Ouverture du Refuge National de la Faune Arctique à l’exploitation pétrolière ? // Will the Arctic National Wildlife Refuge open to oil drilling ?

drapeau-francaisQuelques heures après l’investiture de Donald Trump comme 45ème président des Etats-Unis, la page du site Internet de la Maison Blanche concernant le climat, mise en place sous la présidence Obama, a été supprimée. De plus, la Maison Blanche a annoncé vendredi 20 janvier l’abandon de sa politique de réduction des énergies polluantes et la reprise du forage du pétrole et du gaz de schiste.
Encouragés par l’élection de Donald Trump, les Républicains de l’Etat d’Alaska font le forcing pour que reprenne l’exploration pétrolière dans le Refuge National de la Faune Arctique – the Arctic National Wildlife Refuge – qui oppose depuis des décennies les foreurs et les écologistes..
Créé par le Congrès en 1980, le Refuge constitue une zone de protection et un terrain de reproduction extrêmement importants pour, entre autres, les ours polaires, les loups, les caribous et les oiseaux migrateurs. Il couvre environ 77 000 km2 dans le nord-est de l’Alaska, entre les montagnes de la chaîne Brooks et ses forêts boréales, et une vaste plaine côtière qui se déploie jusqu’à l’Océan Arctique.
Personne ne sait vraiment quelle quantité de pétrole se cache sous le Refuge. Une étude menée en 2005 par l’USGS a révélé qu’il pourrait y avoir jusqu’à 11,8 milliards de barils de brut. Si ce chiffre était confirmé, il serait de l’ordre de grandeur du gisement de Prudhoe Bay qui a déclenché un oil rush il y a une quarantaine d’années.
Personne ne sait, non plus, quel est l’intérêt porté à ce gisement potentiel par des compagnies comme ExxonMobil et ConocoPhillips à une époque où le monde est inondé par le pétrole de schiste bon marché du Texas et des gisements au large des côtes africaines. Alors que le gouvernement estime que la zone pourrait contenir 12 milliards de barils de pétrole brut, ce qui en ferait l’une des plus grandes réserves inexploitées aux États-Unis, personne n’a foré de puits dans la région depuis les années 1980. Les résultats d’un projet réalisé en 1985 par BP et Chevron n’ont jamais été rendus publics
La situation est peut-être sur le point de changer. L’oléoduc trans-Alaska est vieillissant. Son débit a diminué avec l’épuisement des ressources pétrolières à l’extérieur du Refuge et avec le développement du pétrole de schiste dans les latitudes inférieures. L’ouverture du Refuge au forage signifierait la survie de l’oléoduc et le maintien des emplois qui vont de pair.

Un autre obstacle au forage dans le Refuge est le prix du pétrole qui en sortirait. Étant donné les conditions extrêmes en Alaska, le pétrole devrait se vendre à environ 70 dollars le baril pour être rentable. Aujourd’hui, les prix oscillent autour de 55 dollars. Avec les températures glaciales et l’éloignement des sites d’exploitation, le forage en Alaska coûterait environ trois fois plus cher que dans les latitudes autour du 48ème parallèle..
Au final, c’est l’Argent sur lequel surfe Donald Trump qui pourrait sauver le Refuge National de la Faune Arctique. Espérons le!

Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisA few hours after the oath of Donald Trump as 45th President of the United States, the page of the White House website on the climate, under the Obama presidency, was suppressed. In addition, the White House announced on Friday (January 20th) the abandonment of its policy to reduce polluting energies and the resumption of drilling oil and shale gas.

Buoyed by Donald Trump’s election, Alaskan Republicans are pushing to allow oil exploration in the Arctic National Wildlife Refuge that has been a battleground for drillers and conservationists for decades.

Created by Congress in 1980, the refuge provides a critical habitat and breeding ground for polar bears, wolves, migratory birds and caribou, among other species. It covers 19 million acres in northeastern Alaska, stretching from the mountains of the Brooks Range and boreal forests to a vast coastal plain that slides into the Arctic Ocean.

No one really knows how much oil actually lies beneath the refuge. A 2005 review by the U.S. Geological Survey revealed that might hold as many as 11.8 billion barrels of crude. If that were proven true, it would rival the mammoth Prudhoe Bay field that sparked the Alaskan oil rush 40 years ago.

No one knows either how much producers like ExxonMobil and ConocoPhillips care about it in a world awash in cheap oil, from Texas to offshore Africa. While the government estimates the area could hold 12 billion barrels of crude, making it one of the biggest untapped reserves in the U.S., no one’s sunk a well there since the 1980s. The results of a 1985 project by BP and Chevron were never made public

That may be about to change. The aging trans-Alaska pipeline is now on the verge of obsolescence. Its output has been falling as fields outside the refuge fade out and supplies from shale oil in the lower states grow. Opening the refuge to drilling would go a long way toward ensuring the survival of the pipeline and the jobs that go with it.

Another obstacle to drilling in the refuge is the price of the oil that would come out of it. Given the extreme conditions in Alaska, oil would have to sell at about $70 a barrel to make most of it economical to recover. Today, prices hover around $55. The subzero weather and remote distances mean drilling in Alaska typically costs three times as much as in the Lower 48.

Thus, big money could save the Arctic National Wildlife Refuge. Let’s hope for the best!

Source: Alaska Dispatch News.

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Source: Wikipedia.

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Oléoduc trans-Alaska: Fin de vie ou regain d’activité? (Photo: C. Grandpey)

Les Alaskiens et le changement climatique // Alaskans and climate change

drapeau-francaisL’Institut de Statistiques de l’Alaska a interviewé en décembre 2016 750 habitants âgés de 18 ans et plus, sélectionnés au hasard, au sujet du changement climatique. 500 entretiens ont été effectués sur des téléphones cellulaires, 250 sur des téléphones fixes. Ils ont été réalisés en fonction des différentes régions de l’Etat, ainsi que des différentes tranches d’âge, et des différentes ethnies
L’enquête a révélé qu’une grande partie des habitants de l’Alaska s’inquiètent du réchauffement ou du changement climatique, même si leurs inquiétudes diffèrent considérablement
Globalement, le sondage a révélé que près de 72 % des Alaskiens s’inquiètent au moins «un peu» du changement climatique, alors que 26,7 % ont dit qu’ils n’ont jamais partagé cette inquiétude.
Au niveau des régions, le sud de l’Alaska, à l’exception d’Anchorage, est le moins inquiet du changement climatique, avec 34,3 % de personnes qui affirment qu’elles n’ont jamais été inquiètes. Très logiquement, 5 % des Démocrates ne sont pas inquiets, tandis que parmi les Républicains, ce nombre est de 45,7 %.
En examinant l’enquête dans le détail, on s’aperçoit que 24% des habitants de l’Alaska s’inquiètent «beaucoup», 24,4% «moyennement», 23,9% «un peu», 26,7% «pas du tout» et 1% n’ont pas vraiment d’opinion sur le sujet.
Comme je l’ai écrit précédemment, j’ai été personnellement surpris des réactions des Américains que j’ai rencontrés dans différentes parties des États-Unis. Bien que la plupart d’entre eux soient conscients du changement climatique, ils ont nié toute responsabilité humaine et attribué le phénomène à un cycle naturel.

Pendant de temps, les glaciers et la banquise continuent de fondre…

Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisThe Alaska Survey interviewed in December 2016 750 randomly selected Alaskans aged 18+, randomly selected, about climate change. 500 interviews were conducted on cellphones, 250 on landlines.

The survey revealed that a strikingly large portion of Alaskans worry about global warming or climate change, though they differ significantly in how much they worry.

The poll showed nearly 72 percent of Alaskans worried at least « a little » about climate change, while 26.7 percent said they never did.

Regionally, Southcentral Alaska, not including Anchorage, had the fewest worries about climate change, with 34.3 percent saying they never worried about it. Only 5 percent of Democrats said they never worried about climate change, while among Republicans, that number was 45.7 percent.

Looking at the details of the survey, it appears that statewide 24% worry “a great deal”, 24.4% “a fair amount”, 23.9% “a little”, 26.7% “not at all” and 1% are “not sure”.

As I put it before, I was personally surprised at the reactions of The American people I met in different parts of the U.S. Although most of them were aware of climate change, they denied any human responsibility and attributed the phenomenon to a natural cycle.

Meantime, the glaciers and the icefield keep melting away…

Source: Alaska Dispatch News.

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Résultats du sondage pour l’ensemble de l’Etat d’Alaska

(Source: Alaska Survey Research)

Vers un refroidissement de l’Arctique ? Pas si sûr ! // Toward some cooling of the Arctic ? Not so sure!

drapeau-francaisSelon les météorologues américains, les conditions chaudes inhabituelles qui persistent dans les eaux au large de l’Alaska et de la côte ouest des Etats-Unis semblent aujourd’hui en train de s’affaiblir. Selon les prévisions saisonnières, les eaux du Golfe d’Alaska devraient être à peine plus chaudes que la normale l’été prochain. Toutefois, les températures élevées qui sont apparues à la fin de l’année 2013 et ont semblé si exceptionnelles deviendront probablement la norme dans les prochaines décennies. Les chercheurs affirment que si les émissions de carbone continuent sur leur trajectoire actuelle, les températures moyennes d’avril à juin dans le Golfe d’Alaska au cours de la seconde moitié du 21ème siècle devraient dépasser de 3,2 degrés Celsius celles de la seconde moitié du 20ème siècle.
Dans la Mer de Béring, où la glace de mer devrait disparaître même en hiver, les températures moyennes de la surface de la mer en été devraient être de 4 degrés Celsius supérieures à celles de la seconde moitié du 20ème siècle.
Il y a des fortes chances pour que les eaux inhabituellement chaudes du Pacifique Nord aient eu pour conséquence une série de maladies et de morts animales ainsi qu’une importante prolifération d’algues et autres bizarreries marines au cours des dernières années. Par exemple, des dizaines de baleines ont été retrouvées mortes en 2015 et 2016 dans le Golfe d’Alaska. Des dizaines de milliers de cadavres de guillemots ont été découverts depuis le printemps dernier sur les plages du Golfe d’Alaska. Une hécatombe sans précédent de macareux huppés a eu lieu l’automne dernier le long des côtes de l’île Saint-Paul dans la Mer de Béring. On a retrouvé des loutres de mer malades ou mortes dans la baie de Kachemak en 2015, probablement à cause de toxines produites par des algues.
L’eau chaude qui semble être la cause de ces problèmes ne se trouve pas seulement dans la couche supérieure de la mer. Elle atteint environ 80 mètres de profondeur au large de l’Alaska et 200 mètres dans certains endroits
Selon les météorologues, le réchauffement du climat au cours des trois dernières années est probablement un aperçu de ce qui nous attend dans les prochaines décennies. Comme l’a dit un chercheur: «Le récent réchauffement annonce ce que seront probablement les conditions dans les années 2040 et 2050. »
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisAccording to U.S. meteorologists, the unusual warm conditions that have persisted in the waters off Alaska and the West Coast now appear to be diminishing. Seasonal forecasts are calling for only a slightly warmer-than-normal Gulf of Alaska for next summer. The higher temperatures that emerged at the end of 2013 and seemed so remarkable are likely become the norm in future decades. Researchers say that if carbon emissions continue on their current path, average April-to-June sea-surface temperatures in the second half of this century are expected to be 3.2 degrees Celsius higher in the Gulf of Alaska than they were in the second half of the 20th century.

In the Bering Sea, where sea ice is expected to disappear even in winter, average sea-surface temperatures in summer are expected to be 4 degrees Celsius higher than they were in the second half of the 20th century.

The unusually warm waters in the North Pacific are believed to be linked to a series of animal illnesses and deaths, big algal blooms and marine oddities over the past few years. For instance, dozens of whales were found dead in 2015 and 2016 in the Gulf of Alaska. Tens of thousands of dead common murres have been found since last spring on Gulf of Alaska beaches. An unprecedented die-off of tufted puffins was discovered this past fall along the coasts of St. Paul Island in the Bering Sea. Sea otters in Kachemak Bay were found sick or dead in 2015 from what appeared to be algal-produced toxins.

The warm water believed to be linked to these problems was not just at the top layer of the sea. It reached about 80 metres in depth off Alaska and 200 metres in some spots

According to meteorologists, the long-term warming is likely to make the climate event of the past three years a preview of what is to come in future decades. Said one researcher: « This recent  warm-up is kind of going to be more typical of what conditions are going to be in the 2040s and 2050s. »

Source: Alaska Dispatch News.

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Victimes du réchauffement climatique: La glace et les loutres de mer.

(Photos: C. Grandpey)

Bogoslof (Alaska): Ça continue ! // New eruption !

drapeau-francaisLe Bogoslof a connu une nouvelle éruption ce matin à 4h53 (heure locale), détectée grâce aux signaux sismiques et aux éclairs qui ont accompagné l’événement. Le nuage éruptif était riche en glace mais contenait aussi probablement de la cendre. Sa hauteur a d’abord été estimée à 9000-9500 mètres, mais les images satellites l’ont abaissée à 7600 mètres.

La couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Rouge.

Source: AVO.

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drapeau-anglaisA new eruption of Bogoslof began at 04:53 (local time) this morning as shown in seismic data and by lightning detection. The eruptive cloud was ice-rich, but likely contained volcanic ash. The cloud height was initially estimated at 9,000-9,500 metres, but subsequent satellite images show transport at about 7,600 metres.
The Aviation Colour Code remains at RED.

Source: AVO.

bogoslof

Le nuage de cendre a atteint Unalaska où quelques faibles retombées ont été observées (Source: NOAA)