Islande : Nouvelles de l’éruption. L’efficacité des digues de terre // Iceland: News of the eruption. The effectiveness of earth dikes

L’éruption se poursuit ce matin (23 novembre 2024). Alors que trois zones étaient actives hier le long de la fissure éruptive entre Stóra-Skógfell et Sýlingarfell, la webcam ne montre que deux bouches actives ce matin (voir image ci-dessous).
La lave de la bouche centrale d’hier coule principalement vers l’ouest. La lave des parties sud et nord de la fissure se dirige principalement vers l’est mais ne représente aucune menace pour les infrastructures. Près des digues de protection de Svartsengi, l’avancée de la lave a considérablement ralenti. Ayant rencontré des obstacles sur le terrain, elle s’étale vers le nord et s’épaissit. Le Met Office ajoute que le débit de lave au niveau de la fissure éruptive a considérablement diminué.
Le sol continue de s’affaisser à Svartsengi, ce qui correspond à l’évacuation du magma de magma de l’éruption. Environ 10 millions de mètres cubes de magma ont été émis au cours des premières heures, ce qui représente environ la moitié du volume accumulé dans la chambre magmatique depuis la dernière éruption. Le schéma d’affaissement de Svartsengi est semblable à celui observé lors des phases initiales des deux dernières éruptions. L’affaissement du terrain se poursuivra tant que l’injection de magma du réservoir vers la fissure éruptive restera significative.
Source : Met Office.

L’accès au site de l’éruption est actuellement interdit et contrôlé par la police. Ne vous précipitez donc pas pour acheter des billets d’avion.

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On a pu le constater lors des éruptions des dernières années : les digues de terre, aussi appelées murs de défense, se sont révélées très efficaces pour arrêter ou détourner les coulées de lave en Islande.
La coulée de lave qui avance actuellement le long de ces remparts de terre et qui a recouvert le parking du Blue Lagoon le 21 novembre a atteint un obstacle naturel juste au sud de l’endroit où se trouvaient le parking et commence à se diriger vers l’ouest. Sans les digues de terre, le Blue Lagoon n’existerait plus. Selon les modélisations de la lave, la coulée principaleva probablement continuer à se diriger et s’épandre vers l’ouest, mais il n’y a pas d’infrastructures à cet endroit.

Cette image montre l’efficacité des digues de terre pour éviter que la lave atteigne le Blue Lagoon (Source : Landsnet, distributeur d’électricité à Reykjavik)

Les murs de défense et les colmatages d’ouvertures qui ont été réalisés le 21 novembre semblent avoir tenu le coup. Des travaux sont en cours pour renforcer les digues dans les endroits où des espaces avaient été ménagés pour permettre aux véhicules de circuler. Ces ouvertures ont été colmatées dès que la lave est devenue menaçante.
L’un des responsables de l’édification des murs de défense a déclaré avec satisfaction : « Ils ont tenu comme prévu. » Il a ajouté que les ouvertures pratiquées sur la Bláalónsvegur et sur le parking du Blue Lagoon ont été refermées. « Il n’y a plus de danger que la lave entre, mais nous sommes en train de rehausser et de renforcer la fermeture de la digue pour nous en assurer. » Il y a au moins quatre pelleteuses et un bulldozer à l’oeuvre sur place. Tous ces équipements sont très puissants, et il n’est guère possible d’utiliser davantage d’engins.

Engins à l’oeuvre lors de l’édification des digues de terre (Source : Iceland Monitor)

Les responsables de l’édification des digues de terre expliquent que leur renforcement était une sage décision car la lave de cette éruption est très fluide et avance rapidement. On s’attendait à une telle situation et les préparatifs ont été faits en conséquence. Cela supposait une réponse plus rapide cette fois-ci que lors des éruptions précédentes.
Les ouvriers qui ont édifié les murs de défense vont maintenant attendre et voir comment se déroulera l’éruption. Lorsque les éruptions précédentes se sont terminées, ils ont travaillé à rétablir des routes sur les nouvelles coulées de lave. Cela prend généralement environ une à deux semaines à partir de la fin de l’éruption. Il faut attendre qu’il soit possible d’introduire des équipements de construction dans la lave. Cela dépend de l’épaisseur ou de la consistance de cette dernière.
Source : Iceland Monitor.

Avec les murs de défense prêts à affronter la lave, le seul risque pour la centrale de Svartsengi et le Blue Lagoon est que de nouvelles fissures éruptives s’ouvrent au-delà de ces protections, à proximité des infrastructures, comme cela s’est produit à Grindavik en janvier 2024, avec la destruction de plusieurs maisons.

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The eruption continues this morning (November 23rd, 2024). While three areas were active yesterday along the eruptive fissure between Stóra-Skógfell and Sýlingarfell, the webcam only shows two active vents this morning.

The lava from yesterday’s central vent is flowing primarily westward. Lava from the southern and northern parts of the fissure flows predominantly eastward but poses no threat to infrastructure. Near the protective barriers at Svartsengi, the lava’s advance has slowed significantly. Having encountered obstacles in the terrain, it is spreading northward from the barriers and thickening. The Met Office adds that the lava flow from the eruptive fissure has decreased considerably.

Land continues to subside at Svartsengi, consistent with significant magma outflow to the eruption. Approximately 10 million cubic meters of magma erupted during the first few hours, representing about half of the volume that had accumulated in the magma chamber since the last eruption. The pattern of subsidence at Svartsengi is similar to what was observed during the initial phases of the last two eruptions. Land subsidence is expected to continue as long as the injection of magma from the reservoir towards the eruptive fissure remains high.

Source : Met Office.

Access to the eruption is currently forbidden and controlled by the police. Don’t rush to buy plane tickets.

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We could see it during the eruptions of the past years : earth barriers, also called defense walls, proved very efficient to stop or divert the lava flows in Iceland.

The lava flow that is now advancing along the defense walls and crossed the parking lot at the Blue Lagoon on November 21st has reached a natural threshold just south of where the parking lots were and are starting to flow to the west. Without the defense walls, the Blue Lagoon would no longer exist. According to lava flow models, the lava will likely continue to spread west, but there are no infrastructures there.

The defense walls and the fills that were worked on on November 21st appear to have held, but work is underway to raise the fills in the gaps in the defense walls. These fills were left during the building of the barriers to allow vehicles to move around. They were closed as soon as lava became a threat.

One of the supervisors of the defense walls said with satisfaction : « They have held as expected. » He added that the gaps on Bláalónsvegur Road and at the lagoon’s parking lot have been closed. « There is no danger now that the lava flow will enter, but we are, however, raising and strengthening the closure to make sure. » There are at least four excavators and a bulldozer on site. All of these are very large and powerful pieces of equipment, and it is not possible to bring many more machines.

The strengthening of the defense walls was a wise decision because the lava from this eruption is very fluid and flows quickly. People had assumed that this situation could happen and the preparations were made accordingly. This means that the response had to be faster this time than often before.

The workers on the defense walls are now going to wait and see how the eruption will proceed. When previous eruptions ended, they worked to build roads over the newly flowed lava. This generally takes about 1-2 weeks from the end of the eruption until it is possible to take construction equipment into the lava. It depends on how thick or thin the lava is.

Source : Iceland Monitor.

With the defense walls ready to face the lava, the only risk for the Svartsengi power station and the Blue Lagoon is if new eruptive fissures open beyond the defense walls, close to the infrastructures, as this happered in Grindavik in January 2024, burning several houses.

Des vagues de chaleur toujours plus nordiques, mais tout le monde s’en fiche // Heatwaves going north, but nobody cares

Comme je l’ai écrit dans des articles précédents, le monde a connu son été le plus chaud de son histoire et les États-Unis ont connu cette année leur deuxième période janvier-juillet la plus chaude jamais enregistrée sur la partie continentale du pays. C’est ce que vient d’indiquer la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Le 1er septembre, plus de 21 000 records quotidiens de chaleur avaient été enregistrés à travers le pays depuis le début de l’année.
La hausse anormale des températures cet été s’est propagée bien au-delà du pays, jusqu’au nord du cercle polaire arctique. Au nord, les régions voisines des États-Unis ont également ressenti la chaleur. Norman Wells, au Canada, n’est qu’à 150 km du cercle arctique. La ville a frôlé les 37 °C en juillet, et la région a connu les températures les plus chaudes jamais enregistrées aussi loin au nord du Canada.
La chaleur favorise le développement des incendies de forêt au Canada, qui a dû faire face à une saison d’incendies battant tous les records. La fumée des quelque 5 000 foyers, comme celui qui a eu lieu près du Grand lac de l’Ours, aura probablement des effets considérables sur la santé des gens. De plus, la fumée des incendies freine les rayons du soleil, ce qui ralentit la fonte des glaces, mais lorsque les particules de fumée tombent sur la glace, elles font chuter l’albédo, ce qui augmente la quantité d’énergie absorbée à la surface et accélère la fonte.
Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que la chaleur inhabituelle de cette année s’est propagée beaucoup plus au nord. Comme je l’ai déjà expliqué, au Svalbard, Longyearbyen (78 degrés de latitude nord) a connu une température maximale de plus de 20 °C le 11 août 2024, battant un record pour cette date. Le record a de nouveau été battu le lendemain. La ville se trouve à seulement 1 280 km du pôle Nord.
Une étude publiée dans la revue Nature nous rappelle que l’Arctique se réchauffe près de quatre fois plus vite que le reste de la Terre, un phénomène connu sous le nom d' »amplification arctique ». Les auteurs de l’étude ont analysé la période 1979-2021. Ils expliquent que le réchauffement de l’Arctique a entraîné une diminution significative de l’étendue de la banquise. Cet été, des modèles informatiques ont révélé des pertes historiques. La NASA affirme que l’étendue minimale de la banquise arctique a diminué d’environ 12 % par décennie.
Le réchauffement de l’Arctique a également contribué à l’élévation du niveau de la mer qui a inondé le pergélisol entourant l’océan Arctique. Les scientifiques tentent d’estimer la quantité de gaz à effet de serre que le permafrost pourrait libérer en dégelant.
Le National Snow and Ice Data Center (NSIDC) a publié quelques informations supplémentaires sur la banquise dans l’Arctique pendant l’été 2024. L’étendue de cette banquise au 18 août était de 5,20 millions de kilomètres carrés. Cela signifie qu’elle était de 1,98 million de kilomètres carrés inférieure à la moyenne de 1981 à 2010 et de 540 000 kilomètres carrés supérieure à celle de 2012, le record le plus bas pour cette période de l’année. Au cours de la première quinzaine d’août, la glace a principalement reculé dans le nord de la mer de Beaufort et dans la mer de Sibérie orientale. Elle a également en grande partie disparu dans le passage du Nord-Ouest, tandis qu’elle est restée dans la mer des Tchouktches, le long de la route maritime du Nord.
Source : NOAA, NSIDC.

Source: NSIDC

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As I put it in previous posts, the world experienced its hottest summer ever and the United States went through its second warmest January-July period on record this year, measured as the average contiguous U.S. temperature, according to the National Oceanic and Atmospheric Administration. As of September 1st, more than 21,000 daily record highs had been recorded across the country for the year to date

Anomalous summer warming has spread well beyond the country, nudging as far north as the Arctic Circle. Neighbours to the north of the U.S. have been feeling the heat, too. Norman Wells, Canada, is only 150 km from the Arctic Circle. The town approached 37°C in July, and the area had the hottest Canadian temperatures on record that far north in the country.

The heat is fueling wildfires in Canada, which had to face a record-breaking wildfire season. Smoke from the 5,000 or so fires, like the one near Great Bear Lake, will likely have far-reaching effects on people’s health. Moreover, smoke from the fires reduce the incoming solar energy, slowing ice melt, but when the smoke particles fall onto the ice, they lower the albedo, which increases the amount of energy absorbed at the surface and increases ice melt.

What is still more worrying is that this year’s unusual heat has spread even farther northward. As I put it before, in Svalbard, Longyearbyen (78 degrees latitude) hit a high of over 20°C on August 11th, 2024 to break a record for the date. The temperature record was again broken the next day. The town is only 1,280 km from the North Pole.

A study published in the journal Nature reminds us that the Arctic is warming nearly four times faster than Earth’s average, a phenomenon known as « Arctic amplification. » The authors of the study analyzed the period 1979 – 2021. They explain that the Arctic’s warming has caused significant declines in sea ice extent. This summer, computer models have revealed historic losses. NASA says the minimum extent of Arctic sea ice has dropped by about 12% per decade.

Arctic warming has also helped raise sea levels, which have inundated the permafrost surrounding the Arctic Ocean. Scientists are trying to estimate the amount of heat-trapping gases the permafrost could release as it thaws.

The National Snow ans Ice Data Center (NSIDC) has released some details about sea ice in the Arctic during the summmer 2024. Arctic sea ice extent as of August 18 was 5.20 million square kilometers. It was 1.98 million square kilometers below the 1981 to 2010 average and 540,000 square kilometers above 2012, the record low for this time of year. During the first half of August, the ice primarily retreated in the northern Beaufort Sea and in the East Siberian Sea. The ice also mostly cleared out of the Northwest Passage, whereas it remained in the Chukchi Sea, along the Northern Sea Route.

Source : NOAA, NSIDC.

Hawaï : Un LiDAR au HVO // Hawaii : A LiDAR at HVO

De nos jours, le LIDAR est un instrument précieux dans le domaine de la cartographie topographique. Acronyme de l’anglais LIght Detection And Ranging, autrement dit « détection et télémétrie par la lumière  », c’est une technologie de télédétection qui utilise des faisceaux laser pour mesurer des distances et des mouvements précis en temps réel.

Les données LiDAR permettent de générer un large éventail de supports, des cartes topographiques détaillées aux modèles 3D précis pour guider en toute sécurité un véhicule autonome dans un environnement en perpétuel mouvement. La technologie LiDAR est également utilisée pour évaluer les dangers et les catastrophes naturelles comme les coulées de lave, les glissements de terrain, les tsunamis et les inondations.

L’Observatoire des volcans d’Hawaï (HVO) dispose désormais de son propre système LiDAR, ce qui permettra aux scientifiques de disposer de données cartographiques plus fréquemment qu’auparavant.

Le LiDAR fonctionne en émettant plusieurs milliers d’impulsions laser par seconde, puis en enregistrant avec précision les temps de retour des ondes lumineuses une fois qu’elles ont été réfléchies par différentes surfaces dans l’espace tridimensionnel. Sur les volcans hawaïens,il s’agit le plus souvent de surfaces de coulées de lave. Les temps de retour permettent de calculer automatiquement les distances par rapport à ces surfaces, tout en fournissant leurs coordonnées X, Y et Z lorsque la position de l’instrument est connue avec précision. La compilation de toutes les mesures donne naissance à un « nuage de points » qui décrit la zone étudiée.
Les systèmes LiDAR sont complexes et donc coûteux. C’est la raison pour laquelle les études antérieures sur l’île d’Hawaï ne pouvaient être effectuées qu’en fonction de la disponibilité des fonds et des organismes possédant cet équipement. La situation a changé avec l’adoption de la loi de 2019 sur les crédits supplémentaires pour les secours en cas de catastrophe (Additional Supplemental Appropriations for Disaster Relief Act) par le Congrès américain, ce qui a fourni au HVO les fonds nécessaires pour acheter un système LiDAR. Le nouvel outil est un LiDAR aéroporté Riegl VUX-120 qui peut être monté sur un hélicoptère et permet de réaliser des relevés de zones plus étendues qu’un système terrestre traditionnel.
L’instrument est arrivé en pièces détachées en novembre 2022. Il a été monté et est devenu opérationnel grâce à la collaboration de l’Université d’Hawaï et de l’armée américaine. Les travaux de montage ont été achevés en août 2024.
Un technicien de l’armée américaine est venu au HVO en septembre pour montrer au personnel comment utiliser le VUX-120 et donner des conseils lors de sa première utilisation. Le LiDAR a effectué avec succès son premier vol le 5 septembre à bord d’un hélicoptère sous lequel il avait été monté. Il a été décidé de survoler la zone de l’éruption du 3 juin sur le rift sud-ouest du Kilauea. Ce premier vol a été un succès complet.
Les données ont été capturées avec une densité d’environ 60 points par mètre carré, ce qui a permis la réalisation d’un modèle topographique de haute précision de la zone de l’éruption du 3 juin. La qualité des données pourra être améliorée à l’avenir, ce qui est particulièrement important lorsqu’il s’agit d’évaluer les risques volcaniques.
Le HVO continue de s’appuyer sur des relevés photographiques pour établir une cartographie rapide de la topographie lors des éruptions, mais le VUX-120 fournira des ensembles de données plus précis lorsque le HVO disposera de suffisamment de temps pour effectuer les relevés. Cela n’a pas été possible lors de la récente et brève éruption dans la Middle East Rift Zone du Kīlauea.
Source : USGS / HVO.

Image du haut : un instantané du nuage de points du vol d’essai LiDAR du HVO du 5 septembre le long de la zone de rift sud-ouest du Kīlauea. Les points sont affichés en vraies couleurs grâce à une caméra intégrée au système LiDAR. La largeur de cette vue s’étend sur environ 440 mètres.
Image du bas : presque la même vue depuis un survol en hélicoptère du HVO le 6 février.

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Today, LIDAR is a valuable tool in the field of topographic mapping. Acronym for LIght Detection And Ranging, it is a remote sensing technology that uses laser beams to measure precise distances and movements in real time. LiDAR data can be used to generate a wide range of media, from detailed topographic maps to precise 3D models to safely guide an autonomous vehicle in a constantly moving environment. LiDAR technology is also used to assess hazards and natural disasters such as lava flows, landslides, tsunamis and floods.

The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) now has a LiDAR system of its own to generate mapping products more frequently than ever before. The LiDAR operates by emitting many thousands of laser pulses per second, then recording the precise return times of the light waves after reflecting off different features in three-dimensional space. On Hawaiian volcanoes, these features are usually the surfaces of lava flows. The return times are used to automatically calculate distances to those features, providing their X, Y and Z coordinates when the instrument’s position is precisely known. Compiling all the individual measurements results in a “point cloud” depicting the surveyed area.

LiDAR systems are complex, and therefore expensive, so prior surveys on Hawaiʻi Island could only be conducted when permitted by the availability of funding and collaborators. That changed with passage of the Additional Supplemental Appropriations for Disaster Relief Act of 2019 by U.S. Congress, providing HVO with funds to purchase a LiDAR system. The new tool is a Riegl VUX-120 airborne LiDAR system which is mountable to a helicopter and enables surveys of more expansive areas than a terrestrial system.

The instrument arrived unoperational in November 2022. It was mounted and became operational thankds to the collaboration of the University of Hawaiʻi and the U.S. Army. The setup work was completed in August 2024.

A U.S. Army technician visited the Observatory in September to teach staff how to use the VUX-120 and assist during its first operation. The system successfully completed its first flight on September 5th aboard a helicopter to the belly os which the LiDAR had been mounted. It was decided to survey the vicinity of the June 3rd Kīlauea Southwest Rift Zone eruption. This first flight was a complete success.

Data were captured at a density of about 60 points per square meter, enabling the construction of a high-accuracy digital elevation model of the June 3rd eruption vicinity. Some lessons were learned to further improve data quality in the future, which is especially important when the resulting models might be used for assessments of volcanic hazards.

HVO continues to rely on photographic surveys for rapid-response mapping of topography during eruptions, but the VUX-120 will provide more definitive datasets when time allows for its slightly longer-duration surveys, which were not possible during the recent brief Kīlauea middle East Rift Zone eruption.

Source : USGS / HVO.

Asie : on ne touche pas aux glaciers ! // Asie : don’t meddle with the glaciers!

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, les glaciers – de l’Himalaya, en particulier – sont le château d’eau de l’Asie et leur fonte à cause du réchauffement climatique d’origine anthropique serait désastreuse pour des centaines de millions de personnes.
En Asie centrale, le Kirghizistan est l’un des pays sous la menace du réchauffement climatique. Bordé par le Kazakhstan, la Chine, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, il est plus loin de la mer que les autres pays et tous ses cours d’eau coulent dans des systèmes fermés qui n’atteignent pas la mer. La région montagneuse du Tian Shan couvre plus de 80 % du pays (le Kirghizistan est parfois appelé «la Suisse de l’Asie»), le reste étant constitué de vallées et de plaines. Les glaciers sont des sources cruciales d’eau douce et jouent un rôle important dans la sécurité alimentaire du Kirghizistan, car l’eau de fonte des glaces est utilisée pour l’irrigation et l’agriculture.
Le Kirghizistan a ouvert une enquête criminelle suite à la destruction d’un glacier par une entreprise privée. Cela montre les inquiétudes du pays face au risque de pénuries d’eau en Asie centrale. Les glaciers constituent une source vitale d’eau douce au Kirghizistan qui en héberge des milliers. Cependant, la hausse des températures due au réchauffement climatique et aux opérations minières les met en danger.
Une partie d’un glacier dans le sud de la région d’Osh a été détruite lorsqu’une entreprise privée a ouvert illégalement une route permettant l’accès à une mine de charbon dans la région, de toute évidence en collusion avec une entreprise publique. Suite à ces travaux entrepris dans la clandestinité, une superficie de 9 392 mètres carrés a été détruite. Une enquête pénale a été ouverte pour violation des règles de sécurité environnementale et « abus de position officielle ».
Source : AFP, Wikipedia.

Source: Wikipedia

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As I put it before, glaciers – especially in the Himalayas – are the water tower of Asia and their melting because of human-caused global warming would be a disastrous for hundreds of millions of people.

In Central Asia, Kyrgyzstan is one of these countries. Bordering Kazakhstan, China, Tajikistan and Uzbekistan, it is farther from the sea than any other individual country, and all its rivers flow into closed drainage systems which do not reach the sea. The mountainous region of the Tian Shan covers over 80% of the country (Kyrgyzstan is occasionally referred to as « the Switzerland) with the remainder made up of valleys and basins. Glaciers are crucial sources of freshwater and play an important role in Kyrgyzstan’s food security, as melting ice is used for irrigation and agriculture.

Kyrgyzstan has opened a criminal probe into the destruction of glacial ice by a private company, a move that shows the country’s concerns over water shortages in the Central Asian. Glaciers provide a vital source of freshwater in Kyrgyzstan which is home to thousands of them. However, rising temperatures due to global warming and mining operations are putting them at risk.

The glacial ice in the southern Osh region was destroyed when a private company illegally built a road to a coal mine in the area, allegedly in collusion with a state-owned firm. As a result of the illegal actions of the private company, glaciers and soil spanning an area of 9,392 square metres were destroyed. Prosecutors said they had opened a criminal case into environmental safety violations and the « abuse of an official position. »

Source : AFP, Wikipedia.