L’électronique fait son entrée sur le Tongariro Alpine Crossing (Nouvelle Zélande) // Electronics enters the Tongariro Alpine Crossing (New Zealand) !

drapeau francaisL’électronique fait partie de notre vie quotidienne, jusque sur les sentiers des zones volcaniques ! C’est ainsi que de nouveaux panneaux électroniques ont été installés sur le Tongariro Alpine Crossing (TAC) afin de mettre les visiteurs à l’abri des risques volcaniques. Si une information en provenance de GeoNet, de GNS Science ou du nouveau Système de Détection d’Eruption du Tongariro (TEDS) prévient que le volcan devient plus actif ou est entré en éruption, on peut faire passer immédiatement les feux de signalisation du vert à l’orange ou au rouge, ce qui indique l’imminence d’un danger ou la fermeture du sentier. Des feux tricolores (rouge, orange et vert) ont été placés sur les parkings de Mangatepopo et Ketetahi à l’entrée du Tongariro Crossing. Le Vert signifie que le risque volcanique est normal (pas nul toutefois), tandis que l’Orange indique que le risque est élevé. Rouge signifie que le risque est maximum, que la piste est fermée et que les gens doivent faire demi-tour et quitter la zone.
Ces signaux électroniques sont alimentés par des petits panneaux solaires et des batteries. De plus, des informations sur les couleurs en cours sont affichées sur la page web : http://www.doc.govt.nz/volcanicrisk

Il est important de signaler que ces feux n’ont rien à voir avec la météo. La piste n’est jamais ouverte ou fermée en raison des conditions météorologiques ou de la neige. Les gens doivent se tenir informés des prévisions météorologiques et du risque d’avalanches avant de partir en randonnée. Ils doivent décider eux-mêmes s’ils peuvent emprunter la piste quand les conditions sont difficiles ou incertaines.
Des systèmes lumineux semblables ont été installés sur certains volcans actifs ailleurs dans le monde où un grand nombre de visiteurs ou d’habitants sont exposés à des risques importants. Le volcan Aso au Japon est un bon exemple. Des milliers de touristes accèdent en téléphérique à la lèvre du cratère actif chaque jour. Les feux tricolores installés à la station inférieure du téléphérique et sur le bord du cratère indiquent aux visiteurs la quantité de dioxyde de soufre présente dans l’air.

Source : Presse néo-zélandaise.

 

drapeau anglaisElectronics is everywhere today, even along footpaths in volcanic areas! New electronic signs have been installed on the Tongariro Alpine Crossing (TAC)in order to help reduce people’s exposure to volcanic hazards along the track. If information is received from GeoNet, GNS Science or the new Tongariro Eruption Detection System (TEDS) indicating the volcano is becoming more active or has erupted, the lights can immediately be changed from green to orange or red,  indicating increasing danger or track closure. They have been located in the Mangatepopo and Ketetahi car parks at the entrances to the Crossing. Green means the volcanic risk is normal (not zero), and orange indicates the risk is elevated. Red means the risk is high, the track is closed and people should turn around and leave the area.

The electronic lights are powered by small solar panels and batteries, and information on the lights status is posted on the webpage www.doc.govt.nz/volcanicrisk.

An important note is these lights have nothing to do with the weather. The track is never opened or closed due to weather or snow conditions. People are aware of the weather and can get weather and avalanche forecasts. Therefore they must decide by themselves if they can walk the track if alpine conditions are too harsh or uncertain.

Similar light sign systems are in place on a few active volcanoes elsewhere in the world where large numbers of visitors or residents are at significant risk. One notable example is Aso volcano in Japan where thousands of tourists travel in a gondola to the rim of the active vent each day. The lights in the gondola base station and on the crater rim advise people of the amount of sulphur dioxide gas in the air.

Source : New Zealand press.

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Le Tongariro Alpine Crossing: Une randonnée longue mais pas très technique…

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…avec de superbes paysages, comme les Emerald Lakes.

(Photos:  C.  Grandpey)

La lave du Cordon Caulle (Chili)

drapeau francaisAu cours de plusieurs visites au volcan chilien Cordon Caulle, des scientifiques britanniques de l’Université de Lancaster ont pu observer une coulée d’obsidienne émise par ce volcan. Ils ont remarqué que cette lave extrêmement visqueuse continuait à avancer plus d’une année après la fin officielle de l’éruption. Les résultats de leurs observations ont été publiés dans la revue Nature Communications. Au début de leur article, les chercheurs rappellent que les coulées rhyolitiques peuvent donner naissance, malgré leur forte viscosité et leur débit d’émission relativement faible, à d’impressionnants champs de lave. S’agissant du Cordon Caulle, l’avancée de la lave s’effectue à partir de lobes qui émergent du front de coulée principal. En janvier 2013, ce front de coulée continuait à progresser de 1,50 mètre à 3 mètres par jour à 3,6 km de la bouche éruptive, en dépit du tarissement de la source 6 ou 8 mois plus tôt. Ce phénomène met en relief, une fois encore, la capacité isolante de la lave. Les laves basaltiques ayant montré des qualités analogues, les chercheurs concluent leur étude sur le Cordon Caulle en affirmant que « les similitudes inattendues avec les champs de lave basaltique indiquent un modèle unifié de mise en place de la lave ».

Une petite vidéo accompagne l’article que l’on peut lire dans la rubrique  « Science et environnement » du site de la BBC.

http://www.bbc.co.uk/news/science-environment-24843643

 

drapeau anglaisDuring several visits to the Chilean volcano Cordon Caulle, British scientists from the University of Lancaster were able to observe an obsidian flow emitted by the volcano. They noted that this extremely viscous lava continued to advance more than a year after the official end of the eruption. The results of their observations were published in the journal Nature Communications. At the beginning of their report, the researchers remind us that rhyolitic flows can give birth, in spite of their high viscosity and relatively low effusion rate, to impressive lava fields. As for Cordon Caulle, lava extrusion occurred from lobes emerging from the front of the main flow front. In January 2013, this front was still moving forward at arate of 1.50 to 3 meters per day, 3.6 km from the eruptive vent, despite the exhaustion of the source 6 or 8 months before. Once again, this phenomenon highlights the insulating capacity of lava. As basaltic lavas have shown similar qualities, the researchers conclude their study about the Cordon Caulle writing that  » the unexpected similarities with compound basaltic lava flow fields point towards a unifying model of lava emplacement  »
A short video accompanies the article that can be read in the « Science and Environment” column of the BBC website.

http://www.bbc.co.uk/news/science-environment-24843643

Cordon-Caulle

Le panache de cendre du Cordon Caulle vu depuis l’espace le 7 juin 2011.

(Avec l’aimable autorisation de la NASA)

Une centrale solaire au pied du Sakura-jima (Japon) // A solar plant close to Sakura-jima volcano (Japan)

drapeau francaisIl semble que la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011 ait mis un peu de plomb dans la cervelle des autorités japonaises et qu’elles réfléchissent deux fois avant de mettre en place de nouvelles installations productrices d’énergie. Le meilleur exemple vient d’être donné par la préfecture de Kagoshima où la plus grande centrale solaire du Japon a été inaugurée en début de semaine.
La centrale a été construite au centre d’une zone industrielle dans la partie sud de Kagoshima, l’une des rares régions du Japon où on observe en moyenne une quarantaine de jours de ciel clair chaque année. La centrale solaire de 70 mégawatts est équipée de 290 000 panneaux susceptibles d’alimenter environ 22 000 foyers, ce qui en fait la plus grande centrale productrice d’énergie solaire du Japon.
Comme la centrale se trouve à proximité du Sakura-jima, les ingénieurs ont été contraints de prendre une série de mesures particulières concernant les panneaux solaires afin de minimiser l’impact des retombées de cendre du volcan qui entre souvent en éruption. En particulier, ils se sont efforcés de trouver le meilleur angle pour installer les panneaux afin de minimiser l’impact des cendres volcaniques.
Lors de la cérémonie d’inauguration, le Gouverneur de Kagoshima a fait remarquer que la ville de Kagoshima et les régions avoisinantes, avec leurs volcans et leurs îles, avaient beaucoup de ressources énergétiques disponibles, comme l’énergie géothermique, l’énergie éolienne et l’énergie des courants de marée, et que le Japon devait promouvoir leur utilisation pour donner un nouvel élan au pays et à l’économie.
De belles paroles , enfin!

Source: People’s Daily Online (http://english.people.com.cn/202936/8446595.html)

 

drapeau anglaisIt seems the 2011 Fukushima nuclear disaster has knocked some sense into the brains of Japanese authorities and that they are thinking twice before setting up new energy facilities. The best example has just been given by the prefecture of Kagoshima where Japan’s biggest solar plant opened earlier this week.

The facility was built in the centre of an industrial zone in the southern part of the town, one of the few areas in Japan where the number of clear sky days stays at around 40 days. The 70-megawatt solar power plant is equipped with 290,000 panels to supply power for about 22,000 local households, making it the biggest solar generation plant in Japan.

Since the power plant is located near Sakura-jima volcano, engineers have been forced to take a series of measures on solar panels to minimize the impact of ash fall from the mountain which is repeatedly erupting. More particularly, they carefully worked out the best angle for the solar panels in order to minimize the impact of volcanic ash.

During the inauguration ceremony, the Kagoshima Governor indicated that Kagoshima City and surrounding areas, with their volcanoes and islands, have many available energy resources, such as geothermal power, wind power and tidal current power, and that Japan must promote their use as tools to revitalize the country and the economy.

Nice words, at last!

Source: People’s Daily Online (http://english.people.com.cn/202936/8446595.html)

Sakurajima-blog

Crédit photo:  Wikipedia.

Tempest Anderson: Un remarquable chasseur de volcans // Tempest Anderson: A remarkable volcano chaser

drapeau francaisLes chasseurs de volcans ne sont pas l’apanage des dernières décennies. Sur son site Internet, le  Daily Mail explique que « Tempest Anderson était un explorateur intrépide qui a découvert comment les volcans entraient en éruption ». Une exposition au Yorkshire Museum – dans sa ville natale de York – rend hommage à ses explorations étonnantes et aux  photographies qu’il a prises sur les volcans.
Tempest Anderson est né à York en 1846, quelques années après le début du règne de la reine Victoria. Il a travaillé comme chirurgien ophtalmologiste à l’hôpital du Comté de York tout en montrant un intérêt pour la photographie et les glaciers, domaines encore peu explorés à cette époque. C’est ce qui l’a conduit à une fascination pour la volcanologie. Il est parti en voyage à travers le monde – ce qui supposait de longs voyages en bateau – pour voir les volcans au plus près. En 1900, Anderson avait visité et photographié la plupart des volcans européens, ainsi que ceux des États-Unis. Il a atteint la lèvre des volcans les plus célèbres. Il a vu le Vésuve, le Krakatoa et, en 1902, il a assisté aux pires éruptions volcaniques du 20ème siècle : La Montagne Pelée et la Soufrière Saint Vincent aux Antilles*.
Anderson a pris beaucoup de photos et constitué ainsi une étonnante collection de 5.000 clichés.
Il s’est fait un nom dans les milieux scientifiques avec sa description et ses photos d’une « coulée pyroclastique » au cours de l’ éruption de 1902 de la Montagne Pelée qui détruisit Saint- Pierre. Il a travaillé sur l’aspect physique de ce phénomène et constaté qu’il présentait des similitudes avec un type particulier d’avalanche dont il avait vu les effets dévastateurs dans les Alpes.
Anderson est mort en 1913, sur la Mer Rouge, à bord d’un bateau qui le ramenait d’une exploration. Il a été enterré à Suez.
* Les personnes intéressées trouveront une description de ces éruptions dans mon livre « Killer Volcanoes – Eruptions meurtrières des temps modernes ».
Le Daily Mail montre quelques photos très intéressantes parmi celles exposées au Yorkshire Museum :

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2487103/Adventures-Victorian-volcano-chaser-Tempest-Anderson-photographs.html?ITO=1490&ns_mchannel=rss&ns_campaign=1490

 

drapeau anglaisVolcano chasers are not only a product of the last decades. On its website, the Daily Mail explains that “Tempest Anderson, who was born in York in 1846, was a fearless explorer who discovered how volcanoes erupted”. An exhibition at the Yorkshire Museum – in his hometown of York – pays tribute to his astonishing explorations, and the photographs he took on them

Tempest Anderson was born just a few years into Queen Victoria’s reign. He worked as an ophthalmic surgeon at York County Hospital while developing interests in the then-emerging field of photography and also glaciers.  This developed into a fascination with volcanology. He set off on trips around the world – always involving long boat journeys – to see the volcanoes at first hand. By 1900 Anderson had visited and photographed most European volcanoes as well as those of the US.

He climbed to the mouths of the most famous volcanoes: he saw Vesuvius, Krakatoa, and, in 1902, the 20th century’s worst volcanic eruptions: The Montagne Pelée and the Soufriere Saint Vincent in the West Indies.

Anderson took a lot of photos resulting in an astonishing collection of 5,000 snapshots.

He made his name in scientific circles with his clear descriptive and photographic records of a ‘pyroclastic flow’ during the 1902 eruption of the Montagne Pelée that destroyed the port town of St Pierre.  He worked out the physics behind this phenomenon and found that it was not dissimilar to a particular type of avalanche that he had seen the devastating effects of in the Alps.

Anderson died in 1913 on the Red Sea, on board a boat on his way home from an exploration. He was buried at Suez.

The newspaper shows a few very interesting photos among those exhibited at the Yorkshire Museum.

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2487103/Adventures-Victorian-volcano-chaser-Tempest-Anderson-photographs.html?ITO=1490&ns_mchannel=rss&ns_campaign=1490