La justice japonaise arrête la remise en marche de réacteurs nucléaires // Japanese justice stops the restarting of nuclear reactors

drapeau francais Apparemment, la panne détectée sur le serveur est réparée. Nous allons donc pouvoir reprendre le cours normal des choses. Voici une note intéressante à propos du Japon et de ses relations avec le nucléaire:

Dans une note rédigée le 30 septembre 2014 et intitulée « Le Japon n’a pas retenu la leçon de Fukushima », j’indiquais que le gouvernement japonais avait déclaré ne pas vouloir revenir sur sa décision de redémarrer deux réacteurs situés à proximité de volcans actifs, même si le public reste opposé à l’énergie nucléaire après la crise de Fukushima.

Apparemment, la justice japonaise n’est pas du même avis ! Elle vient de s’opposer à la remise en marche des réacteurs n°3 et n°4 de la centrale nucléaire de Takahama, gérée par la société Kansai Electric Power.

Les réacteurs de Takahama, situés dans la préfecture de Fukui, sur la côte de la mer du Japon, ont pourtant satisfait aux nouvelles réglementations sur la sécurité fixées par l’autorité de contrôle du nucléaire et devaient être remis en service courant de l’année.

L’injonction du tribunal de district de Fukui a donc été rendue au moment où le gouvernement de Tokyo cherche à relancer le parc des centrales nucléaires à l’arrêt, quatre ans après la catastrophe de Fukushima.

L’opinion publique reste majoritairement hostile à une remise en marche de la cinquantaine de réacteurs japonais en raison des craintes pour la sécurité.

Source : Radio Télévision Suisse (RTS).

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drapeau anglaisIt seems the problem which had been detected on the system is now solved so that everything will be back to normal with my notes. Here is one about the relationships between Japan and nuclear energy:

In a note written on September 30th, 2014 and entitled « Japan has not learnt the lesson of Fukushima, » I indicated that the Japanese government said it would not reverse its decision to restart two reactors located near active volcanoes even though the public remains opposed to nuclear power after the Fukushima crisis.
Apparently, Japanese justice does not share the same opinion! It has just opposed the restart of reactors 3 and 4 of the Takahama nuclear plant, managed by the Kansai Electric Power Company.
The Takahama reactors, located in the Fukui Prefecture, on the coast of the Sea of ​​Japan, met the new safety regulations set by Japan’s Nuclear Regulation Authority (NRA) and were due to restarted this year.
The order of the Fukui District Court has been pronounced at the moment when the Tokyo government is seeking to restart the nuclear power plants that are still stopped, four years after the Fukushima disaster.
Public opinion remains largely hostile to the restart the fifty Japanese reactors because of security fears.
Source: Radio Télévision Suisse (RTS).

Etats Unis: Le Parti Républicain et le réchauffement climatique // The GOP and climate change

drapeau francaisAux Etats-Unis, le Parti Républicain est connu depuis longtemps pour ses doutes quant à la responsabilité des activités humaines dans le changement climatique. L’intérêt des États-Unis est de cautionner la poursuite du rétrécissement de la calotte glaciaire arctique afin de pouvoir exploiter les ressources naturelles (pétrole et gaz naturel) qui se cachent en dessous.
Le Wisconsin est l’un des Etats dirigés par le Parti Républicain et qui émet des réserves sur la contribution humaine au changement climatique.
Mike Huebsch, récemment nommé par le Gouverneur Scott Walker à la Commission de la Fonction Publique, a dit qu’il pensait que les activités humaines pouvaient avoir un impact sur le changement climatique, mais il pensait aussi que cela « n’était rien à côté de l’impact de la progression naturelle de notre planète » Il ajoutait : « L’élimination de pratiquement toutes les voitures serait compensée par une seule éruption volcanique. Il faut prendre en compte les facteurs multiples qui entrent dans le changement climatique ».
Les scientifiques ont eux aussi depuis longtemps étudié cette question et ont conclu que les émissions générées par l’activité humaine – en particulier la combustion des combustibles fossiles – dépassent de très loin les volcans quand il s’agit du réchauffement de la planète. Selon l’US Geological Survey (USGS), les activités humaines génèrent environ 35 gigatonnes de gaz à effet de serre chaque année, tandis qu’ensemble tous les volcans du monde génèrent entre 0,13 et 0,44 gigatonnes par an. Cela signifie que l’influence humaine sur la quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère est de 80 à 270 fois supérieure à celle des volcans.
Mike Huebsch s’est également demandé si le Wisconsin devait vraiment maintenir le projet d’énergie renouvelable qui oblige actuellement cet Etat à tirer 10 pour cent de son énergie de sources renouvelables.
L’administration du Wisconsin s’est toujours montrée hostile à des initiatives visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Elle a signé le protocole « Pas de taxe climatique »  du groupe Americans For Prosperity (AFP), et elle vient de participer à un procès intenté contre l’Agence de Protection de l’Environnement afin de bloquer de nouvelles réglementations sur les émissions de gaz à effet de serre provenant des centrales électriques.
On peut raisonnablement penser que la nomination à la Commission de la Fonction Publique de quelqu’un qui affirme que les volcans sont à l’origine du changement climatique fait partie des arguments qui seront avancés par le futur candidat républicain à la présidence des Etats-Unis en 2016.

Source: The Huffington Post.

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drapeau anglaisThe American Republican Party has long been known for its doubts about the responsibility of human activities in climate change. The interest of the United States is to see the shrinking of the Arctic icecap in order to be able to tap the natural resources (oil and natural gas) that are hidden beneath it.

Wisconsin is one of those states led by the Republican Party and which supports this scepticism of human contribution to climate change.

Mike Huebsch, recently appointed by Governor Scott Walker to the Public Service Commission, said he believed that humans can have an impact to climate change, but he did not think it was “not anywhere near the level of impact of just the natural progression of our planet….The elimination of essentially every automobile would be offset by one volcano exploding. You have to recognize the multiple factors that go into climate change. »

Scientists have studied this issue fairly extensively, and concluded that emissions generated by human activity – specifically, the burning of fossil fuels – far surpass volcanoes when it comes to warming the planet. According to the U.S. Geological Survey (USGS), human activities generate about 35 gigatons of greenhouse gases per year while all the world’s volcanoes combined spew something in the range of 0.13 to 0.44 gigatons per year. That means the human influence on the amount of greenhouse gases in the atmosphere is 80 to 270 times greater than that of volcanoes.

Mike Huebsch also questioned whether the state needs its renewable energy project which currently requires the state to draw 10 percent of its power from renewable sources.

The Wisconsin State administration has been generally hostile to action on cutting emissions. It has signed the American for Prosperity « No Climate Tax » pledge, and the administration has just joined a lawsuit against the Environmental Protection Agency to block new regulations on greenhouse gas emissions from power plants.

Critics say the appointment of someone who thinks volcanoes are causing climate change to the Public Service Commission is just another part of the likely 2016 presidential contender’s assault on environmental regulations.

Source: The Huffington Post.

Mexico-pollution

Pas sûr que  le Popocatepetl soit responsable à lui seul du nuage de pollution qui plane au-dessus de Mexico.

(Crédit photo:  Wikipedia)

Il y a 200 ans, le Tambora explosait… // 200 years ago, Tambora exploded…

drapeau francaisL’Homme aime beaucoup célébrer les anniversaires des événements naturels. Je fais partie de ceux qui attirent l’attention du public sur ces dates symboliques car c’est une façon de rappeler que la Nature a un pouvoir de destruction colossal. Notre mémoire a trop souvent tendance à oublier les événements du passé de sorte que nous sommes souvent pris au dépourvu quand des cataclysmes se produisent. Je conclus en général mes conférences en exprimant ma crainte de voir se réveiller  un jour un super volcan comme le Yellowstone ou le Tambora. J’insiste sur le fait que notre civilisation moderne basée – entre autres – sur le transport aérien, l’Internet et les communications par satellite sortirait durement affaiblie d’un tel cataclysme.

On parle souvent des éruptions du Krakatau, de la Montagne Pelée ou du Mont St Helens, mais celle Tambora (sur l’île de Sumbawa en Indonésie) leur donne des dimensions lilliputiennes car l’événement a affecté la planète toute entière. Une telle éruption est heureusement très rare et c’est bien là le problème. Au 21ème siècle, nous n’avons aucun point de repère sur les dégâts que les super volcans sont susceptibles de causer et il nous est donc très difficile de nous y préparer. Il est également très difficile de motiver des populations à affronter un événement qu’elles n’ont jamais connu ou dont elles n’ont que vaguement entendu parler. Nous ne connaissons les effets de l’éruption du Tambora qu’à travers les analyses de dépôts de matériaux qu’ont pu effectuer les géologues ou les carottes de glace polaire analysées par les glaciologues.

Le volcan est entré en éruption les 10 et 11 avril 1815 – il y a donc tout juste 200 ans, avec une explosion qui a décapité son sommet, lui faisant perdre 1500 mètres de hauteur. Elle a probablement tué (directement et indirectement) quelque 60 000 personnes dans ce qui est aujourd’hui l’Indonésie et transformé l’été en hiver dans tout l’hémisphère nord. Les gaz riches en SO2 émis par le volcan ont généré des aérosols sulfatés dans l’atmosphère, bloquant la lumière du soleil et entraînant « une année sans été », avec son cortège de récoltes ruinées et donc de famines dans toute l’Europe et dans la partie orientale du continent nord-américain. Les scientifiques pensent que la température globale a baissé de plus de 1°C dans l’hémisphère nord. On estime à 150 – 170 kilomètres cubes le volume de matériaux émis pendant l’éruption. Ces chiffres sont à comparer avec l’éruption du Mont St Helens aux Etats-Unis en 1980 (1 km3 de matériaux émis), ou celle du Pinatubo en 1991 aux Philippines (5 km3 de matériaux émis).

A noter que l’éruption du Tambora a influencé des peintres comme l’Anglais Turner qui fit apparaître sur ses toiles les somptueux couchers de soleil. Lord Byron écrivit le poème Darkness qui fait en référence à cet événement.

Des études récentes effectuées par les scientifiques ont indiqué qu’il y a 74 000 ans l’éruption du volcan Toba (Ile de Sumatra, Indonésie) avait peut-être été encore plus violente que celle du Tambora, avec des nuages de cendre qui se sont répandus sur 3000 kilomètres, jusque sur la chaîne de l’Himalaya. L’éruption a laissé derrière elle un cratère de 100 kilomètres sur soixante occupé aujourd’hui par le Lac Toba.

Quel sera la prochain super volcan à entrer en éruption ? Nul ne le sait. On a vu la panique déclenchée dans le trafic aérien par l’éruption de l’Eyjafjallajökull (Islande) en 2010. Elle paraîtra ridicule à côté des désordres globaux que causera le réveil du Yellowstone…ou d’un autre.

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drapeau anglaisMan loves celebrating the anniversaries of natural events. I am one of those who attract public attention to these symbolic dates because they are a reminder that Nature has a tremendous destructive power. Our memory too often tends to forget the events of the past so that we are often caught off guard when disasters do occur. I usually conclude my conferences by expressing my fear of the eruption some day of a super volcano such as Yellowstone or Tambora. I insist on the fact that our modern civilization based – among others – on air travel, the Internet and satellite communications would be severely weakened by such a cataclysm.
We often speak of the eruptions of Krakatoa, the Montagne Pelée or Mount St Helens, but Tambora (on the island of Sumbawa in Indonesia) gives them Lilliputian dimensions because the event affected the entire planet. This kind of eruption is fortunately very rare and that is the problem. In the 21st century, we have no reference to the damage that super volcanoes are likely to cause, so it is very difficult to prepare ourselves. It is also very difficult to motivate people to confront an event they have never witnessed or they only have vaguely heard of. We only know the effects of the Tambora eruption through the analysis of deposits carried out by geologists or the polar ice cores analyzed by glaciologists.
The volcano began erupting on 10 and 11 April 1815 – 200 years ago, with an explosion that decapitated the top, causing it to lose 1,500 meters in height. It probably killed (directly and indirectly) approximately 60,000 people in what is now Indonesia and turned summer into winter across the northern hemisphere. SO2 rich gases emitted by the volcano generated sulphate aerosols in the atmosphere, blocking sunlight and causing a « year without a summer, » with its ruined crops and ensuing famines throughout Europe and the eastern part of the North American continent. Scientists believe that the global temperature dropped by more than 1 ° C in the northern hemisphere. An estimated volume of 150 to 170 cubic kilometers of materials was emitted during the eruption. These figures should be compared with the eruption of Mount St Helens in the US in 1980 (1 km3 of emitted materials), or that of Mount Pinatubo in the Philippines in 1991 (5 km3 of materials).
It is interesting to note that the eruption of Tambora influenced painters like Turner who showed th gorgeous sunsets on his canvases. Lord Byron wrote the poem Darkness that refers to this event.
Recent studies by scientists indicated that the eruption of Toba (Sumatra Island, Indonesia) 74,000 years ago may have been even more violent than that of Tambora, with ash clouds that spread over 3000 km, as far as the Himalayas. The eruption has left a crater 100 by 60 kilometers now occupied by Lake Toba.
What will be the next super volcano to erupt? No one knows. We saw the panic triggered in air traffic by the eruption of Eyjafjallajökull (Iceland) in 2010. It will look ridiculous compared to the mess caused by the eruption of Yellowstone … or another.

Tambora-blog

Caldeira sommitale du Tambora  (Crédit photo:  NASA)

Alaska: Sortie précoce d’hibernation pour les ours // Bears are already out of hibernation

drapeau francaisL’hiver a été très doux dans la partie centrale et méridionale de l’Alaska qui connaît également un printemps précoce. Il n’est donc pas surprenant que des ours soient déjà sortis de l’hibernation avec environ un mois d’avance. D’autres feront de même très bientôt, ce qui a incité l’Alaska Department of Fish and Game à lancer une mise en garde invitant la population à être vigilante.

Les ours errent régulièrement autour de leurs tanières à la sortie de l’hibernation mais ils ne tardent généralement pas à s’en éloigner pour chercher de la nourriture. L’hibernation, ça creuse ! Les graines pour oiseaux, mais aussi les aliments pour les chiens et le bétail sont riches en éléments nutritifs et sont susceptibles d’attirer les ours sur de longues distances. Les ours noirs surtout n’hésitent pas à s’approcher des maisons et à venir se promener jusque sur les balcons. Ils sont attirés par les mangeoires d’oiseaux dans lesquelles les graines sont riches en protéines. Les ordures ménagères, la volaille, les chèvres et les petits animaux attirent aussi des ours affamés. La loi interdit de nourrir les ours, intentionnellement ou non.
En conséquence, il est grand temps que les Alaskiens rentrent les ordures à l’intérieur des garages ou dans un abri solide et qu’ils remettent en route les clôtures électriques autour de leur bétail. C’est aussi le bon moment pour nettoyer le barbecue afin de ne pas être réveillé un matin par un ours venu lécher la graisse qui s’y trouve. Les habitants doivent également s’assurer que les congélateurs sont inaccessibles de manière que les ours ne puissent pas les atteindre. Certains ours qui ont réussi à ouvrir des congélateurs savent à quoi ils ressemblent ; ils connaissent leur contenu et n’hésitent pas à s’aventurer dans les garages laissés ouverts pour venir casser la croûte. Les ours qui font preuve d’une telle audace sont généralement abattus. Vous trouverez une histoire illustrant cette situation dans le livre Dans les pas de l’Ours (Editions Séquoia).

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drapeau anglaisWinter has been very mild in Southcentral Alaska which is also facing an early spring and some bears are already out of hibernation about one month in advance. Others will be out soon, which has the Alaska Department of Fish and Game warning that it’s time to be bear aware.

Bears regularly roam around their dens after first emerging from hibernation but it usually isn’t long after leaving them that they start to range widely in search of food. Bird seed and dog and livestock feed are nutrient-rich foods that can attract bears from long distances and lure them into people’s yards and even onto their decks. Bears are known to show up close to the houses looking for protein-rich bird feeders. Trash, poultry, goats and small livestock also attract hungry bears. Feeding bears, even unintentionally, is illegal and can result in fines

As a consequence, it is high time for Alaskans to move garbage inside the garage or into a sturdy, bear-proof shed and energize electric fences around livestock. Now is also a good time to clean the barbecue to avoid waking some morning to a bear trying to lick the grease off it. Residents should also make sure freezers are secured so bears can’t get at them. Some bears, having once gotten into freezers, know what they look like, understand what they contain and will even venture into open garages to try to grab a snack. Bears that bold usually end up getting shot and killed. You’ll find such a story in the book Dans les pas de l’ours (Sequoia Editions).

Ourse-blog

Les ours noirs sont les plus audacieux et n’hésitent pas à s’approcher très près des maisons…

(Photo:  C.  Grandpey)