Kilauea (Hawaï) : reprise de l’éruption // Kilauea (Hawaii) : resumption of the eruption

L’événement était attendu car l’inflation avait repris sur le Kilauea (Hawaï) après le dernier épisode éruptif. La lave a fait sa réapparition peu avant 15h00 (heure locale) le 22 janvier 2025. Cela marque le début du cinquième épisode de l’éruption actuelle qui avait débuté le 23 décembre 2024.
L’activité actuelle consiste en petites fontaines de lave qui jaillissent de la bouche Nord et alimentent une coulée qui s’épanche sur le plancher du cratère. Il n’y a aucun signe d’activité au niveau de la bouche Sud.
L’inflation au sein de Halema’uma’u devrait se transformer en déflation avec la poursuite de l’éruption.
Chaque épisode de fontaines de lave depuis le 23 décembre 2024 a duré de 14 heures à 8 jours et les épisodes ont été séparés par des pauses d’une durée allant de moins de 24 heures à 12 jours.
Source : HVO.

Image webcam de l’éruption

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The event was expected as inflation had resumed at Kilauea (Hawaii) after the last eruptive episode. The eruption started again just before 3:00 p.m. (local time) on January 22nd, 2025. This marks the beginning of the fifth episode of the current eruption that began on December 23rd, 2024.

Current activity includes small lava fountains feeding a lava flow from the north vent. HVO indicates there are no signs of activity at the south vent.

Inflation within Halema’uma’u is expected to transition to deflation as the eruption continues.

Each episode of lava fountaining since December 23rd, 2024, has continued for 14 hours to 8 days and episodes have been separated by pauses in eruptive activity lasting from less than 24 hours to 12 days.

Source : HVO.

La furie baptismale de Trump // Trump’s baptismal fury

Donald Trump frise le surmenage ! Au sein d’un tourbillon de décisions prises dès le premier jour de son mandat, il a signé un décret visant à renommer le Golfe du Mexique et le Denali.
Le Golfe du Mexique s’appellera désormais Golfe d’Amérique, et le Denali, le plus haut sommet d’Amérique du Nord avec ses 6190 mètres, redeviendra le mont McKinley, nom qu’il portait avant que Barack Obama ne le change en 2015.
Selon Trump, le changement de nom de ces deux sites naturels vise à honorer la « grandeur de l’Amérique ». Cependant, ce changement de nom n’aura aucune incidence à l’échelle internationale. En ce qui me concerne, je continuerai donc à utiliser Golfe du Mexique et Denali.

Le mont McKinley a été officiellement nommé en l’honneur de William McKinley en 1917, 16 ans après son assassinat lors d’une apparition publique à Buffalo, dans l’État de New York. La montagne avait déjà été officieusement nommée McKinley en 1896 par un chercheur d’or. Pour justifier ce changement, le nouveau président a déclaré que « le président McKinley est honoré car il a donné sa vie pour notre grande nation et il est reconnu comme il se doit pour son héritage historique de protection des intérêts de l’Amérique et de création d’une richesse énorme pour notre nation ».
C’est le président Obama qui avait changé le nom en Denali pour honorer les locuteurs Koyukon des Athabaskans Koyukon qui vivent dans l’intérieur occidental de l’Alaska. L’État d’Alaska avait demandé que la montagne soit officiellement reconnue comme Denali en 1975, mais le changement avait été bloqué au Congrès par une délégation de l’Ohio, État d’origine de McKinley.

Sommet du Denali (Photo: C. Grandpey)

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En ce qui concerne le Golfe du Mexique, Trump a évoqué le changement de nom au début du mois de janvier 2025 dans un discours sur les tarifs douaniers. « Nous allons changer le nom du Golfe du Mexique en Golfe d’Amérique, qui a une belle résonance. Il couvre un vaste territoire, le Golfe d’Amérique. Quel beau nom et il est approprié. » Alors que le président a déclaré qu’il supprimerait Denali pour honorer William McKinley, il n’a avancé aucune raison autre que la beauté du nom pour justifier le changement de nom de cette partie de l’océan où naissent de nombreux cyclones en raison de la hausse de la température de l’eau. Encore un caprice du président !
Source : Médias d’information internationaux.

Image satellite du Golfe du Mexique (Source: NASA)

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Le Kamaʻehuakanaloa, anciennement Lōʻihi jusqu’en 2021, est un volcan sous-marin situé à une trentaine de kilomètres au Sud-Est de l’île d’Hawaï.

Le volcan a été baptisé « Lōʻihi » en 1955 après sa découverte lors d’une campagne de recherche effectuée en 1954. Ce toponyme hawaïen signifie « long » en référence à sa forme allongée. Toutefois, bien qu’hawaïen, il n’était pas assez représentatif de la culture insulaire au regard de chants traditionnels mentionnant Kamaʻehuakanaloa, un volcan sous-marin mythique et dont le nom signifie « enfant rougeoyant de Kanaloa », la divinité de la mer dans la mythologie hawaïenne. Ce nouveau nom a été adopté en juillet 2021 par le Hawaiʻi Board on Geographic Names.

Source: USGS.

Dans sa furie baptismale, Donald Trump osera-t-il redonner au volcan sous-marin son nom d’origine ? Pour cela, il faudrait d’abord qu’il sache qu’un volcan sous marin se dresse dans les profondeurs au large d’Hawaï…

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In a flurry of first-day-in-office activity, Donald Trump has signed an order to rename the Gulf of Mexico and Denali.

The Gulf of Mexico will be renamed the Gulf of America, and Denali, the highest peak in North America (6190m), will revert to Mount McKinley, the name it was called before Barack Obama changed it in 2015.

In Trump’s words, the renaming of the two natural features is to honor “American greatness”, However, the renaming will have no bearing on what names are used internationally. As far as I’m concerned, I will keep on using Gulf of Mexico and Denali.

Mount McKinley was officially named in honor of William McKinley in 1917, 16 years after he was assassinated during a public appearance in Buffalo, New York, though it was unofficially named McKinley in 1896 by a gold prospector. To justify the change, the new president said that “President McKinley is honored for giving his life for our great nation and dutifully recognized for his historic legacy of protecting America’s interests and generating enormous wealth for our nation.”

Obama had changed the name to Denali. The name was then given to the mountain by Koyukon speakers of the Koyukon Athabaskans in western interior Alaska. The state of Alaska had requested that the mountain be officially recognized as Denali in 1975, but the change was blocked by a congressional delegation from McKinley’s home state of Ohio.

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As far as the Gulf of Mexico is concerned, Trump discussed the name change earlier this month in a speech on tariffs. “We’re going to be changing the name of the Gulf of Mexico to the Gulf of America, which has a beautiful ring. That covers a lot of territory, the Gulf of America. What a beautiful name and it’s appropriate. ” While the president said he would foresake Denali to honor William McKinley, he did not suggest any reason other than the beauty of the name to justify the name change of that part of the ocean where many cyclones are born because of the rising water temperatures. Another president’s whim!

Source : International news media.

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Kamaʻehuakanaloa, formerly Lōʻihi until 2021, is a seamount or undersea volcano located about thirty kilometers southeast of the island of Hawaii.
The volcano was named « Lōʻihi » in 1955 after its discovery during a research campaign carried out in 1954. This Hawaiian toponym means « long » in reference to its elongated shape. However, although Hawaiian, was not considered sufficiently representative of the island culture in view of traditional songs mentioning Kamaʻehuakanaloa, a mythical underwater volcano whose name means « glowing child of Kanaloa », the divinity of the sea in Hawaiian mythology. This new name was adopted in July 2021 by the Hawaiʻi Board on Geographic Names.
In his baptismal fury, will Donald Trump dare to give the underwater volcano back its original name? To do so, he would first have to know that an underwater volcano is rising in the depths off the coast of Hawaii…

Source: USGS.

Chili : observatoires contre usine d’hydrogène // Chile : observatories vs. hydrogen plant

Le mont Paranal, un sommet de 2 664 m situé dans le désert d’Atacama, au nord du Chili, est l’un des derniers endroits sur Terre à ne pas être pollué par la lumière urbaine et industrielle. Grâce à la géographie unique de la Cordillère des Andes, le ciel nocturne au-dessus du sommet est parfaitement clair plus de 11 mois par an, et il offre des conditions parfaites pour les observations astronomiques les plus difficiles.

Vue du Mont Paranal (Crédit photo : Wikipedia)

Au sommet du mont Paranal, le Very Large Telescope (VLT) de l’Observatoire européen austral (European Southern Observatory – ESO), dont la construction a coûté quelque 350 millions de dollars dans les années 1990 (840 millions de dollars actuels), est l’un des instruments d’observation du ciel les plus performants au monde ; il est capable d’observer les objets les plus mystérieux de l’univers. Cet observatoire de haute précision se compose de quatre télescopes de 8,2 mètres de large qui fonctionnent comme un seul et qui ont permis de mettre en lumière certains des phénomènes les plus mystérieux de l’humanité. Jusqu’à présent, le VLT a permis aux astronomes de suivre les orbites des étoiles les plus proches du trou noir au centre de la Voie Lactée, de prendre la première image d’une planète en dehors du système solaire et de découvrir l’insaisissable réseau cosmique qui s’étend sur tout le cosmos.

Vue du Very Large Telescope – VLT (Source : ESO)

Les parfaites conditions d’observation du ciel dans la région ont conduit l’ESO à choisir le mont Armazones voisin comme emplacement de son super télescope nouvelle génération, l’Extremely Large Telescope (ELT).
Une fois terminé vers la fin de cette décennie, l’ELT sera le plus grand télescope au monde capable d’étudier l’univers en lumière visible, avec un miroir de 39 mètres de large. Le télescope, d’une valeur de plus de 1,5 milliard de dollars, promet d’améliorer les observations effectuées par le VLT. Il offrira des vues encore plus profondes de l’univers le plus lointain, mais sera également capable de recueillir des informations détaillées sur les exoplanètes potentiellement habitables.

Vue de l’Extremely Large Telescope – ELT (Source : ESO)

Le problème est que le potentiel d’observation du télescope sera considérablement réduit si un projet d’usine de production d’hydrogène, l’INNA, reçoit le feu vert. La pollution lumineuse émanant du projet INNA pourrait anéantir tous les espoirs fondés sur le nouveau télescope. Selon le directeur général de l’ESO, « nous pourrions perdre la capacité d’observer environ 30 % des galaxies les plus faibles. Nous sommes sur le point de commencer à voir les détails de l’atmosphère des exoplanètes, mais si le ciel devient plus clair, nous ne pourrons peut-être plus voir ces détails. »
Le projet INNA, un parc industriel de 3 021 hectares et d’une valeur de 10 milliards de dollars, comprendra trois fermes solaires, trois fermes éoliennes, un système de stockage d’énergie par batterie et des installations de production d’hydrogène.
L’ESO estime que le complexe laissera échapper autant de pollution lumineuse qu’une ville d’environ 20 000 habitants. Certaines parties du parc industriel pourraient s’étendre jusqu’à 5 kilomètres des télescopes de l’ESO, et toute nouvelle extension aggraverait encore les impacts sur le ciel nocturne du mont Paranal.
Le projet, qui devrait générer 217 023 tonnes d’hydrogène vert par an, représente un casse-tête pour l’ESO. L’organisation elle-même s’est engagée à réduire son empreinte carbone et a même construit une centrale photovoltaïque de 9 mégawatts pour alimenter les observatoires des monts Paranal et Armazones en énergie verte.
Il semble évident que le télescope et l’usine d’hydrogène ne peuvent pas cohabiter. Selon le directeur de l’ESO, « cette usine d’hydrogène propre nous conviendrait parfaitement si elle était implantée à seulement 50 kilomètres de distance. Nous ne voyons pas pourquoi elle ne pourrait pas être déplacée ».
Dans un communiqué publié le 30 décembre 2024, l’Agence environnementale du Chili a déclaré que le projet en est à ses débuts et qu’aucune décision d’investissement n’a encore été prise.
Source : space;com.

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Mount Paranal, a 2,664 m peak in the Atacama Desert of Northern Chile, is one of the last spots on Earth free from urban and industrial light pollution. Thanks to the unique geography of the Andes mountain range, the night sky above the summit is perfectly clear more than 11 months per year, providing perfect conditions for the most challenging astronomical research.

Standing at the summit of Mount Paranal, the European Southern Observatory’s (ESO) Very Large Telescope (VLT), which cost some 350 million dollars to build in the 1990s (840 million in today’s dollars), is one of the world’s most sensitive sky-watching instruments, capable of observing the most intriguing objects in the universe. The high-precision observatory consists of four 8.2-meter-wide telescopes that act as one, and has shed light on some of the most mysterious phenomena known to humankind. So far, the VLT has allowed astronomers to trace orbits of stars in the nearest vicinity of the black hole at the center of the Milky Way galaxy, taken the first ever image of a planet outside the solar system and uncovered the elusive cosmic web that sprawls across the entire cosmos.

The superior sky-observing conditions in the area led ESO to choose the neighboring Mount Armazones as a location of its next generation sky-observing super-machine — the Extremely Large Telescope (ELT).

Once completed toward the end of this decade, ELT will be the world’s largest telescope studying the universe in visible light, featuring a 39-meter-wide mirror. The telescope, worth more than 1.5 billion dollars, promises to expand the science done by the reliable VLT. It will provide even deeper views into the most distant universe but will also be able to gather detailed information about potentially habitable exoplanets.

The problem is that the observing potential of the telescope will be significantly curtailed if a hydrogen project, called INNA, receives a go ahead. The light pollution expected from the INNA project could undo all that progress. According to ESO’s Director General, « we might lose the ability to observe about 30% of the faintest galaxies. We are at the point of starting to be able to see details of exoplanet atmospheres, but if the sky gets brighter, we may not be able to see those details anymore. »

The INNA project, a 3,021-hectare industrial park worth 10 billion dollars, will consist of three solar farms, three wind farms, a battery energy storage system and facilities for the production of hydrogen.

ESO estimates the complex will leak as much light pollution as a city with a population of about 20,000. Parts of the industrial park may extend as close as 5 kilometers to ESO’s telescopes, and any possible further expansion would further worsen the impacts on the Paranal night sky

Expected to generate 217,023 tonnes of green hydrogen per year, the venture presents a conundrum for ESO. The organization itself has committed to reducing its carbon footprint and even built a 9-megawatt photovoltaic power plant to supply the Paranal and Armazones observatories with green power.

It seems obvious that the telescope and the hydrogen plant cannot be in the same place. According to ESO’s Director, « this clean hydrogen plant would be perfectly O.K. for us only 50 kilometers away. We don’t think there is any reason why it couldn’t be moved. »

In a statement issued on December 30th, 2024, Chile’s environment agency said that the project was in early stages and that no investment decision had yet been taken.

Source : space;com

2025, l’Année internationale de la préservation des glaciers // 2025 International Year of Glacier Conservation

En décembre 2022, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution déclarant 2025 comme l’Année Internationale de la Préservation des Glaciers. De plus, chaque 21 mars de chaque année à partir de 2025 sera la Journée mondiale des Glaciers.

https://www.un-glaciers.org/en/homepage

Cette initiative vise à sensibiliser le monde entier au rôle crucial des glaciers, de la neige et de la glace dans le système climatique, ainsi qu’aux impacts économiques, sociaux et environnementaux des changements imminents dans la cryosphère terrestre.

L’UNESCO et l’OMM, en étroite collaboration avec de nombreux partenaires, co-coordonnent la mise en œuvre de l’International Year of Glaciers’ Preservation (YGP) 2025, qui a pour objectif d’engager les décideurs politiques, les scientifiques, la société civile et le public dans une campagne d’un an visant à souligner l’urgence de la préservation des glaciers. Alors que les glaciers continuent de fondre à un rythme sans précédent, l’IYGP 2025 promouvra la recherche, les avancées politiques et les actions d’adaptation climatique liées aux glaciers.

Cet événement de lancement débutera par une séance d’ouverture de haut niveau organisée conjointement par l’OMM et l’UNESCO, avec le soutien du Tadjikistan et de la France, suivie d’une série d’événements en ligne dans le cadre du programme principal. La participation est possible sur place (au siège de l’OMM à Genève, Suisse) et en ligne. L’inscription est gratuite et ouverte à tous.

Je cautionne bien sûr cette initiative des Nations Unies et j’ai proposé de contribuer à la mise en œuvre de l’Année internationale de la préservation des glaciers. 

La fonte de la Mer de Glace continue année après année.  Depuis 1991, le glacier fond à grande vitesse. Au niveau de la gare d’arrivée du train du Montenvers, il a reculé de 800 mètres et a perdu plus de 100 mètres d’épaisseur. Ces deux dernières années, la fonte s’est même accélérée.

 

Même punition pour le glacier du Rhône en Suisse où il devient très difficile de conserver la grotte creusée dans la glace. (Photos: C. Grandpey)

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In December 2022, the UN General Assembly adopted the resolution to declare 2025 as the International Year of Glaciers’ Preservation, accompanied by the proclamation of March 21st of each year as the World Day for Glaciers starting in 2025.

https://www.un-glaciers.org/en/homepage

The International Year and World Day for Glaciers aim to raise global awareness about the critical role of glaciers, snow and ice in the climate system and the hydrological cycle, and the economic, social and environmental impacts of the impending changes in the Earth’s cryosphere, as well as to share best practices and knowledge in this regard and in addressing issues related to accelerated melting of glaciers and its consequences.

UNESCO and WMO, in collaboration with governments and relevant organizations, are invited to facilitate the implementation of the International Year and World Day as leading agencies. The coordination efforts are supported by an Advisory Board and four Task Forces representing over 75 international organizations and 35 countries.

The Task Forces are driving the implementation of the key activities outlined for the International Year, ensuring that each initiative aligns with the overall objectives and reaches global impact.

The International Year is fully aligned with the priorities of the IXth Phase of the UNESCO Intergovernmental Hydrological Programme and the WMO Strategic Plan.

I of course support this initiative of the United Nations and I have offered to contribute to the implementation of the International Year of Glaciers’ Conservation.