Climat : la partie est perdue et tout le monde s’en fiche !

Le 8 juin 2023 j’ai publié une note intitulée « C’est foutu ! » à propos de la fonte de l’Arctique. Une étude publiée début juin 2023 dans Nature Communications annonçait que la calotte glaciaire de l’océan Arctique disparaîtrait en été dès les années 2030, soit une décennie plus tôt que prévu.

Ne voulant sans doute pas affoler l’opinion, la chaîne de radio France Info a publié sur son site web l’interview de Heïdi Sevestre, une glaciologue française, qui « veut croire que la disparition annoncée de la banquise de l’Arctique en été va jouer le rôle d’un électrochoc. » La glaciologue explique à France Info comment la planète et ses occupants vont subir les conséquences de ce grand chamboulement dans l’océan le plus septentrional du monde. « Un message d’alerte mais aussi d’espoir, alors que les humains détiennent la solution au réchauffement climatique : réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. »

Désolé, mais je ne suis pas d’accord. Il faut arrêter de lancer ces messages d’espoir auxquels les scientifiques eux-mêmes ne croient plus. Il faut arrêter de se bercer d’illusions. Je suppose que cette glaciologue a, comme moi, visité les terres arctiques et les glaciers alpins. Il n’y a pas besoin d’avoir fait les grandes écoles pour se rendre compte à quel point la situation est catastrophique.

La grande question que le public me pose à l’occasion de mes conférences est : que pouvons-nous faire ? Les solutions suggérées au niveau de notre vie quotidienne (économie de l’eau, par exemple) sont louables, mais elles ne seront pas suffisantes. Seules des mesures prises à l’échelle de la planète apporteraient un embryon de solution, en sachant qu’il faudra des décennies pour que notre planète retrouve un semblant d’équilibre climatique.
Je ne cesse de le répéter : c’est le rôle des Conferences of the Parties – les COP – de prendre des mesures drastiques, ce qu’elles ne font pas et n’ont jamais fait. Ces réunions sont des gouffres financiers au bilan carbone désastreux. Les participants émettent des promesses, mais aucune décision contraignante n’est prise !!! Chaque pays fait à sa guise. La dernière COP 27 en Egypte a tout juste daigné accorder quelques compensations aux pays en voie de développement qui subissent les conséquences du réchauffement climatique sans en être la cause.

Je suis d’un très grand pessimisme pour l’avenir. La crise climatique va en générer d’autres. Une guerre de l’eau, par exemple, sera inévitable. Nos dirigeants pratiquent à la fois la politique de l’autruche et celle de la patate chaude. Les jeunes générations les remercient d’avance !

De l’océan Arctique au Groenland…..

De l’Alaska aux Alpes….

….la catastrophe glaciaire est partout (Photos: C. Grandpey)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fausse alerte volcanique sur l’Iliamna (Alaska) // False volcanic alert on Iliamna (Alaska)

Dans plusieurs notes publiées sur ce blog en mai 2012 et mai 2016, j’ai indiqué que la sismicité augmentait sur l’Iliamna (3 053), un stratovolcan recouvert de glaciers sur la rive ouest de Cook Inlet, à environ 225 km au sud-ouest d’Anchorage.
L’Observatoire Volcanologique d’Alaska m’a envoyé un e-mail le 5 juin 2023 indiquant qu’une nouvelle hausse de la sismicité avait été observée sur l’Iliamna, à partir de 20h00 (UTC). En conséquence, l’Observatoire a relevé la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et le niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance conseillée)
Les événements sismiques ont d’abord été enregistrés à des intervalles d’une minute et sont devenus plus rapprochés. L’Observatoire a pensé que la sismicité pourrait être liée au mouvement de magma ou de fluides hydrothermaux sous le volcan. L’activité sismique a atteint son maximum au moment où une avalanche de glace et de roches s’est déclenchée un peu avant 01h14 (UTC) le 6 juin. Il ne s’agissait donc pas d’un événement d’origine volcanique. Les signaux sismiques correspondaient à l’une des avalanches qui se produisent périodiquement sur le Red Glacier, sur le flanc est de l’Iliamna. La sismicité a ensuite décliné et retrouvé son niveau normal. L’AVO a logiquement abaissé les niveaux d’alerte mentionnés ci-dessus.
Contrairement au volcan Redoubt qui se dresse à proximité, l’Iliamna n’a pas une histoire d’éruptions majeuress. Selon la Smithsonian Institution, seules quelques éruptions explosives se sont produites pendant l’Holocène sur le volcan qui n’a pas de cratère bien défini. La plupart des rapports d’éruptions historiques font état de puissants panaches de fumerolles à l’est et au sud-est du sommet, souvent confondus avec des colonnes éruptives. Des éruptions avec coulées pyroclastiques remontent à 300 et 140 ans. Une sismicité élevée accompagnant la mise en place de dikes sous le volcan a été enregistrée en 1996.
Source : AVO, Smithsonian Institution.

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In several posts released in May 2012 and May 2016, I indicated that seismicity was increasing at Mt Iliamna (3 053) a glacier-covered stratovolcano on the western side of Cook Inlet, about 225 km SW of Anchorage.

The Alaska Volcano Observatory sent me an e-mail on June 5th, 2023 indicating that a new increase in seismicity had been observed at Iliamna, beginning at 20:00 UTC. As a result, the Observatory raised the Aviation Color Code and the Volcano Alert level for Iliamna to Yellow and Advisory.

The rate of earthquakes initially occurred in 1-minute intervals and became more closely spaced. The Observatory thought the seismicity might be related to magmatic movement or hydrothermal fluids beneath the volcano. The seismic activity culminated in an ice-rock avalanche slightly before 01:14 UTC on June 6th. The seismic signals matched historic observations of avalanches associated with Red Glacier on Iliamna Volcano’s eastern flank. Seismicity later declined to background levels and the Aviation Color Code and Volcano Alert Level were lowered to Green and Normal.

Contrary to neighbouring Mount Redoubt, Iliamna does not have a history of powerful eruptions. According to the Smithsonian Institution, only a few Holocene explosive eruptions have occurred at the volcano, which lacks a distinct crater. Most of the reports of historical eruptions include plumes from vigorous fumaroles east and SE of the summit, which have often been mistaken for eruption columns. Eruptions producing pyroclastic flows have been dated at about 300 and 140 years ago and elevated seismicity accompanying dike emplacement beneath the volcano was recorded in 1996.

Source : AVO, Smithsonian Institution.

Source: AVO

Photo: C. Grandpey

Glissements de terrain et avalanches sont fréquents sur les versants pentus de l’Iliamna (Source: AVO)

 

Erosion côtière en Alaska : causes et conséquences // Coastal erosion in Alaska : causes and consequences

Au cours de ma conférence « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique », j’insiste sur les conséquences de la fonte de la glace de mer en Alaska. À mesure que la banquise arctique fond, les côtes déjà fragiles deviennent vulnérables ; elles se trouvent exposées aux vagues au moment des tempêtes. On assiste alors à une accélération de l’érosion qui affecte les personnes et la faune.
Jusqu’à ces dernières années, la glace de mer empêchait les vagues de l’océan de se fracasser contre la côte. Une épaisse couche de glace de mer absorbait la puissance des grosses vagues et les empêchait de déferler sur les plages et contre les falaises. Aujourd’hui, la glace de mer fond et s’éloigne du rivage. L’océan a donc le champ libre pour venir à sa guise saper les côtes et inonder les villages côtiers.

Crédit photo: Wikipedia

Contrairement aux rivages des latitudes moyennes, ceux de l’Arctique sont constitués de pergélisol. Avec des températures plus élevées en été, ce sol dégèle, rendant les côtes arctiques particulièrement sensibles à l’érosion. Le réchauffement de l’eau et l’élévation du niveau de la mer aggravent encore le problème, avec de plus grosses vagues qui viennent frapper les côtes.

Dégel du permafrost dans la toundra (Photo: C. Grandpey)

Deux événements se combinent souvent à l’automne dans l’Arctique : les tempêtes les plus fortes et la plus faible étendue de glace de mer. Après un été de fonte de la glace de mer qui ouvre de vastes étendues d’eau libre, les grosses tempêtes peuvent causer des dégâts considérables, contribuer à l’érosion du littoral et à la perte d’habitat terrestre.
Par exemple, en septembre 2022, le reliquat du typhon Merbok a frappé la côte ouest de l’Alaska avec des vents de force ouragan qui ont obligé à des évacuations, arraché des bâtiments de leurs fondations, sculpté de nouveaux rivages et envoyé entre un et deux mètres d’eau le long de 1 600 kilomètres de côtes. Pour de nombreuses communautés, les dégâts aux infrastructures ont été immédiats. Comme ces communautés dépendent également d’une économie de subsistance, la perte des ressources de la terre a laissé certains habitants dépourvus de réserves pour l’hiver.
Le sol de l’Arctique, autrefois gelé toute l’année, fait maintenant face à plusieurs mois de dégel. Certaines régions dégèlent plus rapidement et plus substantiellement que d’autres. Depuis les années 1990, les températures dans l’Arctique ont augmenté d’environ 0,6 °C par décennie, soit le double de la moyenne mondiale. Les données des services météorologiques de l’Alaska indiquent que de 1971 à 2019, le réchauffement de l’Arctique a été trois fois plus rapide que la moyenne mondiale. Une étude fait même état d’un réchauffement quatre fois plus rapide. Certaines estimations montrent un été sans glace de mer dès 2035. Avec moins de glace de mer pour empêcher les grosses vagues de s’écraser contre les côtes, l’érosion côtière va certainement s’amplifier.
Les températures plus chaudes de l’Arctique font également dégeler le pergélisol. La terre autrefois rigide et solide sous l’effet du gel devient un sol mou et humide qui s’effrite plus facilement sous les assauts des vagues. Le dégel du pergélisol libère également dans les eaux voisines et dans l’atmosphère des gaz à effet de serre autrefois emprisonnés, ce qui accélère le réchauffement climatique. Certaines estimations indiquent que les zones de pergélisol stockent environ 1 700 milliards de tonnes de gaz à effet de serre sous forme de méthane et de dioxyde de carbone ; c’est environ le double du total actuel dans l’atmosphère. Un autre sous-produit du dégel du permafrost est le mercure. Autrefois congelé, il s’échappe désormais dans le sol et les eaux avoisinantes, avec un effet désastreux sur la chaîne alimentaire.

En Alaska, des villages entiers sont déjà confrontés à la nécessité de se déplacer à cause de l’érosion côtière. Le dégel du pergélisol et les vagues érodent le littoral arctique à raison de 50 centimètres par an en moyenne. Dans le nord de l’Alaska, le chiffre atteint 1,40 mètre par an. Sur certains zones littorales comme à Drew Point, en Alaska, l’érosion atteint 20 mètres par an.
Une étude de février 2022 explique que l’érosion pourrait doubler dans l’Arctique d’ici la fin du 21ème siècle. Au fur et à mesure que les scientifiques en sauront davantage sur le moment et l’ampleur de l’érosion côtière dans l’Arctique, les collectivités pourront prendre les mesures nécessaires pour essayer d’y faire face.
Source : National Snow and Ice Data Center (NSIDC).

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During my conference « Glaciers at risk », I insist on the consequences of the melting of the sea ice in Alaska. As Arctic sea ice melts, fragile coastlines become vulnerable to bigger waves from storms, leading to accelerated erosion that impacts people and wildlife.

Up to recent years, sea ice keeps the churning ocean from splashing up against the coast. A thick layer of sea ice absorbs the power of big waves, preventing them from slamming into beaches and sea cliffs. But as sea ice melts and recedes away from shore, the ocean can wear away coastlines and flood seaside villages.

Unlike shorelines in the mid-latitudes, Arctic shorelines have permafrost. With higher temperatures in the summer, these soils are thawing, making Arctic coasts especially sensitive to erosion. Warming water and sea level rise compound the issue further as bigger waves pound the coasts.

Two events often collide in the autumn in the Arctic: the strongest storms and lowest sea ice extent. After a summer of sea ice melt, with large areas of open water, large storms can do considerable damage and contribute to shoreline erosion and terrestrial habitat loss.

For example, in September 2022, remnants of Typhoon Merbok battered Alaska’s western coast with hurricane-force winds, forcing evacuations, uprooting buildings, carving out new shores, and surging one ti two meters of water along 1,600 kilometers of coastline. For many communities, the impact from damage to infrastructures was immediate. However, as these communities also rely on subsistence living, the loss of resources from the land left several residents vulnerable without stocks for the winter.

The Arctic’s soil, once frozen all year round, now faces several months of thaw, with some regions thawing faster and more substantially than others. Since the 1990s, temperatures in the Arctic have been increasing at roughly 0.6°C per decade, twice the rate of the global average. Data from Alaskan weather services indicaate that from 1971 to 2019, the rate of Arctic warming was three times as fast as the global average. Another study suggests a four-fold warming. Some estimates showi a summer free of sea ice as early as 2035. With less sea ice preventing big waves from crashing against the shores, coastal erosion is sure to increase.

Warmer Arctic temperatures are also thawing permafrost, turning once frozen-solid land into soft, wet soil that crumbles more easily with wave attacks. Permafrost thaw also releases once-frozen greenhouse gases into nearby waters and the atmosphere, feeding further warming. Some estimates state that permafrost zones store about 1,700 billion metric tons of carbon, both in methane and carbon dioxide form ; this is about twice the current total within the atmosphere. Another byproduct is the release of once-frozen mercury into soil and nearby waters, polluting the food chain.

In Alaska, entire villages are already facing the need for relocation from coastal erosion. Together, thawing permafrost and waves erode the Arctic coastline at an average rate of 50 centimeters per year. In northern Alaska, the rates are 1.4 meters per year, with some sections, like Drew Point, Alaska, eroding much as 20 meters per year.

A study from February 2022 suggests that erosion may double in the Arctic by the end of the 21st century. As scientists learn more about the timing and magnitude of coastal erosion in the Arctic, communities can develop necessary mitigation and adaptation resources.

Source : National Snow and Ice Data Center (NSIDC).

La fausse éruption du Mont Edgecumbe (Alaska) // Mt Edgecumbe’s fake eruption (Alaska)

Voici une histoire que j’aime beaucoup. Le 1er avril est le jour de l’année où les gens adorent véhiculer de fausses nouvelles ou bien jouer des tours à leurs amis. L’histoire qui s’est déroulée à Sitka (Alaska) le 1er avril 1974 fait partie de cette vieille tradition. Elle est également liée au monde des volcans ; c’est pour cela qu’elle a sa place sur ce blog.

Au cœur de l’Archipel Alexandre, sur la côte ouest de  l’Ile Baranof, dans le sud-est de l’Alaska, Sitka fait face à l’Océan Pacifique et au majestueux Mont Edgecumbe, volcan endormi dont la silhouette se dresse à une vingtaine de kilomètres de la ville. Sitka n’est accessible que par bateau ou par hydravion

Il faisait très beau à Sitka le matin du 1er avril 1974. Le mont. Edgecumbe dressait fièrement sa masse conique de l’autre côté du Sitka Sound. Lorsque les habitants se réveillèrent ce jour-là et lorsqu’ils regardèrent le volcan, ils n’en crurent pas leurs yeux: de la fumée sortait du cratère. C’était forcément le signe qu’une éruption était sur le point de se produire!

En fait, il ne s’agissait pas d’une éruption! L’un des habitants, Oliver – dit ‘Porky’ – Bickar, connu pour être un farceur, attendait ce jour-là depuis trois ans. Il avait récupéré de vieux pneus et attendait les bonnes conditions météorologiques pour jouer à sa façon un tour à la population.

La météo de ce 1er avril 1974 était parfaite. Porky se précipita vers le téléphone dans son magasin. Après avoir contacté plusieurs compagnies d’hélicoptères, il réussit à persuader d’Earl Walker de Petersburg de participer à son entreprise. Porky avait confectionné deux élingues de corde d’environ 45 mètres de long, avec sur chacune 50 vieux pneus de voiture. Il avait également rassemblé des chiffons recouverts d’huile, un bidon de carburant, une douzaine de bombes fumigènes et tout ce qui pouvait émettre une épaisse fumée noire.

À l’arrivée de son ami à bord de l’hélicoptère, et avec l’aide de deux complices, Porky et Earl chargèrent les pneus et les autres articles dans l’hélicoptère et décolèrent en direction du mont. Edgecumbe. Une fois à destination, ils déposèrent les pneus et les bombes incendiaires dans le cratère du volcan et y mirent le feu. Avant de repartir, ils peignirent à la bombe en grosses lettres sur la neige «APRIL FOOL’S» (Poisson d’avril).

Lorsque Porky demanda à la tour de contrôle – qui avait été informée de l’événement – la permission d’atterrir à Sitka, le contrôleur de l’aviation civile déclara: «Je vais vous guider afin que vous voliez le plus bas et les plus discrètement possible. » Porky avait effectivement prévenu l’aviation civile et la police de Sitka, mais avait oublié d’informer les garde-côtes! Quand ces derniers ont vu la fumée s’échapper du cratère, ils ont immédiatement pris la direction du volcan à bord d’un hélicoptère pour se rendre compte de la situation. Une fois sur place, le pilote de l’hélicoptère s’est retrouvé face à un tas de pneus en train de se consumer et l’inscription « poisson d’avril » écrite sur la neige!

Au même moment, de nombreux habitants de Sitka appelaient les stations de radio et les services de police pour savoir ce qui se passait sur le mont Edgecumbe. La plaisanterie a été relayée par la presse du monde entier. Elle a même atteint le vice-président d’Alaska Airlines qui a demandé à la tour de contrôle de Sitka de faire en sorte que les avions au départ de la localité survolent le volcan afin que les passagers puissent assister au spectacle.

Plus de quarante ans plus tard, la fausse éruption du mont Edgecumbe continue de figurer en bonne place sur la liste des 100 meilleurs canulars du 1er avril. La légende raconte que, lorsque le mont St. Helens est entré en éruption six ans plus tard, un habitant de Sitka a écrit à Porky et lui a dit: « Cette fois, vous êtes allé trop loin! »

Source: Sitka History Museum, l’un des endroits à visiter dans la ville.

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Here is a story I like very much. April 1st, also called April Fools’ Day by the Anglo-Saxons, is a day of practical jokes, hoaxes and when people enjoy playing tricks on their friends. The story that happened in Sitka (Alaska) on April 1st, 1974 belongs to this custom and is linked to the nearby volcano. This is the reason why I am telling it on this blog.  .

In the heart of the Alexander Archipelago, on the west coast of Baranof Island, in southeast Alaska; Sitka faces the Pacific Ocean and the majestic Mount Edgecumbe, a dormant volcano whose silhouette rises 20 km from the city. Sitka is only accessible by boat or floatplane

The morning of April 1st, 1974 was clear and beautiful.  Mt. Edgecumbe was clearly visible across Sitka Sound. When the Sitka residents woke up on that day and looked at the volcano, they could not believe what they saw: smoke was coming out of the volcano, the sure sign an aruption was about to happen!

Actually, it was NOT an eruption! One of the residents, life-long prankster Oliver “Porky” Bickar, had waited three years for that day. He had collected old tires and was waiting for the right weather conditions on April 1st one year to play his trick on the population.

The weather forecast for April 1st, 1974 was perfect. Oliver rushed to his shop and, after calling multiple helicopter charters, was able to enlist the services of Earl Walker from Petersburg. While waiting, Porky made two rope slings about 45 metres long, each holding 50 old car tires. He also gathered oily rags, a gallon of fuel, and a dozen smoke bombs, anything that would emit thick, black smoke.

Upon Earl’s arrival, and with the help of two accomplices, Porky and Earl loaded the helicopter and off they flew toward Mt. Edgecumbe.  They dropped the tires and incendiaries into the volcano’s crater. They spray-painted “APRIL FOOL’S” in big letters onto the snow and set their creation ablaze.

When asking the FAA control tower – which had been notified of the event – was asked for permission to land back in Sitka, the air-traffic controller, said, “I’ll bring you in as low and inconspicuously as possible.” Porky had notified the FAA and the Sitka Police Department, but had forgotten the Coast Guard!  When they saw the smoke coming out of the crater, the Coast Guard quickly climbed on board a helicopter to investigate, but the helicopter pilot soon found himself looking down at a pile of smoldering tires and a big April Fool’s sign in the snow!

By that time, numerous Sitka residents had called radio stations and the Police Department to know what was happening at Mt Edgecumbe. The prank went on to make AP news worldwide. News of Porky’s antics in Sitka even reached the Vice President of Alaska Airlines who called the Sitka station to instruct their departing plane to fly over the mountain, giving their passengers a front-row seat to the spectacle.

Over forty years later, the Eruption of Mount Edgecumbe continues to make the list of the Top 100 April Fool’s Day Hoaxes of All Time. Local legend even has it that, when Mount St. Helens erupted six years later, a Sitka resident wrote to Porky and said, “This time you’ve gone too far!”

Source : The Sitka History Museum, one of the places to visit in the city.

Source : Google Maps

Le mont Edgecumbe le 1er avril 1974 (Source : Sitka History Museum)