Vers la mort du permafrost? // Will the permafrost die?

drapeau-francaisLes scientifiques du laboratoire du pergélisol de l’Université de l’Alaska à Fairbanks ont déclaré lors d’une conférence de la réunion annuelle de l’American Geophysical Union à San Francisco que le permafrost de la région de North Slope en Alaska se réchauffe beaucoup plus rapidement que prévu.
Dans les années 1980, la température annuelle moyenne de la couche supérieure du pergélisol dans cette région de l’Alaska située le long de l’Océan Arctique était de -8°C. Cette année, elle est de -3°C et des mesures récentes ont même révélé qu’elle s’approchait de 0°C, donc du niveau de dégel. Trois décennies de mesures dans la région de North Slope montrent que la température du pergélisol évolue de pair avec la température de l’air.
L’ampleur du dégel dans les prochaines années et le degré d’affaissement des sols dépendront du niveau du changement climatique pendant le reste du 21ème siècle. Les dernières projections montrent qu’une réduction des émissions de dioxyde de carbone pourrait sauver le pergélisol de North Slope. En conséquence, si les émissions de CO2 continuent d’augmenter au rythme actuel, le réchauffement généralisé du pergélisol va également augmenter de façon spectaculaire. Si l’on prend en compte le scénario proposé par le Representative Concentration Pathway (scénario RCP 8.5), considéré comme le modèle de référence, le résultat sera que sur plus des deux tiers de la région de North Slope d’ici la fin du siècle, la température annuelle moyenne à deux mètres de profondeur sera d’environ 0°C. Selon ce même scénario, de vastes étendues de terre resteront décongelées tout au long de l’année, avec un type de sol connu sous le nom de talik. En conséquence, le sol s’affaissera à grande échelle, souvent de plusieurs mètres sur de vastes surfaces.
Toutefois, si l’on se réfère au scénario RCP 4.5 – une projection qui suppose une stabilisation des émissions de carbone vers le milieu du 21ème siècle et un niveau inférieur de réchauffement de la planète en 2100 – le pergélisol resterait relativement stable. Certes, il y aurait encore des affaissements du sol, mais ils ne dépasseraient guère une vingtaine de centimètres.
Le réchauffement provoqué par les émissions mondiales de CO2 n’est pas le seul facteur à l’origine de la fonte du permafrost de North Slope. Le développement des champs pétrolifères – en particulier les couches de gravier utilisées lors des extractions – contribuent à accélérer son réchauffement. Pour l’industrie pétrolière, le dégel du permafrost et les affaissements de terrain qu’il induit représentent de nouveaux défis. Les prévisions faites par les compagnies pétrolières reposent sur d’anciennes évaluations du pergélisol, avec un sol froid et solide, ce qui n’est plus le cas. A l’avenir, l’industrie pétrolière devra faire face à de nouveaux problèmes avec le réchauffement du sol. Il existe des solutions d’ingénierie pour y remédier, mais elles seront de plus en plus coûteuses.
Au cours de la première décennie du 21ème siècle, le pergélisol couvrait 99% des cinq unités du National Park Service du nord de Alaska. En 2050, une époque où les températures dans cette partie de l’Alaska devraient être plus chaudes de 2°C que maintenant, 89% des terres devraient avoir du permafrost sous la surface de leur sol. À la fin du siècle, seules 36% de terres auront du pergélisol.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisScientists of the permafrost laboratory at the University of Alaska Fairbanks said at a conference of the American Geophysical Union annual meeting in San Francisco that North Slope permafrost in Alaska is warming far more rapidly than previously anticipated.
In the late 1980s, the mean annual temperature of the top layer of permafrost in that region of Alaska along the Arctic Ocean was -8°C. This year, it was -3°C, and has been even warmer and closer to the thaw level in some recent measurements. Three decades of records from the North Slope show that permafrost temperatures closely track air temperatures.
Just how much will thaw in the future, and how much ground will sink as a result of thaw, depends on the degree of climate change through the rest of the 21st century. New projections show that reductions in carbon dioxide could save North Slope permafrost. Should carbon emissions continue to rise at current rates, widespread warming of the permafrost will also increase dramatically. Under what is known as the Representative Concentration Pathway (RCP 8.5 scenario) – considered the reference model – the result will be that on more than two-thirds of the North Slope region by the end of the century, mean annual temperature at two meters’ depth will be about zero degrees Celsius. Under that scenario, large sections of land will be thawed throughout the year, a type of soil known as talik. Correspondingly, land over most of the area will slump, with large sections subsiding by several meters.
But under a scenario known as RCP 4.5 – a projection that assumes a leveling off of carbon emissions by about mid-century and a lower level of global warming through 2100 – the permafrost remains largely stable. There will be ground sinking across nearly all of the North Slope area under the RCP 4.5 scenario, but most of it will be no deeper than 20 centimeters.
The warming caused by global carbon emissions is not the only factor causing North Slope permafrost to warm and edge toward thaw. Oil field development – particularly gravel pads used for oil operators – exacerbates the warming of permafrost.
For the oil industry, the expected thaw and land slumping mean new challenges. Development to date was based on past permafrost conditions, with cold and solid ground. In the future, the industry will face problems as the ground warms. There are some engineering solutions to fix it, but these solutions will be more and more expensive
In the first decade of the 21st century, permafrost covered 99% of the five National Park Service units across northern Alaska. By 2050, a time when temperatures in that part of Alaska are expected to be 2 degrees Celsius warmer than now, 89% of the land is expected to have permafrost beneath the current active soil layer. By the end of the century, only 36% will have permafrost.
Source: Alaska Dispatch News.

Drunken-forest

Les « drunken forests », forêts ivres des hautes latitudes, sont les témoins de la fonte du permafrost. Les racines des arbres ne sont plus maintenues en place par le sol gelé.  (Photo: C. Grandpey)

Les pétroliers américains se moquent de la COP 21 // U.S. oil producers don’t care about COP 21

drapeau-francaisUn forage dans l’Arctique, au large des côtes de l’Alaska, par la compagnie pétrolière Shell a attiré une vague de protestations cette année, mais un autre projet, certes plus modeste, d’extraction de pétrole a vu le jour beaucoup plus discrètement.
Alors que Shell envisageait le forage de puits d’exploration dans la mer de Chukchi à environ 130 km au large de la côte nord ouest de l’Alaska, une société de pétrole texane – Hilcorp Alaska LLC, une filiale de Hilcorp Energy Co basée à Houston – prévoit de créer une île de gravier en guise de plate-forme pétrolière pour y installer cinq puits d’extraction ou plus qui pourraient pomper le pétrole à une dizaine de kilomètres des côtes dans la mer de Beaufort.
Un succès du projet représenterait la première production de pétrole dans les eaux arctiques fédérales.
Le projet Hilcorp consistant à construire une île de gravier de la taille de 17 terrains de football a attiré des critiques mitigées du Département de Conservation et une condamnation totale des écologistes qui pensent que l’exploitation pétrolière doit rester sur la terre ferme. En effet, les impacts d’une marée noire pourraient être catastrophiques et pratiquement impossibles à nettoyer.
Pour le projet Hilcorp, des camions achemineraient le gravier en roulant sur la banquise jusqu’à un trou découpé dans la glace. Ils déverseraient 65 000 mètres cubes de gravier dans 6 mètres d’eau. La surface de l’île de gravier serait de 37 000 mètres carrés, avec un mur tout autour qui la protégerait des assauts de la glace, des vagues et de la faune.
Hilcorp prévoit une production maximale de 70 000 barils de pétrole par jour dans les deux premières années. Sur une période de 15 à 20 ans, la société prévoit une production de 80 à 150 millions de barils.
La population de la région craignent que le projet perturbe la migration des baleines boréales qui représentent une nourriture de subsistance pour les habitants. De plus, comme le pétrole serait produit dans les eaux fédérales, la population locale ne participerait pas aux revenus du pétrole. En revanche, elle subirait tous les inconvénients d’une pollution.
L’évaluation environnementale du projet Hilcorp ne sera pas achevée avant 2017, et la production commencerait quelques années plus tard.
Une fois les puits de pétrole taris, Hilcorp affirme qu’ils seraient colmatés et que la glace et les vagues éroderaient l’île pour la faire disparaître.
Félicitations!
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisArctic offshore drilling by the Shell oil company drew huge protests this year, but a more modest proposal for extracting petroleum has moved forward with much less attention.
While Shell proposed exploratory wells in the Chukchi Sea about 130 km off Alaska’s northwest coast, a Texas oil company – Hilcorp Alaska LLC, a subsidiary of Houston-based Hilcorp Energy Co – wants to build a gravel island as a platform for five or more extraction wells that could tap oil 10 km from shore in the Beaufort Sea.
A successful well would mean the first petroleum production in federal Arctic waters.
Hilcorp’s plan for a gravel island about the size of 17 football fields has drawn mixed reviews from conservationists and outright condemnation from environmentalists who believe the oil should stay in the ground. Indeed, the impacts of an oil spill could be devastating and would be nearly impossible to clean up.
For the Hilcorp project, trucks carrying gravel would travel by ice road to a hole cut in sea ice. The trucks would deposit 65,000 cubic metres of gravel into 6 metres of water. The work surface would be 37,000 square metres surrounded by a wall, providing a barrier to ice, waves and wildlife.
Hilcorp projects a peak production rate of up to 70,000 barrels of oil per day within two years of initial production. Over 15 to 20 years, the company predicts it would yield 80 to 150 million barrels of oil.
Residents worry that the project will affect the migration patterns of bowhead whales harvested by subsistence hunters. Because the oil would come from federal waters, residents would not see revenues, but would be the ones most harmed by any spill.
The environmental review won’t be completed until at least 2017, and production could be several more years off.
At the end of production, Hilcorp says it would plug the wells and remove slope protection, allowing ice and waves to erode the island.
Congratulations!
Source : Alaska Dispatch News.

MerdeBeaufort

Ours polaires contre grizzlis // Polar bears vs. grizzlies

drapeau-francaisUne récente étude effectuée par des scientifiques du Fish and Wildlife Service et publiée dans le Journal of Mammalogy, révèle que les grizzlis dominent les ours polaires, pourtant de plus grande taille, pendant la recherche de nourriture au sein des carcasses de baleines laissées sur la plage de Kaktovik (petit port du district de North Pole sur la côte nord de l’Alaska) par les baleiniers Inupiat.
L’étude s’appuie sur des observations détaillées réalisées entre 2005 et 2007 par des biologistes qui se sont relayés jour et nuit devant une carcasse de baleine. En sécurité dans leurs véhicules, ils ont pris des notes détaillées sur le comportement des ursidés qu’ils éclairaient la nuit à l’aide d’un projecteur, comme on peut le voir dans cette vidéo :.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=GrMAZiWiSm0
Dans la plupart des 137 rencontres qu’ils ont observées entre les deux espèces d’ours, les ours polaires ont réagi avec soumission, même si les grizzlis ne présentaient pas un comportement ouvertement agressif. En fait, même s’ils sont beaucoup moins nombreux et plus petits, les grizzlis faisaient fuir les ours polaires de la carcasse dans environ la moitié des situations observées. Même si les ours polaires agissaient parfois agressivement entre eux, ils se tolèraient globalement assez bien. En revanche ils ont presque toujours essayé d’éviter les grizzlis. Ce comportement a été confirmé par des observations les plus récentes en septembre dernier.
Cette étude surprenante arrive au cœur d’une période d’incertitude sur l’avenir de l’ours polaire qui est de plus en plus chassé de son habitat par le rétrécissement de la banquise. Au cours des dernières années, avec la diminution de l’étendue de la banquise pendant l’été et l’automne, de plus en plus d’ours polaires en provenance du sud la mer de Beaufort ont été contraints à trouver refuge sur terre, en particulier à Kaktovik, où les carcasses des baleines boréales sont devenues importantes pour leur alimentation. En 2012, l’année du record de rétrécissement de la banquise, 80 ours polaires ont été observés autour des carcasses de baleines à Kakotvik.
Pour les grizzlis du district de North Pole – les plus petits ours bruns d’Alaska – les carcasses de baleines représentent également une source de nourriture alléchante. Pendant la plus grande partie de l’année, ils dépendent des plantes et de petits animaux ; la viande grasse des baleines est donc un changement de nourriture bienvenu.
Les biologistes ne pensent pas que les grizzlis agissent uniquement pour provoquer la fuite des ours polaires. Il se peut que le comportement d’intimidation joue un rôle, ainsi que l’odeur. Il y a même eu un cas où un cadavre de grizzli déposé par les villageois à côté de la carcasse d’une baleine a suffi pour effrayer les ours polaires.
Une raison de cette situation peut être la nature agressive naturelle des grizzlis. Ils ne grognent pas comme le font les loups et les chiens ; ils montrent leur agressivité par leur attitude, la position de leurs oreilles ou simplement leur façon de marcher.
Les grizzlis de North Pole sont relativement éparpillés dans le district et leur comportement agressif est peut-être la conséquence d’un habitat où la nourriture est rare. Les ours polaires, en revanche, sont habitués à vivre dans un environnement marin et loin des animaux terrestres qui pourraient être des concurrents pour la nourriture.
En outre, les grizzlis de North Pole ont probablement un besoin plus pressant de viande à cette époque de l’année où ils engraissent en vue de l’hibernation. Dans le même temps, les ours polaires, qui n’hibernent pas, conservent de l’énergie en attendant le retour de la banquise et ils peuvent se permettre de laisser aux grizzlis des morceaux de carcasses de baleines. Ce n’est pas la peine qu’ils dépensent leur énergie en rivalisant avec les grizzlis, surtout à cette époque de l’année.
D’autres observations seront effectuées pour parvenir à des conclusions fiables sur le comportement des deux espèces d’ursidés quand elles se retrouvent face à face.
Adapté d’un article dans l’Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisA recent study by U.S. Fish and Wildlife Service scientists, published in the Journal of Mammalogy, found that the smaller grizzly bears dominate the larger polar bears during foraging sessions at the bone pile left on the beach by Inupiat whalers from Kaktovik.
The study is based on detailed observations recorded from 2005 to 2007 by biologists stationed in shifts at the bone pile. From the safety of their vehicles, they worked three-hour shifts from dusk to dawn and make detailed notes of all the interactions they saw with the help of a spotlight, as can be seen in this video:
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=GrMAZiWiSm0
In most of the 137 encounters they observed between the two bear species, polar bears reacted submissively, even though the grizzlies did not exhibit overtly aggressive behaviour. In fact, though they are far fewer and smaller, the grizzly bears completely displaced the polar bears from the bone pile in about half the encounters. Though polar bears sometimes acted aggressively among themselves, they mostly tolerated each other. But they almost always tried to avoid the grizzlies. This behaviour was confirmed by more recent observations in last September.
The surprising finding comes amid uncertainty about polar bears’ future, as they are increasingly driven from their shrinking sea ice. In recent years, as summer and fall sea ice has dwindled, more Southern Beaufort Sea polar bears have been spending time on land, especially in Kaktovik, where bowhead scraps have become important to their diet. In 2012, the year of the record-low ice minimum, 80 polar bears were spotted around the Kakotvik bone pile.
For North Slope grizzlies – the smallest of Alaska’s brown bears – the bone pile is also an enticing food source. For most of the year, they depend on plants and lean prey animals, so fatty whale meat is a welcome change.
Biologists don’t think the grizzlies are specifically acting to cause polar bears to flee. There is possibly a “stare-down,” and scent likely plays a role. In one instance, even the carcass of a grizzly bear that was dumped by villagers at the bone pile was enough to spook the polar bears.
A reason may be the grizzly bears’ natural aggressive nature. They don’t snarl in the way that wolves and dogs do, but they show their aggression in their stances, their ear positions and just the way they walk.
North Slope grizzlies are sparsely distributed and may have got their aggressive behaviour out of necessity in a habitat where food is scarce. Polar bears, in contrast, evolved to thrive in a marine environment, swimming away from land-based animals that might be competitors for food.
Besides, North Slope grizzlies may have a more pressing need for meat at that time of the year, as they are fattening up for hibernation. Meanwhile, polar bears, which do not hibernate, are conserving energy as they wait for sea ice to return and may be able to afford to cede first dibs at the bone pile to the grizzlies. It may not be not worthwhile for polar bears to spend the energy competing with grizzlies, especially at that time of the year.
More observations will be made to reach reliable conclusions about the behaviour of both species when they are confronted with one another.
Adapted from an article in the Alaska Dispatch News.

Ours blanc

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Photos: C. Grandpey

Vous avez dit COP 21?

Les élections régionales ont largement occulté la COP 21 ces dernières heures. A se demander si elle existe toujours. La totalité de la presse fait ses gros titres sur des élections dont la moitié de la population se fiche éperdument vu que 50% des Français ne se sont pas déplacés pour aller voter, sans compter ceux qui ont préféré la couleur blanche de leur bulletin à celle des partis politiques. .
Il faut faire de gros efforts pour trouver un article ou une rubrique consacrée à la COP21, donc à notre environnement et à celui de nos enfants, ce qui me semble au moins aussi important que les sempiternels débats politiques qui animent les chaînes de radio et de télévision dans une indifférence qui a tendance à se généraliser. Les invités y brassent du vent sans produire la moindre énergie renouvelable.
Le site web de la radio France Info est l’un des rares à s’attarder sur la COP 21 et la rubrique d’Anne-Laure Barral n’incite pas vraiment à l’optimisme : « De nombreuses interrogations persistent ». « De nombreux points cruciaux restent encore sur la table ». « Il est difficile de prévoir les contours de l’accord de Paris ». « Finalement, la question qui se pose à Paris est la suivante : le monde est-il prêt à basculer vers la fin des énergies fossiles, alors que les scientifiques nous disent que le temps presse ? Toutes ces questions restent en suspens ».
J’ai toujours été très sceptique, voire pessimiste devant cette grand’ messe de l’environnement dont l’organisation va coûter très cher aux contribuables français pour des résultats qui seront de toute évidence très modestes. Il ne faut pas compter sur des mesures contraignantes quand on connaît les positions des grandes puissances, ne serait-ce qu’au niveau de l’Arctique. La banquise et les glaciers vont continuer à fondre. Les ours polaires et les morses peuvent se lamenter et continuer à pleurer !
J’ai toujours en tête ce vieux proverbe amérindien plein de sagesse : « Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. »

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Banquise et ours polaires sont en grand danger (Photos: C. Grandpey)