Des pendentifs volcaniques radioactifs? // Radioactive volcanic pendants?

drapeau francaisJe viens de lire une information très surprenante publiée par le Daily Express de Malaisie orientale. Selon le journal, le Ministère de la Santé a demandé au public de ne plus acheter et de ne plus utiliser les pendentifs confectionnés avec de la cendre volcanique car celle-ci contient des substances radioactives naturelles susceptibles de nuire à la santé et être la cause de cancer. Les pendentifs contiennent de l’uranium 238 et du thorium 232 ; leur utilisation prolongée pourrait conduire à des effets secondaires néfastes, surtout pour les enfants, les femmes enceintes et les mères qui allaitent. Le Ministère de la Santé va évoquer prochainement l’interdiction de ces articles avec le Ministère de la Science, de la Technologie et de l’Innovation ainsi que la Commission de l’Energie Atomique.
Les pendentifs sont vendus sur le marché local depuis 2009 et les entreprises qui les commercialisent affirment qu’ils améliorent la circulation sanguine, la mémoire et stimulent l’énergie (Cela me rappelle certaines potions vendues sur les marchés guatémaltèques, censées soigner la cataracte et le cancer !).
Rien n’est dit dans l’article sur l’origine de la cendre volcanique contenue dans les pendentifs. Cependant, il faut se rappeler que les cendres volcaniques peuvent contenir des proportions significatives d’éléments radioactifs. Par exemple, en 2010, le volcan islandais Eyjafjöll a libéré dans l’atmosphère une quantité estimée à 600 tonnes d’uranium et 1800 tonnes de thorium (chiffres donnés par l’Institut français de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN). Toutefois, le nuage éruptif très dilué dans l’atmosphère s’est maintenu à une altitude relativement élevée en France et il n’y a pas eu de précipitations qui auraient pu générer une contamination au sol.
La conclusion est aisée : Désormais, quand vous achèterez  un pendentif à votre femme ou votre petites amie, assurez-vous qu’il ne contient pas de cendre volcanique !  Choisissez donc un pendentif taillé dans la belle obsidienne pure de Lipari!

 

drapeau anglaisI’ve just read a very surprising piece of news released by the East Malaysian Daily Express. According to the newspaper, the Health Ministry has advised the public to refrain from buying and using pendants made of volcanic ash containing natural radioactive substances as it could damage their health and cause cancer. The pendants contain Uranium-238 and Thorium-232 and prolonged use could lead to damaging side effects, especially to children, pregnant women and lactating mothers. The Health Ministry will discuss the banning of the items with the Ministry of Science, Technology and Innovation and the Atomic Energy Licensing Board, in the near future.

The pendants have been in the local market since 2009 and the companies marketing them claim that they improve blood circulation, enhance memory and energy.

Nothing is said in the article about the origin of the volcanic ash contained by the pendants. However, one should remember that volcanic ash may contain large proportions of radioactive elements. For instance, in 2010, the Icelandic volcano Eyjafjöll released in the atmosphere an estimated quantity of 600 tons of uranium and 1,800 tons of thorium (figures given by the French Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN). However, the diluted eruptive cloud travelled at a relatively high altitude over France and there was no rainfall that could have caused a possible contamination on the ground.

Now, when you by a pendant to your girl friend or your wife, just make sure it does not contain any volcanic ash. Just choose one made of Lipari obsidian, so nice, so pure!

Lipari-Obsidienne

Parenthèse dans le Parc du Mercantour

Il y a quelques jours, sous la houlette de mon ami Jacques Drouin avec lequel j’avais écrit Mémoires Volcaniques, je me suis rendu dans le Parc National du Mercantour pour visiter les gravures rupestres de la Vallée des Merveilles et de celle de Fontanalba. L’endroit n’est accessible qu’en randonnée ce qui explique que le site préhistorique ait été si bien conservé. Passionné de légendes de cette région et remarquable conteur, Jacques m’a fait découvrir ce superbe endroit où persistent au printemps les névés qui donnent plus de relief au paysage minéral. A cette époque de l’année, les fleurs sortent du long hiver et les animaux commencent à faire provision de vitamines pour les prochaines froidures.
Le Mont Bego (2 872 mètres) domine les vallées de son imposante stature. Le relief a été modelé par les glaciers qui recouvraient ses pentes il y a quelques 10 000 ans. C’est sur ces dalles polies et laminées par la glace que l’on peut observer la grande majorité des gravures. On en a dénombré plus de 40 000 sur l’ensemble du site, dont au moins 35 000 pétroglyphes pré-protohistoriques. Elles sont gravées sur plus de quatre mille dalles usées par les rivières de glace. Parfois associées entre elles, parfois seules, elles restent un mystère pour la plupart des chercheurs. Une étude est en cours pour essayer de comprendre si les agencements sont fortuits ou si certaines séquences se répètent. On distingue cinq catégories de gravures : les corniformes, les armes et outils, les figures anthropomorphes, les figures géométriques ainsi que les figures non représentatives.

La randonnée dans les vallées de Fontanalba et des Merveilles ne saurait se terminer sans une visite au superbe Musée des Merveilles dans la petite ville de Tende. Remarquablement conçu, il constitue la suite logique à la découverte des gravures sur le terrain. En outre, vous trouverez dans la boutique du Musée plusieurs ouvrages de contes écrits par … Jacques Drouin !

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(Photos:  C.  Grandpey)

Les pétroglyphes de Pu’u Loa (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francaisLes volcanophiles qui se rendre sur la Grande Ile d’Hawaii sont tellement attirés par les coulées de lave du Kilauea qu’ils oublient de visiter certains sites dignes d’intérêt. Parmi eux figurent les pétroglyphes de Pu’u Loa, à quelques centaines de mètres à l’écart de la Chain of Craters Road.

On a relevé quelque 23 000 gravures sculptées à la surface lisse des coulées de lave pahoehoe qui recouvrent le sol dans cette partie du volcan. Elles représentent des animaux, des humains et d’autres formes géométriques plus ou moins énigmatiques.

En hawaiien, Pu’u Loa signifie « longue colline » ou « colline de la longue vie ». C’est un lieu  considéré comme sacré par les habitants de Kalapana. Les pétroglyphes datent probablement du début du 15ème siècle, entre 1200 et 1450, époque où cette partie du Kilauea a probablement été habitée, comme l’attestent des restes de soubassements d’habitations ou des enclos à l’intérieur desquels les hommes conservaient peut-être du bétail.

Tous les scientifiques ne sont pas d’accord sur la signification des pétroglyphes mais ils rendent probablement compte d’événements importants ou de voyages, et ont aussi pu servir de points repères dans la vie quotidienne.

On remarque le grand nombre de cupules dans lesquelles, selon certains chercheurs, on plaçait le cordon ombilical des nouveaux-nés avant de le recouvrir d’une pierre afin d’assurer à l’enfant une longue vie.

Pour de ne pas endommager le site, des passerelles en bois ont été construites. Elles permettent d’admirer les pétroglyphes sans les abîmer. Il est conseillé d’éviter de visiter Pu’u Loa en plein après-midi car il fait très chaud dans cet univers minéral.

 

 

drapeau anglaisVolcano lovers who visit Hawaii Big Island are so attracted by the lava flows of Kilauea that they forget to visit some sites of interest. These include the Pu’u Loa Petroglyphs, a few hundred metres away from the Chain of Craters Road.
There were some 23,000 engravings carved smooth pahoehoe lava flows covering the ground in this part of the volcano. They show animals, humans and other geometric shapes that are more or less enigmatic.
In Hawaiian, Pu’u Loa means « long hill » or « hill of long life. » It is a place considered sacred by the people of Kalapana. The petroglyphs probably date from the early 15th century, between 1200 and 1450, when this part of Kilauea was probably inhabited, as evidenced by the remains of foundations of homes or enclosures within which men may have kept their livestock.
All scientists do not agree on the meaning of the petroglyphs but they probably reflect important events or travels, and have also been used as benchmarks in everyday life.
The large number of holes were noted in which, according to some researchers, the umbilical cord of newborns were placed before covering them with a stone to ensure the child a long life.
To avoid damaging the site, boardwalks were built. They allow you to see the petroglyphs without damaging them. It is advisable to avoid visiting Pu’u Loa in the afternoon because it is very hot in this mineral world.

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(Photos:  C.  Grandpey)

 

Les Galapagos dans un fauteuil ! / The Galapagos from your armchair !

drapeau francais   En lisant le Guardian britannique, on apprend que, très bientôt, il ne sera plus utile d’aller aux Galapagos pour admirer volcans, tunnels et autres coulées de lave. Google aura tout fait pour vous ! Grâce au système Street View du moteur de recherche, vous plongerez avec les phoques, vous vous promènerez avec les tortues et les iguanes et vous pénétrerez dans les entrailles de la Terre. Des randonneurs ont été mandatés par Google pour passer dix jours aux Galapagos et récolter un maximum d’images 360° en utilisant des systèmes de caméras panoramiques portables, sur terre et sous l’eau (voir le lien ci-dessous). Certaines zones interdites au public ont également été visitées. Les images devraient être disponibles dès cet été.

http://www.guardian.co.uk/environment/gallery/2013/may/30/google-street-view-maps-galapagos-islands-in-pictures?picture=409724094

 

 

drapeau anglais   While reading The Guardian, we learn that very soon you won’t need to go to the Galapagos to admire volcanoes, lava tubes and lava flows. Google will have done it for you! Thanks to the Street View of the browser, you will dive with the seals, walk with tortoises and iguanas and go into the bowels of the Earth. Hikers have been sent by Google to spend 10 days in the archipelago in order to collect as many 360° photos as possible using portable orb cameras, whether on land or under the water (see link below). Some areas that are not accessible to tourists have been visited too.

http://www.guardian.co.uk/environment/gallery/2013/may/30/google-street-view-maps-galapagos-islands-in-pictures?picture=409724094