La grippe aviaire menace l’Antarctique // Bird flu is threatening Antarctica

Un nouveau rapport de l’Antarctic Wildlife Health Network nous apprend que des centaines d’éléphants de mer ont été retrouvés morts en Antarctique. Selon cet organisme, il est probable que l’hécatombe est due à une épidémie de grippe aviaire.
La grippe aviaire a déjà été détectée sur huit sites de test à travers l’Antarctique, et on attend les résultats de vingt autres sites. Des observateurs ont indiqué que les éléphants de mer présentaient des symptômes de la grippe aviaire, avec notamment de la toux, des accumulations de mucus autour du nez et des difficultés respiratoires.

Elephant de mer en Californie

Les oiseaux atteints de grippe aviaire souffrent de spasmes, de léthargie et sont incapables de voler. Le virus a déjà tué plus de 500 000 oiseaux marins et plus de 20 000 otaries au Chili et au Pérou, et les scientifiques craignent que l’épidémie ait un effet catastrophique sur les colonies de manchots en Antarctique, si elle les atteint.
Ce n’est pas la première fois que l’on parle d’épidémie de grippe aviaire en Antarctique. En octobre 2023, un rapport du British Antarctic Survey a confirmé l’existence de la grippe aviaire sur Bird Island, dans la région de Géorgie du Sud, où elle a touché particulièrement les labbes.

Grzand labbe en Islande

Dans son rapport, le British Antarctic Survey a souligné le risque de contamination pour un large éventail de populations d’oiseaux dans cette région. J’ai développé ce sujet dans une note publiée le 26 octobre 2023 :
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/10/26/la-grippe-aviaire-arrive-en-antarctique-avian-flu-has-arrived-in-anatrctica/

Il existe sur certaines îles de l’Antarctique et sur des îles subantarctiques des espèces qui sont propres à ces îles et qui ne sont présentes qu’en petit nombre, avec des centaines ou de milliers d’individus. Si le virus atteint ces populations, elles seront menacées d’extinction.

Dans l’hémisphère Nord, une sombre découverte a été faite dans la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador. Des ornithologues qui observaient des poussins de macareux au cours de l’été 2023 ont découvert que ces oiseaux étaient plus petits que la normale – certains présentaient moins de la moitié de la taille normale pour leur âge – mais également que leur nombre avait considérablement diminué. Un complément d’enquête a révélé que de nombreux macareux étaient morts cette année. Les poussins morts n’avaient que la peau et les os, ce qui signifie qu’ils sont morts de faim.

Macareux moine en Islande

(Photos: C. Grandpey)

Les oiseaux marins peuvent être des indicateurs précieux de la qualité d’un écosystème dans son ensemble. En ce qui concerne les macareux, le problème vient probablement du capelan, qui représente environ 50 % de leur alimentation. Avec le réchauffement climatique, la hausse de température de l’océan a pu contraindre le capelan à se déplacer vers des eaux plus froides en profondeur et hors de portée des macareux. Les biologistes marins ont également exprimé leurs inquiétudes quant à la mauvaise gestion de la pêcher en mer.
Source : Yahoo News, The Guardian.

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A new Antarctic Wildlife Health Network report reveals that hundreds of elephants seals have been found dead in Antarctica. According to the Antarctic Wildlife Health Network, there is a likely chance it could be avian influenza, » better known as bird flu.

Avian flu has already been confirmed at eight testing sites across the Antarctic, with twenty other site results still pending. Observers in the Antarctic have reported elephant seals displaying avian flu symptoms including coughing, mucus accumulations around their noses and breathing difficulties.

Birds with avian flu suffer from spasms, lethargy and an inability to fly. The virus has already killed over 500,000 seabirds and over 20,000 sea lions in Chile and Peru, and experts are concerned that it could have a catastrophic effect on Antarctic penguin colonies if it reaches them.

This is not the first sign that avian flu is going to reach Antarctica. In October a report by the British Antarctic Survey confirmed the avian flu’s existence near Antarctica on Bird Island in the South Georgia region, particularly afflicting the brown skua. In their report, the British Antarctic Survey highlighted the risk to a wide range of local bird populations. I developed this topic in my post of October 26th, 2023 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/10/26/la-grippe-aviaire-arrive-en-antarctique-avian-flu-has-arrived-in-anatrctica/

There are species on some of the Antarctic islands and sub-Antarctic islands that are unique to those islands, and only occur in small numbers, in hundreds or thousands. If the virus reaches those populations, they are in threat of extinction.

In the Northern Hemisphere, a grim discovrery was made in the Canadian province of Newfoundland and Labrador. Volunteer rescuers observing puffin chicks during the summer 2023 found that the chicks, also known as pufflings, were smaller than normal – some less than half the normal size for their age – but also limited in number. This led to further investigation that revealed many of this year’s pufflings had died. The observation of the dead chicks revealed that were just skin and bones, which means they died of starvation.

Seabirds can be an indicator of how well an ecosystem is doing as a whole. As far as puffins are concerned, the problem probably lies with capelin which is around 50% of a puffin’s diet. Unfortunately, warmer ocean temperatures can cause the capelin to move to cooler waters below and out of the reach of the puffins. Marine biologists have also raised concerns that humans are mismanaging the harvesting of the fish.

Source : The Guardian.

Réchauffement climatique et derniers événements extrêmes // Global warming and latest extreme events

Les responsables européens de prévention des catastrophes se sont réunis ces derniers jour à l’occasion d’une conférence du Disaster Risk Management Knowledge Centre (DRMKC), Centre européen de gestion de risques et de catastrophes. Ils ont souligné que la situation en Europe avait changé. Les désastres sont plus nombreux et plus importants qu’auparavant, en particulier les inondations et les feux de végétation. Au cours de la conférence, on a entendu des déclarations telles que « je n’ai jamais rien vu de pareil en vingt ans de travail », « des inondations incroyables, très, très graves », « les réalités changent sur une Planète en ébullition ».

Les pays du Nord de l’Europe se croyaient en sécurité il y a quelques années, mais ce n’est plus le cas, ils sont aussi touchés par le réchauffement climatique, même si Météo France se refuse a établir un lien entre la répétition de ces événements extrêmes et la hausse globale des températures. .

Pourtant, ces dernières semaines ont apporté leur lot d’inondations en Europe et ailleurs. Des pluies intenses se sont abattues sur l’Europe, apportées par la tempête Ciaran qui a inondé l’Ouest de la France, avec des vents record. Le nord de l’Italie a aussi subi un vrai déluge.

La tempête Babeth a provoqué de graves s inondations en Ecosse, et a compromis les récoltes de pommes de terre. L’Irlande a été frappée par la tempête Debi. Sans oublier la tempête Frederico.

Le 17 novembre 2023, la température de l’air de la planète, mesurée par Copernicus, a dépassé pour la première fois 2°C au-dessus des températures préindustrielles (1850-1900). Le dépassement a atteint 2.07°C le 17 novembre et 2.06°C le 18 novembre 2023. On a ainsi battu le record de l’anomalie thermique la plus importante jamais relevée. Certes, il s’agit de valeurs journalières, mais elles ont provoqué l’inquiétude des scientifiques, d’autant plus que les températures maximales dans un contexte El Nino surviennent habituellement au printemps.

 

Evolution des températures de surface en 2023 ‘Source : Copernicus)

Ailleurs dans le monde, les autres continents ont connu de vrais déluges. La Somalie en particulier a été inondée par des pluies exceptionnelles qui ont provoqué l’évacuation de 700 000 personnes. Beaucoup d’entre elles s’abritaient déjà dans des camps de réfugiés après avoir fui la sécheresse exceptionnelle qui sévissait récemment dans le pays, cela s’ajoutant à l’insurrection islamiste. En Somalie, le quart de la population est menacé de famine et les pluies des prochaines semaines pourraient encore aggraver le bilan.

La Tanzanie a également été affectée. D’importantes précipitations ont aussi déferlé sur le Brésil, la République Dominicaine, le Myanmar, ainsi que Jeddah en Arabie Saoudite. Dans les pays pauvres, un tel déferlement d’eau dans les maisons signifie souvent la perte de tous les biens, avec des récoltes alimentaires compromises.

Dans les pays développés, pluies et inondations provoquent des coûts énormes, que les assurances couvrent encore pour la plupart. Cependant, les agences de Californie et de Floride avaient dépensé toutes leurs réserves dans les catastrophes récentes et réduisent leur couverture.

De son côté, l’Hémisphère Sud est frappé par la canicule. En Australie, la région de Perth connaît une chaleur à 40°C, inhabituelle dans le printemps austral.

L’OMM s’attend à ce que cette année soit la plus chaude de l’histoire, et que la prochaine la surpasse.  En espérant que l’année 2025 apporte un répit.

Source : global-climat.

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European disaster prevention leaders met in recent days at a conference of the Disaster Risk Management Knowledge Center (DRMKC). They stressed that the situation in Europe had changed. Disasters are more numerous and larger than before, particularly floods and wildfires. During the conference, there were statements such as “I have never seen anything like this in twenty years of work”, “incredible floods, very, very serious”, “realities are changing on a Planet in turmoil « .
The countries of northern Europe thought they were safe a few years ago, but this is no longer the case, they are also affected by global warming, even if Météo France refuses to establish a link between the repetition of these extreme events and the global rise in temperatures. .
However, recent weeks have brought their share of floods in Europe and elsewhere. Intense rain fell on Europe, brought by storm Ciaran which flooded the west of France, with record winds. Northern Italy also suffered a real flood.
Storm Babeth caused severe flooding in Scotland and damaged potato crops. Ireland was hit by Storm Debi. Without forgetting storm Frederico.
On November 17th, 2023, the planet’s surface air temperature, measured by Copernicus, exceeded for the first time 2°C above pre-industrial temperatures (1850-1900). The exceedance reached 2.07°C on November 17th and 2.06°C on November 18th, 2023. This broke the record for the most significant thermal anomaly ever recorded. Of course, these are daily values, but they caused concern among scientists, especially since the maximum temperatures in an El Nino context usually occur in spring.

Elsewhere in the world, other continents have experienced real floods. Somalia in particular was flooded by exceptional rains, which caused the evacuation of 700,000 people. Many of them were already sheltering in refugee camps after fleeing the exceptional drought that recently raged in the country, adding to the Islamist insurgency. In Somalia, a quarter of the population is threatened with famine and the rains in the coming weeks could further worsen the toll.
Tanzania was also affected. Heavy rainfall also hit Brazil, the Dominican Republic, Myanmar, as well as Jeddah in Saudi Arabia. In poor countries, such a surge of water into homes often means the loss of all possessions, with compromised food harvests.
In developed countries, rains and floods cause enormous costs, most of which insurance still covers. However, agencies in California and Florida spent all their reserves on recent disasters and are now reducing their coverage.
For its part, the Southern Hemisphere is hit by the heatwave. In Australia, the Perth region has to face temperatures of 40°C, unusual in the southern spring.
The WMO expects this year to be the hottest on record, and the next year to surpass it. Let’s hope the year 2025 brings some respite.

Source : global-climat.

Le méthane, un puissant gaz à effet de serre // Methane, a powerful greenhouse gas

On le sait depuis longtemps, le méthane (CH4) est l’un des gaz à effet de serre les plus agressifs dans l’atmosphère ; il est plus destructeur que le CO2, même si son temps de vie est plus court. À l’occasion de la COP 28 le site web France Info nous explique qu’au Canada, des milliers de puits de pétrole abandonnés sont devenus des « bombes à retardement écologiques »

Il y aurait au moins 60 000 de ces puits dans l’Ouest canadien, ce qui représente des milliers de tonnes de gaz à effet de serre émises chaque année. Lorsque l’on circule en voiture dans la province de l’Alberta,, on peut voir des milliers de puits de pétrole abandonnés dans les champs, au bord des routes. Certains fuient et émettent du gaz.

Le Canada n’est pas le seul émetteur de méthane. J’ai alerté à plusieurs reprises dans ce blog sur les émissions de CH4 ailleurs dans le monde : Arctique,Antarctique, Mer du Nord, etc. Voici les liens pour accéder à certains de ces articles. Vous pourrez en lire d’autres en inscrivant « méthane » sur le petit moteur de recherche dans la colonne de droite de mon blog.

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It has long been known that methane (CH4) is one of the most aggressive greenhouse gases in the atmosphere; it is more destructive than CO2, even if its lifespan is shorter. On the occasion of COP 28, the France Info website explains to us that in Canada, thousands of abandoned oil wells have become “ecological time bombs”
There are at least 60,000 of these wells in Western Canada, which represents thousands of tonnes of greenhouse gases emitted each year. When you drive in the province of Alberta, you can see thousands of abandoned oil wells in the fields, on the side of the roads. Some leak and emit gas.

Canada is not the only emitter of methane. I have warned several times in this blog about CH4 emissions elsewhere in the world: Arctic, Antarctica, North Sea, etc. Here are the links to access some of these articles. You can read others by entering “methane” on the small search engine in the right column of my blog.

Méthane (1) : des fuites au Canada // Methane (1) : leaks in Canada

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/07/28/fuites-de-methane-au-canada-methane-leakages-in-canada/

Méthane (2) : des fuites en Antarctique // Methane (2) : leaks in Antarctica

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/07/29/fuite-de-methane-en-antarctique-methane-leak-in-antarctica/

Fuites de méthane en Mer du Nord ! // Methane leaks in the North Sea !

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/08/08/fuites-de-methane-en-mer-du-nord-methane-leaks-in-the-north-sea/

Le méthane, le poison de l’Arctique // Methane, the Arctic poison

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/12/05/le-methane-le-poison-de-larctique-methane-the-arctic-poison/

Concentrations record de méthane dans l’atmosphère // Record methane concentrations in the atmosphere

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/04/10/concentrations-record-de-methane-dans-latmosphere-record-methane-concentrations-in-the-atmosphere/

Fuites de méthane dans la Baltique : un coup dur pour l’environnement // Methane leaks in the Baltic Sea : A hard blow to the environment

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/09/30/fuites-de-methane-dans-la-baltique-un-coup-dur-pour-lenvironnement-methane-leaks-in-the-baltic-sea-a-hard-blow-to-the-environment/

Fonte des glaciers et émissions de méthane au Svalbard // Glacier melting and methane emissions in Svalbard

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/08/08/fonte-des-glaciers-et-emissions-de-methane-au-svalbard-glacier-melting-and-methane-emissions-in-svalbard/

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Evolution des concentrations de CH4 et de CO2 dans l’atmosphère : des courbes qui font froid dans le dos!

Nouveau projet de forage pétrolier en Alaska // New oil drilling project in Alaska

Je n’ai jamais caché mon amour pour l’Alaska où j’ai pris conscience du drame de la fonte des glaciers en visitant les zones volcaniques de la région.

Le voyageur qui parcourt le 49ème État de l’Union du nord au sud ne peut pas rater l’oléoduc trans-Alaska qui étire ses 1288 km entre Prudhoe Bay au nord et le port de Valdez au sud où l’or noir est embarqué à bord des pétroliers. On ne saurait oublier la catastrophe environnementale du 24 mars 1989 quand l’Exxon Valdez a heurté des récifs dans la Baie du Prince William, entraînant la pire marée noire que le pays ait jamais connue.

En Alaska le pétrole est roi et il assure un mode de vie confortable à une grande partie de la population. Il n’est donc pas surprenant qu’un projet de forage dans la région de Barrow, au nord de l’État soit approuvé par une majorité d’habitants. Situé dans la région de North Slope, dans la National Petroleum Reserve qui appartient au gouvernement fédéral, le projet Willow ne date pas d’aujourd’hui. Acté sous Donald Trump, il aurait coûté 5 milliards de dollars d’amende aux États Unis s’il avait été abandonné. La zone où le projet est prévu contient jusqu’à 600 millions de barils de pétrole. Ce pétrole mettra toutefois des années à atteindre le marché puisque les infrastructures n’ont pas encore été construites.

Malgré ses promesses de campagne, Joe Biden a donné son feu vert au Willow Project en mars dernier. Cette décision est un scandale pour les associations de défense de l’environnement, au moment où la COP28 vise à sortir progressivement des énergies fossiles, et alors que l’Alaska se réchauffe deux fois plus vite que les autres États américains.

Au nord-ouest de l’Alaska, là où va s’installer le projet Willow, vit le peuple autochtone Iñupiat et ses 5 000 habitants. Environ 40 à 50% de la population est dans l’industrie pétrolière. Beaucoup de gens n’aiment pas ça, mais ils ont besoin de l’industrie pétrolière pour maintenir leur mode de vie.

Une fois opérationnel, Willow sera le plus grand projet pétrolier du pays : 8 milliards de dollars, 600 millions de barils de pétrole brut produits sur 30 ans, plus de 9 millions de tonnes d’émissions de dioxyde de carbone par an, mais surtout 2 500 emplois et 17 milliards de dollars de recettes pour le gouvernement fédéral. Comme l’explique la directrice des ressources naturelles de la communauté Iñupiat, « les taxes des compagnies pétrolières financent nos écoles, notre système de santé, notre logement et notre système de travaux publics. »

Une pétition contre le Willow Project a rassemblé plus de 3,5 millions de signatures dans le pays, mais les opposants locaux au projet sont peu nombreux.

A côté de ce projet qui ne fera pas reculer le réchauffement climatique, le gouvernement fédéral a décrété en septembre 2023 l’interdiction de toute nouvelle exploitation de gaz ou de pétrole dans une autre zone du nord de l’Alaska, grande comme le Danemark. Cette interdiction restera-t-elle en place éternellement? Au vu de ce qui vient de se passer avec le projet Willow, on est en droit de se le demander…

Source : Anchorage Daily News, France Info.

 

Emplacement du projet de forage pétrolier de Willow (Source : Bureau of Land management / North Slope Science Initiative)

Vue de l’oléoduc trans-Alaska (Photo: C. Grandpey)

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I have never concealed my love for Alaska, the 49th State of the Union where I became aware of the drama of melting glaciers while visiting the volcanic areas of the region.
The traveler who drives across Alaska from north to south cannot miss the trans-Alaska oil pipeline which stretches over 1288 km between Prudhoe Bay in the north and the port of Valdez in the south where the black gold is loaded on board the tankers. We cannot forget the environmental disaster of March 24th, 1989 when the Exxon Valdez hit reefs in Prince William Sound, resulting in the worst oil spill the country has ever experienced.
In Alaska, oil is king and it ensures a comfortable lifestyle for a large part of the population. It is therefore not surprising that a drilling project in the Barrow region in the north of the State would be approved by a majority of residents. Located in the North Slope region, in the National Petroleum Reserve which belongs to the federal government, the Willow project is not new. Acted under Donald Trump, it would have cost the United States $5 billion in fines if it had been abandoned. The area where the project is planned contains up to 600 million barrels of oil. However, this oil will take years to reach the market since the infrastructure has not yet been built.
Despite his campaign promises, Joe Biden gave the go ahead to the Willow Project last March. This decision is a scandal for environmentalists, at a time when COP28 aims to gradually move away from fossil fuels, and when Alaska is warming twice as fast as other American states.
In northwest Alaska, where the Willow project will be located, live the indigenous Iñupiat people.(pop.5,000). About 40-50% of the population is in the oil industry. A lot of people don’t like it, but they need the oil industry to maintain their way of life.
Once operational, Willow will be the largest oil project in the country: $8 billion, 600 million barrels of crude oil produced over 30 years, more than 9 million tons of carbon dioxide emissions per year, but more importantly 2 500 jobs and $17 billion in revenue for the federal government. As the Iñupiat community’s director of natural resources explains, « taxes from oil companies fund our schools, our health care system, our housing and our public works system. »
A petition against the Willow Project has gathered more than 3.5 million signatures nationwide, but local opponents of the project are few in number.
Alongside this project which will not reduce global warming, the federal government decreed in September 2023 a ban on any new gas or oil exploitation in another area of northern Alaska, the size of Denmark. Will this ban exist forever ? Judging fromwhat has just happened with the Willow project, we can have some doubts……

Source : Anchorage Daily News, France Info.