L’Arctique, une région de plus en plus stratégique // The Arctic, an increasingly strategic region

Avec la fonte des glaces dans l’Arctique, les tensions s’intensifient entre les superpuissances qui se disputent la région, et la Chine est l’une des plus agressives. Bien que la Chine n’ait aucune ouverture sur l’océan Arctique, le pays est déterminé à devenir un acteur majeur dans l’Arctique. Il cherche à acquérir des biens immobiliers, à participer à des projets d’infrastructures et à établir une présence permanente dans la région. La Chine se décrit déjà comme un « État quasi-arctique », même si Harbin, sa capitale régionale la plus septentrionale, se trouve à peu près à la même latitude que Venise en Italie.
L’Arctique est en passe de devenir l’une des régions les plus convoitées au monde. Pékin fait face à une concurrence féroce de la part de la Russie, de l’Europe, de l’Inde et des États-Unis. L’Arctique couvre seulement 4 % du globe terrestre, mais les puissances mondiales y voient un monde d’opportunités nouvelles grâce aux changements environnementaux. La fonte des glaces de l’Arctique facilite l’accès aux ressources naturelles de la région, telles que les minéraux, le pétrole et le gaz. Environ 30 % du gaz naturel inexploité se trouverait dans l’Arctique. De plus, l’Arctique ouvre la voie à de nouvelles routes commerciales maritimes, réduisant considérablement les temps de trajet entre l’Asie et l’Europe.
À l’intérieur du cercle polaire arctique, à l’extrême nord de la Norvège continentale, l’ancienne ville minière de Kirkenes ressemble aujourd’hui à une ville fantôme. Elle pourrait pourtant devenir le premier port d’escale européen pour un nombre important de porte-conteneurs en provenance d’Asie, en fonction de la vitesse de fonte des glaces polaires. La Chine est bien sûr intéressée, mais les autorités norvégiennes affirment vouloir nouer des relations avec la Chine, sans pour autant en dépendre.
L’approche agressive de la Chine commence à ne pas être appréciée dans l’Arctique européen. Les récentes tentatives de Pékin d’acquérir des ports maritimes en Norvège et en Suède, ainsi qu’un aéroport au Groenland, ont été repoussées.

Pendant ce temps, la Russie contrôle la moitié du littoral arctique et attire les investisseurs chinois. Les deux pays coopèrent également militairement dans l’Arctique. Les garde-côtes chinois sont entrés dans l’Arctique pour la première fois en octobre 2024, lors de manœuvres conjointes avec les forces russes. C’est comme si Pékin et Moscou observaient l’OTAN, qui a intensifié ses exercices dans l’Arctique. Tous les pays riverains de l’Arctique sont membres de l’OTAN, à l’exception de la Russie. La Finlande et la Suède ont adhéré à l’OTAN après l’invasion de l’Ukraine. Il faut noter que la Chine tient à ne pas s’aligner trop étroitement sur la Russie. Elle souhaite éviter les sanctions occidentales et continuer à commercer avec les puissances occidentales, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Arctique.
De son côté, Moscou dépend fortement de ses ressources naturelles dans la région, et la Russie courtise également d’autres investisseurs dans l’Arctique, dont les États-Unis. Le pays compte également sur son Arctique pour stocker des armes stratégiques, principalement sur la péninsule de Kola, qui regorge de capacités nucléaires et abrite sa légendaire Flotte du Nord. La Norvège et ses alliés de l’OTAN sont en alerte face à la présence de sous-marins espions et d’autres navires russes dans l’Arctique.
La Norvège est un important fournisseur de gaz naturel pour l’Europe, y compris le Royaume-Uni, notamment depuis l’imposition de sanctions sur les exportations russes suite à l’invasion de l’Ukraine. Moscou modernise ses capacités militaires dans l’Arctique. La Russie dispose d’une importante flotte de sous-marins espions et nucléaires. Passant inaperçus, ils pourraient potentiellement viser des capitales européennes avec leurs missiles et menacer les États-Unis.

Situé entre la Norvège continentale et le pôle Nord, l’archipel du Svalbard est au cœur de la lutte des puissances mondiales pour les ressources de l’Arctique. Le Svalbard est régi par un traité permettant aux ressortissants de tous les pays signataires d’y travailler sans visa. La plupart des bénéficiaires travaillent dans les mines, le tourisme et la recherche scientifique. Cela peut paraître une situation harmonieuse mais depuis l’invasion de l’Ukraine, on observe une montée du nationalisme dans certaines communautés. La montée de ces rivalités nationales dans l’Arctique n’est pas sans conséquences. Les communautés autochtones de la région, dont un peu plus de la moitié vivent dans l’Arctique russe, ont souvent le sentiment que les dirigeants ne reconnaissent pas les droits des peuples qui y vivent depuis longtemps. Elles accusent les pays européens d’utiliser la crise climatique » comme prétexte pour procéder à des extractions et envahir les terres autochtones. Il n’y a pas si longtemps, on entendait parler d’exceptionnalisme arctique, où les huit pays riverains de la région – le Canada, la Russie, les États-Unis, la Finlande, la Suède, la Norvège, le Danemark et l’Islande – ainsi que les représentants de six communautés autochtones arctiques et d’autres pays observateurs, dont la Chine et le Royaume-Uni, mettaient de côté leurs divergences politiques pour œuvrer ensemble à la protection et à la gouvernance de cette région du monde. Aujourd’hui, c’est différent. Les pays agissent de plus en plus égoïstement, dans leur propre intérêt.
Source : La BBC.

Source: Wikipedia

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With the melting of the ice in the Arctic, tensions rise among superpowers to scrap for a piece of the region, and China is one of the most aggressive. Although China has no open door onto the Arctic Ocean, the country is determined to be a big Arctic player. It’s been vying to buy real estate, get involved in infrastructure projects and hopes to establish a permanent regional presence. China already describes itself as a « near-Arctic state », even though its northernmost regional capital Harbin is on roughly the same latitude as Venice, Italy.

The Arctic is fast becoming one of the most hotly-contested parts of the world. Beijing faces stiff competition from Russia, Europe, India and the US.

The Arctic encompasses 4% of the globe, but global powers see a new world of opportunities opening up in the Arctic on the back of environmental changes. The melting ice in the Arctic makes it easier to access the region’s incredible natural resources – critical minerals, oil, and gas. Around 30% of untapped natural gas is said to be found in the Arctic. What’s more, the Arctic is opening up possibilities for new maritime trade routes, drastically reducing travel time between Asia and Europe.

Inside the Arctic Circle, at the northernmost point of mainland Norway, the former mining town of Kirkenes currently rather looks like a ghost town, but one can imagine the appeal of the possibility of becoming the first European port of call for masses of container ships from Asia, depending on how fast the polar ice continues to melt. China is of course interested but Norwegian authorities say that they want a relationship with China, but don’t want to be dependent on China.

China’s aggressive approach is beginning to be rejected across the European Arctic. Recent attempts by Beijing to buy into seaports in Norway and Sweden and an airport in Greenland, for example, were rebuffed.

Meantime, Russia controls half of the Arctic shoreline and it has been hoovering up Chinese investments. The two countries cooperate militarily in the Arctic too. China’s coastguard entered the Arctic for the first time in October 2024, in a joint patrol with Russian forces. It’s as if Beijing and Moscow are looking over at NATO, which has stepped up its exercises in the Arctic.Every country bordering the Arctic is a member of NATO except Russia. Finland and Sweden joined after the full-scale invasion of Ukraine. However, China is keen not to align itself too closely with Russia. It wants to avoid Western sanctions and to continue doing business with Western powers, inside and outside the Arctic.

On its side, Moscow relies heavily on its natural resources there. And it’s courting other Arctic investors too, including the US. Russia also relies on its Arctic to store strategic weapons – mainly on its Kola peninsula, which bristles with nuclear capabilities and is home to its legendary Northern Fleet. Norway and its NATO allies are on the alert for Russian spy submarines and other vessels in the Arctic.

Norway is a major supplier of natural gas to Europe, including the UK, especially since sanctions were imposed on Russian exports following its full-scale invasion of Ukraine. Moscow has been modernising its military capabilities in the Arctic. It has a serious fleet of spy and nuclear submarines. If they pass undetected, they could potentially target missiles at capitals across Europe and also threaten the US.

Located between mainland Norway and the North Pole, the Svalbard archipelago is at the heart of the scramble between global powers for Arctic resources. Svalbard is governed by a treaty allowing people from all countries that signed it to work there visa-free. Most are employed in mines, tourism and scientific research. That may sound harmonious, but since the full-scale invasion of Ukraine there has been a noticeable flexing of nationalist muscles in some communities here. The rising mood of national rivalries in the Arctic is not without consequences. Indigenous communities in the region, just over half of whom live in the Russian Arctic, often feel that there is a failure on the part of those in power to acknowledge the rights of the peoples who have long called the region home. They accuse European countries of using the climate crisis as an excuse to extract and invade indigenous lands.

Not long ago, one used to hear talk of Arctic exceptionalism, where the eight countries bordering the Arctic – Canada, Russia, the US, Finland, Sweden, Norway, Denmark and Iceland – along with representatives of six Arctic indigenous communities and other observer countries, including China and the UK, would put aside political differences to work together to protect and govern this incredible part of the world. Today is different. Countries increasingly act in their own interests.

Source : The BBC.

La polémique autour de l’éruption de l’Etna le 2 juin 2025

Dans un bulletin diffusé à 4h20 du matin (heure locale) le 2 juin 2020, l’INGV indiquait que vers minuit le 1er juin, l’amplitude moyenne du tremor volcanique avait augmenté progressivement pour atteindre des valeurs élevées. vers 2h50 le 2 juin. Ces valeurs sont restées élevées les heures suivantes, avec une tendance à la hausse. « Dès 3h50 environ, les images des caméras de surveillance ont montré une activité strombolienne au Cratère Sud-Est. »

Source: réseaux sociaux

Au vu de ce bulletin, une polémique est née car il est reproché aux agences et à leurs guides d’avoir conduit leurs clients sur le volcan alors que les paramètres de l’INGV annonçaient un possible événement éruptif. Le maire de Belpasso a déclaré : « Nous avons couru un risque sérieux et je regrette qu’on n’en parle pas beaucoup. » Il a tenu à souligner l’efficacité du système Etna, un outil précieux vivement souhaité par le directeur de la Protection civile. Il a déploré le manque flagrant d’actions suite à l’alerte. Selon lui, les autorités compétentes doivent adopter des mesures plus strictes pour garantir la sécurité de la population et des visiteurs, en privilégiant la protection des vies humaines. Il portera personnellement la situation à l’attention du nouveau préfet,

En fait, c’est le propriétaire de Funivia dell’Etna, qui a déclenché la polémique en contestant la présence de randonneurs au moment de l’éruption. Il a déclaré : « À l’Etna Sud, nous avons respecté les interdictions et annulé les excursions en haute altitude. Respectueux et consciencieux, nous avons affirmé notre professionnalisme, fruit de 72 ans d’histoire. À l’Etna Nord, en revanche, la panique a éclaté : les touristes ont fui, abandonnés par des guides improvisés. »

La réponse des guides volcanologues de l’Etna Nord ne s’est pas fait attendre. On peut lire dans une publication Facebook : « Nos groupes se trouvaient à distance de sécurité, dans des endroits idéaux pour observer l’événement en toute tranquillité, toujours sous la conduite d’experts. Certaines images peuvent être choquantes, mais souvent la perspective est trompeuse et la réaction émotionnelle est naturelle. Notre mission est de protéger et de guider avec professionnalisme. »

Comme souvent dans une telle situation, tout le monde prétend avoir raison. Dans une note précédente, je prévoyais un durcissement des conditions d’accès au volcan. Il est bien évident que la sécurité des gens doit passer avant l’appât du gain. Si un drame se produit, on cherchera les responsables. Les autorités locales, les maires en tête, n’ont pas envie de se retrouver en prison.

Attendons la suite.

Source : La Sicilia.

Kilauea (Hawaï) : L’éruption de 2018 a déclenché la plus grande prolifération de phytoplancton du Pacifique // Kilauea (Hawaii) : The 2018 eruption triggered the biggest Pacific phytoplankton bloom

En mai 2018, le Kīlauea (Hawaï) est entré en éruption*, avec un panache de cendres de près de 8 km de hauteur. Cette éruption, parmi les plus importantes depuis plus de 200 ans, a émis environ 50 kilotonnes de dioxyde de soufre et 77 kilotonnes de dioxyde de carbone par jour.

Crédit photo: USGS

Soufflant de l’est, les alizés ont transporté les cendres vers l’ouest et les ont déposées dans le gyre subtropical du Pacifique Nord, pauvre en nutriments, à environ 2 000 km du volcan. [NDLR : Un gyre océanique (gyre : du grec « rotation ») est un gigantesque tourbillon d’eau océanique formé d’un ensemble de courants marins. Ces vortex sont provoqués par la force de Coriolis. Le gyre subtropical du Pacifique nord est situé entre l’équateur et la latitude 50° N et occupe une surface d’environ 3,4 millions de km². Son courant suit le sens des aiguilles d’une montre. ]
Une étude menée par des scientifiques de l’Université d’Hawaï à Mānoa, de l’Universiti Malaya et de l’Université océanique nationale de Taïwan, publiée en mars 2025 dans le Journal of Geophysical Research: Oceans, fournit des informations sur cet événement qui a déclenché une très importante prolifération de phytoplancton.
Des observations satellitaires ont révélé une importante prolifération de phytoplancton en juin 2018, sur une surface de 1,5 million de km². Cette prolifération, identifiée par les changements de couleur de l’océan, a culminé en juillet et s’est poursuivie jusqu’au début août. À titre de comparaison, la superficie de la prolifération avait environ 5 fois la taille de la Malaisie ou cinquante fois celle de Taïwan.

Les cendres du Kilauea (image du haut) se sont déposées dans la zone où la prolifération de phytoplancton a eu lieu (image du bas) [Source : Université d’Hawaï à Mānoa]

Les cendres ont apporté des nutriments essentiels, notamment du fer et du phosphate, qui ont stimulé la croissance du phytoplancton. Les microbes fixateurs d’azote, capables de survivre sans sources externes d’azote, ont été les principaux responsables de la prolifération. Les eaux pauvres en nutriments du gyre subtropical du Pacifique Nord, combinées à l’apport de cendres, ont créé des conditions favorables à l’événement.
Les facteurs atmosphériques, notamment les précipitations, ont favorisé le dépôt de cendres dans l’océan. Les précipitations locales et les régimes de vent ont influencé la répartition des cendres, contribuant à l’apparition de la prolifération de phytoplancton, à environ 5° au nord de la zone où les cendres s’étaient déposées.
Les conditions océaniques ont également contribué au maintien de la prolifération qui a eu une influence significative sur le cycle du carbone océanique. Les estimations satellitaires ont indiqué qu’elle a produit 1,91 Tg de carbone net, dont 0,34 Tg exporté de la zone euphotique vers des eaux plus profondes. Cette exportation a éliminé près de la moitié du dioxyde de carbone initialement émis par l’éruption, le séquestrant dans l’océan. [NDLR :1 téragramme (Tg) = 1012 grammes ou 106 tonnes.]

Les précédentes éruptions du Kīlauea n’avaient pas provoqué d’efflorescences phytoplanctoniques en haute mer, malgré une activité volcanique régulière au cours des 40 dernières années. Des recherches ont montré que la lave de l’éruption de 2018 a réchauffé les eaux profondes riches en nutriments près de la Grande Île d’Hawaï, déclenchant également un panache phytoplanctonique à proximité. Le transport de cendres sur de longues distances a caractérisé l’événement de 2018.

Source : Journal of Geophysical Research : Oceans – 15 mars 2025, relayé par le site web The Watchers.

*[NDLR : L’éruption de 2018 fut très spectaculaire, mais frustrante pour les volcanophiles. Jugée trop dangereuse par les scientifiques, son accès a été interdit. La plateforme d’observation promise par les autorités n’a jamais existé.]

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Dernière minute : Le HVO vient de m’envoyer un message indiquant que l’activité annonciatrice de l’Episode 24 a débuté dans l’Halemaʻumaʻu le matin du 3 juin 2025. Un dégazage important de SO2, une lueur nocturne et une activité de spattering dans la bouche nord indiquent que le magma est proche de la surface. L’Episode 24 devrait commencer aujourd’hui ou demain.

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In May 2018, Kīlauea volcano (Hawaii) erupted, releasing a plume of ash nearly 8 km high. The eruption, among the largest in over 200 years, emitted about 50 kilotons of sulfur dioxide and 77 kilotons of carbon dioxide per day. The easterly trade winds transported the ash westward, depositing it into the nutrient-poor North Pacific Subtropical Gyre, approximately 2 000 km from the volcano. [Editor’s note: An ocean gyre (from the Greek « rotation ») is a gigantic whirlpool of ocean water formed by a set of ocean currents. These vortices are caused by the Coriolis force. The North Pacific Subtropical Gyre is located between the equator and latitude 50° N and occupies an area of ​​approximately 3.4 million km². Its current follows a clockwise direction.]

A study by scientists from the University of Hawaiʻi at Mānoa, Universiti Malaya, and National Taiwan Ocean University, published in March 2025 in the Journal of Geophysical Research: Oceans, gives information about the event which triggered a massive phytoplankton bloom.

Satellite observations revealed a large phytoplankton bloom in June 2018, covering 1.5 million km2. The bloom, identified by changes in ocean color, peaked in July and continued until early August. As a comparison, researchers reported that the bloom’s area was approximately five times that of Malaysia or 50 times that of Taiwan.

The ash provided essential nutrients, particularly iron and phosphate, which stimulated phytoplankton growth. Nitrogen-fixing microbes, capable of surviving without external nitrogen sources, were primarily responsible for the bloom. The nutrient-poor waters of the North Pacific Subtropical Gyre, combined with the ash input, created favorable conditions for the event.

Atmospheric factors, including precipitation, aided the deposition of ash into the ocean. Local rainfall and wind patterns influenced ash distribution, contributing to the bloom’s occurrence about 5° north of the deposition site.

Oceanic conditions also contributed to the bloom’s maintenance. The bloom significantly influenced the ocean’s carbon cycle. Satellite estimates indicated it produced 1.91 Tg of net carbon, with 0.34 Tg exported from the euphotic zone to deeper waters. This export removed nearly half of the carbon dioxide initially emitted by the eruption, sequestering it in the ocean.

Prior eruptions of Kīlauea had not been connected to open ocean phytoplankton blooms, despite regular volcanic activity over the past 40 years. However, previous research found that lava from the 2018 eruption warmed nutrient-rich deep waters near Hawaiʻi Island, initiating a local phytoplankton plume. The long-distance transport of ash distinguished the 2018 event.

Source : Journal of Geophysical Research: Oceans – March 15, 2025, relayed by the website The Watchers.

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Breaking news : HVO has just sent me a message indicating that Episode 24 precursory activity started within Halemaʻumaʻu during the morning of June 3 2025. Vigorous SO2 degassing, nighttime glow, and intermittent lava spattering in the north vent indicate that magma is close to the surface. Episode 24 is likely to begin today or tomorrow.

Etna (Sicile) : l’éruption du 2 juin 2025 : une piqûre de rappel ! (suite) // Mt Etna (Sicily) : the eruption of June 2nd, 2025 : a wake-up call ! (continued)

Comme je l’ai indiqué précédemment, l’épisode éruptif qui a secoué l’Etna le 2 juin 2025 est terminé, mais l’INGV n’exclut pas une reprise de l’activité dans les prochains jours. Après une chute rapide à la fin de l’activité éruptive, le tremor a montré des irrégularités suivies d’une nouvelle tendance à la hausse.

 

Source : INGV

Une vidéo publiée sur la page Facebook Etna3340 montre comment l’effondrement d’une partie de flanc NE du Cratère sud-est a modifié le profil du volcan.

https://www.lasicilia.it/video/etna-come-e-cambiato-lo-sky-line-dopo-il-crollo-della-parete-del-cratere-di-sud-est-il-video-dallelicottero-2516110/

L’Etna n’est pas considéré comme un volcan aussi dangereux que certains de ses homologues explosifs de la Ceinture de Feu du Pacifique, mais il peut se manifester soudainement et devenir alors dangereux. Comme je l’ai rappelé dans ma dernière note, le phénomène d’hier n’est pas nouveau sur l’Etna. Des événements similaires se sont déjà produits ces dernières années, comme les coulées pyroclastiques du 10 février 2022 et du 11 février 2014. Reste à savoir comment vont réagir la Protection Civile et les autorités locales à l’approche de la saison estivale, avec des milliers de touristes qui veulent grimper sur le volcan.

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As I previously reported, the eruptive episode that shook Mt Etna on June 2, 2025, is over, but INGV does not rule out a resumption of activity in the coming days. After a rapid drop at the end of the eruptive activity, the tremor showed irregularities followed by a new upward trend (see above).

A video posted on the Facebook page Etna3340 shows how the collapse of part of the NE flank of the Southeast Crater altered the volcano’s profile (see link above).

Mt Etna is not considered as dangerous a volcano as some of its explosive counterparts along the Pacific Ring of Fire, but it can erupt suddenly and become dangerous. As I mentioned in my last post, yesterday’s phenomenon is not new to Mt Etna. Similar events have already occurred in recent years, such as the pyroclastic flows of February 10, 2022, and February 11, 2014. It remains to be seen how the Civil Protection and local authorities will react as the summer season approaches, with thousands of tourists planning to climb the volcano.