L’Alaska a toujours chaud // Alaska is still warm

drapeau-francaisHabitués à des hivers particulièrement doux ces dernières années, les habitants de l’Alaska, ont eu l’impression que des conditions hivernales normales étaient revenues au cours du mois de janvier 2017. En fait, si le mois a été plus froid et plus neigeux qu’en janvier 2016, les températures sont restées au-dessus de la normale.

La NOAA indique que la température moyenne de janvier a été de -15°C, soit 1°C de plus que la moyenne pour la période 1925 – 200 et 0,2°C de plus que la moyenne pour la période 1981 – 2010.

Dans la partie septentrionale de l’Alaska, le réchauffement du climat reste beaucoup plus sensible. Ainsi, à Utqiavik (anciennement Barrow), le mois de janvier a été le deuxième mois le plus chaud depuis 1920 et la période novembre-janvier a été la plus chaude de tous les temps avec une température moyenne de -15,3°C, soit 6 degrés de plus que la normale pour cette période.

En parallèle, l’étendue de la glace de mer a été la plus faible jamais observée en 38 années de relevés satellitaires.

A noter que le réchauffement s’est poursuivi en février puisque la température à Utqiavik dépassait d’une dizaine de degrés celles normalement enregistrées dans cette localité à cette époque de l’année. Une température de -3,3°C a même été enregistrée le 2 février 2017.

Sources : NOAA & National Weather Service.

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drapeau-anglaisAs they have been used to particularly mild winters in recent years, the people of Alaska got the impression that normal winter conditions had returned during January 2017. Actually, if the weather was colder and more snowy than in January 2016, temperatures remained above normal.
NOAA indicates that the average January temperature was -15°C, which is 1°C higher than the average for the period 1925-2002 and 0.2°C above the average for the period 1981-2010.
In the northern part of Alaska, climate warming remains much more obvious. For example, in Utqiavik (formerly Barrow), January was the second warmest month since 1920 and the November-January period was the warmest of all times with an average temperature of -15,3°C, or 6 degrees more than normal for this period.
At the same time, the sea ice extent was the lowest observed in 38 years of satellite records.
It should be noted that the warming continued in February as the temperatures in Utqiavik were more than ten degrees higher than those normally recorded in this munucipality at this time of the year. A temperature of -3.3°C was even recorded on 2 February 2017.
Sources: NOAA & National Weather Service.

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La glace de mer continue à souffrir du réchauffement climatique

(Photo: C. Grandpey)

Cleveland (Iles Aléoutiennes / Alaska)

drapeau-francaisLes dernières observations satellitaires montrent qu’un nouveau dôme de lave s’est formé et rempli an partie le cratère sommital du Cleveland. Le nouveau dôme a environ 70 mètres de diamètre et a une taille semblable à ceux qui se sont formés précédemment sur le plancher du cratère. La croissance de ces dômes de lave s’est parfois accompagnée d’une activité explosive. L’extrusion actuelle du dôme de lave et le risque accru d’activité explosive ont conduit l’AVO à faire passer la couleur de l’alerte aérienne à ORANGE et le niveau d’alerte volcanique à VIGILANCE..
Le volcan Cleveland forme la partie occidentale de Chuginadak, une île inhabitée de la partie centre-est des Aléoutiennes. Le volcan ne possède pas de surveillance sismique en temps réel, ce qui empêche l’AVO de suivre les variations d’activité pouvant conduire à une éruption explosive. La détection rapide d’une éruption ne peut se faire qu’en utilisant les données satellitaires et infrasoniques, la détection d’éclairs et les observations locales.
L’éruption significative la plus récente a commencé en février 2001 et a produit 3 événements explosifs. Ils ont généré des nuages de cendre qui sont montés à 11.700 mètres d’altitude. L’éruption de 2001 a également produit une coulée de lave et une avalanche pyroclastique qui a atteint la mer.
Source: AVO.

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drapeau-anglaisRecent satellite observations indicate that a new lava dome has been extruded and is partially filling the summit crater at Cleveland volcano. The new dome is about 70 metres in diameter and is similar in size to previous lava domes that have developed on the crater floor. When lava domes have developed within the summit crater, explosive activity has sometimes followed. The extrusion of the lava dome and the increased potential for explosive activity has prompted AVO to change the Aviation Colour Code to ORANGE and the Volcano Alert Level to WATCH.
Cleveland volcano forms the western portion of Chuginadak Island, a remote and uninhabited island in the east central Aleutians. It is not monitored with a real-time seismic network and this prevents AVO from detecting unrest that may lead to an explosive eruption. Rapid detection of an eruption may be possible using a combination of satellite, infrasound, lightning data and local observations.
The most recent significant period of eruption began in February 2001 and produced 3 explosive events that generated ash clouds as high as 11,700 metres above sea level. The 2001 eruption also produced a lava flow and hot avalanche that reached the sea.

Source: AVO.

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Situation géographique du Cleveland (Source: AVO)

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Cratère du Cleveland le 24 août 2016  (Source : Cindy Werner / AVO)

Glaciers : Le vêlage hivernal peut être dangereux // Winter calving may be dangerous

drapeau-francaisLes glaciers qui finissent leur course dans la mer ou dans un lac vêlent en permanence, même en hiver, saison où ils peuvent devenir dangereux. Un bon exemple vient d’être donné par le Glacier Portage en Alaska qui se termine dans un lac – le lac Portage – à environ 80 km d’Anchorage. Comme tous les autres glaciers de l’État, le Glacier Portage fond et recule, comme j’ai pu l’observer lors d’une visite en septembre 2016 (voir photos ci-dessous). Cependant, malgré le recul de sa partie frontale, le glacier est une rivière qui avance de plusieurs mètres chaque année.
Pendant l’hiver, le lac Portage gèle et la glace est suffisamment épaisse pour permettre aux gens de marcher ou se déplacer à vélo dessus.

Le 7 janvier 2017, un couple qui se trouvait à proximité du glacier a vu un énorme bloc de glace d’environ 30 mètres de large s’écrouler dans le lac en faisant jaillir de gros morceaux de glace et des gerbes d’eau. L’événement a duré une dizaine de secondes. Puis le couple entendit un craquement bruyant et vit avec effroi la glace commencer à se fendre. Les gens qui se trouvaient près du glacier ont commencé à courir. La vague provoquée par l’effondrement du glacier a soulevé la glace à la surface du lac et des plaques entières sont venues s’écraser sur les berges.
Le glacier et le lac appartiennent tous deux au domaine public et il n’y a aucune restriction d’accès. Toutefois, le lac Portage a une dynamique complexe, gérée à la fois par l’épaisseur de la glace à sa surface et le comportement du glacier qui est imprévisible. Comme l’explique un glaciologue de l’USGS: «Alors que la glace à la surface du lac peut créer une certaine stabilité à la base d’un glacier, elle ne l’empêchera pas de vêler. On peut comparer le vêlage aux séismes : on peut dire quels glaciers peuvent provoquer des effondrements majeurs pendant le vêlage, mais on ne peut pas prévoir quand ou comment aura lieu le prochain événement.»
En 1964, un groupe de scientifiques se trouvait sur la glace du lac Portage pendant le puissant séisme de M 9,2 du Vendredi Saint. Les secousses ont fait onduler et se fendre la glace à la surface du lac et des avalanches ont dévalé les pentes des montagnes environnantes. Par chance, il n’y a pas eu de victimes.

L’événement du 7 janvier 2017 était beaucoup moins important que celui de 1964. En dépit de la glace qui s’était fragmentée, le couple a pu rejoindre la berge et se mettre en sécurité.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisTidal glaciers calve all the time, even in winter and can become dangerous. A good example has just been given by the Portage Glacier in Alaska that ends up in a lake – Portage Lake – about 80 km from Anchorage. Like all the other glaciers in the State, Portage Glacier is melting and receding, as I could observe it during a visit in September 2016 (see photos below). However, although the front is retreating, the glacier is a river of ice that keeps moving forward by several metres every year.

During the winter, Portage Lake freezes and the ice is thick enough to allow people to go walking or riding on it. On January 7th 2017, a couple who was close to the Portage Glacier saw a massive piece of ice about 30 metres wide calve into the lake, shooting out big chunks of lake ice and water. The event lasted about 10 seconds. Then they heard a loud crack and watched the ice begin to splinter all around them. People closer to the glacier began to run. An underwater wave pushed up the ice and dislodged parts of it from the shore.

Both the glacier and the lake are on public land and there is no restriction on access. But Portage Lake has a complex dynamic, influenced by both the thickness of the ice and the unpredictable glacier. As a USGS glaciologist explains: “While lake ice can create some stability at the base of a glacier, it won’t stop it from calving. We think of calving a bit like earthquakes, where we can say which glaciers are susceptible to large events, but a predictive capacity of when or how large the next event will be is impossible.”

In 1964, a group of scientists were on Portage Lake ice during the Good Friday earthquake. The M 9.2 quake caused ice on the lake to ripple and crack, and avalanches crashed down in the surrounding mountains.

The 7 January event was far less important. Despite the fragmented ice, the group made it to shore safely.

Source : Alaska Dispatch News.

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Photos: C. Grandpey

Nouvelle éruption du Bogoslof (Alaska) // New eruption of Bogoslof Volcano (Alaska)

drapeau-francaisComme je l’ai indiqué ce matin sur Facebook, une nouvelle éruption a commencé à 20h20 (heure locale) le 30 janvier sur le Bogoslof. L’activité a augmenté pendant les heures suivantes, avec pour preuves l’augmentation du tremor et des ondes infrasoniques de grande amplitude indiquant une activité explosive. De nombreux éclairs ont été détectés à proximité du Bogoslof dans le panache émis par le volcan. L’éruption a duré plusieurs heures. Le panache s’est étiré vers le sud-est au-dessus d’Unalaska à une altitude d’environ 6 000 à 7 500 mètres. Des traces de cendre ont été signalées sur l’île. La couleur de l’alerte aérienne a été à nouveau portée au ROUGE.
En raison de la couverture nuageuse, les éruptions du Bogoslof sont souvent difficiles à discerner à l’œil nu ou même sur les images satellites. Voici l’une des rares photos prise le 23 décembre 2016. On y aperçoit l’émission de cendreun éclair et l’émission de matériaux incandescents.

Source : AVO.

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drapeau-anglaisAs I indicated it this morning on the Facebook social network, a new eruption started at Bogoslof volcano at 20:20 (local time) on 30 January 2017. Activity escalated during the following hours, as indicated by increased seismic tremor and high amplitude infrasound waves indicative of explosive activity. Numerous lightning strikes were detected in the vicinity of Bogoslof from the resulting volcanic cloud. The eruption lasted several hours. The plume extended towards the southeast over Unalaska at an altitude of about 6,000 – 7,500 metres. Traces of ashfall have been reported on the island. The Aviation Colour Code was again raised to RED.
Because of the cloud cover, the eruptions of Bogoslof Volcano are often difficult to discern with the naked eye or even on satellite images. Here is a rare photo taken on December23rd 2016 on which one can discern ash emission, lightning and the ejection of incandescent material.

Source: AVO.

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Source: USGS / AVO.