Nouvel iceberg géant en Antarctique // New mega-iceberg in Antarctica

Un iceberg géant mesurant170 km de long sur 25 km de large, pour une surface totale de 4.320 km² s’est détaché de la plateforme de Ronne en Antarctique. Selon les médias, c’est actuellement le plus gros iceberg au monde. Il est aussi grand que la moitié de la Corse et plus grand que l’île de Majorque aux Baléares.

A sa naissance, il est toutefois moins grand que l’A-68 qui s’est détaché du segment Larsen C de la Barrière de Larsen en juillet 2017. L’A-68 présentait une longueur de 175 km, une largeur de 50 km, pour une superficie de 5 800 km2, soit deux fois la taille du Luxembourg..

Baptisé A-76, le dernier iceberg géant a été repéré par le British Antarctic Survey (BAS) qui a une base non loin de là. De plus, l’Agence spatiale européenne (ESA) a publié une image de la rupture de l’iceberg avec la banquise, capturée par le satellite Sentinel-1 du programme Copernicus.

Le 26 février 2021, un iceberg de 1.270 km², soit environ deux fois la taille de Chicago, avait déjà quitté la partie septentrionale de la plateforme glaciaire de Brunt

Le vêlage d’icebergs dans les zones polaires n’est pas forcément provoqué par le réchauffement climatique. C’est un phénomène qui a toujours existé mais il est vrai qu’il a tendance à s’accélérer depuis quelques années. L’Ouest Antarctique où se produit le vêlage de ces gros icebergs doit faire face au réchauffement des eaux de l’Océan Austral qui viennent saper la base des plateformes glaciaires et les fragilisent, ce qui favorise la libération d’icebergs.

Il ne faut pas oublier non plus que les plateformes glaciaires retiennent souvent des glaciers. Si elles disparaissaient, ces glaciers – comme le Thwaites – accéléreraient leur course vers l’océan où ils contribueraient à faire monter le niveau de la mer.

Il va falloir maintenant suivre la trajectoire adoptée par l’A-76. On se souvient que l’A-68 avait menacé un temps de venir s’échouer le long de la côte de Géorgie du Sud, ce qui aurait fortement perturbé la faune qui s’y trouve.

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Pendant ce temps, l’Arctique transpire. Le 19 mai 2021, le thermomètre a dépassé 30°C au niveau du Cercle Polaire. La température est de 20 à 24°C supérieure à la normale pour cette période de l’année. Plus à l’es, à Salekhard, on prévoit une température de 26°C le 21 mai.

Moscou a battu des records vieux d’un siècle les 17 et 18 mai 2021 avec 29°2 C .

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A giant iceberg measuring 170 km long and 25 km wide, with a total area of ​​4,320 km², broke off from the Ronne ice shelf in Antarctica. According to media reports, it is currently the biggest iceberg in the world. It is as big as half of Corsica and bigger than the island of Mallorca in the Balearic Islands.

At birth, however, it was smaller than the A-68 which broke away from the Larsen C segment of the Larsen Barrier in July 2017. The A-68 had a length of 175 km, a width of 50 km , for an area of ​​5,800 km2, which is twice the size of Luxembourg. Dubbed A-76, the last giant iceberg was spotted by the British Antarctic Survey (BAS) which has a base not far away. In addition, the European Space Agency (ESA) has released an image of the iceberg breaking from the ice shelf, captured by the Sentinel-1 satellite of the Copernicus program.

By February 26th, 2021, a 1,270-km² iceberg, roughly twice the size of Chicago, had already left the northern part of the Brunt Ice Shelf.

Iceberg calving in polar regions is not necessarily caused by global warming. This is a phenomenon that has always existed, but it is true that it has tended to accelerate in recent years. West Antarctica, where the calving of these large icebergs takes place, has to contend with the warming of the waters of the Southern Ocean which undermine the base of the ice shelves and weaken them, which favours the release of icebergs.

It should also be remembered that ice shelves often hold back glaciers. If they were to collapse, these glaciers – like the Thwaites – would speed up their course towards the ocean where they would help raise sea levels.

We will now have to follow the trajectory adopted by the A-76. We can remember that the A-68 threatened to run aground along the coast of South Georgia, which would have seriously disturbed the fauna there.

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Meantime, it is hot in the Arctic. On May 19th, 2021, temperatures reached more than 30 ºC in the Arctic Circle, with the western Russian Arctic now 20 to 24 ºC hotter than normal for this time of May. Further east, in Salekhard, meteorologists forecast the heat to climb to 26 °C by May 21st.

Moscow smashed heat temperature records over 100 years old for the second consecutive day on May 18th, 2021, with 29.2 °C.

Source : ESA

La dangereuse fonte de l’Antarctique // Antarctica’s dangerous melting

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Science Advances le 30 avril 2021, l’élévation du niveau de la mer à l’échelle de la planète à cause de la fonte de la calotte glaciaire antarctique au cours du prochain millénaire a probablement été sous-estimée d’environ 30%. Jusqu’à présent, les études ont expliqué que si la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental disparaissait, le niveau de la mer augmenterait d’environ 90 centimètres. Les auteurs de la nouvelle étude expliquent qu’un effet appelé «mécanisme d’expulsion de l’eau» a été sous-estimé.

L’effet – qui correspond au rebond isostatique – fait référence au soulèvement du substrat rocheux sous la calotte de glace de l’Antarctique occidental qui, selon les scientifiques, accompagnera la fonte de la calotte glaciaire. Je mentionne le rebond isostatique à propos de l’Islande au cours de ma conférence «Glaciers en péril», ainsi que son effet possible sur l’activité volcanique et sur le petit port d’Höfn, sur la côte sud de ce pays.

Le nouveau calcul du «mécanisme d’expulsion de l’eau» montre qu’au cours du prochain millénaire, le niveau de la mer dans le monde pourrait s’élever d’environ un mètre de plus que prévu. Comme le substrat rocheux sous la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental est quelque peu élastique, les scientifiques pensent qu’il s’élèvera au-dessus du niveau de la mer lorsque la calotte glaciaire fondra. Lorsque cela se produira, l’eau de l’océan pourrait être repoussée autour de cette émergence, ce qui ne manquera pas d’augmenter le niveau de la mer dans le monde. Les scientifiques connaissaient déjà ce phénomène, mais de nouvelles recherches montrent que la croûte terrestre sous la région est moins visqueuse qu’on le pensait jusqu’à présent, de sorte que le substrat rocheux pourrait se soulever plus rapidement que prévu.

Un professeur de géophysique à Harvard et qui a participé à l’étude affirme que chaque estimation de l’élévation du niveau de la mer « va devoir être revue à la hausse » au vu de la nouvelle étude.

Les scientifiques craignent que la disparition de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental soit inéluctable. En particulier, le glacier de Thwaites recule à raison d’environ 800 mètres par an. Le réchauffement des eaux océaniques a creusé sous le glacier une cavité de la taille de l’île de Manhattan Les scientifiques ont baptisé le Thwaites le «glacier de la fin du monde» parce qu’il joue le rôle de tampon entre la calotte glaciaire et les eaux océaniques en phase de réchauffement. S’il fond, le glacier déclenchera un effet domino car tous les glaciers de la région sont interconnectés.

Source: Business Insider.

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According to a a new study published in the journal Science Advznces on April 30th, 2021, the global sea-level rise due to the melting of Antarctic ice sheets in the next 1,000 years could have been underestimated by about 30%. Previous studies had estimated that if the West Antarctic ice sheet were to collapse, the sea levels would increase by about 90 centimetres. However, the new study suggests that an effect called the « water-expulsion mechanism » had been underestimated.

The effect – which could also be called isostatic rebound – refers to the bedrock beneath the West Antarctic ice sheet which, according to scientists, will rise above sea levels when the ice sheet melts. I mention the isostatic rebound about Iceland during my conference “Glaciers at risk” and the effect it might have on volcanic activity, as well as on Höfn, a port on the south coast of this country.

The new calculation of this « water-expulsion mechanism » shows that over the next 1,000 years, the world’s sea level could rise by one metre higher than previously predicted.

Because the bedrock underneath the West Antarctic ice sheet is somewhat elastic, scientists believe it will lift above sea level when the ice sheet melts. As this happens, it could push the water around the glacier into the surrounding ocean, adding to the global sea-level rise.

Scientists already knew this, but the new evidence suggests the underlying Earth is less viscous than previously thought, so the bedrock could rise faster than first expected.

A professor of geophysics at Harvard and an author of the study affirms that every single estimate of sea level rise « is going to have to be revised upward » because of this work.

Scientists are concerned that the collapse of the West Antarctic ice sheet could be unstoppable. In particular, the Thwaites Glacier is receding at a rate of about 800 metres per year, and warming waters have created a huge cavity underneath. Scientists have nicknamed this glacier the « Doomsday Glacier » because it is acting as a buffer between the ice sheet and warming waters. As it melts away, it will trigger a cascading effect as all the glaciers of the region are interconnected.

Source: Business Insider.

Le glacier Thwaites (Source : Wikipedia)

La fonte des glaciers et de la banquise fait se déplacer l’axe de la Terre ! The melting of glaciers and ice sheets shifts Earth’s axis

Une étude publiée en mars 2021 nous apprend que la fonte de la banquise au niveau des pôles a fait se déplacer l’axe de rotation de la Terre, ce qui a donc modifié la position des pôles nord et sud. L’axe de rotation de la Terre est la ligne invisible autour de laquelle tourne notre planète, avec les pôles nord et sud à ses extrémités. L’axe et ses pôles se déplacent en fonction de la répartition des masses à la surface de la Terre. La fonte des glaciers a suffisamment modifié cette répartition au cours des 25 dernières années pour faire de déplacer la Terre sur son axe. Ainsi, depuis 1980, les pôles nord et sud ont chacun dérivé d’environ 4 mètres.

La conclusion de l’étude intitulée ”Polar Drift in the 1990s Explained by Terrestrial Water Storage Changes” [«La dérive polaire dans les années 1990 expliquée par les changements de stockage de l’eau sur Terre»] nous apprend que l’axe de rotation de la Terre a commencé à se déplacer rapidement en 1995, à tel point que la direction de cette dérive polaire a changé et s’est considérablement accélérée. C’est la fonte de la glace qui est responsable de ce changement. En effet, la fonte des glaces modifie la répartition du poids de la Terre.

On peut imaginer que la Terre tourne comme une toupie. Si le poids de la toupie est uniformément réparti, elle tourne parfaitement sur elle-même. En revanche, si une partie du poids se déplace d’un côté ou de l’autre, le centre de masse se trouve modifié, de même que l’axe de rotation de la toupie, ce qui la pousse à pencher vers le côté le plus lourd lorsqu’elle tourne. C’est la même chose pour la Terre lorsque la masse se déplace d’une zone vers une autre.

Parfois, les changements peuvent être provoqués par la répartition de la roche fondue dans le noyau externe de la Terre. Cela peut modifier la répartition de la masse de la planète. La façon dont l’eau est répartie à la surface de la Terre joue également un rôle important. Donc, si la glace stockée dans les glaciers et la banquise des régions polaires fond et devient de l’eau qui se jette dans l’océan, le poids de cette eau se déplace dans une zone différente.

Les auteurs de l’étude expliquent que la nouvelle répartition des masses est le principal moteur de la dérive polaire observée au cours des dernières décennies. La tendance a commencé vers 1995. Avant le milieu des années 1990, les données satellitaires montraient que les pôles se déplaçaient lentement vers le sud. Ensuite, ils ont tourné à gauche et ont commencé à se déplacer vers l’est à un rythme accéléré, à raison d’environ 2,5 millimètres par an. La vitesse moyenne de dérive des pôles entre 1995 et 2020 a été 17 fois plus rapide qu’entre 1981 et 1995. Cette accélération est parfaitement parallèle à l’accélération de la fonte de la glace au niveau des pôles nord et sud, provoquée par la hausse des températures à la surface des océans de la planète. La masse de glace perdue par le Groenland depuis 1992 a fait monter le niveau global de la mer d’un centimètre. La vitesse de la fonte de la glace a été multipliée par sept ; elle est passée de 36 milliards de tonnes par an dans les années 90 à 280 milliards de tonnes par an au cours de la dernière décennie. La fonte des glaciers de l’Antarctique s’accélère elle aussi. Dans les années 1980, l’Antarctique a perdu 40 milliards de tonnes de glace par an alors que dans la dernière décennie on est passé à une moyenne de 252 milliards de tonnes par an.

La nouvelle étude montre que les changements dans la quantité d’eau douce stockée sous terre affectent également la dérive polaire. Une fois que ces eaux souterraines sont pompées vers la surface pour être utilisées comme eau potable ou pour l’agriculture, elles finissent par s’écouler dans les rivières et les océans, ce qui redistribue ce poids d’eau à la surface de la Terre.

L’axe de rotation de la Terre est différent de ceux de Mercure ou de Jupiter car l’axe de notre planète est incliné à un angle de 23,5 degrés. C’est la raison pour laquelle les hémisphères nord et sud reçoivent des quantités variables de lumière solaire à différentes périodes de l’année, avec pour conséquences des saisons différentes. Le récent changement d’orientation de l’axe de la Terre n’affectera pas notre vie quotidienne, mais il se pourrait qu’il modifie légèrement la durée de nos jours. La Terre met 24 heures pour effectuer une rotation, mais le mouvement de son axe, et donc de ses pôles, pourrait ajouter quelques millisecondes à ce temps de rotation, allongeant ainsi un peu la durée de nos journées !

Source: Business Insider.

Vous pourrez lire l’étude complète en cliquant sur ce lien :

https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2020GL092114

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A recent study published in March 2021 suggests that melting ice from polar glaciers has shifted Earth’s axis, which means it has changed where the north and south poles are located.

Earth’s axis is the invisible line around which it spins, with the the north and south poles at its ends. The axis, and thus the poles too, shift depending on how weight is distributed across Earth’s surface. Melting glaciers have changed that distribution over the last 25 years, enough to knock Earth off its axis. Since 1980, Earth’s north and south poles have each drifted about 4 metres.

The conclusion of the study entitled ”Polar Drift in the 1990s Explained by Terrestrial Water Storage Changes” tells us that Earth’s axis started shifting so drastically in 1995 that the direction of that polar drift changed and sped up considerably. The culprit behind that shift is the melting glaciers. Indeed, melting ice changes how Earth’s weight is distributed

One can imagine the Earth as a spinning top: If the top’s weight is evenly distributed, it whirls perfectly. But if some of weight happens to shift to one side or the other, this changes the top’s centre of mass and axis of rotation, leading it to lean toward the heavier side as it spins. The same thing happens to the Earth when weight moves from one area to another.

Sometimes, the changes can be caused by the distribution of molten rock in Earth’s outer core. This can alter how the planet’s mass is distributed. The way water is distributed on Earth’s surface also plays a big role. So if water that was frozen in glaciers in the planet’s polar regions melts and joins the ocean, the weight of that water gets spread across a different area.

The authors of the study explain that redistribution is the main driver of the polar drift scientists have observed in the last few decades.

The trend started around 1995. Before the mid-1990s, satellite data showed the poles were moving slowly south. But then they turned left and started shifting to the east at an accelerated rate, moving by about 2.5 millimetres per year. The poles’ average drift speed between 1995 and 2020 was 17 times faster than that from 1981 to 1995.

That acceleration aligns with accelerated melting around the north and south poles, which has been driven by the planet’s rising surface and ocean temperatures. The mass of ice lost by Greenland since 1992 has raised global sea levels by 1 centimetre. The rate of that melt increased seven-fold, from 36 billion tons per year in the 1990s to 280 billion tons per year in the last decade. Antarctica’s glacial melting is also speeding up. In the 1980s, Antarctica lost 40 billion tons of ice annually whereas in the last decade, that number jumped to an average of 252 billion tons per year.

The new study suggests that changes in how much fresh water is stored underground affects polar drift. Once this groundwater is pumped up to the surface for use as drinking water or for agriculture, it eventually flows into rivers and oceans, redistributing that water weight on Earth’s surface

Earth’s axis of rotation is different from the axes of Mercury or Jupiter as our planet’s axis is tilted at an angle of 23.5 degrees. It is the reason why the northern and southern hemispheres get varying amounts of sunlight at different times of the year, which is why we have seasons.

The recent change to Earth’s axis won’t affect our everyday lives, but it could slightly tweak the length of our days. Earth takes 24 hours to complete one rotation. But the movement of its axis, and therefore its poles, could add milliseconds to that spin time, making our days a tiny bit longer.

Source: Business Insider.

You can read the complete study by clicking on this link :

https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2020GL092114

 

L’angle d’inclinaison de l’axe de la Terre est d’environ 23°4 par rapport à la verticale (Source: Wikipedia). Pour être précis, il est actuellement  de 23,43651°.

Mars 2021, le 8ème plus chaud // March 2021, the eighth warmest

Mars 2021 a été le 8ème mois de mars le plus chaud depuis le début des relevés de température de la NOAA en 1880.

Mars 2021 a été le 45ème mois de mars consécutif et le 435ème mois consécutif avec des températures supérieures à la moyenne du 20ème siècle.

L’étendue moyenne de la glace de mer dans l’Arctique en mars 2021 a été de 5,1% inférieure à la moyenne de 1981-2010 et la neuvième plus faible étendue pour un mois de mars au cours des 43 dernières années.

L’étendue de la banquise antarctique en mars 2021 a été la plus importante depuis mars 2015 et la 10ème depuis le début des relevés en 1979.

Selon les données de la NOAA, l’étendue de la couverture neigeuse dans l’hémisphère nord en mars 2021 a été la plus faible jamais observée au cours d’un mois de mars.

Vous obtiendrez plus de détails en cliquant sur ce lien: https://www.ncei.noaa.gov/news/global-climate-202103

Source : NOAA.

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March 2021 was the eighth warmest in the 142-year NOAA global temperature dataset record, which dates back to 1880.

March 2021 marked the 45th consecutive March and the 435th consecutive month with temperatures above the 20th-century average.

The March average Arctic sea ice extent was 5.1 percent below the 1981-2010 average and the ninth-smallest March extent in the 43-year record.

The Antarctic sea ice extent during March 2021 was the largest for March since 2015 and the 10th largest since records began in 1979.

According to data from NOAA, the Northern Hemisphere snow cover extent during March was the 12th-smallest March extent on record.

More details by clicking on this link:

https://www.ncei.noaa.gov/news/global-climate-202103

Source : NOAA.

Etendue de glace de mer en Arctique et Antarctique en mars 2021

(Source : NOAA)