Coup de chaud sur l’Arctique

À voir sur la chaîne ARTE un excellent documentaire d’une durée de 1h22′, intitulé « Coup de chaud sur l’Arctique. » Ses réalisateurs grecs attirent l’attention sur les effets du réchauffement climatique sur cette région du monde qui se réchauffe quatre fois plus vite que le reste de la planète. On a sous les yeux des preuves irréfutables du dégel du pergélisol et de ses conséquences. En plus de son impact sur les infrastructures, le phénomène provoque de colossales émissions de carbone et de méthane qui viennent s’ajouter à celles produites par les activités humaines.

Le dégel du permafrost a provoqué de violentes explosions de méthane (Crédit photo: The Siberian Times)

Le documentaire nous montre l’étendue des exploitations pétrolières et gazières en Sibérie et en Alaska. La population doit souvent choisir entre les revenus et les emplois générés par ces industries et la protection de l’environnement. Priorité est, malheureusement, le plus souvent donnée à la première option, en dépit des conséquences sanitaires.

Gazoducs sur la péninsule de Yamal (Source: Total Rnergies)

La conclusion du documentaire n’incite guère à l’optimisme. L’avenir de l’humanité est sacrifié sur l’autel du profit. Les derniers événements en Ukraine et au Moyen-Orient ont largement occulté la crise climatique, mais la hausse des cours du pétrole montre à quel point notre société dépend des énergies fossiles. L’exploitation de nouveaux champs pétrolifères dans l’Arctique, en particulier en Alaska, malgré la promesse du président Biden, montre que la chute de la Courbe de Keeling et des concentrations de CO2 dans l’atmosphère n’est pas pour demain.

Le film m’a particulièrement intéressé car j’y ai retrouvé tout l’argumentaire que je développe dans ma conférences « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique.

Le documentaire a été réalisé en 2025. Vous pourrez le visionner en cliquant sur ce lien :

https://www.arte.tv/fr/videos/110219-000-A/coup-de-chaud-sur-l-arctique/

Le réchauffement climatique et les incendies de végétation // Global warming and wildfires

Concentrations de CO2 : 431,10 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Une nouvelle étude publiée le 17 avril 2026 dans Sciences Advances nous apprend que la durée des feux de forêt en Amérique du Nord (Canada et États Unis) est en train de s’allonger. Les flammes persistent plus tard dans la nuit et apparaissent plus tôt le matin, car le réchauffement climatique d’origine anthropique prolonge les conditions chaudes et sèches qui favorisent les incendies. En Amérique du Nord, le nombre d’heures où les conditions météorologiques sont propices aux feux de forêt a augmenté de 36 % en 50 ans. Des régions comme la Californie connaissent une hausse de 550 heures de risque d’incendie par rapport au milieu des années 1970. Certaines parties du sud-ouest du Nouveau-Mexique et du centre de l’Arizona doivent faire face à 2 000 heures supplémentaires par an où les conditions météorologiques sont propices aux incendies, soit la plus forte augmentation observée au Canada et aux États-Unis.
Avec l’intensification nocturne, les incendies sont plus difficiles à combattre, comme l’ont montré celui de Lahaina (Hawaï) en 2023, celui de Jasper (Alberta) en 2024 et les incendies de Los Angeles en 2025.

Les incendies ont causé de très gros dégâts à Los Angeles (Crédit photo: presse américaine)

Ce n’est pas seulement la durée des incendies qui s’allonge, mais aussi le nombre de jours présentant des conditions météorologiques propices aux incendies. Il a augmenté de 44 %, soit 26 jours de plus au cours des cinquante dernières années. Les auteurs de l’étude préviennent qu’avec le réchauffement climatique, la situation risque de s’aggraver encore davantage.
Les chercheurs canadiens ont analysé près de 9 000 incendies majeurs survenus entre 2017 et 2023 à l’aide d’un satellite météorologique et d’autres outils afin d’obtenir des données horaires sur les conditions atmosphériques pendant les incendies, telles que l’humidité, la température, le vent, les précipitations et le taux d’humidité du combustible. Ils ont créé un modèle informatique établissant une corrélation entre les conditions météorologiques et l’état des feux de forêt, et l’ont appliqué aux données historiques du Canada et des États-Unis de 1975 à 2016.

Les scientifiques affirment depuis longtemps que les gaz à effet de serre issus de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel contribuent à un réchauffement plus rapide la nuit que le jour. Ce réchauffement est dû à une couverture nuageuse plus importante qui absorbe et renvoie la chaleur vers la Terre pendant la nuit. Selon la NOAA, depuis 1975, les températures minimales nocturnes ont augmenté de 1,4°C et les températures maximales diurnes de 1,2°C durant l’été aux États-Unis.
Les feux de forêt coïncident souvent avec des périodes de sécheresse, notamment des sécheresses extrêmes. Ces dernières se caractérisent par un air non seulement plus sec, mais aussi plus chaud, qui absorbe davantage d’humidité du sol et de la végétation, rendant ainsi les combustibles plus inflammables. En période de sécheresse, un cercle vicieux s’installe : lorsque l’air est très sec, une atmosphère plus chaude a un meilleur pouvoir d’absorption d’humidité des combustibles. Tout comme les nuits plus chaudes empêchent le corps de récupérer, elles empêchent également les forêts de se régénérer. Il faut parfois des semaines pour que la végétation morte retrouve son humidité et devienne moins inflammable.
De 2016 à 2025, les feux de forêt aux États-Unis ont ravagé chaque année, en moyenne, une superficie équivalente à celle du Massachusetts, soit un peu plus de 28 500 kilomètres carrés. Cela représente 2,6 fois la superficie brûlée en moyenne dans les années 1980, selon le National Interagency Fire Center. Au Canada, la superficie brûlée en moyenne au cours des dix dernières années est 2,8 fois supérieure à celle des années 1980, selon le Canadian Interagency Forest Fire Centre Center.
Source : Associated Press via Yahoo Actualités.

Les incendies de végétation en Géorgie, décrits dans ma note du 25 avril 2026, confirment cette situation inquiétante. 143 structures ont été détruites. L’événement a entraîné des ordres d’évacuation dans plusieurs localités menacées par la propagation rapide des flammes, attisées par les conditions de sécheresse et les rafales de vent. L’incendie a ravagé une zone de plus de 16 000 hectares.

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According to a new study published on April 17, 2026 in Sciences Advances, burning time for North American wildfires is going into overtime. Flames are lasting later into the night and starting earlier in the morning because human-caused global warming is extending the hotter and drier conditions that feed fires.The number of hours in North America when the weather is favorable for wildfires is 36% higher than 50 years ago. Places such as California have 550 more potential burning hours than the mid-1970s. Parts of southwestern New Mexico and central Arizona are seeing as much as 2,000 more hours a year when the weather is prone to burning fires, the highest increase seen in the study, which looked at Canada and the United States.

Fires that surge at night are tougher to fight and included the Lahaina, Hawaii fire in 2023, the Jasper fire in Alberta in 2024 and the Los Angeles fires in 2025. It is not just the duration of the fires that is getting extended. The calendar is too. The number of days with fire-prone weather increased by 44%, which effectively added 26 days over the past half century. The authors of the study warn that with Earth’s warming atmosphere, the situation is likely to get worse.

The Canadian researchers analyzed nearly 9,000 larger fires from 2017 to 2023 using a weather satellite and other tools to get hour-by-hour data on atmospheric conditions during the fires, such as humidity, temperature, wind, rain and fuel moisture levels. They created a computer model that correlated weather conditions and fire status and applied to historical data in Canada and the United States from 1975 to 2106.

Scientists have long said heat-trapping gases from the burning of coal, oil and natural gas make nights warm faster than days because of increased cloud cover that absorbs and re-emits heat down to Earth at night like a blanket. Since 1975, summers in the contiguous U.S. have seen nighttime lowest temperature warm by 1.4 degrees Celsius, while daytime highest temperatures have gone up 1.2 degrees Celsius, according to the NOAA.

Wildfires often coincide with drought, especially extreme drought, which means not only drier air, but hotter drier air that sucks up more moisture from the ground and plants, making fuels for fire more flammable. In a drought, there is often a vicious circle of drying and when it is quite dry, a warmer atmosphere has more power to suck moisture out of fuels. Just as warmer nights especially in heat waves don’t let the body recover, the warmer nights are not allowing forests to recover. It can take weeks for dead fuel to recover their lost moisture and be less fire-prone.

From 2016 to 2025, wildfires in the United States on average burned an area the size of Massachusetts each year, slightly more than 28,500 square kilometers. That’s 2.6 times the average burn area of the 1980s, according to the National Interagency Fire Center. Canada’s land burned on average for the last 10 years is 2.8 times more than during the 1980s, according to the Canadian Interagency Forest Fire Centre.

Source : Associated Press via Yahoo News.

The wildfires in Georgia, described in my post of April 25, 2026, confirm this alarming situation. More than 143 structures have been destroyed. The event prompted evacuation orders in several communities threatened by the rapidly spreading flames, fueled by dry conditions and strong winds. The fire has ravaged an area of ​​over 16,000 hectares.

Réchauffement climatique : événements extrêmes aux États Unis // Global warming : extreme events in the U.S.

Concentrations de CO2 : 431,15 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Le 24 avril 2026, plus de 80 maisons ont été détruites par un incendie de végétation dans le comté de Brantley, en Géorgie, et le bilan n’est probablement que provisoire. L’événement a entraîné des ordres d’évacuation dans plusieurs localités. Environ 1 000 bâtiments restent menacés par la propagation rapide des flammes, attisées par les conditions de sécheresse et les rafales de vent. L’incendie a ravagé plus de 2 023 hectares et n’est que partiellement maîtrisé ; les opérations de lutte contre l’incendie se poursuivent actuellement.

Crédit photo: médias locaux

Les autorités ont indiqué que le réchauffement climatique dans la région provoque des conditions de sécheresse et des vents persistants qui contribuent à la propagation continue du feu, mettant en danger d’autres zones résidentielles.

https://watchers.news/2026/04/24/wildfire-destroys-more-than-80-homes-in-brantley-county-georgia/

L’incendie du comté de Brantley s’inscrit dans un contexte plus large d’incendies de végétation dans le sud de la Géorgie, près de la frontière avec la Floride, où plusieurs feux importants brûlent dans des conditions environnementales similaires. La fumée de ces incendies s’est répandue dans toute la région, affectant la qualité de l’air. Des mesures de précaution ont été mises en place dans de nombreuses zones. Aucun décès n’est signalé pour le moment.
Source : The Watchers.

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Toujours en raison du réchauffement climatique, le centre des États-Unis a été frappé ces derniers jours par des phénomènes extrêmes, dont des tornades. Le Storm Prediction Center du NWS a émis une alerte aux tornades le 23 avril 2026 pour l’est du Nebraska, l’ouest et le centre de l’Iowa, ainsi que le nord-ouest du Missouri, alors que de violents orages commençaient à se développer et à s’étendre le long d’un front froid. L’alerte concernait le risque de tornades, des rafales de vent destructrices pouvant atteindre 110 km/h et de la grêle avec des grêlons de plus de 6 cm de diamètre. Une zone couvrant l’est du Kansas et le nord de l’Oklahoma était sous la menace d’événements extrêmes, avec des orages encore plus violents en fin d’après-midi et en soirée, voire des tornades.
Les prévisions se sont avérées exactes. Une puissante tornade a frappé Enid, dans l’Oklahoma, le 23 avril 2026 en soirée, causant d’importants dégâts matériels, des coupures de courant. Des opérations de recherche et de secours ont été organisées dans les quartiers touchés. Au moins dix personnes ont été blessées.

 

Tornade à Enid (Crédit photo: médias locaux)

Ces mauvaises conditions météorologiques devraient persister durant le week-end.

https://watchers.news/2026/04/24/tornado-enid-oklahoma-damage-homes-vance-afb-april-2026/

Source : Médias d’information américains, The Watchers.

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More than 80 homes have been destroyed by a wildfire in Brantley County, Georgia, as of April 24, 2026, prompting evacuation orders in multiple communities. Approximately 1 000 structures remain under threat as the fire continues to spread under dry and windy conditions. The fire has burned more than 2 023 ha and remains only partially contained, with firefighting operations ongoing. Officials reported that global warming in the region causes dry vegetation and persistent wind conditions that have contributed to continued fire spread, increasing exposure to residential zones.

https://watchers.news/2026/04/24/wildfire-destroys-more-than-80-homes-in-brantley-county-georgia/

The Brantley County fire is part of a broader wildfire situation across southern Georgia near the Florida border, where several large fires are burning under similar environmental conditions. Smoke from these fires has spread across the region, affecting air quality and prompting precautionary measures in multiple areas. No fatalities have been reported by available sources at the time of writing.

Source : The Watchers.

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Still because of global warming conditions, the central part of the United States has been swept by textreme events among which tornadoes over the past days. The NWS Storm Prediction Center issued a Tornado Watch on April 23, 2026, for eastern Nebraska, western and central Iowa, and northwest Missouri as severe thunderstorms began developing and increasing in coverage along a cold front. The watch included tornado potential, damaging wind gusts up to 110 km/h, and large hail up to 6.4 cm, while a separate Enhanced Risk area across eastern Kansas and northern Oklahoma was expected to produce more intense severe storms later in the afternoon and evening.

The prevision was right. A large tornado struck Enid, Oklahoma, during the evening hours of April 23, 2026, causing significant structural damage, downing power infrastructure, and prompting search-and-rescue operations across affected neighborhoods. At least 10 people were injured. These poor weather conditions are likely to continue during the weekend.

https://watchers.news/2026/04/24/tornado-enid-oklahoma-damage-homes-vance-afb-april-2026/

Source : U.S. News media, The Watchers.

Algues vertes et sargasses : à qui la faute ?

Concentrations de CO2 : 431,15 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Le lundi 20 avril 2026, France 5 a programmé « Les Algues Vertes« , un film de Pierre Jolivet, porté par Céline Sallette. Le film s’appuie sur des faits réels observés en Bretagne. En 2009, la mort par empoisonnement d’un cheval a été attribuée aux gaz toxiques émis lors de la décomposition des algues. Il en va de même avec l’hécatombe de 36 sangliers au cours de l’été 2011 dans l’estuaire du Gouessant.

« Les Algues vertes » s’appuie largement sur ces faits divers pour essayer de montrer la responsabilité de l’agriculture intensive qui a remplacé les petites exploitations en Bretagne. Dans le film, une journaliste rencontre de nombreux témoins et prend la mesure de l’omerta qui entoure cette question environnementale. Elle découvre également l’influence importante de l’industrie agroalimentaire dans la région. S’appuyant sur les acteurs locaux engagés, elle contribue à faire émerger ce sujet au niveau national à travers ses reportages radio.

S’agissant de la réalité, l’Agence Régionale de Santé (ARS) confirme le danger de ces algues qui sont inoffensives lorsqu’elles flottent à la surface de la mer, mais qui deviennent une menace lorsqu’elles s’échouent sur le littoral et entament une phase de décomposition. Ce phénomène de putréfaction engendre des émanations de sulfure d’hydrogène (H2S), un gaz très toxique qui présente une odeur forte d’œuf pourri et qui peut être mortel pour les animaux et pour l’homme.

Crédit photo : ARS

Le film « Les Algues vertes »  a été réalisé en 2023, mais la problème semble loin d’être résolu. Aujourd’hui, en 2026, l’association Eau et Rivières de Bretagne renvoie l’État devant ses responsabilités. Elle saisit à nouveau la justice pour que les pouvoirs publics renforcent leurs actions contre les algues vertes. Le 13 mars 2025, le tribunal administratif de Rennes avait laissé au préfet un délai de dix mois pour prendre « toutes les mesures nécessaires pour permettre de réduire effectivement la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole sur le territoire breton ». L’association environnementale dénonce dans un communiqué « l’inertie » des autorités au moment où le gouvernement présente une loi d’urgence agricole qui va « de nouveau affaiblir la réponse de l’État sur les pollutions d’origine agricole ».

 Crédit photo : Eau et Rivières de Bretagne

En réponse aux propos de l’association Eau et Rivières de Bretagne, le préfet a annoncé que le plan d’action régional contre les algues vertes serait révisé, avec une application au 1er septembre 2026. Pour le porte-parole de l’association, cette réponse réglementaire reste insuffisante et peut conduire à « un empilement de mesures », là où d’autres leviers, notamment économiques, peuvent être mobilisés.

Ces différents épisodes montrent la position inconfortable de l’État qui doit ménager la chèvre et le chou, autrement dit trouver un juste milieu entre les contraintes environnementales et les intérêts d’une population dont les revenus dépendent d’une agriculture intensive et des problèmes qui y sont liés.

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Aux Antilles, les sargasses remplacent les algues vertes bretonnes. Après avoir observé les problèmes sur le terrain en Martinique, j’ai rédigé plusieurs notes sur le sujet qui montre des similitudes avec la Bretagne. Toutefois, la principale différence réside dans le fait que les algues vertes sont dues à une pollution provenant de la terre, alors que les bancs de sargasses proviennent du large. Mais au final, ce sont les activités humaines sui sont le véritable déclencheur du problème.

Photo: C. Grandpey

En 2019, un article paru dans le Magazine GEO nous explique que la prolifération des sargasses n’est pas un phénomène nouveau. Au 15ème siècle déjà, Christophe Colomb avait pu observer ces masses flottant dans l’océan. Depuis 2011, les algues connaissent toutefois une expansion sans précédent dans le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes.

En étudiant les données satellite et les échantillons, des chercheurs de l’Université de Floride ont constaté que le phénomène semblait être connecté à deux facteurs : d’une part, la hausse de la déforestation et de l’utilisation d’engrais en Amazonie à partir de 2009 et d’autre part, des courants ascendants venus d’Afrique de l’Ouest. Le premier aurait permis aux eaux de s’enrichir en nutriments via le fleuve Amazone tandis que le second aurait fait remonter ces derniers à la surface, jusqu’aux algues. Des données ont ainsi montré que les niveaux de nutriments dans l’Amazone étaient particulièrement élevés en 2018. Mais d’autres facteurs tels que la salinité et la température des eaux semblent également jouer un rôle dans la prolifération des sargasses.

Dans une autre étude (voir note du 9 novembre 2021 sur ce blog), un groupe de chercheurs américains attribue l’une des principales causes de ce phénomène aux eaux usées d’origine humaine et aux eaux de ruissellement agricoles transportées par les rivières vers l’océan. En réalité, les scientifiques pensent que l’on a affaire à un phénomène complexe associant changement climatique, destruction de la forêt amazonienne et poussière en provenance de l’ouest du désert du Sahara. Cet ensemble de facteurs favorise très probablement les méga-proliférations de sargasses.

Comme les algues vertes, quand les sargasses flottent à la surface de l’océan, elles ne présentent pas le moindre risque pour la santé. Ces vastes radeaux flottants constituent de véritables oasis de vie ; ils offrent abri, nourriture et zones de reproduction à une grande diversité d’espèces, poissons, tortues marines, oiseaux, crustacés…

Photo: C. Grandpey

Une fois échouées sur les plages, ces algues deviennent bien souvent un véritable fléau pour l’environnement, l’humain et les animaux.

Photo: C. Grandpey

J’ai expliqué les risques sanitaires dans plusieurs notes, comme celle du 28 août 2018 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/08/28/martinique-les-sargasses-ca-agace/

S’agissant de l’année 2026, Météo-France annonce l’arrivée de quantités record de sargasses, en particulier sur le côte atlantique de la Martinique.