COP30 au Brésil : ça s’annonce mal ! // COP30 in Brazil: It’s not looking good!

Après deux Conferences of Parties (COP) organisées par des pays producteurs de pétrole, on pouvait espérer un avenir plus serein en apprenant que la COP30 serait organisée au Brésil en novembre 2025. L’espoir était d’autant plus grand de l’événement aura lieu à Belem, dans l’État du Para, quasiment à l’embouchure de l’Amazone.

Malheureusement, les dernières nouvelles en provenance du Brésil ne sont pas bonnes. Selon un rapport de la plateforme de surveillance MapBiomas publié le 22 janvier 2025, la superficie végétale détruite par des incendies au Brésil a augmenté de 79% en 2024. Elle a atteint 30,8 millions d’hectares, soit une surface supérieure à l’ensemble de l’Italie et à la moitié de la France hexagonale. Il s’agit de la plus grande surface partie en fumée au Brésil sur un an depuis 2019.

On sait que l’écosystème amazonien est crucial pour la régulation du climat, et c’est lui qui a été le plus affecté par le feu, avec quelque 17,9 millions d’hectares ravagés, soit 58% du total, et plus que l’ensemble des surfaces brûlées dans tout le pays en 2023. Selon les données officielles, plus de 140 000 départs de feux ont été enregistrés en 2024, du jamais-vu en 17 ans et une augmentation de 42% comparé à 2023.

Les scientifiques estiment que l’ampleur de ces incendies est liée au réchauffement climatique. En effet, comme c’est le cas en Californie, la hausse des températures rend la végétation plus sèche et facilite donc la propagation des flammes. Mais il ne faudrait pas oublier que ces incendies de végétation sont, dans pratiquement tous les cas, provoqués par l’homme. La plateforme MapBiomas alerte en particulier sur les incendies qui ont touché les forêts, zones clés pour la capture de carbone responsable du réchauffement climatique : 8,5 millions d’hectares ont été dévastés en 2024, contre 2,2 millions en 2023.

Ces résultats sont particulièrement mauvais pour le président Lula. L’Etat du Para où se trouve Belem a le plus souffert des incendies en 2024, avec 7,3 millions d’hectares dévastés, environ un quart du total national.

Lula a fait de la protection de l’environnement l’une des priorités de son mandat. La déforestation s’était d’ailleurs inscrite en baisse de plus de 30% sur un an au mois d’août. En septembre, le président avait cependant reconnu que le Brésil n’était pas « prêt à 100% » à lutter contre une vague de feux de forêt, que le gouvernement a imputé au « terrorisme climatique ». Il faut juste espérer que la COP30 ne se terminera pas de façon aussi minable que les précédentes et que des mesures CONTRAIGNANTES seront enfin prises pour lutter contre le réchauffement climatique. Mais c’est une autre histoire. On sait que les économies modernes ont bien du mal à se défaire des énergies fossiles. Même si les États Unis n’auront pas encore officiellement quitté l’Accord de Paris, Donald Trump ne viendra pas salir ses chaussures dans la boue amazonienne.

Source : France Info et médias internationaux.

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After two Conferences of Parties (COPs) organized by oil-producing countries, there was some hope for a more peaceful future as COP30 would be organized in Brazil in November 2025. Hope was all the greater as the event would take place in Belem, in the state of Para, almost at the mouth of the Amazon.

Unfortunately, the latest news from Brazil is not good. According to a report from the MapBiomas monitoring platform published on January 22nd, 2025, the plant area destroyed by fires in Brazil increased by 79% in 2024. It reached 30.8 million hectares, an area larger than the whole of Italy and half of France. This is the largest area to go up in smoke in Brazil in a year since 2019.
The Amazon ecosystem is known to be crucial for climate regulation, and it was the one most affected by the fire, with some 17.9 million hectares ravaged, or 58% of the total, and more than the entire area burned in the country in 2023. According to official data, more than 140,000 fires were recorded in 2024, an unprecedented number in 17 years and a 42% increase compared to 2023.
Scientists believe that the scale of these fires is linked to global warming. Indeed, as is the case in California, rising temperatures make the vegetation drier and therefore facilitate the spread of flames. But we should not forget that these vegetation fires are, in almost all cases, caused by humans. The MapBiomas platform warns in particular about the fires that have affected forests, key areas for capturing the carbon responsible for global warming: 8.5 million hectares were devastated in 2024, compared to 2.2 million in 2023.
These results are particularly bad for President Lula. The state of Para, where Belem is located, suffered the most from the fires in 2024, with 7.3 million hectares devastated, about a quarter of the national total.
Lula has made environmental protection one of the priorities of his mandate. Deforestation had also fallen by more than 30% over one year in August. In September, however, the president acknowledged that Brazil was not « 100% ready » to fight a wave of forest fires, which the government blamed on « climate terrorism ». We just have to hope that COP30 will not end as badly as the previous ones and that BINDING measures will finally be taken to combat global warming. But that’s another story. We know that modern economies have a hard time getting rid of fossil fuels. Even if the United States has not yet officially left the Paris Agreement, it is very unlikely that Donald Trump will come and dirty his shoes in the Amazonian mud.
Source: France Info and international media.

L’iceberg A23a évitera-t-il la Géorgie du Sud ?

Dans plusieurs notes rédigées en novembre 2023, août et décembre 2024, j’ai expliqué qu’en Antarctique un iceberg géant – l’A23a – s’était séparé de la plate-forme glaciaire Filchner en 1986, mais était resté par la suite bloqué dans la mer de Weddell où il a pris l’aspect d’une île de glace. Avec une superficie de près de 4 000 kilomètres carrés et une épaisseur de 400 mètres, il faisait plus de deux fois la taille de Londres. Avant de se détacher de la banquise, la masse de glace abritait une station de recherche soviétique. Quand les Russes ont compris que l’iceberg allait partir à la dérive, ils ont dépêché une expédition pour retirer le matériel avant qu’il soit perdu.

 

Source: USGS / Landsat

Après presque 40 ans d’immobilité dans la mer de Weddell, l’A23a s’est mis en mouvement en 2023. On a alors craint qu’il aille s’échouer en Géorgie du Sud et cause des problèmes aux millions de phoques, manchots et autres oiseaux marins qui se reproduisent sur l’île. L’énorme masse de glace était susceptible de perturber les routes normales d’alimentation des animaux, les empêchant de nourrir correctement leurs petits.

 

Source: Polar View

En 2024, l’A23a présente une superficie de 3.800 km². Il y a quelque temps, il a été pris dans un vortex qui l’a fait tourner sur lui-même comme une toupie (voir ma note du 17 août 2024), mais il a réussi à s’en dégager en décembre dernier et repris sa course vers le nord. C’est ce qui fait renaître la crainte d’une collision entre l’A23a et la Géorgie du Sud. Cette collision pourrait mettre en péril la biodiversité sur l’île. L’iceberg se trouve actuellement à environ environ 280 km des côtes.

L’A23A en janvier 2025

De nombreux animaux sont morts en 2004 lorsque qu’un autre iceberg géant, le A38 s’est échoué, empêchant les animaux de se nourrir.

En revanche, en janvier 2021, un autre iceberg géant, l’A68a, s’est disloqué avant d’atteindre la Géorgie du Sud. Les morceaux issus de cette dislocation se sont déplacés autour de l’île. Baptisés A68d, A68e et A68f, ces petits icebergs présentaient peu de risque de venir s’échouer sur la côte orientale de l’île.

Ce serait une erreur de considérer les icebergs comme de simples objets dangereux. Leur importance pour l’environnement au sens large est de plus en plus reconnue. En fondant, ces gros icebergs libèrent la poussière minérale qui se trouvait à l’intérieur de leur glace lorsqu’ils raclaient le substrat rocheux de l’Antarctique. Cette poussière est une source de nutriments pour les organismes qui constituent la base des chaînes alimentaires océaniques.

Il est bon aussi de rappeler que le vêlage d’icebergs est un processus naturel en Arctique et en Antarctique. Tout comme un glaçon dans un verre d’eau, ces énormes blocs de glace ne font pas monter le niveau des océans.

Source : La BBC, mon blog.

La furie baptismale de Trump // Trump’s baptismal fury

Donald Trump frise le surmenage ! Au sein d’un tourbillon de décisions prises dès le premier jour de son mandat, il a signé un décret visant à renommer le Golfe du Mexique et le Denali.
Le Golfe du Mexique s’appellera désormais Golfe d’Amérique, et le Denali, le plus haut sommet d’Amérique du Nord avec ses 6190 mètres, redeviendra le mont McKinley, nom qu’il portait avant que Barack Obama ne le change en 2015.
Selon Trump, le changement de nom de ces deux sites naturels vise à honorer la « grandeur de l’Amérique ». Cependant, ce changement de nom n’aura aucune incidence à l’échelle internationale. En ce qui me concerne, je continuerai donc à utiliser Golfe du Mexique et Denali.

Le mont McKinley a été officiellement nommé en l’honneur de William McKinley en 1917, 16 ans après son assassinat lors d’une apparition publique à Buffalo, dans l’État de New York. La montagne avait déjà été officieusement nommée McKinley en 1896 par un chercheur d’or. Pour justifier ce changement, le nouveau président a déclaré que « le président McKinley est honoré car il a donné sa vie pour notre grande nation et il est reconnu comme il se doit pour son héritage historique de protection des intérêts de l’Amérique et de création d’une richesse énorme pour notre nation ».
C’est le président Obama qui avait changé le nom en Denali pour honorer les locuteurs Koyukon des Athabaskans Koyukon qui vivent dans l’intérieur occidental de l’Alaska. L’État d’Alaska avait demandé que la montagne soit officiellement reconnue comme Denali en 1975, mais le changement avait été bloqué au Congrès par une délégation de l’Ohio, État d’origine de McKinley.

Sommet du Denali (Photo: C. Grandpey)

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En ce qui concerne le Golfe du Mexique, Trump a évoqué le changement de nom au début du mois de janvier 2025 dans un discours sur les tarifs douaniers. « Nous allons changer le nom du Golfe du Mexique en Golfe d’Amérique, qui a une belle résonance. Il couvre un vaste territoire, le Golfe d’Amérique. Quel beau nom et il est approprié. » Alors que le président a déclaré qu’il supprimerait Denali pour honorer William McKinley, il n’a avancé aucune raison autre que la beauté du nom pour justifier le changement de nom de cette partie de l’océan où naissent de nombreux cyclones en raison de la hausse de la température de l’eau. Encore un caprice du président !
Source : Médias d’information internationaux.

Image satellite du Golfe du Mexique (Source: NASA)

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Le Kamaʻehuakanaloa, anciennement Lōʻihi jusqu’en 2021, est un volcan sous-marin situé à une trentaine de kilomètres au Sud-Est de l’île d’Hawaï.

Le volcan a été baptisé « Lōʻihi » en 1955 après sa découverte lors d’une campagne de recherche effectuée en 1954. Ce toponyme hawaïen signifie « long » en référence à sa forme allongée. Toutefois, bien qu’hawaïen, il n’était pas assez représentatif de la culture insulaire au regard de chants traditionnels mentionnant Kamaʻehuakanaloa, un volcan sous-marin mythique et dont le nom signifie « enfant rougeoyant de Kanaloa », la divinité de la mer dans la mythologie hawaïenne. Ce nouveau nom a été adopté en juillet 2021 par le Hawaiʻi Board on Geographic Names.

Source: USGS.

Dans sa furie baptismale, Donald Trump osera-t-il redonner au volcan sous-marin son nom d’origine ? Pour cela, il faudrait d’abord qu’il sache qu’un volcan sous marin se dresse dans les profondeurs au large d’Hawaï…

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In a flurry of first-day-in-office activity, Donald Trump has signed an order to rename the Gulf of Mexico and Denali.

The Gulf of Mexico will be renamed the Gulf of America, and Denali, the highest peak in North America (6190m), will revert to Mount McKinley, the name it was called before Barack Obama changed it in 2015.

In Trump’s words, the renaming of the two natural features is to honor “American greatness”, However, the renaming will have no bearing on what names are used internationally. As far as I’m concerned, I will keep on using Gulf of Mexico and Denali.

Mount McKinley was officially named in honor of William McKinley in 1917, 16 years after he was assassinated during a public appearance in Buffalo, New York, though it was unofficially named McKinley in 1896 by a gold prospector. To justify the change, the new president said that “President McKinley is honored for giving his life for our great nation and dutifully recognized for his historic legacy of protecting America’s interests and generating enormous wealth for our nation.”

Obama had changed the name to Denali. The name was then given to the mountain by Koyukon speakers of the Koyukon Athabaskans in western interior Alaska. The state of Alaska had requested that the mountain be officially recognized as Denali in 1975, but the change was blocked by a congressional delegation from McKinley’s home state of Ohio.

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As far as the Gulf of Mexico is concerned, Trump discussed the name change earlier this month in a speech on tariffs. “We’re going to be changing the name of the Gulf of Mexico to the Gulf of America, which has a beautiful ring. That covers a lot of territory, the Gulf of America. What a beautiful name and it’s appropriate. ” While the president said he would foresake Denali to honor William McKinley, he did not suggest any reason other than the beauty of the name to justify the name change of that part of the ocean where many cyclones are born because of the rising water temperatures. Another president’s whim!

Source : International news media.

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Kamaʻehuakanaloa, formerly Lōʻihi until 2021, is a seamount or undersea volcano located about thirty kilometers southeast of the island of Hawaii.
The volcano was named « Lōʻihi » in 1955 after its discovery during a research campaign carried out in 1954. This Hawaiian toponym means « long » in reference to its elongated shape. However, although Hawaiian, was not considered sufficiently representative of the island culture in view of traditional songs mentioning Kamaʻehuakanaloa, a mythical underwater volcano whose name means « glowing child of Kanaloa », the divinity of the sea in Hawaiian mythology. This new name was adopted in July 2021 by the Hawaiʻi Board on Geographic Names.
In his baptismal fury, will Donald Trump dare to give the underwater volcano back its original name? To do so, he would first have to know that an underwater volcano is rising in the depths off the coast of Hawaii…

Source: USGS.

Chili : observatoires contre usine d’hydrogène // Chile : observatories vs. hydrogen plant

Le mont Paranal, un sommet de 2 664 m situé dans le désert d’Atacama, au nord du Chili, est l’un des derniers endroits sur Terre à ne pas être pollué par la lumière urbaine et industrielle. Grâce à la géographie unique de la Cordillère des Andes, le ciel nocturne au-dessus du sommet est parfaitement clair plus de 11 mois par an, et il offre des conditions parfaites pour les observations astronomiques les plus difficiles.

Vue du Mont Paranal (Crédit photo : Wikipedia)

Au sommet du mont Paranal, le Very Large Telescope (VLT) de l’Observatoire européen austral (European Southern Observatory – ESO), dont la construction a coûté quelque 350 millions de dollars dans les années 1990 (840 millions de dollars actuels), est l’un des instruments d’observation du ciel les plus performants au monde ; il est capable d’observer les objets les plus mystérieux de l’univers. Cet observatoire de haute précision se compose de quatre télescopes de 8,2 mètres de large qui fonctionnent comme un seul et qui ont permis de mettre en lumière certains des phénomènes les plus mystérieux de l’humanité. Jusqu’à présent, le VLT a permis aux astronomes de suivre les orbites des étoiles les plus proches du trou noir au centre de la Voie Lactée, de prendre la première image d’une planète en dehors du système solaire et de découvrir l’insaisissable réseau cosmique qui s’étend sur tout le cosmos.

Vue du Very Large Telescope – VLT (Source : ESO)

Les parfaites conditions d’observation du ciel dans la région ont conduit l’ESO à choisir le mont Armazones voisin comme emplacement de son super télescope nouvelle génération, l’Extremely Large Telescope (ELT).
Une fois terminé vers la fin de cette décennie, l’ELT sera le plus grand télescope au monde capable d’étudier l’univers en lumière visible, avec un miroir de 39 mètres de large. Le télescope, d’une valeur de plus de 1,5 milliard de dollars, promet d’améliorer les observations effectuées par le VLT. Il offrira des vues encore plus profondes de l’univers le plus lointain, mais sera également capable de recueillir des informations détaillées sur les exoplanètes potentiellement habitables.

Vue de l’Extremely Large Telescope – ELT (Source : ESO)

Le problème est que le potentiel d’observation du télescope sera considérablement réduit si un projet d’usine de production d’hydrogène, l’INNA, reçoit le feu vert. La pollution lumineuse émanant du projet INNA pourrait anéantir tous les espoirs fondés sur le nouveau télescope. Selon le directeur général de l’ESO, « nous pourrions perdre la capacité d’observer environ 30 % des galaxies les plus faibles. Nous sommes sur le point de commencer à voir les détails de l’atmosphère des exoplanètes, mais si le ciel devient plus clair, nous ne pourrons peut-être plus voir ces détails. »
Le projet INNA, un parc industriel de 3 021 hectares et d’une valeur de 10 milliards de dollars, comprendra trois fermes solaires, trois fermes éoliennes, un système de stockage d’énergie par batterie et des installations de production d’hydrogène.
L’ESO estime que le complexe laissera échapper autant de pollution lumineuse qu’une ville d’environ 20 000 habitants. Certaines parties du parc industriel pourraient s’étendre jusqu’à 5 kilomètres des télescopes de l’ESO, et toute nouvelle extension aggraverait encore les impacts sur le ciel nocturne du mont Paranal.
Le projet, qui devrait générer 217 023 tonnes d’hydrogène vert par an, représente un casse-tête pour l’ESO. L’organisation elle-même s’est engagée à réduire son empreinte carbone et a même construit une centrale photovoltaïque de 9 mégawatts pour alimenter les observatoires des monts Paranal et Armazones en énergie verte.
Il semble évident que le télescope et l’usine d’hydrogène ne peuvent pas cohabiter. Selon le directeur de l’ESO, « cette usine d’hydrogène propre nous conviendrait parfaitement si elle était implantée à seulement 50 kilomètres de distance. Nous ne voyons pas pourquoi elle ne pourrait pas être déplacée ».
Dans un communiqué publié le 30 décembre 2024, l’Agence environnementale du Chili a déclaré que le projet en est à ses débuts et qu’aucune décision d’investissement n’a encore été prise.
Source : space;com.

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Mount Paranal, a 2,664 m peak in the Atacama Desert of Northern Chile, is one of the last spots on Earth free from urban and industrial light pollution. Thanks to the unique geography of the Andes mountain range, the night sky above the summit is perfectly clear more than 11 months per year, providing perfect conditions for the most challenging astronomical research.

Standing at the summit of Mount Paranal, the European Southern Observatory’s (ESO) Very Large Telescope (VLT), which cost some 350 million dollars to build in the 1990s (840 million in today’s dollars), is one of the world’s most sensitive sky-watching instruments, capable of observing the most intriguing objects in the universe. The high-precision observatory consists of four 8.2-meter-wide telescopes that act as one, and has shed light on some of the most mysterious phenomena known to humankind. So far, the VLT has allowed astronomers to trace orbits of stars in the nearest vicinity of the black hole at the center of the Milky Way galaxy, taken the first ever image of a planet outside the solar system and uncovered the elusive cosmic web that sprawls across the entire cosmos.

The superior sky-observing conditions in the area led ESO to choose the neighboring Mount Armazones as a location of its next generation sky-observing super-machine — the Extremely Large Telescope (ELT).

Once completed toward the end of this decade, ELT will be the world’s largest telescope studying the universe in visible light, featuring a 39-meter-wide mirror. The telescope, worth more than 1.5 billion dollars, promises to expand the science done by the reliable VLT. It will provide even deeper views into the most distant universe but will also be able to gather detailed information about potentially habitable exoplanets.

The problem is that the observing potential of the telescope will be significantly curtailed if a hydrogen project, called INNA, receives a go ahead. The light pollution expected from the INNA project could undo all that progress. According to ESO’s Director General, « we might lose the ability to observe about 30% of the faintest galaxies. We are at the point of starting to be able to see details of exoplanet atmospheres, but if the sky gets brighter, we may not be able to see those details anymore. »

The INNA project, a 3,021-hectare industrial park worth 10 billion dollars, will consist of three solar farms, three wind farms, a battery energy storage system and facilities for the production of hydrogen.

ESO estimates the complex will leak as much light pollution as a city with a population of about 20,000. Parts of the industrial park may extend as close as 5 kilometers to ESO’s telescopes, and any possible further expansion would further worsen the impacts on the Paranal night sky

Expected to generate 217,023 tonnes of green hydrogen per year, the venture presents a conundrum for ESO. The organization itself has committed to reducing its carbon footprint and even built a 9-megawatt photovoltaic power plant to supply the Paranal and Armazones observatories with green power.

It seems obvious that the telescope and the hydrogen plant cannot be in the same place. According to ESO’s Director, « this clean hydrogen plant would be perfectly O.K. for us only 50 kilometers away. We don’t think there is any reason why it couldn’t be moved. »

In a statement issued on December 30th, 2024, Chile’s environment agency said that the project was in early stages and that no investment decision had yet been taken.

Source : space;com