Tests COVID-19 jusqu’au 1er juillet à l’arrivée en Islande // COVID-19 tests until July 1st to enter Iceland

Contrairement à ce qui avait été suggéré par la Première Ministre islandaise il y a quelques jours, le Ministre islandais de la Santé a décidé de conserver les mesures frontalières actuelles concernant la COVID-19 jusqu’à la fin du mois de juin.

Cela signifie que les voyageurs étrangers vaccinés devront attendre le 1er juillet s’ils veulent éviter les tests PCR à l’aéroport ou ailleurs au moment d’entrer en Islande.

Les règles actuelles, valables jusqu’à la fin juin, stipulent que toute personne non vaccinée arrivant en Islande doit présenter un certificat datant de moins de 72 heures et montrant les résultats négatifs d’un test PCR. Ces voyageurs sont alors soumis à un test PCR à leur arrivée et à nouveau cinq jours plus tard, et ils doivent rester en quarantaine jusqu’à ce qu’ils aient reçu le résultat de leur deuxième test.

Les personnes en mesure de présenter un certificat de vaccination contre la COVID-19 ou une infection antérieure, ainsi que les enfants, sont dispensées de se faire tester deux fois. Elles ne sont testées qu’une seule fois à leur arrivée en Islande et doivent attendre de recevoir le résultat de leur test pour se livrer à une activité normale.

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Contrary to what had been suggested by the Icelandic Prime Minister a few days ago, the Icelandic Minister of Health has decided to keep current border measures regarding COVID-19 unchanged through the end of June. 

This means that vaccinated foreign travellers will have to wait until July 1st to avoid PCR tests at the aiport or elsewhere when the want to enter Iceland.

Present rules, good through the end of June, require anyone who arrives in Iceland to present a certificate, no more than 72 hours old, showing negative results of a PCR test. Travelers are tested for COVID-19 upon arrival and again five days later, and must remain in quarantine until they have received the result of their second test.

Only those able to present a certificate of vaccination for COVID-19 or prior infection, as well as children, are exempt from being tested twice. Instead, they must be tested only once upon arrival in the country and must follow quarantine rules until they have received the result of their test.

Eruption islandaise: plus de geyser, mais des coulées spectaculaires // Icelandic eruption : no longer a geyser, but dramatic lava flows

Comme je l’ai écrit précédemment, la lave de Fagradalsfjall ne se comporte plus comme un geyser et on n’observe plus de fontaines de lave. Une vidéo aérienne du cratère sur le site « Lavagraphy« montre qu’un lac de lave s’agite dans le cratère, avec des spectaculaires débordements.

La lave jaillit maintenant en cascades qui se précipitent souvent dans des tunnels. Malgré ce changement dans le comportement de l’éruption, les volcanologues islandais précisent que le débit éruptif reste stable à une quinzaine de mètres cubes par seconde. De semblables changements se sont déjà produits au cours de l’éruption, mais ils ne duraient généralement qu’une heure ou deux. La nouvelle situation signifie probablement que des modifications ont eu lieu dans le système fissural sous la bouche active. À en juger par sa fluidité, la lave est très chaude et a probablement sa source à grande profondeur, peut-être à 20 kilomètres sous la surface. Personne n’est en mesure de prédire l’avenir de cette éruption très spectaculaire, avec de superbes images fournies par l’une des webcams.

Source : Université d’Islande.

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As I put it before, lava at Fagradalsfjall is no longer erupting like a geyser with lava fountains. An aerial video on the website « Lavagraphy » shows that a lava lake is sizzling in the crater, with spectacular overflows. Lava is now gushing out like a waterfall. Despite this change in the behaviour of the eruption, Icelandic volcanologists indicate that he overall flow rate remains steady at about 15 cubic metres per second. Similar changes in the eruption happened before, but usually only lasted an hour or two. The new situation probably means that changes have occurred in the fissure system beneath the active vent. Judging from its fluidity, the lava has a very high temperature and probably comes from very deep, maybe 20 kilometres beneath the surface. Nobody is able to predict the future of this very dramatic eruption, with great images provided by one of the webcams..

Source: University of Iceland.

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Voici deux captures d’écran de la vidéo mentionnée ci-dessus. Elles permettent de se rendre compte de la taille du lac de lave et du processus de débordement. La lave se précipite dans des tunnels; le débit est parfois tellement important qu’il se produit un phénomène de refoulement.

Toba (Sumatra / Indonésie) : Nouvelle approche de l’éruption // New approach to the eruption

Plusieurs études ont été faites à propos de la super éruption du Toba à Sumatra (Indonésie) il y a 75 000 ans. Les scientifiques ont estimé que l’événement a été 5 000 fois plus puissant que l’éruption du Mont St. Helens en 1980. L’éruption a provoqué un hiver volcanique de six à dix ans à l’échelle de la planète et probablement un épisode de refroidissement de 1 000 ans.

Dans un article publié le 27 février 2020, j’expliquais que dans les années 1990, plusieurs scientifiques pensaient que l’éruption avait été suffisamment puissante pour anéantir la plupart des premiers humains vivant à l’époque, ralentissant ainsi l’extension de l’humanité.

En 1993, la journaliste scientifique Ann Gibbons a expliqué qu’un goulot d’étranglement de la population s’est produit dans l’évolution de l’espèce humaine il y a environ 70 000 ans, et elle a avancé l’hypothèse selon laquelle cela était dû à l’éruption. Un géologue de l’Université de New York et un volcanologue de l’Université d’Hawaii sont allés dans le sens de cette hypothèse..

En 1998, la théorie du goulot d’étranglement a été confirmée par un anthropologue de l’Université de l’Illinois.

Selon une étude publiée en février 2020 dans la revue Nature Communications, la situation n’a peut-être pas été aussi désastreuse qu’on ne le pensait auparavant. En effet, il existe des preuves que l’Homo sapiens migrait avant, pendant et après l’éruption. Des chercheurs qui ont travaillé sur le site de Dhaba dans la vallée de la rivière Middle Son dans le centre de l’Inde ont découvert des preuves révélant que les humains ont occupé le site de manière continue au cours des 80 000 dernières années. La découverte d’outils en pierre a prouvé que l’Homo sapiens vivait en Asie plus tôt qu’on le pensait. Le fait que ces ensembles d’outils n’aient pas disparu au moment de la super éruption de Toba, ou aient changé de façon spectaculaire peu de temps après, démontre que les populations ont survécu à la prétendue catastrophe et ont continué à créer des outils pour modifier leur environnement.

Cependant, les auteurs de l’étude affirment cette situation n’a pas eu des effets durables. Par exemple, les humains qui ont survécu à cet événement ne se sont pas suffisamment développés au point de contribuer au pool génétique actuel. Ils ont probablement été confrontés à d’autres défis et à la période glaciaire qui a suivi l’éruption.

Une nouvelle étude publiée en 2021 par des chercheurs de l’Institut Max Planck de chimie et d’autres structures scientifiques apporte un éclairage nouveau sur les effets de l’éruption sur les populations.

Ces scientifiques confirment que le Toba a longtemps été présenté comme la cause du goulot d’étranglement de la population. Toutefois, les premières études portant sur les variables climatiques (températures et précipitations) n’ont fourni aucune preuve concrète d’un effet dévastateur sur l’humanité.

Les auteurs de la dernière étude insistent sur le rôle joué par le rayonnement ultraviolet (UV). Ils font remarquer que, sous les tropiques, le rayonnement UV proche de la surface est le facteur d’évolution le plus déterminant. Les grandes éruptions volcaniques émettent des gaz et des cendres. Cela crée une couche d’aérosols qui bloque la lumière du soleil dans la stratosphère et entraîne un refroidissement à la surface de la Terre. Cet «hiver volcanique» a de multiples conséquences, tels que des océans plus froids, des événements El-Niño plus longs, des mauvaises récoltes et des maladies.

En temps normal, la couche d’ozone empêche des niveaux élevés et nocifs de rayonnement UV d’atteindre la surface de la Terre. Lorsqu’un volcan libère de grandes quantités de SO2, le panache volcanique qui en résulte absorbe le rayonnement UV mais bloque la lumière du soleil. Cela limite la formation d’ozone, crée un trou dans la couche d’ozone et augmente la nocivité des UV.

L’équipe scientifique a examiné les niveaux de rayonnement UV après l’éruption du Toba à l’aide du modèle climatique ModelE développé par le Goddard Institute for Space Studies de la NASA pour simuler les effets possibles d’éruptions de puissances différentes.

Leur modèle montre que le nuage de SO2 émis par le Toba a fait chuter le niveau d’ozone de la planète dans des proportions allant jusqu’à 50 %. Ils ont également constaté que les effets sur l’ozone étaient significatifs, même dans des scénarios d’éruptions mineures.

Il semble indéniable que les risques induits par un rayonnement UV plus élevé sur la santé ont eu un impact sur la survie de la population. Les effets du rayonnement UV ont probablement été comparables aux conséquences d’une guerre nucléaire. Dans une telle situation, les rendements des cultures et la productivité marine chutent en raison des effets de stérilisation des UV. Sortir sans protection contre les UV provoque des lésions oculaires et des brûlures par le soleil en moins de 15 minutes. Au fil du temps, les cancers de la peau et les dégâts causés à l’ADN ont probablement entraîné une chute de la démographie.

Source : The Independent.

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Several studies have been made about the super eruption of Mt Toba  in Sumatra (Indonesia) 75,000 years ago. The explosive event was estimated to be 5,000 times more massive than the 1980 Mount St. Helens eruption. Researchers explained that rhe event caused a global volcanic winter of six to ten years and possibly a 1,000-year-long cooling episode.

In a post released on February 27th, 2020, I explained that in the 1990s, several scientists suspected the eruption had been large enough to wipe out a majority of early humans living at the time, slowing down the spread of humanity.

In 1993, science journalist Ann Gibbons explained that a population bottleneck occurred in human evolution about 70,000 years ago, and she suggested that this was caused by the eruption. A geologist of New York University and a volcanologist of the University of Hawaii supported her suggestion.

In 1998, the bottleneck theory was further developed by an anthropologist of the University of Illinois.

According to a study published in February 2020 in the journal Nature Communications shows that the situation may not have been as terrible as previously thought. Indeed, there is evidence that Homo sapiens were migrating before, during and after the eruption. Researchers investigating a site called Dhaba in Central India’s Middle Son River Valley uncovered evidence revealing that humans have occupied the site continuously for the last 80,000 years. The discovery of stone tools suggested that Homo sapiens were living in Asia earlier than expected. The fact that these toolkits did not disappear at the time of the Toba super-eruption, or change dramatically soon after, indicates that human populations survived the so-called catastrophe and continued to create tools to modify their environments.

However, the authors of the study say that this was not a lasting legacy. For example, the humans who survived this event did not thrive enough to the point that they contributed to the current gene pool. They likely suffered due to other challenges and the glacial period that followed the eruption.

A recent study published in 2021 by researchers at the Max Planck Institute for Chemistry and other scientific structures brings a new light to the effects of the eruption on the populations.

They explain that Toba has long been posited as a cause of the bottleneck, but initial investigations into the climate variables of temperature and precipitation provided no concrete evidence of a devastating effect on humankind. The authors of the study point out that, in the tropics, near-surface ultraviolet (UV) radiation is the driving evolutionary factor. Large volcanic eruptions emit gases and ash, which create a sunlight-blocking aerosol layer in the stratosphere, causing cooling at the Earth’s surface. This “volcanic winter” has multiple knock-on effects, such as cooler oceans, prolonged El-Nino events, crop failures and disease. The ozone layer prevents high levels of harmful UV radiation from reaching the surface. When a volcano releases vast amounts of SO2, the resulting volcanic plume absorbs UV radiation but blocks sunlight. This limits ozone formation, creating an ozone hole and heightening the chances of UV stress.

The scientific team examined UV radiation levels after the Toba eruption using the ModelE climate model developed by NASA’s Goddard Institute for Space Studies to simulate the possible after-effects of different sizes of eruptions.

Their model suggests the Toba SO2 cloud depleted global ozone levels by as much as 50 per cent. They also found the effects on ozone were significant, even under relatively small eruption scenarios.

The resulting health hazards from higher UV radiation at the surface would have significantly affected human survival rates. The UV stress effects could be similar to the aftermath of a nuclear war. For example, crop yields and marine productivity would drop due to UV sterilization effects. Going outside without UV protection would cause eye damage and sunburn in less than 15 minutes. Over time, skin cancers and general DNA damage would have led to population decline.

Source: The Independent.

Source : NASA