Tempest Anderson: Un remarquable chasseur de volcans // Tempest Anderson: A remarkable volcano chaser

drapeau francaisLes chasseurs de volcans ne sont pas l’apanage des dernières décennies. Sur son site Internet, le  Daily Mail explique que « Tempest Anderson était un explorateur intrépide qui a découvert comment les volcans entraient en éruption ». Une exposition au Yorkshire Museum – dans sa ville natale de York – rend hommage à ses explorations étonnantes et aux  photographies qu’il a prises sur les volcans.
Tempest Anderson est né à York en 1846, quelques années après le début du règne de la reine Victoria. Il a travaillé comme chirurgien ophtalmologiste à l’hôpital du Comté de York tout en montrant un intérêt pour la photographie et les glaciers, domaines encore peu explorés à cette époque. C’est ce qui l’a conduit à une fascination pour la volcanologie. Il est parti en voyage à travers le monde – ce qui supposait de longs voyages en bateau – pour voir les volcans au plus près. En 1900, Anderson avait visité et photographié la plupart des volcans européens, ainsi que ceux des États-Unis. Il a atteint la lèvre des volcans les plus célèbres. Il a vu le Vésuve, le Krakatoa et, en 1902, il a assisté aux pires éruptions volcaniques du 20ème siècle : La Montagne Pelée et la Soufrière Saint Vincent aux Antilles*.
Anderson a pris beaucoup de photos et constitué ainsi une étonnante collection de 5.000 clichés.
Il s’est fait un nom dans les milieux scientifiques avec sa description et ses photos d’une « coulée pyroclastique » au cours de l’ éruption de 1902 de la Montagne Pelée qui détruisit Saint- Pierre. Il a travaillé sur l’aspect physique de ce phénomène et constaté qu’il présentait des similitudes avec un type particulier d’avalanche dont il avait vu les effets dévastateurs dans les Alpes.
Anderson est mort en 1913, sur la Mer Rouge, à bord d’un bateau qui le ramenait d’une exploration. Il a été enterré à Suez.
* Les personnes intéressées trouveront une description de ces éruptions dans mon livre « Killer Volcanoes – Eruptions meurtrières des temps modernes ».
Le Daily Mail montre quelques photos très intéressantes parmi celles exposées au Yorkshire Museum :

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2487103/Adventures-Victorian-volcano-chaser-Tempest-Anderson-photographs.html?ITO=1490&ns_mchannel=rss&ns_campaign=1490

 

drapeau anglaisVolcano chasers are not only a product of the last decades. On its website, the Daily Mail explains that “Tempest Anderson, who was born in York in 1846, was a fearless explorer who discovered how volcanoes erupted”. An exhibition at the Yorkshire Museum – in his hometown of York – pays tribute to his astonishing explorations, and the photographs he took on them

Tempest Anderson was born just a few years into Queen Victoria’s reign. He worked as an ophthalmic surgeon at York County Hospital while developing interests in the then-emerging field of photography and also glaciers.  This developed into a fascination with volcanology. He set off on trips around the world – always involving long boat journeys – to see the volcanoes at first hand. By 1900 Anderson had visited and photographed most European volcanoes as well as those of the US.

He climbed to the mouths of the most famous volcanoes: he saw Vesuvius, Krakatoa, and, in 1902, the 20th century’s worst volcanic eruptions: The Montagne Pelée and the Soufriere Saint Vincent in the West Indies.

Anderson took a lot of photos resulting in an astonishing collection of 5,000 snapshots.

He made his name in scientific circles with his clear descriptive and photographic records of a ‘pyroclastic flow’ during the 1902 eruption of the Montagne Pelée that destroyed the port town of St Pierre.  He worked out the physics behind this phenomenon and found that it was not dissimilar to a particular type of avalanche that he had seen the devastating effects of in the Alps.

Anderson died in 1913 on the Red Sea, on board a boat on his way home from an exploration. He was buried at Suez.

The newspaper shows a few very interesting photos among those exhibited at the Yorkshire Museum.

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2487103/Adventures-Victorian-volcano-chaser-Tempest-Anderson-photographs.html?ITO=1490&ns_mchannel=rss&ns_campaign=1490

Le lac de lave de l’Halema’uma’u (Kilauea / Hawaii / Etats Unis)

drapeau francaisL’observation de la surface d’un lac de lave est un excellent moyen de comprendre la tectonique des plaques. Que ce soit sur l’Erta Ale, le Nyiragongo ou le Kilauea, le processus reste le même. Le HVO a mis en ligne une petite vidéo en accéléré (30 fois la vitesse normale) montrant, via la caméra thermique, les mouvements à la surface du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u. La durée de la séquence en temps réel est d’environ 12  minutes.

On voit nettement que la source de l’alimentation se situe en haut de l’image (au nord du cratère). Par un mouvement de convection, la croûte se déplace vers le sud où elle plonge à l’intérieur du système magmatique. Selon le HVO, la surface du lac se déplace à environ 50 centimètres par seconde. On discerne parfaitement le comportement des plaques. Certaines s’écartent, d’autres coulissent, comme à la surface de la Terre. Un superbe spectacle !

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-555.mov

 

drapeau anglaisThe observation of the surface of a lava lake is a good way to understand plate tectonics. Whether on Erta Ale,Nyiragongo or Kilauea, the process remains the same. HVO has posted a small lapse time video (30 times the normal speed) showing through the thermal camera the movements at the surface of the lava lake in Halema’uma’u Crater. The duration of the sequence in real-time is about 12 minutes.
One can perfectly see that the source is at the top of the image (north of the crater). By convective motion, the crust moves to the south where it plunges back into the magmatic system. According to HVO, the lake’s surface moves about 50 centimetres per second. We discern perfectly the behaviour of the plates. Some of them move apart, others slide, just like at the surface of the Earth. A great show!

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-555.mov

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Convection à la surface du lac de lave dans le Pu’uO’o en 2007.   (Photo:  C. Grandpey)

Percer les secrets du Moho…

drapeau francaisChaque semaine, les scientifiques de l’Hawaiian Volcano Observatory écrivent un article intitulé Volcano Watch sur un sujet différent. Cette semaine, ils attirent l’attention de leurs lecteurs sur la discontinuité de Moho.

Comme je l’écris souvent dans ce blog, nous savons souvent plus de choses sur les autres planètes que sur la nôtre! Nous savons beaucoup de choses sur la Lune ou sur Mars, mais les profondeurs des océans terrestres restent un mystère. Il en va de même avec la structure interne de la Terre. La raison est facile à comprendre : la surface de la Terre, les océans et l’atmosphère sont facilement accessibles à l’exploration directe. La même remarque est valable pour l’espace. Il est beaucoup plus difficile de pénétrer des roches solides que de se déplacer à travers l’atmosphère ou le vide de l’espace.
En conséquence, nos connaissances sur la structure profonde de la Terre jusqu’à son centre (6371 km sous la surface) s’appuient sur des mesures indirectes, en particulier sur la sismologie. En étudiant la trajectoire et la vitesses des ondes sismiques provoquées par les tremblements de terre, les sismologues ont conclu que la Terre ressemble à un œuf, avec trois couches principales : la croûte, le manteau et le noyau.

En 1909, Andrija Mohorovičić, un sismologue croate qui étudiait un tremblement de terre dans les Balkans, a observé une brusque augmentation de la vitesse des ondes de compression dans la zone qui marque la limite entre la croûte terrestre et le manteau. En l’honneur de son découvreur, cette discontinuité sismique a été nommée discontinuité de Mohorovičić. Maintenant, pour plus de facilité, elle est communément désignée sous le nom de Moho.
Le Moho est présent sous tous les continents et les océans, mais sa profondeur varie ; elle est, en moyenne, d’environ 35 km sous les continents et généralement de 6 km environ sous les océans. Bien que le Moho soit défini comme la limite entre la croûte et le manteau, la raison de la brusque augmentation de la vitesse des ondes de compression reste mal définie. La plupart des scientifiques pensent que  cette augmentation reflète un changement dans le type de roche, avec du basalte au-dessus du Moho et de la péridotite riche en olivine sous le Moho

Les géologues rêvent depuis longtemps de percer le Moho dans le manteau supérieur pour voir si cette discontinuité est due à un changement de composition des roches ou à d’autres facteurs. Cette tâche est assez difficile à réaliser. Un forage dans un secteur où la croûte est mince au fond de l’océan est en théorie plus facile à réaliser que le forage d’un continent. Mais forer à partir d’un navire est techniquement difficile, et la difficulté augmente avec la profondeur de la mer.
Le fond marin est relativement peu profond près des dorsales médio-océaniques où une nouvelle croûte se forme avec la montée du magma. Il est donc tentant de forer près d’une dorsale. Cependant, la croûte nouvellement formée dans ces zones est chaude, et l’équipement de forage ne ​​peut pas faire face à de telles températures. L’astuce consisterait à trouver un endroit où le Moho n’est ni trop chaud ni trop profond pour pouvoir percer.
La première tentative pour percer le Moho a eu lieu en 1961, au large des côtes du Mexique. Le trou le plus profond a pénétré sur 183 mètres le fond de l’océan, en sachant que les 179 mètres supérieurs étaient constitués de sédiments. Dans les années suivantes, seuls quatre forages sont descendus à plus de 1 km dans la croûte océanique ; le plus profond a atteint 2,1 km au large des côtes de l’Equateur.
En Septembre 2012, un nouveau navire de forage scientifique doté de technologies de pointe – le Chikyu – a réussi à forer plus profond. Le Chikyu représente la contribution du Japon à un effort de recherche international « dédié à une meilleure compréhension scientifique de la Terre par des forages, des carottages et la surveillance de ce qui se passe sous le plancher océanique. » Le but final du Chikyu est de forer le Moho jusque dans le manteau.
Des recherches sont en cours pour sélectionner un emplacement de forage pour le Chikyu . Trois sites sont à l’étude : un au large des côtes du Mexique où a déjà eu lieu le forage de 1961, un au large de la côte ouest du Nicaragua, qui a également déjà été foré, et un dans l’Arc Nord de l’archipel hawaïen qui s’étire à environ 400 km au nord et parallèlement aux îles Hawaii.

 

drapeau anglaisEvery week, scientists at the Hawaiian Volcano Observatory write an article named Volcano Watch about a different topic. This week, they draw their readers’ attention to the Moho.

As I often write in this blog, we often know more about the other planets than about our own one! We know a lot about the Moon or Mars but the depths of the oceans are still a mystery. It is just the same with the inner structure of the Earth. The reason is easy to understand: The Earth’s surface, the oceans, and the atmosphere are readily accessible to direct exploration. The same is true of space. It is much more difficult to penetrate solid rocks than it is to move through the atmosphere or the vacuum of space.

As a consequence, our knowledge about the Earth’s deep structure to its centre (6,371 km below the surface) is based on indirect measurements, particularly on seismology. By studying the paths and speeds of seismic waves caused by earthquakes, seismologists have concluded that the Earth looks like an egg, with three main layers: the crust, the mantle, and the core.

In 1909 Andrija Mohorovičić, a Croatian seismologist studying a Balkan earthquake, identified an abrupt increase in the speed of compressional waves that marks the boundary between the Earth’s crust and the mantle below. In honour of its discoverer, this seismic discontinuity was named the Mohorovičić discontinuity. Now it’s commonly referred to as the Moho.

The Moho is present under all continents and oceans, but its depth varies—with an average depth of about 35 km under the continents and typically 6 km under the oceans. Although the Moho is defined as the boundary between the crust and mantle, the reason for the abrupt increase in compressional wave speed is uncertain. Most scientists think that the wave-speed increase reflects a change in rock type from basalt above the Moho to denser, olivine-rich peridotite below the Moho.

Geoscientists have long wanted to drill through the Moho into the upper mantle to see whether the Moho is caused by a compositional change or by something else, a task that is quite difficult to perform. Drilling where the crust is thin on the sea floor is obviously a more attractive target than drilling on a continent. But drilling from a ship is technologically difficult, and the difficulty increases with the depth of the water.

So a place where the sea floor depth is at a minimum would seem to be the place to drill. The seafloor is relatively shallow near the mid-ocean ridges, where new crust forms from rising magma. So drilling near a ridge seems attractive. However, the young, newly formed crust near ridges is hot, and drilling equipment cannot tolerate the expected temperatures. The trick is to find a place where the Moho is cool enough to drill, yet not too deep to drill.

The first attempt to drill to the Moho was in 1961, off the coast of Mexico. The deepest hole penetrated 183 metres into the sea floor, with the upper 179 metres consisting of sediments. In the following years, only 4 holes penetrated more than 1 km into the oceanic crust; the deepest of these was 2.1 km off the coast of Ecuador.

In September 2012, a new state-of-the-art scientific drilling ship – Chikyu – managed to drill deeper. The Chikyu is part of Japan’s contribution to an international research effort “dedicated to advancing scientific understanding of the Earth through drilling, coring, and monitoring the subseafloor.” The Chikyu is designed to ultimately drill through the Moho into the mantle.

Planning is currently underway to select a drill site for the Chikyu. Three sites are under consideration: the site off the coast of Mexico that was drilled in 1961, a site off the west coast of Nicaragua that has also been previously drilled, and the North Arch of the Hawaiian Archipelago. The North Arch is about 400 km north and parallel to the Hawaiian Islands.

 Moho-blog

Cendre volcanique, encore et toujours!

drapeau francaisDans une note publiée sur ce blog le 10 décembre 2011, j’attirais l’attention sur les tests d’un détecteur de cendre volcanique par la compagnie EasyJet. Le système, baptisé AVOID (Airborne Volcanic Object Imaging Detector), avait été testé en Sicile à bord d’un petit avion au-dessus de l’Etna et du Stromboli. Comme je le faisais remarquer à l’époque, pour qu’ils soient révélateurs, il aurait fallu que les tests soient effectués au moment d’un paroxysme de l’Etna et non pendant des périodes d’activité faible.

Un nouveau test du système AVOID est prévu le 28 Octobre prochain, si les conditions météorologiques sont favorables, au large de la côte ouest de la France, dans le Golfe de Gascogne. Selon Fred Prata, un scientifique de l’institut norvégien de recherche aérienne, ce sera le plus important test grandeur nature jamais réalisé avec ce dispositif destiné à aider les pilotes à affronter les cendres volcaniques.
Un avion-cargo Airbus A400M volera en spirale tout en laissant échapper quelque 8 mètres cubes de cendre (prélevés sur l’Eyjafjallajökull) entre 3000 mètres et près de 4000 mètres d’altitude. Un deuxième avion, un A340 avec le capteur AVOID à son bord, volera près du nuage de cendre à différentes hauteurs tout en effectuant des mesures. Un avion à hélice à quatre places de l’Université des Sciences Appliquées de Düsseldorf (Allemagne) mesurera les propriétés optiques depuis l’intérieur même du nuage. Dépourvu de moteur à réaction, cet avion ne risque pas de panne de moteur.
Au moment où il sera le plus dense, le nuage artificiel ne devrait pas contenir plus de 1 milligramme de cendre par mètre cube. Cela le situe au bas de l’échelle de contamination de l’air en vertu des règlements européens adoptés après l’éruption de l’Eyjafjallajökull. En dessous de 0,2 mg, on considère que les avions volent en sécurité ; entre 0,2 et 2 milligrammes, un pilote doit prendre conscience des dangers de la cendre ; entre 2 et 4 mg, il doit effectuer une évaluation des risques pour voler ; au-dessus de 4 mg, tous les vols sont cloués au sol.
Le nuage artificiel est susceptible de se dissiper au bout de 6 à 12 heures et la cendre retombera sans danger aucun dans l’océan. L’expérience coûtera environ 500 000 €.
Les chercheurs connaîtront la quantité de cendre dispersée ainsi que sa géométrie précise de sorte que l’expérience constituera un excellent test pour le système AVOID. Toutefois, il restera de nombreux obstacles à franchir avant que le système soit commercialisé. Il faudra pouvoir l’intégrer dans un cockpit et augmenter sa production. La décision dépend essentiellement d’Airbus qui devra décider si la technologie vaut la peine d’être développée. Fred Prata espère que son système AVOID pourra un jour être utilisé sur des avions survolant l’Indonésie, le Chili ou l’Alaska où de nombreux volcans actifs sont un danger pour le trafic aérien.

De cet article, il ressort que les tests de l’AVOID seront effectuées dans des conditions cendreuses minimales. Le système sera-t-il vraiment utile si un autre volcan (islandais ou autre) vomit de volumineux nuages de cendre dans un espace aérien très fréquenté?
Source: Nature.com.

 

drapeau anglaisOn October 28th, if all is calm and clear off the west coast of France, Fred Prata, a Norwegian atmospheric scientist, has planned the biggest field test yet for a device intended to help planes face volcanic ash.

Prata’s sensor, the Airborne Volcanic Object Imaging Detector (AVOID), uses infrared cameras to detect the silicate particles in volcanic ash. The upcoming experiment will involve the largest artificial ash cloud ever made, and will probably be over the Bay of Biscay, in airspace controlled by the French military.

An Airbus A400M cargo plane will fly in a tight spiral, dispensing ash from 50 barrels as it climbs from 3,000 metres to almost 4,000 metres. A second plane, an Airbus A340 commercial airliner carrying the AVOID sensor, will fly near the cloud at various heights, taking measurements. A four-seater propeller plane from the Düsseldorf University of Applied Sciences in Germany will measure optical properties from inside the cloud. Without a jet engine, this plane is not at risk of engine failure.

At its densest, the artificial cloud is likely to contain no more than 1 milligram of ash per cubic metre. That puts it at the low end of air contamination under European regulations adopted after Eyjafjallajökull. Anything below 0.2 milligrams is considered safe to fly in; between 0.2 and 2 milligrams, a pilot must be aware of ash hazards; between 2 and 4 milligrams, a pilot must conduct a special risk assessment to fly; and above 4, all flights are grounded.

The artificial cloud is likely to dissipate in 6 to 12 hours, falling out harmlessly over the ocean. The experiment will cost roughly €500,000.

The researchers will know just how much ash is released, and its precise geometry, so the experiment will provide the best test yet for AVOID. But many hurdles remain before the system can be used commercially, including the need to integrate it into a working cockpit, and to scale up production. The decision rests mostly with Airbus, which would need to decide whether to develop the technology further. Prata hopes that AVOID could one day be used on planes flying in volcanically active regions from Indonesia to Chile or Alaska.

Source : Nature.com.

Eyjafjallajokull-blog

Eyjafjallajökull 2010!  Pas sûr que la prochaine éruption de ce type soit moins catastrophique pour le transport aérien!

(Crédit photo:  Wikipedia)