Si le Mont Fuji (Japon) entrait en éruption… // If Mt Fuji (Japan) erupted…

Des articles récents parus dans la presse japonaise ont attiré l’attention sur la situation du Mont Fuji dont la dernière éruption remonte à 1707. Elle est connue sous le nom d’éruption Hoei, du nom de l’ère japonaise à cette époque. Le volcan a émis une énorme quantité de cendres volcaniques que le vent a transportées jusqu’à la ville de Tokyo aujourd’hui.

Dans un article publié en janvier 2020, les scientifiques nippons ont déclaré que la date précise de la prochaine éruption du Mont Fuji était imprévisible, mais beaucoup pensent que le prochain événement majeur aura lieu dans un proche avenir. En effet, plus de 300 ans se sont écoulés depuis la dernière éruption. C’est un laps de temps beaucoup plus long que l’intervalle précédent d’environ 200 ans.
Les volcanologues japonais rappellent que le Mont Fuji a été ébranlé par le puissant séisme qui a frappé la région de Tohoku en 2011 et qu’il est devenu plus instable qu’auparavant.
Si le volcan entrait à nouveau en éruption, il pourrait y avoir des retombées de cendres sur des villes voisines telles que Gotemba, avec de possibles victimes. Il est prévu une perte économique pouvant atteindre 2,5 milliards de yens. Poussée par les vents d’ouest, la cendre pourrait paralyser Tokyo et ses environs. Il y aurait très probablement des pannes d’électricité, des pénuries d’eau et des dysfonctionnements parmi les appareils électroniques ainsi que des perturbations dans les télécommunications. Les trains pourraient également être mis à l’arrêt. Les aéroports seraient obligés de fermer si les pistes étaient recouvertes de cendre. Des problèmes de santé pourraient également survenir avec l’inhalation de cendre par la population.

Dans un autre article de presse publié en mars 2020, les volcanologues japonais expliquent que les coulées pyroclastiques provoquées par l’éruption du Mont Fuji pourraient couper les routes utilisées pour l’évacuation de la population. Il est donc nécessaire de revoir les plans d’évacuation existants. Les nuées ardentes vomies par le volcan pourraient atteindre des distances supérieures de 4 kilomètres à ce qui est prévu dans la région de Fujiyoshida, et de 2 km de plus dans le secteur de Fujinomiya Cette réévaluation du risque signifie que des portions de la route à péage entre Fujiyoshida et Oyama et la Mount Fuji Skyline Road reliant Fujinomiya et Gotemba pourraient être détruites.
La carte à risques actuelle du Mont Fuji a été établie par le gouvernement central en 2004, et le Conseil de gestion des catastrophes doit la mettre à jour au cours de l’exercice 2020 qui commence en avril. La nouvelle carte devrait modifier la taille des coulées pyroclastiques dont le volume devrait passer de 1,4 million à 10 millions de mètres cubes. Cette nouvelle évaluation est faite en prenant en compte la plus grande coulée pyroclastique émise par le volcan au cours des 5 600 dernières années.
De la même façon, les simulations montrent que des coulées de lave provenant de 92 cratères potentiels pourraient atteindre Fujiyoshida et Fujinomiya dans les 24 heures suivant l’éruption, et même la ligne de train à grande vitesse Tokaido Shinkansen et l’autoroute Shin-Tomei qui relie les préfectures de Kanagawa et d’Aichi. .
Le Conseil de gestion des catastrophes a confirmé que quelque 180 éruptions ont été observées sur le Mont Fuji au cours des 5 600 dernières années. 96% étaient petites à moyennes. Environ 60% ont provoqué des coulées de lave, mais les coulées pyroclastiques ne se sont produites que dans 10% des cas.
Source : The Japan Times. .

Vous trouverez les cartes à risques du Mont Fuji à cette adresse. Ci-dessous la carte de la région nord.

https://www.city.fujiyoshida.yamanashi.jp/div/bosai/html/hazard_map/index.html

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Recent articles in the Japanese press have drawn attention to the situation of Mount Fuji whose last eruption was in 1707. It is known as the Hoei Eruption, named after the Japanese era at the time. It spewed a massive amount of volcanic ash that were blown all the way to today’s Tokyo.

In an article released in January 2020, experts said the precise timing of Mt Fuji’s next big eruption was unpredictable, but many thought the volcano was on standby for the next major event. More than 300 years have elapsed since the last eruption. It is a very long silence that surpasses the previous interval of around 200 years.

Japanese volcanologists remind the public that Mt Fuji was but shaken by the Great East Japan Earthquake that struck the Tohoku region in 2011, and it has been made more unstable than before.

Should the volcano erupt again, cinders could rain down on parts of nearby cities such as Gotemba in Shizuoka, with potentially life-threatening results. An economic loss of up to 2.5 trillion yen is expected. Pushed by westerly winds, volcanic ash could paralyze Tokyo and its surrounding metropolitan areas.That would wreak havoc on high-tech Tokyo, possibly causing blackouts, water shortages and malfunctions of electronic appliances as well as disrupting telecommunications. Trains might be suspended, too. Airport terminals would be forced to shut down if runways are covered with ash. Health problems might also arise, with the inhalation of ash.

In another press article released in March 2020, Japanese volcanologists explain that pyroclastic flows from Mount Fuji eruption could sever roads used for evacuation. So, there is rhe need to review existing evacuation plans that use the roads. The hot clouds spewed by the volcano could travel some 4 kilometres further than previously thought in Fujiyoshida, Yamanashi Prefecture, and 2 km more in Fujinomiya, Shizuoka Prefecture. The reassessment means that parts of the toll road connecting Fujiyoshida and Oyama, as well as the Mount Fuji Skyline Road connecting Fujinomiya and Gotemba could be destroyed.

The current Mount Fuji hazard map was compiled by the central government in 2004, and the Mount Fuji disaster management council is due to update it within fiscal 2020, which starts in April. The new map is expected to alter the size of pyroclastic flows to 10 million cubic metres from 2.4 million cubic metres after taking into consideration the largest pyroclastic flow that has occurred in the last 5,600 years.

In the same way, simulations show that lava flows from 92 potential crater locations could hit downtown areas of Fujiyoshida and Fujinomiya within 24 hours of the eruption and even reach the Tokaido Shinkansen bullet train line and Shin-Tomei Expressway, which connects Kanagawa and Aichi prefectures.

The council has confirmed some 180 eruptions have occurred at Mount Fuji over the past 5,600 years, with 96 percent considered small- to medium-size in scale. Some 60 percent of the eruptions caused lava flows, but pyroclastic flows only occurred in up to 10 percent of the total cases.

Source; The Japan Times.

Hazard maps of Mt Fuji can be seen at this address. Here below the map fot the northern region.

https://www.city.fujiyoshida.yamanashi.jp/div/bosai/html/hazard_map/index.html

Crédit photo: Wikipedia

Volcans du monde // Volcanoes of the world

L’activité volcanique est relativement faible dans le monde en ce moment. C’est une bonne nouvelle avec l’épidémie de Coronavirus. Si une éruption majeure devait se produire ces jours-ci, ce serait une véritable catastrophe car il faudrait procéder à des évacuations en masse et des regroupements de populations dans des hébergements provisoires.

La sismicité a augmenté ces derniers jours sur le Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska). Elle se caractérise par des épisodes de tremor presque continus et de fréquents signaux d’explosion. En conséquence, l’AVO a fait passer la couleur de l’alerte aérienne à ORANGE et le niveau d’alerte volcanique à VIGILANCE (Watch). Aucune émission significative de cendre n’a été détectée sur les images satellites.
Source: AVO.

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Comme je l’ai écrit précédemment, le SERNAGEOMIN a élevé le niveau d’alerte du complexe volcanique d’Antillanca (Chili) à la couleur Jaune en raison d’une hausse de la sismicité à proximité du stratovolcan de Casablanca.

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Dans une note précédente, j’ai écrit qu’une lente inflation est observée sur le Kanlaon (Philippines) depuis 2017, et plus particulièrement sur les flancs inférieurs depuis mai 2019, et sur les flancs supérieurs depuis fin janvier 2020. Les données de déformation et la sismicité ont incité le PHIVOLCS à faire passer le niveau d’alerte à 1 (sur une échelle de 0 à 5) le 11 mars 2020. Il est demandé au public de rester en dehors de la zone de danger permanent de 4 km de rayon.
Source: PHIVOLCS.

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Pour rappel, l’activité éruptive se poursuit au niveau du cratère central sur l’île de Nishinoshima (Japon), avec un panache de cendres qui s’élève jusqu’à 1 km de hauteur. Les matériaux éjectés par le cratère retombent jusqu’à la base du cône. La lave entre également dans la mer. La zone d’exclusion marine a un rayon d’environ 2,6 km autour de l’île.
Source: Garde côtière japonaise.

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En raison d’une baisse d’activité, le SERNAGEOMIN a abaissé le niveau d’alerte du Nevados de Chillán (Chili) à la couleur Jaune, le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs. Le public doit rester à au moins 3 km du cratère sur le flanc SO et à 5 km sur le flanc ENE.

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Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) sur le Taal (Philippines) et Volcano Island reste interdite d’accès. Elle fait partie de la zone de danger permanent. Des panaches de vapeur s’élèvent jusqu’à 50-100 m de hauteur. Il y a encore 4 131 personnes dans 11 centres d’hébergement et 17 563 autres personnes vivent dans d’autres endroits, chez des parents ou amis.
Source: PHIVOLCS.

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La température du lac du cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) est passée de 24°C à 40°C suite à une hausse de la sismicité sous le volcan. Le niveau d’alerte volcanique reste à 1. Les autorités recommandent de ne pas s’approcher à moins de 400 m du lac.
GeoNet a confirmé que le réchauffement de l’eau était dû aux gaz chauds et aux fluides hydrothermaux générés par l’activité sismique enregistrée en février.
Source: GeoNet.

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Global volcanic activity around the world is rather low these days. It’s good news with the Coronavirus epidemic. Should a major eruption occur right now, it would be a real disaster with the evacuations and life in the camps.

Seismicity has been increasing the last few days at Semisopochnoi (Aleutians / Alaska) and is characterized by nearly continuous tremor and frequent small explosion signals. As a consequence, the Alaska Volcano Observatory has increased the aviation colour code to ORANGE and the volcano alert level to WATCH. No significant ash emissions have been detected in satellite images.

Source: AVO.

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As I put it before, SERNAGEOMIN has raised the alert level for the Antillanca Volcanic Complex to Yellow because of increased seismicity near Casablanca stratovolcano.

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In a previous post, I wrote that slow inflation has been observec at Kanlaon (Philippines) since 2017, and more particularly on the lower flanks since May 2019, and on the upper flanks since the end of January 2020. Both deformation and seismic data both prompted PHIVOLCS to raise the alert level to 1 (on a scale of 0-5) on March 11th, 2020. The public is reminded to remain outside of the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

Source : PHIVOLCS.

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Just as a reminder, continuous activity has been observed at the central vent at Nishinoshima (Japan), including an ash plume rising as high as 1 km. Ejected material land near the cone’s base. Lava is also flowing into the sea. The marine exclusion zone has been defined as a radius of about 2.6 km from the island.

Source : Japan Coast Guard.

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Due to a decrease in activity, SERNAGEOMIN has lowered the alert level for Nevados de Chillán (Chile) to Yellow, the second lowest level on a four-colour scale. The public should stay at least 3 km away from the crater on the SW flank and 5 km away on the ENE flank.

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The alert level remains at 2 (on a scale of 0-5) on Taal (Philippines) and no entry is allowed onto Volcano Island, the area defined as the Permanent Danger Zone. Weak steam plumes are still risinf 50-100 m. There are still 4,131 people in 11 evacuation centers, and an additional 17,563 displaced people are staying at other locations.

Source : PHIVOLCS.

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The temperature of Mount Ruapehu‘s Crater Lake (New Zealand) increased from 24°C to 40°C in response to earthquakes beneath the volcano. The volcanic alert level remains at 1. Authorities recommend people do not enter the area 400 m around Crater Lake.

GeoNet confirmed that the warming was due to hot gases and hydrothermal fluids, following the seismic activity that was recorded in February.

Source : GeoNet.

Bouche éruptive sur Nishinoshima (Source: JCG)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Le HVO, Observatoire des Volcans d’Hawaii, a enregistré un séisme de M 4,2 sous le flanc sud du Kilauea dans la soirée du 2 février 2020. L’épicentre de l’événement a été localisé à environ 12 kilomètres au sud-est de la caldeira du Kilauea, près de la zone de Holei Pali, dans le Parc national des volcans d’Hawaï. L’hypocentre était à une profondeur de 7,6 km. Quelque 300 habitants de Big Island ont déclaré avoir ressenti la secousse qui n’a pas causé de dégâts.
Le séisme n’a pas non plus provoqué de changement dans l’activité du Kilauea ou du Mauna Loa qui ne sont pas en éruption en ce moment. Des répliques ne sont pas exclues.
Le flanc sud du Kilauea a été le site de 20 séismes de magnitude M 4,0 ou plus au cours des 20 dernières années. La plupart sont causés par le déplacement du flanc sud du volcan vers le sud-est au-dessus de la croûte océanique. J’ai écrit plusieurs articles sur ce phénomène, comme ceux-ci:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/09/04/le-flanc-sud-du-kilauea-kilauea-volcanos-south-flank/

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/03/28/les-seismes-lents-du-kilauea-hawaii-kilauea-volcanos-slow-earthquakes-hawaii/

Le HVO confirme que l’emplacement, la profondeur et les formes d’onde générées par le dernier séisme vont de pair avec le glissement du flanc sud. L’événement était probablement une réplique de du séisme de M 6.9 enregistré en 2018 en relation avec la phase de stabilisation du volcan.
Aucun tsunami n’a été détecté.
Source: USGS et journaux hawaïens.

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Situé dans le centre du Mexique, le champ volcanique Michoacán – Guanajuato couvre une zone de 250 kilomètres sur 200 kilomètres dans les États du Michoacán et de Guanajuato, d’où son nom. On y observe 1400 anciennes bouches éruptives, principalement des cônes de scories. Les volcans bouclie datent pour la plupart du Pléistocène. La dernière éruption connue dans cette région est celle du Paricutin entre le 20 février 1943 et le 25 février 1943. L’éruption avait un VEI 4 et a été bien documentée. Elle est décrite dans un chapitre de mon livre Killer Volcanoes.
Un essaim sismique affecte actuellement la région de Michoacan-Guanajuato. On ne sait pas si les secousses sont d’origine volcanique ou tectonique. Le centre de la crise sismique est situé près de la ville d’Uruapan (315 000 habitants), la deuxième plus grande ville de l’État du Michoacan. L’agglomération se trouve à l’extrémité ouest des hauteurs de Purépecha, juste à l’est de la région de Tierra Caliente.
Selon le CENAPRED, plus de 1 800 séismes ont été enregistrés depuis le 5 janvier 2020. Les deux événements les plus significatifs avaient des magnitudes de M4,1 les 23 et 30 janvier. Malgré le nombre de séismes, aucun dégât n’a été signalé.
Les séismes ont été localisés à une profondeur d’environ 40 km, ce qui correspond à peu près à l’épaisseur de la croûte terrestre dans la région. Dans le passé, plusieurs essaims semblables d’origine purement tectonique ont été enregistrés dans la région; le plus récent a eu lieu en 2006.
Le Michoacan est une région sismiquement active, et on a enregistré plusoeurs événements majeurs le long de la côte. Au cours des 10 dernières années, 10 secousses de magnitude supérieure à M 5,0 ont été signalées. En février et mars 1997, un essaim sismiquea été détecté près du volcan Tancitaro, dans la partie sud du complexe tectonique du Michoacan.
Les autorités conseillent à la population de prendre en compte les informations fournies par le CENAPRED et la Protection Civile.
Source: CENAPRED, The Watchers.

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La situation est stable sur le Taal (Philippines). Les panaches de vapeur montent jusqu’à 800 m au-dessus du Main Crater. Les émissions de SO2 sont faibles (231 tonnes par jour début février). Selon le DROMIC, il y a 23 915 personnes dans 152 centres d’évacuation, et 224 188 autres personnes séjournent dans d’autres endroits. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5). Le PHIVOLCS recommande de ne pas entrer sur Volcano Island et le lac Taal, ni dans les villes à l’ouest de l’île dans un rayon de 7 km.
Source: PHIVOLCS.

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Le 31 janvier 2020, une éruption phréatique sur le Rincón de la Vieja (Costa Rica) a projeté des matériaux sur le flanc N et a généré un panache qui s’est élevé à 2 km au-dessus du cratère. Des lahars ont emprunté les lits des rivières sur le flanc N et ont atteint des zones habitées 7 à 10 km en aval, environ 40 minutes après l’éruption.
Source: OVSICORA.

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L’activité reste intense sur le Fuego (Guatemala), avec en moyenne 5 à 10 explosions stromboliennes chaque heure. Elles génèrent des panaches de cendre qui s’élèvent  à 4500-4700 mètres d’altitude, avec des retombées de cendre sur les zones sous le vent. Les explosions projettent également des matériaux incandescents jusqu’à 100-300 mètres au-dessus du cratère. Comme précédemment, des coulées de lave avancent dans la ravine Seca.

Source : INSIVUMEH.

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Dans un bulletin publié le 3 février 2020, l’INGV a indiqué que la lave a débordé à nouveau de la partie nord de la terrasse cratèrique du Stromboli (Sicile) Cependant, le débordement s’est limité à la zone sommitale. Le front de coulée de lave se désintégrait rapidement et des blocs roulaient sur la Sciara del Fuoco.
L’amplitude du tremor n’a pas montré de variations significatives pendant ce débordement de lave qui se produit périodiquement depuis quelque temps.
Source: INGV.

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L’Agence météorologique japonaise (JMA) indique que le volcan Kuchinoerabujima dans la préfecture de Kagoshima est entré en éruption en début de matinée le 3 février 2020, avec des nuages de cendre qui sont montés jusqu’à 7000 mètres d’altitude. De plus, des coulées pyroclastiques ont parcouru environ 900 m le long du flanc sud-ouest du cratère.
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5)
L’île de Kuchinoerabu est située à 130 km au sud-sud-ouest de Kagoshima. Elle couvre une superficie de 36 km2 et abrite une centaine de personnes.
Source: JMA.

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L’accès à White Island (Nouvelle Zélande) ne sera pas autorisé aux touristes avant longtemps. Les autorités vont désormais réfléchir à deux fois après la catastrophe du 9 décembre et ses 21 morts. De plus, les scientifiques du GNS indiquent que l’activité reste élevée sur le volcan, même si aucune nouvelle extrusion de lave ne s’est produite. Le GNS pense que de nouvelles éruptions explosives restent très improbables. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 (le même niveau qu’en décembre 2019 quand l’explosion s’est produite) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Les dernières observations sur le terrain confirment qu’aucune nouvelle extrusion de lave n’a eu lieu et que les émissions de gaz sont inférieures à ce qu’elles étaient il y a deux semaines, mais elles restent élevées. Hormis des émissions mineures de cendre les 23 et 26 décembre 2019, aucune activité explosive n’a été observée depuis l’éruption du 9 décembre 2019. Cependant, même si les émissions de gaz ont diminué, elles restent à des niveaux élevés. Les températures associées aux extrusions de lave restent élevées elles aussi (supérieures à 550 – 570°C).
Les données satellitaires montrent une instabilité de la paroi occidentale du cratère et de la zone où s’est produit le glissement de terrain de 1914.
GNS Science conclut son rapport en indiquant que, bien que très peu probable, une éruption explosive sur la zone des bouches actives reste possible et pourrait se produire sans signe annonciateur.

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L’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) recherche un technicien / assistant ingénieur d’exploitation d’instrument pour le réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte

Il s’agit d’un CDD de 12 mois à partir du 15 mars 2020, pour un travail à temps complet

L’OVPF explique que le technicien ou assistant ingénieur a pour mission de participer à l’installation, au développement, à la maintenance des réseaux de surveillance à Mayotte, à Glorieuse et aux Comores en mettant en oeuvre des stations autonomes dont les données sont transmises en temps réel. Il est rattaché à l’équipe technique et sous la responsabilité de la direction technique de l’OVPF.

Toutes les conditions du contrat – attention, c’est un CDD, pas un CDI – avec les qualifications requises, le salaire, etc. se trouvent à cette adresse :

http://www.ipgp.fr/fr/technicien-assistant-ingenieur-dexploitation-dinstrument-reseau-de-surveillance-volcanologique?fbclid=IwAR13y87zYWRPpGZPPKHoDwjx6ASO6uYw4kgBkI30o9w9oPHxZ2eaaKRnGKA

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Here is some news about volcanic activity around the world:

The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) recorded an M 4.2 earthquake beneath Kilauea Volcano’s south flank in the evening of February 2nd, 2020. The epicentre of the event was located about 12 kilometres southeast of Kilauea caldera near the Holei Pali area in Hawaii Volcanoes National Park. The hypocentre was at a depth of 7.6 km. About 300 Big Island residents reported having felt the earthquake which did not cause any damage

The earthquake did not cause any change in the activity of Kilauea or Mauna Loa which are not erupting at the moment. Aftershocks are not excluded.

Kilauea’s south flank has been the site of 20 earthquakes with magnitudes M 4.0 or greater during the past 20 years. Most are caused by abrupt motion of the volcano’s south flank, which moves to the southeast over the oceanic crust. I have written several posts about this phenomenon, like these ones:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/09/04/le-flanc-sud-du-kilauea-kilauea-volcanos-south-flank/

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/03/28/les-seismes-lents-du-kilauea-hawaii-kilauea-volcanos-slow-earthquakes-hawaii/

HVO confirms that the location, depth, and waveforms recorded as part of the last earthquake are consistent with slip along this south flank fault. The earthquake was likely an aftershock of the 2018 M 6.9 event as the volcano continues to settle.

No tsunami was detected..

Source: USGS and Hawaiian newspapers.

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Located in central Mexico, the Michoacán–Guanajuato volcanic field covers an area of 200 kilometres by 250 kilometres in the states of Michoacán and Guanajuato. It contains 1400 inactive eruptive vents, mostly cinder cones. The shield volcanoes are mostly Pleistocene in age. The last known eruption in this region took place at Paricutin volcano between February 20th, 1943 and February 25th, 1943. The eruption had a VEI 4 and has been well documented. It is described in a chapter of my book Killer Volcanoes.

An earthquake swarm is currently affecting the Michoacan-Guanajuato region. It is not known whether the events are volcanic or tectonic in origin. The centre of the seismic crisis is near the town of Uruapan (population 315 000), the second-largest town in the state of Michoacan. The town is located at the western edge of the Purépecha highlands, just to the east of the Tierra Caliente region.

According to CENAPRED, more than 1 800 earthquakes have been recorded since January 5th, 2020. The two largest events had magnitudes of M4.1, on January 23rd and 30th. Despite the number of earthquakes, there are no reports of damage.

The seismic events have been located at a depth of about 40 km, which roughly corresponds to the thickness of the crust in the area. In the past, several similar swarms of purely tectonic origin were recorded in the area ; the most recent one occurred in 2006.

Michoacan is a seismically active region, with several major earthquakes along the coast. Over the past 10 years, 10 seismic events with magnitudes greater than M 5.0 have been reported. In February and March 1997, an earthquake swarm was detected near the Tancitaro volcano, in the southern part of the Michoacan tectonic triangle complex.

Authorities advise residents to follow the information provided by CENAPRED and the Civil Protection.

Source: CENAPRED, The Watchers.

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The situation is stable on Taal Volcano (Philippines). Steam plumes are rising as high as 800 m above the Main Crater. SO2 emissions are low (231 tonnes per day in early February). According to DROMIC, there are 23,915 people in 152 evacuation centres, and an additional 224,188 people are staying at other locations. The alert level remains at 3 (on a scale of 0-5). PHIVOLCS recommends no entry onto Volcano Island and Taal Lake, nor into towns W of the island within a 7-km radius.

Source: PHIVOLCS.

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On January 31st, 2020, a phreatic eruption at Rincón de la Vieja Costa Rica) ejected material onto the N flanks and generated a plume that rose 2 km above the crater rim. Lahars descended rivers on the N flank and reached populated areas 7-10 km downriver around 40 minutes after the eruption.

Source: OVSICORA.

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Activity is still intense at Fuego Volcano (Guatemala), with 5 to 10 strombolian explosions per hour. They generate ash plumes that may be as high as 4 500- 4 700 metres a.s.l., with ashfall in downwind areas. The explosions also eject incandescent material up to 100 to 300 metres above the crater. Like previously, lava flows are still observed in the Seca drainage.

Source : INSIVUMEH.

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In a bulletin released on February 3rd, 2020, INGV indicated that lava was again overflowing the northern portion of Stromboli‘s crater terrace. However, the overflow was limited to the summit area. The lava flow front was disintegrating on the steep slope and sending rock material rolling down the Sciara del Fuoco.

The volcanic tremor amplitude is not showing significant variations associated with the lava overflow which has happened from time to time during the past weeks.

Source : INGV.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) indicates that Kuchinoerabujima volcano in Kagoshima Prefecture erupted in the early morning of February 3rd, 2020, generating ash clouds up to 7 000 metres above sea level. Moreover, pyroclastic flows travelled about 900 m along the southwest flank of the crater.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 5)

Kuchinoerabu Island is located 130 km south-southwest of Kagoshima. It covers an area of 36 km2 and is home to about 100 people.

Source: JMA.

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Access to White Island will not be allowed to tourists before long. Authorities will think twice after the December 9th disaster and the 21 deaths. What is more, GNS Scientists indicate that the volcano remains in an elevated state of unrest, although no further extrusion of lava has occurred. GNS thinks that further explosive eruptions remain very unlikely. The volcano alert level remains at 2 (the same level when the December explosion happened) and the aviation colour code is kept at Yellow.

The latest on the field observations confirm no further extrusions of lava has occurred and gas fluxes are lower than two weeks ago but remain elevated. Apart from minor ash emissions on December 23rd and 26th, 2019, no explosive eruptive activity has been detected or observed since the December 9th, 2019 eruption.

However, even though the gas output has decreased, it still remains at high levels. The temperatures associated with the lava extrusions remain very hot (greater than 550 – 570°C).

Satellite data shows continued land movement of the west wall of the Main Crater and the 1914 landslide scarp.

GNS Science warns that although very unlikely, an explosive eruption from the active vent area remains possible and could occur with no precursory activity.

Image  rhermique du débordement de lave sur le Stromboli le 3 février 2020 (Source : INGV)

Vue du cratère de White Island (Crédit photo: GNS Science)

Eruption du Mont Shindake (Japon) // Eruption of Mt Shindake (Japan)

L’Agence météorologique japonaise (JMA) indique qu’une éruption s’est produite le 11 janvier 2020 à 15 h 05 sur le Mont Shindake sur l’île Kuchinoerabu dans la préfecture de Kagoshima. L’île se trouve à environ 130 km au sud-sud-ouest de la ville de Kagoshima.
Aucun blessé n’a été signalé dans l’immédiat. L’éruption a projeté des matériaux à 300 mètres au-dessus du cratère. Aucune coulée pyroclastique n’a été observée et aucun ordre d’évacuation n’a été émis. C’est la première éruption depuis le 2 février 2019.
La JMA maintient le niveau d’alerte à 3 sur une échelle de 5. Il a été demandé aux randonneurs de ne pas gravir le volcan. Le niveau d’alerte avait été relevé le 2 octobre 2019 en raison d’un séisme majeur.
À la fin du mois de décembre 2019, 100 personnes résidaient officiellement sur l’île qui a une superficie d’environ 36 kilomètres carrés. En mai 2015, tous les habitants de l’île ont été évacués vers l’île de Yakushima, à environ 12 km à l’est, suite à un épisode éruptif accompagné d’explosions.
Source: Agence météorologique japonaise.

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The Japanese Meteorological Agency (JMA) indicates that an eruption occurred on January 11th, 2020 at 3:05 p.m at Mount Shindake on Kuchinoerabu Island in Kagoshima Prefecture. The island is located some 130 km south-southwest of the city of Kagoshima.

There were no immediate reports of injuries. The eruption sent rocks flying 300 metres above the crater. No pyroclastic flow has been observed and no evacuation order was issued. It was the first eruption since February 2nd, 2019.

The JMA maintains the alert level at 3 on a scale of 5. Climbers are asked to refrain from scaling the mountain. The alert level was raised from 2 in October following a major earthquake.

As of the end of December 2019, 100 people were registered as residents on the island, which is about 36 square kilometres in size. In May 2015, all residents of the island were evacuated to Yakushima Island, some 12 km to the east, after explosive eruptions.

Source : Japanese Meteorological Agency.

Image de l’éruption mise en ligne par la JMA