjallajokull-blog

L’Eyjafjöll en 2010  (Crédit photo:  Wikipedia)