Copahue (Frontière Chili-Argentine)

drapeau francaisSelon le SERNAGEOMIN, on a enregistré une hausse régulière du tremor éruptif sur le Copahue à partir du 20 mars. Les émissions de SO2 étaient également en hausse. Le niveau d’alerte est alors passé à l’Orange. Il a été demandé aux habitants et aux touristes de ne pas s’approcher à moins de 3 km du cratère actif. Entre le 21 et le 24 mars, les panaches de gaz ne dépassaient pas 500 mètres de hauteur alors que la sismicité était toujours en hausse.

Source : Global Volcanism Network.

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drapeau anglaisAccording to SERNAGEOMIN, a gradual increase in volcanic tremor was detected at Copahue, starting on March 20th. SO2 emissions increased as well. The alert level was raised to Orange. Residents and visitors were prohibited within a 3-km radius of the active crater. Between March 21st and 24th, gas plumes rose at most 500 metres above the crater while seismicity continued to increase.

Source : Global Volcanism Network

Reventador (Equateur): Nouvel épisode éruptif // New eruptive activity

drapeau francaisDans un bulletin spécial, l’Institut Géophysique indique qu’un nouvel épisode éruptif a débuté sur le Reventador le 25 mars en cours d’après-midi. Cette activité se caractérise par un tremor soutenu correspondant à une émission continue de gaz plus ou moins chargés en cendre atteignant une hauteur de 1,5 km au-dessus du cratère. Des coulées pyroclastiques provoquées par la remobilisation de dépôts sur les flancs du volcan ont été observées jusqu’à 500 mètres au-dessous du sommet.

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drapeau anglaisIn a special bulletin, the Geophysical Institute indicates that a new eruptive episode started  on march 25th in the afternoon. This activity is characterised by a sustained tremor signal that corresponds to continuous gas emissions with variable quantities of ash up to 1.5 km above the crater. Pyroclastic flows triggered by the re-mobilization of older tephra deposits have been observed as far as 500 metres below the summit.

Ubinas (Pérou)

drapeau francaisDans une note publiée le 6 mars dernier, j’indiquais que les scientifiques en charge de l’Ubinas avaient officiellement recommandé l’évacuation de Querapi, la ville la plus proche du volcan. En effet, on observe actuellement une montée de magma ainsi que des modifications dans la morphologie du cratère.

Les volcanologues péruviens ont visité le cratère le 1er et le 2 mars. Ils ont pu observer une nouvelle masse de lave incandescente d’une quarantaine de mètres de longueur qui émettait des gaz bleutés. Un pilote a fait état d’un nuage de cendre à 8 km d’altitude le 7 mars, mais le VAAC de Buenos Aires n’a rien distingué de semblable sur les images satellitaires.

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drapeau anglaisIn a note released on March 6th, I indicated that scientists monitoring Ubinas had officially recommended that Querapi, the town closest to the volcano be evacuated. Indeed, magma has been detected rising within the volcano, as well as changes in the physical shape of the crater.

Peruvian volcanologists visited the crater on March 1st and 2nd. They observed a new body of incandescent lava that was about 40 metres long and emitted bluish gas. A pilot reported an ash plume at an altitude of 8 km on March 7th but the Buenos Aires VAAC said there was no indication of ash in satellite images.

Ubinas-blog

L’Ubinas vu depuis l’espace en janvier 2014  (Crédit photo:  NASA)

Volcans des Galapagos et archipel hawaiien

drapeau francaisDans une note publiée le 6 février 2014, je mentionnais une étude parue le 19 janvier dans la revue Nature Geoscience ; elle nous apprenait que le panache volcanique qui a donné naissance aux Iles Galapagos ne se situe pas là où les scientifiques espéraient le trouver.

Une nouvelle étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Rochester permet une meilleure approche du système d’alimentation des volcans des Galapagos, tout en mettant en évidence une différence majeure avec l’archipel hawaiien. Les résultats de cette étude ont été publiés dans le Journal of Geophysical Research.
Pour effectuer leur travail, les scientifiques ont installé 15 sismomètres autour du Sierra Negra (Ile Isabela), le volcan le plus imposant et le plus actif. Cet équipement a servi à mesurer la vitesse et la direction des ondes générées par les séismes sous ce volcan. Dans la mesure où le comportement des ondes varie selon la température et le type de matériaux qu’elles traversent, les données recueillies ont permis aux chercheurs de construire une image 3D du système d’alimentation qui existe sous le volcan.

Galapagos-graphique

A une profondeur de 5 km se trouve le début d’une grande chambre magmatique située en partie à l’intérieur de l’ancienne croûte océanique qui est enfouie sous plus de 8 km de couches de roches éruptives. La croûte océanique semble reposer sur une épaisse sous-couche de roche qui s’est formée lorsque le magma qui se frayait un chemin vers la surface se retrouva bloqué sous la croûte et se refroidit, processus très similaire à celui observé dans l’archipel hawaiien. Un autre point commun avec Hawaii est la présence d’une vaste chambre remplie d’un magma refroidi contenant des minéraux cristallisés.
Les Iles Galapagos se sont formées à partir d’un point chaud dans la plaque de Nazca, selon un processus très similaire à la création des îles hawaiiennes. Au cours du déplacement de la plaque vers l’ouest, de nouvelles îles sont apparues et ont formé l’archipel des Galapagos tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Bien qu’il existe plusieurs similitudes entre Hawaii et les Galapagos, les chercheurs ont découvert une différence majeure. Les volcans plus anciens des îles hawaïennes sont inactifs, voire éteints, parce qu’ils se sont éloignés du point chaud. A l’inverse, aux Galapagos, les volcans sont reliés au même système d’alimentation. En examinant des vues satellitaires des volcans, les scientifiques ont remarqué que lorsque le magma s’enfonçait sous un volcan, il réapparaissait dans un volcan différent, ce qui laisse supposer que certains des volcans les plus jeunes ont des connexions magmatiques, même si ces connexions ne sont que temporaires .
Source : University of Rochester: http://www.rochester.edu/news/show.php?id=8472

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drapeau anglaisIn a note published on February 6th 2014, I mentioned a study released on January 19th in the journal Nature Geoscience that told us that the volcanic plume that gave birth to the Galapagos Islands is not where scientists thought it was.

A new study by University of Rochester scientists is providing a better picture of the subterranean plumbing system that feeds the Galapagos volcanoes, as well as a major difference with the Hawaiian Islands. The findings have been published in the Journal of Geophysical Research.

In order to perform their study, the researchers buried 15 seismometers around Sierra Negra, the largest and most active volcano in the Galapagos. The equipment was used to measure the velocity and direction of different sound waves generated by earthquakes as they traveled under Sierra Negra. Since the behaviour of the waves varies according to the temperature and types of material they’re passing through, the data collected allowed the researchers to construct a 3D image of the plumbing system beneath the volcano.

(see sketch above)

At a depth of 5 kilometres is the beginning of a large magma chamber lying partially within old oceanic crust that had been buried by more than 8 km of eruptive rock layers. The oceanic crust has what seems to be a thick underplating of rock formed when magma that was working its way toward the surface became trapped under the crust and cooled, a process very similar to the one observed under the Hawaiian Islands. Another common point is the presence of a large chamber filled with a cooled magma that includes crystallized minerals.

The Galapagos Islands formed from a hotspot within the Nazca plate in a process very similar to how the Hawaiian Islands were created. As the plate made its way westward, new islands formed, resulting in the present-day Galapagos Archipelago.

While there are several similarities between the two island chains, the researchers uncovered a major difference. The older volcanoes in the Hawaiian Islands are extinct, because they’ve moved away from the hotspot. In the Galápagos, the volcanoes are connected to the same plumbing system. By studying satellite views of the volcanoes, the scientists noticed that, as the magma would sink in one, it would rise in a different volcano, indicating that some of the youngest volcanoes had magma connections, even if those connections were temporary.

Source : The University of Rochester:  http://www.rochester.edu/news/show.php?id=8472

Sierra-negra

L’éruption du Sierra Negra le 22 octobre 2005 vue depuis l’espace  (Crédit photo:  NASA)