National Earthquake Information Center (Etats Unis)

drapeau francaisAux États-Unis, le National Earthquake Information Center (NEIC) – Centre National d’Information sur les Séismes – géré par l’USGS est situé à Golden, Colorado. Cet emplacement peut sembler assez surprenant dans la mesure où le Colorado n’est pas une région particulièrement exposée aux séismes. En fait, c’est la raison pour laquelle le Centre se trouve dans le Colorado! Le risque sismique relativement faible dans cet Etat, comparé à Hawaii, l’Alaska ou la côte ouest, en fait un lieu idéal de secours et de sauvegarde dans le cas où un puissant séisme ou une autre catastrophe naturelle perturbe un réseau sismologique local. En outre, il existe de vastes réseaux de télécommunications dans la région de Denver. Le NEIC profite de ces réseaux pour assurer une connectivité très fiable avec une énorme capacité de communication.
Le rôle du NEIC en tant que sauvegarde à distance a déjà prouvé son utilité. Par exemple, lors de l’ouragan Iselle, les systèmes de mesures de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) sont restés inopérationnels pendant plusieurs jours, période au cours de laquelle le NEIC a assuré la surveillance sismique que fait habituellement le HVO. Lors de cet événement, un poste temporaire a été installé pour surveiller le sommet du Kilauea. Les données transmises par cette station ont été recueillies par le NEIC à l’aide d’un modem radio cellulaire car le HVO ne pouvait plus communiquer, faute d’électricité. Quand Internet fonctionna de nouveau, les scientifiques du HVO basé à Hilo ont pu consulter les données à Golden et garder le contrôle du Kilauea.
En fait, le NEIC est beaucoup plus que juste une unité de secours et de sauvegarde pour les autorités locales. 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, le Centre enregistre les séismes dans le monde entier en utilisant un réseau mondial de sismomètres complété par des réseaux sismiques régionaux comme celui du HVO. Avec cette couverture mondiale, le NEIC est capable d’analyser les séismes dans le monde jusqu’à une magnitude de M 4,5 ou moins. Donc, quand un puissant séisme se produit au Japon, en Indonésie, au Népal ou ailleurs sur la planète, la magnitude et le lieu de l’événement tels qu’ils sont indiqués dans les bulletins d’information proviennent le plus souvent du NEIC.
Adapté d’un article publié par le HVO:
http://www.hawaii247.com/2015/06/11/volcano-watch-what-does-the-national-earthquake-information-center-have-to-do-with-hawaii/

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drapeau anglaisIn the United States, the USGS’ National Earthquake Information Center (NEIC) is located in Golden, Colorado. This location might look quite surprising as Colorado is not prone to earthquakes. Actually, this is the reason why the Center is in Colorado! The relatively low seismic risk in this state, compared to Hawaii, Alaska or the West Coast, makes it an ideal backup location in case a large earthquake or other natural disaster disrupts a local seismic network. In addition, there are major telecommunications networks across the Denver area. The NEIC takes advantage of these to ensure highly reliable connectivity with lots of communication capacity.

The role of the NEIC as remote backup has already proved its utility. For instance, during Hurricane Iselle, systems at the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) were down for several days, during which the NEIC backed up HVO’s earthquake monitoring operations. Besides, during the outage, a single temporary station was installed to monitor Kilauea’s summit. Data from this station was collected by the NEIC using a cell modem radio because HVO had no communications or power. When the Internet was available, HVO scientists based in Hilo could then see the data in Golden and keep track of Kilauea volcano.

But, the NEIC is much more than just a backup for the local authorities. 24 hours a day, 7 days a week, it monitors earthquakes worldwide using a global network of seismometers supplemented by regional seismic networks (like those operated by HVO). With this global coverage, the NEIC is able to analyze earthquakes worldwide down to about M 4.5 or less. So, when a large earthquake occurs in Japan, Indonesia, Nepal, or elsewhere in the world, the magnitude and location reported in the news are typically from the NEIC.

Adapted from an article released by the Hawaiian Volcano Observatory:

http://www.hawaii247.com/2015/06/11/volcano-watch-what-does-the-national-earthquake-information-center-have-to-do-with-hawaii/

Sismos

Quand les sismos du HVO sont en panne, le NEIC prend la relève.  (Photo:  C. Grandpey)

Construction du TMT sur le Mauna Kea (Hawaii): ça bloque toujours!

drapeau francaisUne nouvelle tentative de redémarrage de la construction du Thirty Meter Telescope(TMT) a échoué mercredi, après que les autorités hawaiiennes qui escortaient les véhicules des ouvriers se soient retrouvées face à des manifestants qui bloquaient la route d’accès au sommet du Mauna Kea. Des agents du Département des Ressources Naturelles (DLNR) et les ouvriers du TMT ont rebroussé chemin, affirmant que leur sécurité n’était pas assurée car la route était barrée par des rochers. Leur retrait faisait suit à plusieurs heures d’affrontements avec les autochtones, avec l’arrestation de 11 hommes et femmes, y compris plusieurs organisateurs. Les manifestants ont déclaré que le TMT profanerait une terre sacrée.
Le conseil d’administration du TMT a annoncé le 20 juin que la construction allait reprendre, un mois après que le gouverneur de l’Etat d’Hawaï ait annoncé une proposition de compromis qui inclurait l’accélération de la suppression d’un quart des 13 télescopes déjà présents sur le Mauna Kea, tout en permettant la construction du TMT. Avec les autorisations acquises après plus de sept ans de consultations publiques, le gouverneur a reconnu que l’équipe du TMT avait le droit de commencer la construction du télescope, mais les groupes hawaiiens contre le projet avait affirmé que le compromis ne répondait pas à leurs préoccupations .
Aucun travail n’a été fait sur le site depuis que la construction du TMT a été interrompue en avril, après l’arrestation de 31 manifestants.
Source: journaux hawaïens

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drapeau anglaisAn attempt to restart construction of the Thirty Meter Telescope (TMT) was blocked on Wednesday, after state authorities escorting construction vehicles clashed with protesters blockading the road to the summit of Mauna Kea volcano. Officers from Hawaii’s Department of Land and Natural Resources (DLNR), and construction workers for the TMT turned back from the summit, citing concerns for public safety after finding the road blocked by boulders.The withdrawal followed several hours of clashes with Native Hawaiian protesters blockading the road, culminating in the arrests of 11 men and women, including several protest organizers. The protestors have said the TMT would desecrate sacred land.
The TMT’s governing board announced on June 20th that construction would resume, a month after Hawaii’s governor announced a proposed compromise that would include accelerating the removal of a quarter of the 13 telescopes already on Mauna Kea, while allowing construction of the TMT to proceed. With all of its approvals and permits in place after more than seven years of public review, the governor acknowledged that the TMT team has the legal right to proceed with construction but the Hawaiian groups protesting the project had previously said the compromise would not address their concerns.
No work has been done at the site since construction was put on hold in April, following the arrest of 31 protesters.
Source: Hawaiian newspapers.

Petite histoire de traduction

Lorsque je rédige mes notes en anglais, je ne me réfère jamais aux traducteurs automatiques qui montrent de sérieuses lacunes. Je m’en étais rendu compte le jour où, ayant recours à Google Traduction, pour essayer de comprendre un rapport du VSI sur le Kawah Ijen, j’ai été surpris d’apprendre que le volcan souffrait de pertes vaginales… !

Histoire de voir si la situation s’était améliorée, j’ai soumis à Google Traduction une partie du rapport du HVO sur le Kilauea en date du 14 juin 2015. Voici le résultat, avec en couleur les passages les plus incohérents :

Résumé de l’activité: le volcan Kilauea continue à éclater à son sommet et de son Rift Zone Est. les taux de sismicité sont actuellement normale sous le sommet du Kilauea. Sur le site de l’éruption du Rift Zone Est, les flux de surface sont actifs au sein d’environ 8 km (5 miles) de Pu’u’Ō’ō. Au sommet, le lac de lave est toujours actif.
Sommet Observations: taux de sismicité sous le sommet du Kilauea étaient à des niveaux de fond au cours de la dernière journée. Sursauts épisodiques de tremblements sismiques associées à des périodes de projection vigoureuse au sein de l’Overlook évent continuer. La tendance d’inclinaison déflationniste qui a commencé le 12 Juin, inversé hier soir à environ 18 heures TVH, et inclinomètres dans le sommet a commencé à montrer inclinaison compatible avec sommet inflation. Depuis l’époque de l’inclinaison tour autour de la surface du lac de lave à l’intérieur de l’évent Overlook a augmenté et est actuellement d’environ 54 m (177 pi) sous le plancher actuel de Halema’uma’u, définie ici comme la nouvelle jante de l’Overlook évent. les taux d’émission de dioxyde de soufre ont varié entre 2,200-4,700 tonnes / jour pour la semaine se terminant le 9 Juin.

Voici une suggestion de traduction un peu plus compréhensible :

Résumé de l’activité : L’éruption du Kilauea se poursuit au sommet et sur l’East Rift Zone (ERZ)  [NDLR : Zone de Fracture Est]. Le niveau de sismicité est actuellement normal sous le sommet du Kilauea. Sur le site éruptif de l’ERZ, des coulées sont actives jusqu’à moins de 8 km (5 miles) du Pu’uO’o. Au sommet, le lac de lave est toujours actif.

Observations au sommet : La sismicité sous le sommet du Kilauea est restée à son niveau de base au cours de la journée écoulée. Des hausses épisodiques du tremor continuent ; elles correspondent à des périodes de fortes projections de lave (=spattering) à l’intérieur de l’Overlook Crater. La tendance au dégonflement (= à la déflation) qui a débuté le 12 juin s’est inversée hier soir vers 18 heures (heure locale) et les tiltmètres au sommet ont commencé à montrer une tendance inflationniste. A partir de cette inversion de tendance, la surface du lac de lave dans l’Overlook Crater a commencé à monter et se situe actuellement à environ 54 mètres sous le plancher de l’Halema’uma’u, en se référant à la nouvelle lèvre de l’Overlook Crater (NDLR : formée lors du débordement du lac). Les émissions de dioxyde de soufre se situent entre 2200 et 4700 tonnes par jour pour la semaine qui s’est terminée le 9 juin.

Il faut noter que les rapports du HVO (et de certains autres observatoires) sont rédigées dans un anglais dont la correction grammaticale laisse parfois à désirer. Il est vrai aussi que certains observatoires français montrent de sérieuses lacunes orthographiques…

Rencontres scientifiques à Hawaii (Etats Unis) // Scientific meetings at Hawaii (U.S.)

drapeau francaisDans les prochains jours, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) accueillera des scientifiques de Nouvelle-Zélande et d’Alaska pour des rencontres dans le cadre d’un accord de coopération scientifique et technologique. L’accent sera mis sur les impacts de trois risques volcaniques majeurs: les cendres volcaniques, les gaz volcaniques et les coulées de lave.
La mission du groupe de travail est de fournir des conseils aux personnes, entreprises et collectivités qui sont confrontées aux impacts potentiels de cendres volcaniques. Les scientifiques travaillent en étroite collaboration avec l’International Volcanic Health Hazard Network, réseau qui étudie les conséquences de l’activité volcanique sur la santé humaine. Ils s’efforcent de comprendre les impacts de la cendre volcanique sur l’agriculture, les infrastructures, l’approvisionnement en eau et la santé humaine. Il n’existe en fait que très peu de documents fiables sur les effets de la cendre volcanique sur ces secteurs essentiels de l’activité humaine. Le gouvernement néo-zélandais a permis à l’équipe scientifique de se rendre sur des sites où se sont produites récemment des éruptions explosives afin d’étudier comment les gens ont été affectés et comment ils ont réagi.
Les scientifiques néo-zélandais qui font partie du groupe de travail ont également effectué de nouvelles expériences en laboratoire pour examiner l’impact des chutes de cendre sur les appareils électroniques comme les ordinateurs et les unités de climatisation. Ils ont introduit un ordinateur de bureau dans une pièce close et ont ensuite projeté des volumes variables de cendres volcaniques abrasives et légèrement acides pour voir si le disque dur, l’alimentation et le ventilateur continueraient à fonctionner. Leur résistance à une telle épreuve a été assez surprenante. .
Il arrive que le Kilauea et le Mauna Loa émettent de la cendre pendant les éruptions. Le Kilauea envoie parfois sous le vent de petites quantités de cendre pendant l’éruption en cours. Même si l’accent est mis par l’équipe scientifique sur les éruptions explosives de volcans comme le Mont St. Helens qui émettent beaucoup de cendre, le HVO pourra en tirer des leçons.
Un autre objectif de l’équipe internationale est de connaître les impacts de la coulée de lave du 27 juin, ainsi que des émissions de gaz sur les personnes, les infrastructures et l’agriculture à Hawaii. La coulée de lave a recouvert une route, détruit une maison, partiellement envahi une station de transfert de déchets et menacé des poteaux électriques. Pendant ce temps au sommet du Kilauea, les émissions de gaz volcaniques continuent de se propager sur la Grande Ile et même parfois sur tout l’archipel hawaiien.
D’une manière plus globale, les scientifiques veulent étudier la façon dont les habitants du District de Puna gèrent les contraintes liées à la vie sur un volcan très actif.

Source: Presse hawaïenne.

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drapeau anglaisIn the next few days, the Hawaiian Volcano Observatory will host scientists from New Zealand and Alaska who are funded in part by a joint U.S.-New Zealand Commission on Science and Technology Cooperation. The scientists will focus on the impacts of three important volcanic hazards: volcanic ash, volcanic gas and lava flows.

The working group’s mission is to provide guidance to people, businesses and communities facing potential impacts from volcanic ash. They work in close cooperation with the International Volcanic Health Hazard Network to understand the impacts of ash on agriculture, infrastructure, water supplies and human health. Surprisingly, there is little rigorous documentation of the effects of ash on these critical aspects of human activities. The New Zealand government has made it possible for the team to travel to sites of recent explosive eruptions to study how people were impacted and how they coped.

New Zealand scientists in the working group have also conducted novel laboratory experiments to examine the impact of ashfall on common electronics like computers and air-conditioning units. They left a desktop computer in an enclosed chamber and blast some gritty, abrasive, slightly acidic volcanic ash of varying concentrations into the chamber to see how well the hard drive, power supply and fan continue to function. Surprisingly, they are surprisingly resilient.

Even Kilauea and Mauna Loa have ash-producing eruptions from time to time, and the current activity at the summit of Kilauea occasionally sends small qualities of ash downwind. So, despite the team’s focus on recurring ash eruptions from volcanoes such as Mount St. Helens, HVO will gain something from its efforts.

The second objective of the international team is to learn about the impacts of Kilauea Volcano’s June 27th lava flow and ongoing volcanic gas emissions on people, infrastructure and agriculture in Hawaii. The lava flow buried a road, destroyed one house, partially inundated a new solid waste transfer station and threatened utility poles. Meanwhile at the summit of Kilauea, volcanic gas emissions continue to spread over the island and indeed the entire state.

The scientists are also interested in how people who live in the Puna District deal with the stresses related to living on a very active volcano.

Source: Hawaiian news media.

Coulée 27 juin

Vue de la coulée du 27 juin au début du mois de février 2015

(Crédit photo:  HVO)