Changement climatique : la menace d’une extinction massive // Climate change: the threat of mass extinction

Selon un rapport du GIEC publié le 28 février 2022, le monde peut s’attendre à de nombreuses extinctions d’espèces liées au réchauffement climatique dans les décennies à venir si les températures continuent d’augmenter à l’échelle de la planète.
Si ces températures dépassent de 4 degrés Celsius les niveaux préindustriels, un scénario qui suppose des niveaux très élevés d’émissions de gaz à effet de serre, la moitié de nos espèces végétales et animales pourraient être menacées. À ce niveau de réchauffement, le monde pourrait voir des mortalités et des extinctions d’une telle ampleur que cela altérera de façon permanente les forêts tropicales, les forêts de kelp et les récifs coralliens tropicaux.
Même si les températures globales atteignent 1,5 degrés Celsius, 14 % des espèces terrestres pourraient faire face à un risque élevé d’extinction. Les émissions anthropiques ont déjà provoqué un réchauffement de la planète de 1,1 degré Celsius au cours des 170 dernières années.
Sous 2 degrés de réchauffement, jusqu’à 18% des espèces terrestres pourraient être à haut risque d’extinction. Ce risque monte jusqu’à 29 % sous 3 degrés de réchauffement, jusqu’à 39 % à 4 degrés et jusqu’à 48 % à 5 degrés.
Les espèces d’invertébrés sont confrontées à l’un des risques d’extinction les plus élevés à partir des niveaux moyens de réchauffement (3,2 degrés Celsius). Selon ce scénario, 15 % des invertébrés, dont 24 % des salamandres et 11 % des amphibiens, pourraient disparaître.
Les espèces des régions froides, que ce soit sur les hautes montagnes ou dans les régions polaires, sont confrontées à un risque d’extinction particulièrement élevé. Les animaux arctiques tels que les pingouins, les phoques et les ours polaires seraient sérieusement menacés par un réchauffement de 2 degrés ou moins. Ces animaux ont évolué pour vivre sur la glace de mer qui disparaîtra complètement en été au cours du siècle prochain. Cela signifie que certains animaux de l’Arctique pourraient disparaître dans les décennies à venir, à moins qu’ils ne soient déplacés vers de nouveaux endroits. Le déplacement des animaux vers de nouveaux habitats est toutefois délicat. Par exemple, déplacer des ours polaires vers l’Antarctique pourrait en faire des prédateurs pour les populations locales de manchots. Dans certains cas, il sera peut-être nécessaire de déplacer des espèces animales vers des zoos pour les empêcher de disparaître.
Les zones tropicales font face à leurs propres menaces, telles que les vagues de chaleur qui détruisent les récifs coralliens et les mangroves. Jusqu’à 90 % des récifs coralliens tropicaux pourraient disparaître d’ici le milieu du siècle sous un réchauffement de 1,5 degré Celsius, tandis que les récifs pourraient disparaître complètement sous un réchauffement de 2 degrés.
Les écosystèmes dépendent de la biodiversité pour les protéger de la pollution, des conditions météorologiques extrêmes et des changements de température. Si une espèce disparaît, la survie des autres devient plus compliquée. La perte de biodiversité peut, à son tour, entraîner de mauvaises récoltes et une pénurie d’eau. Un simple demi-degré de réchauffement supplémentaire peut faire la différence entre la survie d’une espèce et sa disparition.
Les auteurs du rapport du GIEC ont constaté que le risque d’extinction des espèces locales dans les points chauds de la biodiversité pourrait doubler entre 1,5 et 2 degrés de réchauffement, et être multiplié au moins par 10 de 1,5 à 3 degrés.
La disparition d’espèces animales a aussi des conséquences pour l’homme. Plus de 400 millions de personnes en Afrique et en Asie dépendent de la pêche pour les protéines. Même si le réchauffement ne dépasse pas 1,6 degrés, les zones de pêche des régions tropicales d’Afrique pourraient perdre jusqu’à 41 % de leur rendement d’ici la fin du siècle en raison de l’extinction des poissons locaux. Les poissons couramment consommés comme les sardines et les harengs pourraient également être menacés d’extinction avec le réchauffement des océans.
Il ne faut pas oublier que de nombreuses personnes dans le monde dépendent encore d’interactions très étroites avec les écosystèmes naturels qui leur fournissent de la nourriture et des moyens de subsistance.
Source : Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC).

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According to an IPCC report released on February 28th, 2022, the world can expect many climate-related extinctions in coming decades if global temperatures continue to rise.

If global temperatures reach 4 degrees Celsius above pre-industrial levels, a scenario that assumes very high levels of greenhouse gas emissions, half of our plant and animal species could be threatened. At that level of warming, the world could see mass mortalities and extinctions that permanently alter rainforests, kelp forests, and tropical coral reefs.

Even if global temperatures reach 1.5 degrees Celsius, up to 14% of land species could face high risk of extinction. Human-caused emissions have already led the planet to warm by 1.1 degrees Celsius in the last 170 years.

Under 2 degrees of warming, up 18% of land species could be at high risk of extinction. That risk rises to up to 29% under 3 degrees of warming, up to 39% at 4 degrees, and up to 48% at 5 degrees.

Invertebrate species face one of the highest risks of extinction from mid-levels of warming (3.2 degrees Celsius). Under this scenario, 15% of invertebrates, including 24% of salamanders and 11% of amphibians, could go extinct.

Species in cold areas, including high mountains or polar regions, face a particularly high extinction risk. Arctic animals such as penguins, seals, and polar bears would be seriously threatened by 2 degrees of warming or less. The animals have evolved to live on sea ice which will completely disappear in summertime within the next century. That means some Arctic animals could go extinct in coming decades, unless they are moved to new locations. But relocating animals to foreign habitats is tricky. For instance, moving polar bears to Antarctica could lead them to prey on local penguin populations. In some cases, animal species may need to be moved to zoos to keep them from dying out.

Tropical areas face their own threats, such as heatwaves destroying coral reefs and mangroves. Up to 90% of tropical coral reefs could be lost by mid-century under 1.5 degrees of warming while the reefs could go entirely extinct under 2 degrees of warming.

Ecosystems depend on biodiversity to protect them from pollution, extreme weather, and temperature shifts. But if one species dies out, it makes it harder for others to survive. Loss of biodiversity can, in turn, lead to crop failure and water scarcity. Just a half-degree of additional warming could mean the difference between whether a species stays alive or not.

The IPCC authors found that the extinction risk for local species in biodiversity hotspots could double between 1.5 degrees and 2 degrees of warming, and increase at least 10-fold from 1.5 degrees to 3 degrees.

The death of animal species has consequences for humans, too. More than 400 million people in Africa and Asia depend on fisheries for protein. Even if warming does not exceed 1.6 degrees, fisheries in Africa’s tropical regions could lose up to 41% of their yield by the end of the century due to the extinction of local marine fish. Commonly consumed fish like sardines and herring could also face extinction as oceans warm.

One should not forget that many people around the world still rely on very close interactions with natural ecosystems to provide them with food and to provide them with livelihoods.

Source : Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC).

La survie des ours polaires est étroitement liée à la glace de mer (Photos : C. Grandpey)

Un voyage dans l’Arctique…

Je fais partie de ceux qui sont fascinés par l’Arctique. Plusieurs voyages en Alaska m’ont permis d’admirer la beauté et la richesse naturelle de cette partie du globe. J’ai aussi compris à quel point cette contrée est fragile.

Un documentaire en deux parties intitulé « Life within the Arctic Circle » et diffusé sur YouTube nous fait pénétrer dans l’Arctique, au contact de la glace de mer, des icebergs, mais surtout de la population. Les gens qui habitent au Groenland ou en Alaska sont les premiers témoins des bouleversements provoqués par le réchauffement climatique dans cette région.

La première partie de ce documentaire (en anglais sous-titré) nous conduit de l’archipel norvégien du Svalbard jusqu’en Sibérie:

Le deuxième volet nous fait voyager entre l’est du Groenland et l’Alaska. Ce film a fait remonter en moi une foule de souvenirs. Je vous invite à être attentifs à la dernière partie qui insiste sur le dégel du permafrost et ses conséquences…

Réchauffement climatique : les castors envahissent le nord // Climate change : beavers are heading north

Voici une conséquence inattendue, mais logique, du réchauffement climatique sous les hautes latitudes. La transformation de l’Arctique est accélérée par une vague de milliers de nouveaux arrivants qui ont élu domicile dans cette région : les castors.
Les scientifiques de l’Université de l’Alaska qui cartographient la propagation des castors en Alaska ont été très surpris de constater que les rongeurs se sont déplacés vers le nord et ont atteint un territoire auparavant inhospitalier. Il ne serait pas surprenant qu’il envahissent maintenant des territoires encore plus au nord avec le réchauffement de la toundra arctique à cause de la crise climatique. L’étude s’intitule Beaver Engineering: Tracking a New Disturbance in the Arctic.
Selon les chercheurs, il y a des régions de l’Alaska qui n’étaient pas fréquentées par les castors il y a 50 ans, mais qui sont maintenant envahies..Si l’on songe que le phénomène se produit probablement aussi dans l’Arctique canadien et russe, cela donne une idée de son ampleur..
À l’aide de photographies aériennes et d’images satellites remontant à 1949, ainsi que des rapports d’observations avant cette date, une équipe internationale de chercheurs appartenant à l’Arctic Beaver Observation Network a identifié plus de 12 000 étangs créés par des castors grâce à la construction de barrages à travers les rivières et les ruisseaux dans l’ouest de l’Alaska. Ce nombre a doublé au cours des 20 dernières années.
Au cours des dernières années, avec le réchauffement de l’Arctique, le castor nord-américain s’est déplacé vers le nord et l’ouest et il occupe maintenant de vastes étendues de la péninsule de Seward en Alaska.
L’impact de ces rongeurs semi-aquatiques est ressenti par les communautés autochtones de l’Alaska. Les zones inondées par les castors suscitent des inquiétudes quant à l’accès à la nourriture et aux déplacements.
On ne sait pas combien de castors occupent actuellement les parties nord et ouest de l’Alaska,; les estimations vont de 50 000 à près de 100 000.
On n’a pas encore parfaitement évalué l’impact de la propagation des castors dans l’Arctique sur l’environnement et les communautés autochtones qui y vivent. Cependant, les gens s’inquiètent de l’impact des barrages sur la qualité de l’eau, le nombre de poissons en aval des barrages et les déplacements en bateau.
Une conséquence à plus grande échelle de l’arrivée des castors dans l’Arctique pourrait être l’accélération du changement climatique. La réduction du piégeage des animaux pour leur fourrure au cours du siècle dernier a probablement contribué à leur déplacement vers le nord. Les rongeurs, qui n’hibernent pas, ont bénéficié d’hivers plus courts et d’une plus grande quantité de végétation dont ils ont pu se nourrir.
Les étangs qui se forment lorsque les castors édifient des barrages sur les rivières créent par endroit des «points chauds» non gelés qui entraînent le dégel du pergélisol et la libération des grandes quantités de carbone qu’il contient . Les scientifiques expliquent qu’un dégel du pergélisol à grande échelle pourrait générer une spirale incontrôlable du réchauffement climatique. Les scientifiques ajoutent que ces étangs absorbent mieux la chaleur et modifient l’hydrologie de la région; le pergélisol réagit à cet ensemble de facteurs.
La Brooks Range, une chaîne de montagnes qui traverse le nord de l’Alaska, sera un obstacle à la progression des castors mais ne les arrêtera pas car ils suivront les rivières pour atteindre la côte nord.
Source : Yahoo News.

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Here is another unexpected, but logical, consequence of global warming in the high latitudes. The transformation of the Arctic is being accelerated by a wave of thousands of newcomers that enjoy living in this region : beavers.

Scientists from the University of Alaska who are mapping the spread of beavers in Alaska were really surprised to find that the rodents have pushed far north into previously inhospitable territory and are now set to sweep into the furthest northern extremities as the Arctic tundra continues to heat up due to the climate crisis. The study is entitled Beaver Engineering: Tracking a New Disturbance in the Arctic.

According to the researchers, there are areas of Alaska that had no evidence of beavers 50 years ago, but that are now apparently saturated with them. It is just a matter of time before the animals head even further north. What is more, this is likely happening across the rest of the Arctic in Canada and Russia; it gives an idea of the scope of this change.

Using aerial photographs and satellite imagery reaching back to 1949, and observations recorded from before then, an international team of researchers involved in the Arctic Beaver Observation Network identified more than 12,000 ponds created by beavers damming rivers and streams across western Alaska. This number has doubled in the past 20 years.

In recent years, with the heating of the Arctic, the North American beaver has ventured north and west and now occupies vast swaths of the Seward peninsula in Alaska.

The impact of these semiaquatic rodents has been felt by the remote Indigenous communities of Alaska, with the flooded areas created by beavers causing concern over access to food and travel.

It is unknown how many beavers are now in the northern and western parts of Alaska, with estimates ranging from 50,000 to close to 100,000.

The true impact of the spread of beavers into the Arctic on the environment and the Indigenous communities who live there is not yet fully known. However, people are concerned about the impact beaver dams are having on water quality, the numbers of fish downstream of the dams, and access for their boats.

A broader consequence of the arrival of beavers could be the acceleration of the climate change which, in combination with a reduction in fur trapping over the past century, has probably allowed the beavers to push north. Beavers, which do not hibernate, have benefited from shortening winters and the wider availability of vegetation available to feed upon.

The pools that accumulate when beavers dam rivers create localized unfrozen “hotpots” that result in the thawing of permafrost and its vast amounts of carbon. Scientists warn that a widespread thawing of permafrost could cause global heating to spiral dangerously out of control. THe scientists warn that those ponds absorb heat better, they change the hydrology of the area and the permafrost responds to that.

The Brooks Range, a mountain range that runs across northern Alaska, will be an obstacle to the beavers but will not stop them as they follow rivers up to the north coast.

Source: Yahoo News.

 

L’arrivée des castors a considérablement modifié un cours d’eau dans la toundra sur la péninsule de Seward entre 2003 et 2016. Les zones noires sur la carte sont de nouveaux étangs créés par les castors. La flèche bleue indique le sens du courant de la rivière et les flèches magenta montrent les barrages. (Images tirées de l’étude susmentionnée).

Beaver engineering dramatically altered a tundra stream on the Seward Peninsula between 2003 and 2016. The enlarged black areas are new beaver ponds, the blue arrow shows flow direction, and magenta arrows denote dams. (Images from the above-mentioned study).

Russie : Une ISS sur Terre // Russia : An ISS on Earth

Des travaux sont en cours pour créer la première station arctique au monde alimentée à l’hydrogène et aux énergies renouvelables. La Snezhinka (russe pour Flocon de Neige), d’une valeur de 27 millions de dollars, est censée devenir un pôle scientifique international en matière de biotechnologie, robotique et intelligence artificielle. Le projet est soutenu par le ministère des Sciences et de l’Enseignement supérieur, le ministère des Affaires étrangères, le ministère du Développement de l’Extrême-Orient et de l’Arctique, le Conseil de l’Arctique et la Fondation Bellona. Il est piloté par une équipe de l’Institut de physique et de technologie de Moscou (MIPT). Il devrait être opérationnel en 2024 dans le sud de la péninsule de Yamal (voir carte ci-dessous), cœur de la production gazière de la Russie.
La station, une sorte de Station spatiale internationale (ISS) sur Terre, ressemble à un flocon de neige – d’où son nom – avec sept grands dômes transparents reliés les uns aux autres par des couloirs. La Snezhinka sera construite à proximité d’un grand lac, à environ 30 kilomètres du village de Kharp. Le trajet jusqu’à la station se fera en véhicule tout-terrain depuis l’aéroport de Salekhard, le centre administratif de la région, et prendra deux heures.
Les dômes, dotés de tout les éléments nécessaires à la vie, pourront accueillir 80 personnes à la fois : 60 visiteurs et 20 membres du personnel. Les scientifiques russes ont l’intention de l’utiliser toute l’année en alternant l’énergie produite par les éoliennes, les panneaux solaires et l’hydrogène généré par électrolyse, qui sera essentiel pendant la longue nuit polaire quand il fait noir pendant des semaines.
Il s’agira de la première station scientifique entièrement autonome alimentée en énergie verte. Il n’y a aucune autre installation au monde semblable à la Snowflake. La plus ressemblante est la station antarctique belge Princess Elisabeth qui fonctionne avec de petites éoliennes et des panneaux solaires, mais il n’y a pas d’hydrogène, bien que des installations de stockage à cet effet soient prévues. Une autre différence avec la Snowflake est que toutes les stations antarctiques ne sont opérationnelles que pendant trois ou quatre mois, pendant le jour polaire, alors que la Snowflake sera utilisée toute l’année dans l’Arctique.
L’équipe scientifique à l’origine du projet vise à en faire une plate-forme de recherche, avec un accent particulier mis sur les technologies appliquées aux énergies renouvelables et à l’hydrogène. D’autres projets comprennent des observatoires géomagnétiques et astronomiques, une station de surveillance de l’environnement et un banc d’essai pour de nouvelles solutions techniques autour du pergélisol.
Un groupe électrogène de secours alimenté par du mazout servira d’alimentation de secours. Il est probable que le lancement devra se faire au diesel avant que la station passe à l’énergie verte.
Une autre station autonome utilisant l’hydrogène et les énergies renouvelables sera construite dans la région de Mourmansk, et un projet similaire est prévu aux Émirats Arabes Unis. Des scientifiques russes ont récemment signé un accord avec les Émirats pour développer conjointement des technologies pour la production, le stockage et l’utilisation d’hydrogène dans les systèmes énergétiques, ainsi que la construction d’un laboratoire parfaitement autonome sur les sources d’énergie renouvelables à base d’hydrogène.
Source : The Siberian Times.

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Work is underway to create the world’s first Arctic station powered by hydrogen and renewables. The $27-million Snezhinka (russian for Snowflake) is seen as a future international science hub for biotech, robotic and AI-driven projects. It is backed up by the Ministry of Science and Higher Education, Ministry of Foreign Affairs, Ministry for the Development of Far East and Arctic, Arctic Council, and The Bellona Foundation. It isdriven by the team of Moscow Institute of Physics and Technology (MIPT). It is scheduled to launch in 2024 inthe southernYamal Peninsula (see map below), the heart of Russia’s gas production.

The station, described as the International Space Station on Earth, resembles a snowflake – which accounts for its name – with seven large transparent domes connected by passageways. Snezhinka will be built close to a large lake, some 30 kilometres away from the village of Kharp. Driving to the station on an all-terrain vehicle from the airport of Salekhard, the administrative centre for the area, will take two hours.

The domes, with everything necessary for living, will be able to host 80 people at a time: 60 visitors and 20 personnel. Russian scientists aim to use it year-round by combining wind power, solar panels and hydrogen, generated by electrolysis, which will be essential during the long Polar Night when it is dark for weeks.

This is the first attempt to build a fully autonomous scientific station supplied by green energy. There is no other facility in the world similar to the Snowflake. The closest is the Belgian Antarctic station Princess Elisabeth, running on small wind turbines and solar panels. They don’t have hydrogen there, although work with hydrogen storage is planned. Another difference with Snowflake is that all Antarctic stations are active for only three or four months, during the polar day whereas the Snowflake will be a year-round Arctic facility.

The scientific team behind the project aims to make it a research platform, with particular focus on applied technologies in renewable and hydrogen energy. Other projects will include geomagnetic and astronomical observatories, an environment-monitoring station, and a testing facility for new technical solutions in permafrost.

An emergency diesel power station will be designed as a backup power source. It is likely that the launch will have to be made with the help of diesel until the station will switch to green energy.

Another autonomous hydrogen and renewables station will be built in Murmansk region, and a similar project is planned in the United Arab Emirates. Russian scientists have recently signed an agreement with the Emirates to jointly develop effective technologies for the production, storage and use of hydrogen in energy systems, as well as the construction of a fully autonomous laboratory on hydrogen-based renewable energy sources.

Source: The Siberian Times.

Localisation de Kharp et vue de la localité (Source : Wikipedia)