Les marmottes et le réchauffement climatique

Le réchauffement climatique dans les Alpes a un impact sur les glaciers, mais aussi sur la vie animale et végétale. Au cours de mes randonnées dans les parcs nationaux des Ecrins et de la Vanoise, j’ai cru constater que les marmottes étaient moins nombreuses et j’ai observé un grand nombre de terriers inhabités. D’après ce que j’ai pu entendre, il semblerait que la répartition des populations soit très irrégulière.

Je me suis demandé si ces braves rongeurs fort sympathiques ne subissaient pas, eux aussi, les effets du réchauffement du climat. Il a évolué dans les Alpes à un rythme sans précédent, avec une augmentation de la température de plus 2°C et une modification des cycles de précipitations. Ces modifications chamboulent les chutes de neige et le manteau neigeux.

Depuis les années 1990, des comptages sont effectués pour se rendre compte de l’évolution de la population des marmottes dans les Alpes. On se rend compte que la taille des portées décline constamment à cause de l’amincissement de la couverture neigeuse hivernale qui accentue le froid dans les terriers. Les femelles sortent désormais d’hibernation amaigries. Trop maigres, elles produisent un marmotton de moins par portée par rapport aux années 1990. La survie de ces marmottons a également diminué. On se rend compte qu’au delà des conséquences désormais reconnues sur la survie et la reproduction des animaux, le changement climatique semble avoir également des répercussions importantes sur les organisations sociales et sur la propension des individus à coopérer.

Des observations identiques ont été faites dans les Pyrénées. Chaque été, les naturalistes partent en montagne pour compter les marmottes. Comme dans les Alpes, on constate que la population animale commence à se réduire en raison du réchauffement climatique.

Le site web France 3 Occitanie nous explique que dans la vallée d’Ossau, on observe des portées de trois marmottons. C’est une présence rassurante mais insuffisante. Sur les quinze terriers suivis, seuls trois présentaient une reproduction effective, ce qui est faible.

Depuis 2016, le taux de reproduction des marmottes est en baisse dans les Pyrénées et on se trouve sur une tendance globale de baisse de population des espèces de haute altitude. Cela affectera inévitablement toute la biodiversité. Sur cinq espèces suivies dans la vallée d’Ossau, toutes sont déjà touchées par le réchauffement climatique. Les températures élevées menacent la biodiversité de la montagne.

Photos : C. Grandpey

Alpes: les refuges victimes du dégel du permafrost

Le réchauffement climatique et le dégel du permafrost menacent les structures et infrastructures en haute montagne. Comme je l’ai indiqué précédemment, plusieurs refuges ont dû fermer pour des raisons de sécurité. C’est le cas du refuge de la Pilatte, bien connu des alpinistes, sur l’autre versant de la Meije. L’édifice construit en 1954, perché à 2 577 mètres d’altitude, était en partie construit sur une zone rocheuse instable qui s’est fissurée en raison du recul du glacier. La décompression glaciaire menaçait la bâtisse, dont la salle à manger était traversée par une faille. Il n’était donc plus possible d’accueillir alpinistes et randonneurs et a fermé au mois de mai 2022.

Fin août 2022, le bivouac de la Fourche s’est effondré. Ce petit refuge situé au pied du Mont Maudit est tombé lorsque les rochers sur lesquels il se trouvait se sont écroulés. Il n’y avait heureusement personne à l’intérieur. Il ne reste plus que des débris sur le glacier de la Brenva, 300 mètres plus bas.

J’apprends aujourd’hui que les fortes chaleurs de cet été ont eu raison de la chapelle du Mont Thabor. A cause du sol devenu trop instable, des fractures sont apparues dans les murs de l’édifice, qui risque de s’effondrer. .

Perchée à proximité du sommet du Mont Thabor, à 3 178 m d’altitude, la chapelle est le plus haut édifice religieux de France. De son nom complet Chapelle du Thabor Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, elle est l’arrivée du pèlerinage du Chemin de croix du Thabor.

Des travaux de sécurisation ont déjà été effectués, mais ils ne suffisent plus à maintenir l’édifice et assurer la sécurité des visiteurs. De nouveaux travaux vont être réalisés pour déplacer la chapelle d’une soixantaine de mètres à l’ouest par rapport à l’actuel emplacement. Le nouveau site se trouve sur une zone de roches plus solide, moins soumise à l’évolution du permafrost. L’édifice devrait être démonté pierre par pierre, puis reconstruit.

Source: presse régionale.

Chapelle du Mont Thabor (Crédit photo: Wikipedia)

Les glaciers des Ecrins : une mort annoncée

On peut lire sur le site de la chaîne FRANCE INFO un article très complet qui alerte sur la fonte des glaciers dans le massif des Ecrins. Il est un parfait complément à ma note du 17 août 2022 sur la situation dans les Alpes du Sud.

L’auteur de l’article confirme que les chaleurs extrêmes de l’été ont accéléré de manière fulgurante la fonte des glaciers autour de la Meije (3 983 mètres) et font planer le spectre de leur disparition, avec de nombreuses conséquences pour les habitants et l’environnement.

Mes visites dans le Briançonnais en septembre 2021 et septembre 2022 confirment que les glaciers autour de la Meije fondent à une vitesse éclair et les traces de ce désastre sont visibles à l’œil nu. Il suffit d’emprunter à La Grave le téléphérique qui monte lentement vers le glacier de la Girose pour observer les traces de la catastrophe, avec des crevasses à perte de vue, des flancs ridés et une neige qui prend des teintes orangées à mesure que le manteau blanc se rabougrit. Les guides hésitent à conduire les touristes sur le glacier à cause du grand nombre de crevasses, souvent cachées par des ponts de neige.

Le massif des Ecrins, entre les Hautes-Alpes et l’Isère, est aux avant-postes du réchauffement climatique. Les chaleurs extrêmes de l’été ont accéléré de manière fulgurante la fonte des glaciers autour du massif, dont le plus haut sommet, la Barre des Ecrins, dépasse les 4 000 mètres.

A l’arrivée du téléphérique, la vue est magnifique sur le glacier de la Girose. Il faut en profiter car il aura bientôt disparu. Il fond a vue d’oeil; il a perdu cinq mètres d’épaisseur depuis 2021. A 3 200 mètres d’altitude le 10 août 2022, le mercure affichait 8,9°C en fin de matinée, soit plus de deux degrés au-dessus des maximales de saison. Les visiteurs qui avancent sur le glacier sous la conduite des guides découvrent des crevasses de plus de dix mètres où l’eau coule abondamment. C’est le signe que le glacier est malade. L’un des guides m’a expliqué que dans dix ans, ce glacier n’existera plus s’il continue à perdre plus de cinq mètres par an. Bien sûr, la montagne ne va pas s’effondrer, mais tout va changer. Les guides organiseront des courses de rochers; ils décaleront la saison d’alpinisme et ils s’adapteront. Comme dit l’un d’eux, « on n’a pas le choix. »

Selon les scientifiques, la moitié de la surface des glaciers du massif des Ecrins a déjà disparu et les modélisations ne sont guère optimistes. A l’échelle des Alpes, les climatologues prévoyaient une perte de 85 à 95% de ces glaciers à la fin du siècle, mais on se rend compte que ces estimations sont déjà caduques et que tout va plus vite. A la fin du siècle, il n’y aura quasiment plus aucun glacier dans les Alpes. Le Glacier Blanc illustre parfaitement leur fonte dans le Parc National des Ecrins. Il n’y a pas si longtemps, on atteignait son front au bout de quelques dizaines de minutes de grimpette depuis le Pré de Madame Carle. Aujourd’hui, il faut compter au moins deux heures et demie pour observer son front depuis le Refuge du Glacier Blanc.

Comme je l’ai indiqué à propos du glacier d’Argentière dans le massif du mont Blanc, les glaciers sont censés résister à l’été et se régénérer chaque hiver grâce aux nouvelles chutes de neige. Le problème, c’est que les chutes de neige ont été très faibles au cours de l’hiver 2021-2022 et la zone d’accumulation n’a pas pu se régénérer. De plus, le peu de neige tombé a fondu en mai et juin. C’est pourquoi les glaciers ont reculé et se sont amincis.

Face au constat d’un dérèglement climatique qui s’accélère et s’amplifie dans les Alpes qui se réchauffent plus de deux fois plus vite que la moyenne française, les responsables locaux essayent de trouver des solutions. Dans le village de La Grave, au pied de La Meije se pose l’épineux dilemme du remplacement de l’antique téléski du glacier de la Girose, qui permet de monter à 3 550 mètres. Comme je l’ai écrit dans une note précédente, il y a ceux qui prônent son remplacement par un troisième tronçon du téléphérique; et puis il y a ceux qui s’y opposent pour laisser respirer la montagne. Au final, c’est le réchauffement climatique qui aura probablement le dernier mot et mettra tout le monde d’accord..

Le réchauffement climatique en montagne a entraîné la fermeture de plusieurs refuges. Le 19 mai 2022, j’ai consacré une note au refuge de la Pilatte, bien connu des alpinistes, sur l’autre versant de la Meije. L’édifice construit en 1954, perché à 2 577 mètres d’altitude, était en partie construit sur une zone rocheuse instable qui s’est fissurée en raison du recul du glacier. La décompression glaciaire menaçait la bâtisse, dont la salle à manger était traversée par une faille. Il n’était donc plus possible d’accueillir alpinistes et randonneurs.

Crédit photo: Oisans Tourisme

Les glaciers jouent un rôle essentiel : ils constituent un stock d’eau douce conséquent, alimentent les rivières et les fleuves, et participent à l’irrigation, à l’alimentation ou encore au refroidissement des centrales nucléaires situées dans les vallées. Ils régulent aussi tout un écosystème qui souffre énormément des fortes chaleurs. Au cours de l’été 2022, dans le massif des Ecrins, la végétation avait un mois d’avance, les fauches ont débuté très tôt. On a ramassé des myrtilles fin juin!

Dans la région, le réchauffement climatique fait inévitablement penser au 20 décembre 2020, lorsqu’un effondrement a emporté un pan entier de montagne au Monêtier-les-Bains, au-dessus du Tabuc. C’est le permafrost qui, en se réchauffant, a provoqué l’écroulement. Selon le maire de la localité, « maintenant, en plus des risques d’avalanche et de débordement de la Guisane, on vit avec ce risque d’éboulement. On a été obligé de s’adapter et on va installer des filets métalliques près de certaines habitations. »

Source: France Info.

Certains vont trouver que je me répète avec cette accumulation de notes sur la fonte des glaciers et l’effondrement de nos montagnes. Mon but est de faire prendre conscience une fois pour toutes que le réchauffement climatique (je dis bien « réchauffement »; je refuse de parler de ‘changement’ ou de ‘dérèglement’) n’est pas une illusion, mais un phénomène bien réel. Essayer de s’adapter c’est bien, mais ce n’est pas suffisant. Au cours de mes randonnées dans le Parc des Ecrins, j’ai eu l’occasion de rencontrer des touristes et j’ai été surpris de constater que la plupart n’ont pas conscience de la gravité de la situation.

Il serait grand temps que nos gouvernants – par l’intermédiaire des COP en particulier – s’attaquent aux causes du phénomène et prennent des mesures efficaces – et des décisions contraignantes pour les COP – pour mettre fin, ou au moins ralentir, son évolution galopante. S’ils ne le font pas, ce sont les prochaines générations qui devront payer la facture, et elle sera très salée!

La grotte de glace creusée dans le glacier de la Girose est condamnée à disparaître (Photos: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Les services géologiques des Tonga indiquent qu’une nouvelle éruption sous-marine a débuté à Home Reef le 10 septembre 2022, au vu d’un panache de gaz observé sur des images satellitaires. L’éruption a formé une nouvelle petite île, d’environ 70 mètres de diamètre et s’élevant à environ 10 m au-dessus de la surface de l’océan. Les émissions de gaz n’ont pas dépassé 1 km au-dessus de la mer. Une nouvelle activité sous-marine a été détectée les 12 et 13 septembre et une anomalie thermique a été identifiée sur une image satellite le 13 septembre. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs) et il a été demandé aux marins de rester à 5 km du volcan. Les émissions de gaz ont persisté au moins jusqu’au 14 septembre, avec des panaches s’élevant à moins de 1 km de hauteur.

Apparition d’une nouvelle île à Home Reef lors d’une éruption en aoüt 2006 (Source: GVN)

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Le HVO indique que sur le Kilauea (Hawaii) la lave continue d’être émise depuis une bouche au bas de la paroi ouest du cratère de l’Halema`uma`u. Elle entre dans le lac de lave et s’écoule sur le plancher du cratère. Une partie de la surface du lac est active en permanence. Le 12 septembre 2022, on estimait qu’environ 111 millions de mètres cubes de lave avaient été émis par la bouche active depuis le début de l’éruption le 29 septembre 2021. Le plancher du cratère s’est ainsi élevé de 143 m. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à Orange et Watch (Vigilance).

Crédit photo: HVO

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Le PVMBG indique que l’éruption du Lewotolok (Indonésie) se poursuit avec des émissions de vapeur et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 500 m au-dessus du sommet. L’incandescence est parfois observée au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 3 km du cratère sommital et à 4 km du cratère sur le flanc SE.

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L’OVSICORI indique que l’activité du Poás (Costa Rica) est en hausse depuis la mi-août, en particulier l’activité sismique. Les émissions de SO2 autour du cratère sont en général stables à 100 tonnes par jour, bien que les concentrations puissent atteindre 300 à 500 tonnes par jour. Le volume d’eau à l’intérieur du lac Boca A a considérablement augmenté entre août 2021 et septembre 2022, avec 1,4 million de mètres cubes entre juillet et septembre. Les cellules de convection dans le lac sont plus actives et une nouvelle cellule s’est formée dans la partie N du lac (au-dessus de la bouche Boca C) depuis la mi-août. Selon l’OVSICORI, ces données indiquent des modifications dans le système hydrothermal peu profond et ne correspondent à aucune remontée de magma.

Crédit photo: OVSICORI

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Le PVMBG indique que l’éruption du Semeru (Indonésie) se poursuit. Les événements éruptifs génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent de 300 à 700 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4). Le public est prié de rester à au moins 5 km du sommet.

Photo: C. Grandpey

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L’activité du Yasur (Vanuatu) reste intense. Le niveau d’alerte est maintenu à 2, sur une échelle de 0 à 4. Des émissions de cendres et de gaz et de fortes explosions continuent d’être enregistrées, avec des bombes qui retombent dans et autour du cratère. Il est rappelé au public de ne pas s’approcher à moins de 600 m du cône.
Source : Géohazards.

Source: Geohazards

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Aucune nouvelle mise à jour n’a été publiée par l’OVPF suite à la crise sismique du 7 septembre 2022 sur le Piton de la Fournaise (île de la Réunion) qui devait être suivie d’une éruption à très court terme. L’intrusion magmatique semble s’être arrêtée. L’Observatoire explique que le processus de recharge du réservoir peu profond peut prendre des jours ou des semaines avant que le magma n’atteigne la surface, mais le processus peut également s’arrêter sans éruption. En d’autres termes, personne ne sait ce qui va se passer! La prévision éruptive est loin d’être parfaite. Ce n’est pas très grave sur ce volcan car aucune zone habitée n’est vraiment menacée.

Photo: C. Grandpey

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Here is some news of volcanic activity around the world.

The Tonga Geological Services indicates that a new submarine eruption at Home Reef began at on September 10th, 2022, based on a volcanic gas plume detected in satellite images. The eruption formed a new small island, about 70 meters in diameter and rising about 10 m above the ocean surface. Gas emissions rose less than 1 km above the sea. Submarine activity was detected on Septmber 12th and 13th, and a thermal anomaly was identified in a satellite image on September 13th. The Aviation Color Code was raised to Yellow (the second level on a four-color scale) and mariners were advised to stay 5 km away from the volcano. Gas emissions persisted at least through September 14th, with plumes rising less than 1 km.

Source: Tonga Geological Services, Government of Tonga.

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HVO indicates that lava continues to be emitted by a vent in the lower W wall of Kilauea’s Halema`uma`u Crater. It enters the lava lake and flows onto the crater floor. Part of the lake’s surface is continuously active. By September 12th, 2022, about 111 million cubic meters of lava had been erupted from the vent since the start of the eruption on September 29th, 2021, raising the crater floor by 143 m. The Aviation Color Code and the Volcano Alert Level remain at Orange and Watch, respectively.

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PVMBG indicates that the eruption at Lewotolok (Indonesia) continues with steam and ash emissions that rise as high as 500 m above the summit. Incandescence is sometimes observed above the crater rim. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 3 km away from the summit crater and 4 km away from the crater on the SE flank.

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OVSICORI indicates that activity at Poás (Costa Rica) has increased since mid-August, with increased seismicity. SO2 emissions around the crater are mainly stable at 100 tons per day, though the concentrations may reach about 300-500 tons per day. The volume of water in Boca A lake significantly increased during August 2021-September 2022, stabilizing at 1.4 million cubic meters between July and September. Convection cells in the lake are more active and a new one has formed in the N part of the lake (over the Boca C vent) since mid-August. According to OVSICORI, these data indicate disturbances in the shallow hydrothermal system and do not reflect any magma ascent.

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PVMBG indicates that the eruption of Semeru (Indonesia) continues. Eruptive events produce ash plumes that rise 300-700 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4). The public is asked to stay at least 5 km away from the summit.

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Activity at Yasur (Vanuatu) continues at a high level. The Alert Level is kept at 2, on a scale of 0-4. Ash-and-gas emissions and loud explosions continue to be recorded, with bombs falling in and around the crater. The public is reminded not to enter the restricted area within 600 m around the cone.

Source : Geohazards.

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No new update has been released by OVPF following the seismic crisis of September 7th, 2022 on Piton de la Fournaise (Reunion Island) which was supposed to be followed by an eruption in the very short term. However, the magma intrusion seems to have stopped. The observatory explains that the recharge process of the shallow reservoir may take days or weeks before magma reaches the surface, but the process may also stop with no eruption. In other words, nobody knows what will happen next ! Eruptive prediction is far from perfect. It does not really matter on this volcano as no populated area is really at risk.