La COP30 suscite des polémiques // COP30 sparks controversy

Une nouvelle autoroute à quatre voies traversant des milliers d’hectares de forêt amazonienne protégée est en cours de construction pour la COP30, la conférence sur le climat, qui va se tenir à à Belém, au Brésil du 10 au 21 novembre 2025..La nouvelle voie de circulation vise à fluidifier la circulation dans la ville, qui accueillera plus de 50 000 personnes, dont des dirigeants de nombreux pays.
Le gouvernement brésilien vante les mérites de l’autoroute en matière de « durabilité », mais certains habitants et les défenseurs de l’environnement sont indignés par son impact sur ledit environnement. Il ne faudrait pas oublier que l’Amazonie joue un rôle essentiel dans l’absorption du carbone pour la planète et la biodiversité, et beaucoup estiment que cette déforestation est contraire à l’objectif même d’un sommet sur le climat. Une forêt tropicale luxuriante s’étend de chaque côté de la route déjà partiellement construite. Des troncs d’arbres sont empilés sur les terres défrichées qui s’étendent sur plus de 13 km à travers la forêt tropicale jusqu’à Belém.

Source: La BBC

Des pelleteuses et des engins creusent le sol de la forêt, recouvrant les zones humides pour construire la route qui traversera une zone protégée. Les habitants craignent que la construction de cette route entraîne une intensification de la déforestation à l’avenir, car la zone sera désormais plus accessible aux entreprises. Les scientifiques craignent que cette nouvelle voie de circulation fragmente l’écosystème et perturbe les déplacements de la faune sauvage.
Le président brésilien et le ministre de l’Environnement affirment que la COP30 sera un sommet historique, car il s’agit d’une « COP en Amazonie, et non d’une COP sur l’Amazonie ». Le président affirme que cette réunion sera l’occasion de se concentrer sur les besoins de l’Amazonie, de montrer la forêt au monde et de présenter les mesures prises par le gouvernement pour la protéger.
Cependant, certains affirment que si ces discussions auront lieu « à un très haut niveau, entre entrepreneurs et responsables gouvernementaux », les habitants de l’Amazonie ne sont « pas entendus ». Le gouvernement de l’État du Pará où se tiendra la COP avait déjà évoqué l’idée de cette autoroute, connue sous le nom d’Avenida Liberdade, en 2012, mais elle a été reportée à plusieurs reprises pour des raisons environnementales.
De nombreux projets d’infrastructures ont aujourd’hui été relancés ou approuvés pour préparer la ville de Belém à la COP. Des passages pour animaux sauvages, des pistes cyclables et des panneaux solaires seront aménagés. De nouveaux hôtels sont également en construction et le port est en cours de réaménagement afin de permettre l’accostage des navires de croisière et d’accueillir les visiteurs.
Le gouvernement brésilien a investi plus de 81 millions de dollars pour faire passer la capacité de l’aéroport de sept à quatorze millions de passagers. Un nouveau grand parc urbain, le Parque da Cidade, est en construction. Il comprendra des espaces verts, des restaurants, un complexe sportif et d’autres installations accessibles au public dans les années qui suivront la COP.
La grande question est de savoir si la COP30 sera un échec comme les précédentes. On est en droit de se demander si le transport aérien de milliers de participants à travers le monde, et les infrastructures nécessaires pour les accueillir, sont en cohésion avec une conférence sur le climat. Les participants à cette COP30 ne devront pas oublier que l’Amazonie est une région naturelle à l’écosystème crucial pour la régulation du climat mondial, et que cette région est en danger. La surface végétale détruite par des incendies au Brésil a ainsi augmenté de 79% en 2024 à 30,8 millions d’hectares, soit plus que la superficie de l’Italie. De plus, l’Amazonie paye déjà un lourd tribut, avec 17,9 millions d’hectares ravagés, soit 58% du total.

Source : Médias d’information internationaux.

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A new four-lane highway cutting through thousands of hectares of protected Amazon rainforest is being built for the COP30 climate summit in the Brazilian city of Belém. It aims to ease traffic to the city, which will host more than 50,000 people, including world leaders, at the conference that will be held from 10 to 21 November 2025.

The state government touts the highway’s « sustainable » credentials, but some locals and conservationists are outraged at the environmental impact. The Amazon plays a vital role in absorbing carbon for the world and providing biodiversity, and many say this deforestation contradicts the very purpose of a climate summit. Along the partially built road, lush rainforest towers on either side. Logs are piled high in the cleared land which stretches more than 13 km through the rainforest into Belém.

Diggers and machines carve through the forest floor, paving over wetland to surface the road which will cut through a protected area. Local residents worry that the construction of this road will lead to more deforestation in the future, now that the area is more accessible for businesses.

The road leaves two disconnected areas of protected forest. Scientists are concerned it will fragment the ecosystem and disrupt the movement of wildlife.

The Brazilian president and environment minister say COP30 will be a historic summit because it is « a COP in the Amazon, not a COP about the Amazon ».The president says the meeting will provide an opportunity to focus on the needs of the Amazon, show the forest to the world, and present what the federal government has done to protect it.

However, voices are heard saying that while these conversations will happen « at a very high level, among business people and government officials », those living in the Amazon are « not being heard ».The state government of Pará had touted the idea of this highway, known as Avenida Liberdade, as early as 2012, but it had repeatedly been shelved because of environmental concerns.

Now a host of infrastructure projects have been resurrected or approved to prepare the city for the COP summit. There will be wildlife crossings for animals to pass over, bike lanes and solar lighting. New hotels are also being built and the port is being redeveloped so cruise ships can dock there to accommodate excess visitors.

Brazil’s federal government is investing more than 81 million dollars to expand the airport capacity from « seven to 14 million passengers ». A new large city park, Parque da Cidade, is under construction. It will include green spaces, restaurants, a sports complex and other facilities for the public to use afterwards.

The geat question is to know whether COP30 will not be a failure like the previous meetings. Scrutiny is growing over whether flying thousands of participants across the world, and the infrastructure required to host them, is undermining the cause. Participants at COP30 should not forget that the Amazon is a natural region with an ecosystem crucial to regulating the global climate, and that this region is in danger. The area of ​​vegetation destroyed by fires in Brazil has increased by 79% in 2024 to 30.8 million hectares, more than the size of Italy. Moreover, the Amazon is already paying a heavy price, with 17.9 million hectares ravaged, or 58% of the total.

Source : International news media.

La NASA explique pourquoi les glaciers font monter le niveau des océans // NASA explains why glaciers are causing sea levels to rise

Au cours de de ma conférence « Glaciers en péril », j’indique que certains glaciers qui résistaient à la fonte perdent à leur tour de leur masse et accélèrent leur vitesse de progression. Ce phénomène a été observé sur le glacier Perito Moreno en Argentine. Les glaciologues ont remarqué la présence de lacs d’eau de fonte à la surface du glacier, de la même manière que cela se produit au Groenland. Cette eau de fonte se fraie un chemin jusqu’à la base du glacier par l’intermédiaire de rivières et de cavités appelés « bédières » et « moulins ». Une fois atteint le substrat rocheux sous le glacier, cette eau de fonte agit comme un lubrifiant qui accélère la progression du glacier.

Lacs de fonte à la surface de la calotte glaciaire

Une animation proposée par le Jet Propulsion Laboratory de la NASA montre comment les glaciers fondent et contribuent à la hausse du niveau des océans à travers le monde :

https://us.yahoo.com/news/nasa-explains-glaciers-melt-010000940.html

Le document nous explique que la calotte de glace qui recouvre le Groenland contient suffisamment d’eau pour faire monter les océans de 7,50 mètres à travers le globe. Toute cette fonte potentielle ne se produit pas à la surface. Comme je l’ai écrit plus haut, les rivières et les lacs d’eau de fonte qui se trouvent à la surface se frayent un chemin à travers la glace et atteignent le substrat rocheux sur lequel repose le glacier. L’eau coule ensuite sous le glacier et finit par atteindre l’océan. Comme l’eau de fonte ne contient pas de sel, elle est moins lourde que l’eau de mer et s’élève devant le glacier, formant ce que les scientifiques appellent un ‘panache’. Autour du Groenland, les eaux océaniques sont froides et douces près de la surface, et chaudes et salées en profondeur. Lorsque le panache s’élève, il attire l’eau chaude salée, ce qui fait fondre le front du glacier de bas en haut. Finalement, un pan du glacier se détache et forme un iceberg, dans un processus appelé ‘vêlage’. Avec le réchauffement des océans, le vêlage s’accélère, ce qui entraîne le recul des glaciers et une accélération de leur mouvement. Au final, les glaciers plus rapides déversent davantage de glace dans l’océan et font monter le niveau de la mer à travers le monde.

Vêlage du Columbia Glacier en Alaska (Photo: C. Grandpey)

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During my conference « Glaciers at risk », I indicate that some glaciers that were resisting melting are now losing mass and accelerating their speed. This phenomenon was observed at the Perito Moreno Glacier in Argentina. Glaciologists have observed the presence of pools of meltwater at the surface of the glacier, in the same way as thids happens in Greenland. This meltwater finds its way down to the bottom of the glacier by means of streams and cavities called ‘bédières’ and ‘moulins’ in French. Once it has reached the bedrock beneath the glacier, this melt water acts as a lubricant which accelerates the forward movement of the glacier.

A document released from NASA’s Jet Propulsion Laboratory shows the public how glaciers melt and contribute to sea rising in this animated explainer :

https://us.yahoo.com/news/nasa-explains-glaciers-melt-010000940.html

We are told that the sheet ice that covers Greenland contains enough water to raise oceans by 25 feet across the globe. But not all of that melt happens at the surface. In the summertime, rivers and pools of melt water find their way down through the glacier to the bed below. From there, the water runs beneath the glacier until it reaches the ocean. Because melt water contains no salt, it weighs less than ocean water and rises up in front of the glacier in what scientists call a plume. Around Greenland ocean waters are cold and fresh near the surface, and warm and salty at depth. As the plume rises, it draws in the warm salty water, melting the glacier face from the bottom up. Eventually a piece of the glacier breaks off making an iceberg in a process known as ‘calving’. As the oceans warm, calving speeds up causing glaciers to retreat and flow faster. Faster glaciers dump more ice into the ocean and drive sea levels higher across the globe.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Depuis 2016, le Comité scientifique pour l’évaluation et la surveillance des phénomènes volcaniques (CCES) enregistre une activité géophysique anormale sur le Teide (îles Canaries), avec une hausse de la sismicité, une déformation géodésique et des émissions de gaz. Cependant, rien n’indique qu’une éruption soit imminente.
En particulier, il existe une corrélation entre les émissions fumerolliennes et l’activité sismique autour de Las Cañadas, Cumbres de Adeje et Vilaflor. En juin et juillet 2023, un essaim sismique important a été détecté près de Santiago del Teide à une profondeur de plus de30 km, signe d ‘ajustements dans le système magmatique ou hydrothermal. Plus tard en 2023, une autre séquence sismique s’est produite sous Las Cañadas, entre 17 et 23 km de profondeur.
Le gouvernement des îles Canaries reste vigilant. Bien qu’il n’y ait pas de danger immédiat pour la population, les autorités soulignent l’importance d’une surveillance continue et de la sensibilisation du public.
La dernière éruption du Teide remonte à 1909. Elle fut relativement modérée et n’a pas causé de dégâts significatifs.
Source : INVOLCAN, CSIC, CCES.

Photos: C. Grandpey

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En Islande, les mesures de déformation indiquent un soulèvement continu du sol et une accumulation de magma sous le secteur de Svartsengi. La situation est semblable à celle observée avant les dernières éruptions. Les modélisations du Met Office montrent que le volume de magma en train de s’accumuler sous Svartsengi se rapproche de celui observé lors du dernier événement.
En s’appuyant sur l’analyse des événements précédents, les scientifiques estiment qu’une fois qu’un volume de magma similaire à celui des éruptions précédentes s’est accumulé sous Svartsengi, on a une augmentation de la probabilité d’une nouvelle intrusion magmatique et d’une éruption.
Les dernières prévisions du Met Office laissaient entrevoir une éruption fin janvier. Mes calculs personnels prévoient plutôt une éruption vers le 15 février 2025.
Source : Met Office.

L’inflation à Svartsengi le 30 janvier 2025. L’échéance semble proche (Source: Met Office)

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L’éruption de l’Ibu (Indonésie) se poursuit avec toutefois une diminution de l’activité. En conséquence, le niveau d’alerte a été abaissé de 4 à 3 (sur une échelle de 1 à 4) le 28 janvier 2025. De plus, la zone d’exclusion a été ajustée en fonction du nouveau niveau d’alerte. Le public est désormais invité à rester à au moins 4 km du centre de l’éruption, sauf dans le secteur nord, où la distance de sécurité s’étend jusqu’à 5 km de la brèche dans la paroi nord du cratère.
Les images de la webcam montrent une incandescence au sommet et parfois des projections de matériaux incandescents au-dessus du sommet lors des explosions. Dans un rapport spécial, le PVMBG indique que le dôme en train de croître dans le cratère dépasse maintenant la hauteur de la paroi du cratère, ce qui génère de petites avalanches d’effondrement sur les flancs N et NO.
Source : PVMBG.

Crédit photo: CVGHM

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Les épisodes éruptifs se succèdent dans le cratère se l’Halema’uma’u sur le Kilauea (Hawaï). Le 7ème épisode de la série a débuté à 18h41 (heure locale) le 27 janvier 2025 et s’est terminé brusquement à 10h47 (heure locale) le 28 janvier. Les bouches nord et sud ont cessé d’émettre de la lave à peu près au même moment. Les coulées de lave générées par cet épisode ont recouvert plus de la moitié du plancher du cratère. La fin de l’épisode éruptif a coïncidé avec un changement rapide de la déflation à l’inflation au sommet et une diminution de l’intensité du tremor. Le retour à l’inflation indique qu’un 8ème épisode éruptif est susceptible de commencer sous peu.
Source : HVO.

Capture d’image webcam de l’un des épisodes éruptifs

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L’amplitude du tremor a montré une hausse sur le Puracé (Colombie) dans l’après-midi du 21 janvier 2025 et est restée élevée jusqu’au 23 janvier. Les images satellites du 23 janvier montrent un système de fissures et de cavités formé lors de l’émission de cendres du 20 janvier. Des émissions de gaz et de vapeur s’élèvent à partir des évents fumerolliens déjà existants sur le cône de Puracé et à partir de deux nouvelles bouches qui s’étaient ouvertes quelques jours auparavant sur le cône de Curiquinga, situé immédiatement au sud-est du Puracé. D’importantes émissions de SO2 continuent d’être enregistrées au sommet de Puracé. De fortes odeurs de SO2 sont signalées dans plusieurs localités. Le niveau d’alerte reste Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Servicio Geológico Colombiano (SGC).

Crédit photo: Wikipedia

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Une hausse de l’activité volcanique à Santorin (Grèce) a incité la Protection Civile à convoquer une réunion avec les autorités locales et les responsables de la gestion des catastrophes. Des instruments de surveillance ont détecté une « légère activité sismique-volcanique » à l’intérieur de la caldeira de Santorin. Une activité volcanique semblable avait été enregistrée dans la région en 2011. Elle avait duré 14 mois et s’était terminée sans provoquer d’éruption.
Les scientifiques qui surveillent l’arc volcanique hellénique, qui s’étend du Péloponnèse aux Cyclades, ont enregistré une hausse de l’activité dans une ligne de faille centrale dans la partie nord de la caldeira de Santorin. Selon les scientifiques, les données actuellement disponibles ne révèlent rien de vraiment inquiétant.
Source : Protection civile grecque.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

Since 2016, the Scientific Committee for the Evaluation and Monitoring of Volcanic Phenomena (CCES) has recorded anomalous geophysical activity at Teide volcano (Canary Islands), characterized by increased seismicity, geodetic deformation, and gas emissions. However, there are no indications of an imminent eruption.

In particular, there is a correlation between altered fumarolic emissions and seismic activity concentrated around Las Cañadas, Cumbres de Adeje, and Vilaflor. In June and July 2023, a significant seismic swarm was detected near Santiago del Teide at depths exceeding 30 km, indicative of magmatic or hydrothermal system adjustments. Later in 2023, another seismic sequence occurred beneath Las Cañadas, with depths ranging from 17 to 23 km.

The Canary Islands government remains vigilant. While there is no immediate hazard to the population, authorities stress the importance of continuous monitoring and public awareness.

Mount Teide last erupted in 1909. This eruption was relatively small and did not cause significant damage.

Source : INVOLCAN, CSIC, CCES..

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In Iceland, deformation measurements indicate continued ground uplift and magma accumulation beneath Svartsengi. The situation remains similar to that observed before the last eruptions. Modeling calculations show that the volume of magma accumulating beneath Svartsengi is nearing the volume drop that occurred during the last event.

Based on the analysis of previous events, scientists have assessed that once a similar volume of magma has accumulated beneath Svartsengi as during previous eruptions, the likelihood of a new magma intrusion and even an eruption increases.

The last IMO’s predictions planned an eruption by the end of January. My personal calculations predicted an enruption around February 15th, 2025.

Source : Met Office.

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The eruption at Ibu (Indonesia) continues with a decrease in eruptive activity. As a consequence, the Alert Level was lowered from 4 to 3 (on a scale of 1 to 4) on 28 January 2025. Additionally, the recommended exclusion zone was adjusted in response to the new Alert Level status, with the public now advised to maintain a distance of at least 4 km from the eruption center, except in the N sector, where the distance extends to 5 km from the N crater wall opening.

Webcam images posted with the eruption reports showed incandescence at the summit and occasionally incandescent material being ejected above the summit during explosions. In a special report, PVMBG noted that the lava dome growing in the crater had exceeded the crater wall height, resulting in small collapse avalanches onto the N and NW flanks.

Source : PVMBG.

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Eruptive episodes are observed within Kilauea‘s Halema’uma’u Crater (Hawaii). The 7th episode of the series began at 6:41 pm (local time) on January 27th 2025 and ended abruptly at 10:47 a.m. (local time) on January 28th. Both the north and south vents stopped emitting lava at about the same time. Lava flows from this episode covered more than half of the floor of Halemaʻumaʻu. The end of the eruption was coincident with a rapid change from deflation to inflation at the summit and a decrease in seismic tremor intensity.  The return to inflation indicates that an 8th eruptive episode is likely to start shortly.

Source : HVO.

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The amplitude of the seismic tremor at Puracé (Colombia) increased during the afternoon of 21 January 2025 and remained elevated through 23 January. Satellite images captured on 23 January showed a system of cracks and cavities formed during the ash emission on 20 January. Gas-and-steam emissions rose from previously existing fumarolic vents at the Puracé cone and from the two new vents that had opened days before at the Curiquinga cone, located immediately SE of Puracé. Significant levels of SO2 emissions continue to be detected at the Puracé summit. Strong SO2 odors are reported in several communities. The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-color scale).

Source: Servicio Geológico Colombiano (SGC).

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Increased volcanic activity in Santorini (Greece) has prompted the Civil Protection to call a meeting with local and disaster response officials. Monitoring sensors have picked up “mild seismic-volcanic activity” in Santorini’s caldera. Similar volcanic activity had been recorded in the area in 2011, when it lasted for 14 months and ended without causing any eruption.

Scientists monitoring the Hellenic Volcanic Arc, which stretches from the Peloponnese through the Cycladic islands, have noted an increase in activity in a central fault line in the northern part of Santorini’s caldera. According to the scientists, the currently available data reveal no cause for particular concern..

Source : Greek Civil Protection.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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COP30 au Brésil : ça s’annonce mal ! // COP30 in Brazil: It’s not looking good!

Après deux Conferences of Parties (COP) organisées par des pays producteurs de pétrole, on pouvait espérer un avenir plus serein en apprenant que la COP30 serait organisée au Brésil en novembre 2025. L’espoir était d’autant plus grand de l’événement aura lieu à Belem, dans l’État du Para, quasiment à l’embouchure de l’Amazone.

Malheureusement, les dernières nouvelles en provenance du Brésil ne sont pas bonnes. Selon un rapport de la plateforme de surveillance MapBiomas publié le 22 janvier 2025, la superficie végétale détruite par des incendies au Brésil a augmenté de 79% en 2024. Elle a atteint 30,8 millions d’hectares, soit une surface supérieure à l’ensemble de l’Italie et à la moitié de la France hexagonale. Il s’agit de la plus grande surface partie en fumée au Brésil sur un an depuis 2019.

On sait que l’écosystème amazonien est crucial pour la régulation du climat, et c’est lui qui a été le plus affecté par le feu, avec quelque 17,9 millions d’hectares ravagés, soit 58% du total, et plus que l’ensemble des surfaces brûlées dans tout le pays en 2023. Selon les données officielles, plus de 140 000 départs de feux ont été enregistrés en 2024, du jamais-vu en 17 ans et une augmentation de 42% comparé à 2023.

Les scientifiques estiment que l’ampleur de ces incendies est liée au réchauffement climatique. En effet, comme c’est le cas en Californie, la hausse des températures rend la végétation plus sèche et facilite donc la propagation des flammes. Mais il ne faudrait pas oublier que ces incendies de végétation sont, dans pratiquement tous les cas, provoqués par l’homme. La plateforme MapBiomas alerte en particulier sur les incendies qui ont touché les forêts, zones clés pour la capture de carbone responsable du réchauffement climatique : 8,5 millions d’hectares ont été dévastés en 2024, contre 2,2 millions en 2023.

Ces résultats sont particulièrement mauvais pour le président Lula. L’Etat du Para où se trouve Belem a le plus souffert des incendies en 2024, avec 7,3 millions d’hectares dévastés, environ un quart du total national.

Lula a fait de la protection de l’environnement l’une des priorités de son mandat. La déforestation s’était d’ailleurs inscrite en baisse de plus de 30% sur un an au mois d’août. En septembre, le président avait cependant reconnu que le Brésil n’était pas « prêt à 100% » à lutter contre une vague de feux de forêt, que le gouvernement a imputé au « terrorisme climatique ». Il faut juste espérer que la COP30 ne se terminera pas de façon aussi minable que les précédentes et que des mesures CONTRAIGNANTES seront enfin prises pour lutter contre le réchauffement climatique. Mais c’est une autre histoire. On sait que les économies modernes ont bien du mal à se défaire des énergies fossiles. Même si les États Unis n’auront pas encore officiellement quitté l’Accord de Paris, Donald Trump ne viendra pas salir ses chaussures dans la boue amazonienne.

Source : France Info et médias internationaux.

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After two Conferences of Parties (COPs) organized by oil-producing countries, there was some hope for a more peaceful future as COP30 would be organized in Brazil in November 2025. Hope was all the greater as the event would take place in Belem, in the state of Para, almost at the mouth of the Amazon.

Unfortunately, the latest news from Brazil is not good. According to a report from the MapBiomas monitoring platform published on January 22nd, 2025, the plant area destroyed by fires in Brazil increased by 79% in 2024. It reached 30.8 million hectares, an area larger than the whole of Italy and half of France. This is the largest area to go up in smoke in Brazil in a year since 2019.
The Amazon ecosystem is known to be crucial for climate regulation, and it was the one most affected by the fire, with some 17.9 million hectares ravaged, or 58% of the total, and more than the entire area burned in the country in 2023. According to official data, more than 140,000 fires were recorded in 2024, an unprecedented number in 17 years and a 42% increase compared to 2023.
Scientists believe that the scale of these fires is linked to global warming. Indeed, as is the case in California, rising temperatures make the vegetation drier and therefore facilitate the spread of flames. But we should not forget that these vegetation fires are, in almost all cases, caused by humans. The MapBiomas platform warns in particular about the fires that have affected forests, key areas for capturing the carbon responsible for global warming: 8.5 million hectares were devastated in 2024, compared to 2.2 million in 2023.
These results are particularly bad for President Lula. The state of Para, where Belem is located, suffered the most from the fires in 2024, with 7.3 million hectares devastated, about a quarter of the national total.
Lula has made environmental protection one of the priorities of his mandate. Deforestation had also fallen by more than 30% over one year in August. In September, however, the president acknowledged that Brazil was not « 100% ready » to fight a wave of forest fires, which the government blamed on « climate terrorism ». We just have to hope that COP30 will not end as badly as the previous ones and that BINDING measures will finally be taken to combat global warming. But that’s another story. We know that modern economies have a hard time getting rid of fossil fuels. Even if the United States has not yet officially left the Paris Agreement, it is very unlikely that Donald Trump will come and dirty his shoes in the Amazonian mud.
Source: France Info and international media.