Vidéo de l’éruption du Kilauea en 2018 // Video of the Kilauea 2018 eruption

L’USGS vient de diffuser une petite vidéo résumant l’éruption du Kilauea en 2018. Malheureusement, la qualité n’est pas très bonne. La lave présente des couleurs terrnes et les images sont parfois surexposées.

L’USGS nous rappelle que le 3 mai 2018, une première fissure a déchiré le sol dans la subdivision des Leilani Estates, dans le district de Puna. Volcan le plus actif du monde, le Kilauea était en éruption depuis des décennies, mais les mois suivants ont montré la plus grande activité éruptive observée depuis des siècles. (Nous sommes en Amérique, le pays des superlatifs. L’Etna avec ses brefs paroxysmes ne saurait soutenir la comparaison!)

Une grande partie du document se concentre sur les Leilani Estates, dans la Lower East Rift  Zone du Kilauea , et sur la Highway 132, avec des images qui n’ont jamais été montrées au public.

 Plus de 60000 secousses sismiques ont été enregistrés au cours de l’éruption qui a duré environ quatre mois. Près de 37 kilomètres carrés de terres dans le district de Puna a été envahis par la lave avant que l’activité commence à se calmer en août et septembre 2018.

Le Kilauea a vomi un milliard de mètres cubes de lave pendant cette période. Plus de 700 structures ont détruites par l’éruption, dont beaucoup de maisons.

La destruction, cependant, a également agrandi l’île d’Hawaii de 3,5 kilomètres dans s partie orientale avec l’entrée de lave dans l’océan.

Voici le lien de la vidéo. Les Américains ne sont pas les meilleurs vidéastes au monde!

https://youtu.be/h5JJ5ujrbKo

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USGS has just released a short video summarizing Kilauea’s 2018 eruption. Unfortunately, the quality is not that good, with the dull colour of the lava due to the frequent overexposure of the film.

USGS reminds us that on May 3rd, 2018, the Kilauea eruption opened up its first fissure underneath the Leilani Estates Subdivision in Puna.

The most active volcano in the world, Kīlauea had been erupting for decades, but the next several months would be characterized by the volcano’s most explosive activity in centuries. (We are in America, the land of superlatives. Mt Etna with its short-lived paroxysms cannot compare with Kilauea!)

Much of the footage includes images from Leilani Estates, the Lower East Rift Zone, and Highway 132 that have never before been released to the public.

More than 60,000 earthquakes were recorded over the approximately four-month eruption, and a total of nearly 37 square kilometres of land in the Puna District was inundated by lava before activity began to quell in August and September of 2018. The volcano released a total of 1 billion cubic metres of lava over that time.

More than 700 structures were lost to the eruption, many of them homes.

The destruction, however, also brought creation, as 3.5 square kilometres of new land developed in East Hawaii due to lava entering the ocean.

Here is the link to the video. Americans are not the best videographers in the world!

https://youtu.be/h5JJ5ujrbKo

La lave envahit les Leilani Estates (Crédit photo : USGS)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Suite à une augmentation de la sismicité et de la déformation de l’édifice volcanique, le niveau d’alerte pour le Laguna del Maule (Chili) est passé de Vert à Jaune le 22 février 2021. Le niveau d’alerte avait déjà été relevé à la couleur Jaune en juin 2020 avant d’être abaissé au Vert en novembre.

533 séismes volcano-tectoniques (VT) et une déformation de 2,3 cm au cours des 30 derniers jours ont été enregistrés à la station la plus proche du centre de déformation.

Source: SERNAGEOMIN.

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La situation est inchangée sur le Kilauea (Hawaï). L’activité reste concentrée dans le cratère de l’Halema’uma’u. La lave est émise par une bouche sur le côté nord-ouest du cratère. Dans sa partie Ouest, la surface active du lac de lave a une profondeur de 216 m et ne peut toujours pas être vue depuis la terrasse d’observation. La partie Est du lac présente une croûte solidifiée et inactive. Les émissions de SO2 restent élevées mais continuent de diminuer. Les dernières mesures du 22 février ont révélé 600 tonnes par jour.

Source: HVO.

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Le KVERT indique qu’une éruption latérale a commencé sur le versant nord-ouest du Klyuchevskoy (Kamtchatka) le 17 février 2021, avec un risque de coulées de boue pour le village de Kyuchi. Deux bouches éruptives se sont ouvertes à une altitude d’environ 2,5 à 2,7 km près du glacier Erman, avec des coulées de lave issues des cratères. Le 23 février, la fonte du glacier a entraîné la formation d’un lahar le long de la rivière Krutenkaya, à environ 7 km à l’est du village de Klyuchi. Les émissions de gaz et de vapeur se sont poursuivies le 24 février. La couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange le 24 février car l’activité actuelle pourrait affecter le trafic aérien.

Source: KVERT.

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L’Etna (Sicile) a connu 6 crises éruptives ces derniers jours. Elles se produisent à intervalles relativement réguliers. Le déroulement est toujours le même : hausse du tremor ; apparition de fontaines de lave de plusieurs centaines de mètres de hauteur dans le Cratère Sud-Est ; débordements et coulées vers la Valle del Bove et vers le sud-ouest. Les deux derniers « paroxysmes » ont eu lieu les 22 et 24 février 2021.

Selon mes calculs, si un nouvel événement devait avoir lieu, il se produirait le 26 février – c’est-à-dire aujourd’hui – vers la mi journée. Reste à savoir si Mamma Etna aura envie de s’offrir à nouveau en spectacle…

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Au Guatemala, l’activité strombolienne a augmenté sur Pacaya le matin du 20 février 2021, puis a fluctué tout au long de la journée. Des panaches de cendres se sont élevés à 450 m au-dessus du cratère. On a observé des fontaines de lave s’élevant de 300 à 400 m tandis que des matériaux étaient éjectés jusqu’à 500 m du cratère. La coulée de lave sur le flanc S a atteint 1,1 km. Les explosions stromboliennes se sont poursuivies les 21 et 22 février, provoquant des retombées de cendres dans les zones sous le vent.

Toujours au Guatemala, on enregistre en moyenne 4 à 12 explosions par heure sur le Fuego, avec des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Les ondes de choc font vibrer les bâtiments autour du volcan. Les avalanches de blocs descendent dans plusieurs ravines, atteignant souvent la végétation. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent.

Source: INSIVUMEH.

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En Indonésie, le dôme de lave de 2021 en dessous de la lèvre SO du Merapi, ainsi le nouveau dôme de lave dans le cratère sommital, continuent de croître. Le volume du dôme de 2021 était estimé à 397 500 mètres cubes le 17 février 2021, avec une croissance d’environ 25 200 mètres cubes par jour; il mesurait 258 m de long, 133 m de large et 30 m de haut.

Le dôme de lave du sommet était estimé à 426 000 mètres cubes, avec une croissance d’environ 10 000 mètres cubes par jour; il mesurait 160 m de long, 120 m de large et 50 m de haut.

Source : VSI.

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Une moyenne quotidienne de 71 explosions est enregistrée sur le Sabancaya (Pérou). Les panaches de gaz et de cendres s’élèvent jusqu’à 3 km au-dessus du sommet. Dix anomalies thermiques ont été identifiées sur le dôme de lave dans le cratère sommital dans les données satellitaires.

Source : IGP.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

 Due to an increase in seismicity and deformation of the volcanic edifice, the alert level for Laguna del Maule (Chile) was raised from Green to Yellow on February 22nd, 2021. The alert level had already been raised to Yellow in June 2020 before being lowered to Green in November.

533 volcano-tectonic (VT) earthquakes and deformation rate of 2.3 cm over the past 30 days have been recorded at the station closest to the centre of deformation.

Source : SERNAGEOMIN.

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The situation is unchanged at Kilauea (Hawaii). Lava activity is confined to Halema’uma’u with lava erupting from a vent on the northwest side of the crater. The western active surface of the lava lake is 216 m deep and cannot be seen from the observation terrace. The eastern portion of the lake has a stagnant and solidified surface crust. SO2 emission rates remain elevated but keep decreasing. The latest measurements on February 22nd  revealed 600 t/day.

Source : HVO.

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KVERT indicates that a flank eruption began on the northwestern slope of Klyuchevskoy (Kamchatka) on February 17th, 2021, with a danger of mudflows for the Kyuchi village.

Two eruptive vents opened at an altitude of about 2.5 – 2.7 km near the Erman glacier, with lava flows emerging from the craters. The melting of the glacier led to the formation of a lahar along the Krutenkaya River, about 7 km east of the Klyuchi village on February 23rd .

Moderate gas-steam activity of the volcano continued on February 24th.

The Aviation Colour Code was raised to Orange on February 24th as this activity could affect air traffic..

Source: KVERT.

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Mt Etna (Sicily) has gone through 6 eruptive crises in recent days. They occur at relatively regular intervals. The process is always the same: rise of the tremor; lava fountains several hundred meters high in the Southeast Crater; lava overflows and flows towards the Valle del Bove and towards the south-west. The last two « paroxysms » took place on February 22nd and 24th, 2021.

According to my calculations, if a new event were to take place, it would occur today February 26th around midday.

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In Guatemala, strombolian activity increased on Pacaya on the morning of February 20th, 2021 but fluctuated throughout the day. Ash plumes rose 450 m above the crater. Lava fountains were visible rising 300-400 m and material was ejected as far as 500 m from the crater. The lava flow on the S flank lengthened to 1.1 km. Strombolian explosions continued during  February 21st and 22nd, causing ashfall in downwind areas.

Still in Guatemala, an average of 4-12 explosions is recorded per hour at Fuego, generating ash plumes as high as 1.1 km above the crater. Shock waves rattle buildings around the volcano. Block avalanches descend several drainages, often reaching the vegetation. Ashfall has been reported in several downwind areas.

Source : INSIVUMEH.

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In Indonesia, the 2021 lava dome just below Merapi’s SW rim and the new lava dome in the summit crater both continue to grow. The volume of the 2021 dome was estimated at 397,500 cubic metres on February 17th, 2021, with a growth rate of about 25,200 cubic metres per day; it was 258 m long, 133 m wide, and 30 m high.

The summit lava dome was an estimated at 426,000 cubic metres, with a growth rate of about 10,000 cubic metres per day; it was 160 m long, 120 m wide, and 50 m high.

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A daily average of 71 explosions is recorded at Sabancaya (Peru). Gas-and-ash plumes rise as high as 3km above the summit. Ten thermal anomalies originating from the lava dome in the summit crater were identified in satellite data.

Source: IGP.

Image webcam du dernier paroxysme de l’Etna le 24 février 2021

Le flanc sud du Kilauea (suite) // Kilauea Volcano’s south flank (continued)

Dans une note publiée le 4 septembre 2018, j’expliquais que la partie visible du Kilauea ne représente qu’une petite partie de l’édifice volcanique. Une grande partie du volcan se trouve sous la mer.
Au fur et à mesure que le volcan se développe au rythme de son activité, la partie sous-marine du flanc sud glisse lentement vers le sud. Ce déplacement est ponctué de séismes qui durent quelques secondes – comme celui de magnitude M 6,9 enregistré le 4 mai 2018 – et de glissements de terrain qui s’étalent sur plusieurs jours ou semaines.

Bien que la partie sous-marine du flanc sud du Kilauea soit une partie importante du volcan, son mouvement est beaucoup plus difficile à contrôler que la partie qui se trouve au-dessus du niveau de la mer. Bien que l’on soit en mesure d’enregistrer des séismes se produisant sous le flanc sud, seuls les plus significatifs et les plus proches du littoral sont bien captés par le réseau sismique.
Pour mieux comprendre ce qui se passe à l’intérieur du flanc sud du Kilauea et déterminer son impact sur l’éruption, un groupe de scientifiques a déployé au mois de juillet 2018 12 sismomètres sur le plancher océanique du flanc sud du Kilauea. Les sismomètres ont été positionnés sur tout le flanc sud pour que les séismes en bordure de ce versant puissent être enregistrés eux aussi, afin de voir si le champ de contrainte au large s’est modifié. Ils ont également été positionnés sur la zone de répliques du séisme de M 6.9 pour mieux comprendre cet événement, et près de l’entrée en mer de l’éruption dans la Lower East Rift Zone pour étudier la progression de la lave et sa pénétration dans l’eau.

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Dans un nouvel article, l’Observatoire des volcans d’Hawaiis (HVO) nous donne plus de détails sur les dernières observations du flanc sud du Kilauea.

Le mouvement du flanc sud qui a accompagné le séisme de M 6.9 en 2018 a été causé par des mouvements du sol sous la surface de l’océan, à des profondeurs de 6 à 9 kilomètres, à l’interface entre le volcan et le plancher océanique. Cette interface est connue sous le nom de « faille de détachement. »

Pendant l’éruption de Pu’uO’o-Kupaianaha de 1983 à 2018 et avant le séisme M6.9 de 2018, la vitesse moyenne de déplacement du flanc sud du Kilauea était d’environ 7,5 cm par an. Le flanc peut se déplacer plus vite ou plus lentement, selon la période et le type d’activité sur le volcan. Cette vitesse peut varier, mais elle reste souvent stable pendant les éruptions de longue durée, avec des changements à court terme lors d’intrusions magmatiques majeures dans le rift et de séismes lents.

Depuis la fin de l’activité éruptive en 2018, on a observé au cours des derniers 36 mois une dizaine de centimètres d’ajustements le long du flanc sud du Kilauea. Ce réajustement était à prévoir et il n’y a pas de quoi s’inquiéter.

Le déplacement du flanc sud du Kilauea qui a suivi le séisme de M6.9 du 4 mai 2018 a été causé par l’intrusion magmatique dans l’East Rift Zone du volcan car le magma a exercé une pression sur le flanc sud. Le volcan s’est réajusté après ces deux événements.

Suite au séisme et à l’éruption observés en 2018, l’East Rift Zone du Kilauea a montré une inflation correspondant à l’apport de magma dans la chambre superficielle du volcan.

Au début de l’éruption sommitale en décembre 2020, la partie supérieure de l’East Rift Zone a commencé à montrer des signes de contraction. Les stations GPS situées le long des parties supérieure et médiane de la zone de rift ont commencé à se déplacer vers le nord, ce qui est rare sur une échelle de temps aussi courte.

La réaction du flanc sud du Kilauea aux variations de pression magmatique a été étudiée au cours des  éruptions et intrusions précédentes. Par exemple, l’intrusion de la «Fête des Pères» en 2007 a également conduit à une légère contraction de la zone de rift suite à l’intrusion magmatique et à l’éruption qui a suivi.

Il est courant de voir des déplacements de failles significatifs après de puissants séismes. Le flanc sud du Kilauea a été le site de cinq séismes de magnitude M 4,0 ou plus au cours de l’année écoulée. Le séisme M 4.1 du 1er février 2021, sous le flanc sud, est l’un des cinq et il a été ressenti sur la Grande Ile d’Hawaï. Ces séismes sont provoqués par le déplacement brusque de la faille de détachement vers le sud-est au-dessus de la croûte océanique.

Source : USGS/ HVO.

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In a post released on September 4th, 2018, I explained that the visible part of Kilauea makes up only a small portion of the total volcano. Much of the volcano lies beneath the sea.

As the volcano grows, this underwater region of the south flank creeps slowly to the south, moving in fits and starts with earthquakes that last seconds (such as the May 4th M 6.9 event) and in slow slip events, which last for days or weeks.

Although Kilauea’s submarine south flank is a major part of the volcano, its motion is much harder to monitor than the part above sea level. While we can record earthquakes occurring beneath the flank, only the largest, and those closest to shore, are well-captured by the seismic network.

To better understand what is going on within Kilauea’s south flank and help determine how it has been affected by the eruption, a group of scientists deployed 12 ocean bottom seismometers in July 2018 on the submarine Kilauea south flank. Seismometers were positioned over the whole south flank so earthquakes associated with the edges of the flank could be recorded to see if the offshore stress field has changed. They also were positioned on the M6.9 aftershock zone to try to better understand that earthquake, and near the LERZ eruption ocean entry to study how lava enters the water and progresses downslope.

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In a new article, the Hawaiian Volcanoes Observatory (HVO) gives us more details about the latest observations of Kilauea’s south flank.

The south flank motion resulting from the M6.9 quake in 2018 was caused by motion deep below the surface, at depths of 6 to 9 kilometres, at the interface between Kilauea Volcano and the ocean floor. This interface is known as a décollement or detachment fault…

During the 1983–2018 Pu’uO’o-Kupaianaha eruption, and prior to the 2018 M6.9 earthquake, the average rate of motion on Kīlauea’s south flank was around 7.5 cm per year. The flank can move faster or slower, depending on the time period and type of activity on the volcano. Rates can be variable but often remain near-constant during long-duration eruptions, with short-term changes during major rift intrusions and slow-slip earthquakes.

Since the activity in 2018, there has been roughly 10 centimetres of adjustments along Kilauea’s south flank surface in the last two and a half years. This amount is to be expected and is nothing to be alarmed about.

The motion following the 2018 M6.9 earthquake and eruptive activity was caused by the magmatic intrusion in Kilauea’s East Rift Zone exerting pressure on the south flank. The volcano adjusts after the combined effects of both the intrusion along the East Rift Zone and the large earthquake.

Following the M6.9 earthquake and 2018 eruption, Kilauea’s East Rift Zone had been showing inflation consistent with magma supply to the volcano’s shallow magma storage system. However, at the start of Kilauea’s ongoing summit eruption in December 2020, the upper portion of the East Rift Zone started to show signs of contraction. GPS stations along the upper and middle parts of the rift zone started to move northward, which is a rare occurrence on such a short timescale.

Kilauea’s south flank’s response to changing magma pressure has been studied extensively through many previous eruptions and intrusions. For example, the 2007 middle East Rift Zone “Father’s Day” intrusion also led to a slight contraction of the rift zone following the intrusion and subsequent eruption.

It is also common to see elevated rates of motion on faults after large earthquakes. Kilauea’s south flank was the site of five earthquakes of magnitude M 4.0 or greater in the past year. The M 4.1 earthquake on February 1st, 2021, beneath the south flank is one of the five and it was felt across the Island of Hawaii. These earthquakes happen in response to abrupt motion of the detachment fault which moves to the southeast over the oceanic crust.

Source: USGS / HVO

Le schéma illustre le mouvement du flanc sud du Kilauea ainsi que l’emplacement des séismes et de leurs répliques. La faille représentée sur le schéma est la faille de détachement (ou décollement). On peut voir que l’intrusion d’un dyke dans la Lower East Rift Zone en 2018 a exercé une pression sur le flanc sud du volcan (Source : USGS)

Kilauea (Hawaii) : Un “lac de lave” dans le cratère de l’Halema’uma’u ? // A “lava lake” within Halema’uma’u Crater ?

Pour ceux qui ont eu la chance de voir les lacs de lave dans le Pu’uO’o ou dans l’Halema’ma’u avant l’éruption de 2018, ou ailleurs dans le monde (Nyiragongo, Erta Ale, par exemple), la lave qui mijote actuellement dans l’Halema’uma’u ne ressemble guère à un lac de lave. C’est plus une accumulation de lave qu’un lac. A mes yeux, un lac de lave n’est pas inerte ; sa surface se déplace, animée par des courants de convection, alors que rien de tel ne se produit actuellement au fond de l’Halema’uma’u. Comme je l’ai déjà écrit, il se peut que de tels mouvements apparaîtront si la surface de la lave s’élève au-dessus de la bouche d’alimentation, ce qui n’est pas le cas en ce moment.

Le HVO vient de publier une bonne image thermique de ce qu’il appelle un“lac de lave”. L’image thermique date du 1er février et a été prise lors d’un survol en hélicoptère. On peut voir que la partie orientale de la surface de l’accumulation de lave est solidifiée et que la surface active se limite principalement au côté ouest. Néanmoins, la lave parvient parfois à se frayer un chemin le long de la bordure orientale du lac. La partie ouest du pseudo lac est ‘perchée’ à plusieurs mètres au-dessus de sa base et est maintenue en place par un rempart de lave solidifiée. L’alimentation en lave se fait par une bouche sur le côté nord-ouest du cratère. Un débordement significatif a réussi à rompre la partie nord du rempart et s’est écoulé le long de la bordure nord du “lac” en direction de l’est. L’échelle de température est en degrés Celsius.

Au matin du 17 février 2020, la lave dans la partie active avait une profondeur d’environ 211 mètres. Il faudra que sa surface s’élève d’une cinquantaine de mètres pour qu’elle soit visible depuis la terrasse d’observation du Jaggar Museum. Ce n’est donc pas pour demain! Pour le moment, les inclinomètres au sommet du Kilauea ne montrent ni inflation ni déflation. Les émissions de SO2 atteignaient environ 1200 tonnes par jour le 16 février lors des dernières mesures, ce qui est inférieur à la quantité de gaz émis par le vrai lac de lave d’avant 2018. La sismicité reste élevée mais stable.

Source: USGS / HVO.

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To those who were lucky to see the previous lava lakes in Pu’uO’o or in Halema’ma’u before the 2018 eruption, or elsewhere in the world (Nyiragongo, Erta Ale, for instance), the current lava within Halema’uma’u hardly looks like a lava lake. It is moe an accumulation of lava than a lake. To my eyes a lava lake is moving, animated by convection currents, wheras no such thing is currently happening. As I put it before, movements might appear if the surface of the lava rises above the lava supplying vent, which is not the case right now.

HVO has just released a good thermal image of what it calls a lava lake. The thermal image dates back to February 1st and was taken during a helicopter overflight. One can see that he eastern part of the surface of the lava accumulation is solidified, with active surface lava mostly limited to the western side. Nevertheless, small ooze-outs of lava occasionally appear along the eastern lake perimeter. The western lake is perched several metres above its base, impounded by a levee of solidified lava. Lava erupts from a vent on the northwest side of the crater. A large overflow breached the northern levee and flowed along the northern lake margin towards the east. The temperature scale is in degrees Celsius.

As of the morning of February 17th, 2020, the lava in the western, active potion of the surface was about 211 metres deep. Its surface will have to rise by about 50 metres to become visible from the terrace of the Jaggar museum. This is not for tomorrow! At the moment, summit tiltmeters show neither inflation or deflation. SO2 emissions reached about 1,200 t/d  on Febryuary 16th, when the last measurements were made, which is below the range of emission rates from the pre-2018 real lava lake. Seismicity remains elevated but stable.

Source: USGS / HVO.

Source : USGS / HVO

Le lac de lave dans l’Halema’uma’u en 2015 (Crédit photo : HVO)

Lac de lave du Pu’uO’o en 2006 (Photo : C. Grandpey)