Les volcans à Puymoyen (Charente) le vendredi 8 mars 2013

J’aurai le plaisir de faire une intervention  grand public intitulée « Volcans et risques volcaniques »  le vendredi 8 mars 2013 à 20h30 à la Salle des Fêtes de Puymoyen, dans la banlieue d’Angoulème (Charente).

Mes propos – autant que faire se peut  avec la participation du public – seront suivis de deux diaporamas en fondu-enchaîné sonorisé  illustrant deux dynamismes éruptifs:  « La Java des Volcans » et « Hawaii, le Feu de la Terre« .

Cette soirée sera pour moi l’occasion de présenter et dédicacer mon dernier ouvrage « Killer Volcanoes – Eruptions meurtrières des temps modernes« . (voir la note ci-dessus et dans la colonne de gauche de ce blog).

Vous pouvez aussi commander le livre (13 euros avec les frais d’envoi) en m’adressant un courrier électronique: grandpeyc@club-internet.fr

Affiche-Puymoyen-2013

 

Herculanum et Pompéi exposés à Londres // Herculaneum and Pompeii exhibited in London

On peut lire dans le Guardian du dimanche 24 février 2013 un très intéressant article à propos de l’exposition de vestiges d’Herculanum et Pompéi au British Museum de Londres en mars prochain.

http://www.guardian.co.uk/science/2013/feb/24/british-museum-pompeii-herculaneum

Pour le conservateur du célèbre musée, l’exposition ne doit pas donner une impression de mort, mais au contraire de vie, en évoquant celle de populations qui, en l’an 79 de notre ère, ont brutalement été anéanties sous les tonnes de matériaux déversés pendant l’éruption du Vésuve. Beaucoup d’objets exposés proviennent du fantastique Musée de Naples.

Le but de l’événement londonien est aussi de redorer le blason des sites italiens qui ont été fortement critiqués ces temps derniers à cause du manque d’entretien qui a entraîné la dégradation de plusieurs édifices. L’ancien directeur de l’Ecole Britannique d’Archéologie de Rome parle d’une « deuxième mort » en constatant l’effondrement de certains bâtiments à Pompéi. L’Union Européenne a débloqué ce mois-ci une somme de 105 millions d’euros pour permettre des travaux de restauration. Encore faudra-t-il que cet argent ne se perde pas dans la bureaucratie et la corruption napolitaines !

La situation est particulièrement inquiétante à Herculanum où les bâtiments restaurés restent inaccessibles au public, faute de personnel de surveillance. Quand la bureaucratie s’en mêle, les situations peuvent devenir ubuesques. Ainsi, à Herculanum, les librairies ont fermé leurs portes pour une querelle relative à leur gestion et le seul café du site a fermé à son tour pour une simple histoire de distributeur de bouteilles d’eau.

Même si le but de l’exposition est de montrer à quoi ressemblait à vie en l’an 79, la mort ne pourra être absente. Les visiteurs pourront, par exemple, voir un petit berceau en partie carbonisé retrouvé à Herculanum. Quand il a été extrait de la couche de cendre, les archéologues ont trouvé à l’intérieur une petite couverture en laine et de minuscules os.

Lorsque les premières fouilles ont été effectuées à Herculanum, on a pensé que les habitants avaient eu le temps de fuir en sentant le sol trembler et en voyant le ciel virer au noir. Malheureusement, le vent a tourné pendant la nuit du 25 août et le nuage de cendre s’est abattu en faisant déferler, tel un raz-de-marée, un torrent de boue et de roches sur le versant du volcan.

Quand les archéologues ont retrouvé l’emplacement du littoral avant la catastrophe (il se trouve actuellement à 800 mètres à l’intérieur des terres), il était jonché de cadavres. Il en reste probablement des centaines, voire des milliers. Alors que les fouilles ont été relativement aisées à Pompéi, celles d’Herculanum ont à peine été entamées. Le site est enfoui sous une couche de boue durcie qui atteint jusqu’à 25 mètres d’épaisseur.

Parmi les vestiges exposés, les visiteurs pourront découvrir du mobilier, des fragments de la vie quotidienne, des poteries, des bijoux, des jouets, etc. A Herculanum, ces objets se trouvent dans un musée construit dans les années 1970 et qui n’a jamais ouvert ses portes.

En conclusion de l’article, le Guardian fait remarquer que le plus grand danger pour Herculanum et Pompéi reste certainement le Vésuve qui représente toujours une menace pour la région. Contrairement à l’époque romaine, cette partie de la Campanie possède une très forte densité de population et, comme le faisait remarquer récemment un groupe de scientifiques dans la revue Nature, quelque 700 000 personnes sont aujourd’hui sous la menace du volcan.

Le Vésuve est l’un des « Killer Volcanoes » de mon dernier ouvrage (voir colonne de gauche de ce blog).

Pompei-blog-5

Herbes folles parmi  les ruines de Pompéi  (Photo:  C. Grandpey)

Le nuage de cendre islandais fait encore parler de lui!

Voici une information particulièrement importante que je viens de découvrir sur le site Internet de la station de radio écossaise Clyde 2. En effet, elle risque de faire jurisprudence et pousser les compagnies aériennes à modifier leur comportement, voire d’augmenter leurs tarifs.

La Cour de Justice Européenne vient de décréter que la compagnie aérienne Ryanair n’avait pas respecté la loi de l’Union Européenne en refusant d’indemniser l’une de ses clientes qui était restée bloquée plusieurs jours au Portugal à cause du nuage de cendre islandais il y a trois ans de cela. Cette cliente, d’origine irlandaise, avait dû séjourner à l’hôtel et prendre ses repas au restaurant. Ses frais s’élevaient à 1130 euros, somme dont elle avait demandé le remboursement à la compagnie aérienne à son retour. Ryanair avait alors refusé le remboursement sous prétexte que les conséquences de l’éruption étaient imprévisibles et n’entraient pas dans le domaine des « circonstances extraordinaires ».
La victime du nuage de cendre ne s’est pas découragée ; elle a présenté son cas à la justice irlandaise qui, à son tour, a transmis le dossier à la Cour de Justice Européenne à Luxembourg. Cette dernière a donné raison à la plaignante et Ryanair devra donc mettre la main au portefeuille, d’autant que la justice a fait savoir qu’aucune limite n’était imposée dans les sommes à rembourser dans une telle situation. Dixit le verdict : « C’est précisément dans les situations où la période d’attente occasionnée par l’annulation d’un vol est particulièrement longue qu’il est nécessaire de s’assurer qu’un passager aérien peut avoir accès aux biens et aux services essentiels durant cette période ».
La Cour a tout de même indiqué que les compagnies aériennes étaient autorisées à augmenter les prix de leurs billets afin de compenser les coûts occasionnés par une telle obligation. Il faudra donc s’attendre à voir le prix des billets d’avion augmenter dans les mois qui suivront un nouveau problème de nuage de cendre…

Si vous avez été victime du nuage de cendre islandais, je vous invite à lire cet article (en anglais) sur le site Internet « This is Money« . Il vous indique la démarche à suivre pour être dédommagé:

http://www.thisismoney.co.uk/money/holidays/article-2271213/How-claim-flight-delay-compensation-EC-261-2004.html?ITO=1490&ns_mchannel=rss&ns_campaign=1490

Eyjafjallajokull-blog

Le nuage de cendre de l’Eyjafjallajökull en avril 2010  (Crédit photo: Wikipedia)

L’ascension du Mont St Helens // Climbing Mount St Helens

   Si vous avez prévu de grimper au sommet du Mont St Helens dans les prochains mois, sachez que la vente des permis d’ascension commence aujourd’hui et qu’il vous en coûtera 22 dollars par personne. Entre le 15 mai et le 31 octobre, le nombre de permis est limité à 100 par jour afin de limiter l’impact sur la nature.
Le permis (obligatoire) peut être acheté en ligne en cliquant sur ce lien : http://mshinstitute.org/index.php/climbing/index

Une petite vidéo explique ce qui vous attend si vous décidez de vous lancer dans l’ascension du volcan. Les recommandations sont celles à respecter en montagne, que ce soit au niveau de l’équipement, de la nourriture ou de la boisson.
http://www.youtube.com/watch?v=2CAxCCU8fyk&feature=player_embedded
Je n’ai pas escaladé le Mont St Helens (il y avait encore trop de neige) mais la difficulté me semble être à peu près la même que sur le Lassen Peak. Si vous n’obtenez pas de permis, vous pouvez opter pour un survol en hélicoptère, plus coûteux certes (comptez entre 120 et 150 dollars) mais qui vous fera pénétrer dans le cratère en fer à cheval avec son dôme et ses glaciers.

 

   If you’re thinking of climbing Mount St. Helens in the next months, now is the time to get your permit. The sale starts today February 1st 2013 and it will cost you 22 dollars per person.
Permits are limited to 100 per day for most of the season (from May 15 through Oct. 31) to keep the impact on the mountain to a minimum and protect the natural resources.
The permit is compulsory and can be bought online at this address:
http://mshinstitute.org/index.php/climbing/index
A short video explains you what to expect during the ascent and gives the usual recommendations concerning the equipment, the food and the drinks.
http://www.youtube.com/watch?v=2CAxCCU8fyk&feature=player_embedded
I did not climb Mount St Helens (too much snow at the time) but the difficulty seems to be the same as for Lassen Peak. If you don’t get a permit, you can opt for a helicopter flight (more expensive, about 120-150 dollars per person) that will allow you to enter the horseshoe-shaped crater with its dome and glaciers.

St-Helens-crater

Entrée en hélicoptère dans le cratère du Mont St Helens  (Photo: C. Grandpey)