55 Cancri E, une nouvelle exoplanète // A new extreme planet

drapeau-francaisLes scientifiques ont découvert une nouvelle exoplanète connue sous le nom de 55 Cancri E. Elle se trouve à 40 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Cancer. Grâce à son télescope infrarouge Spitzer, la NASA a remarqué que la température de son atmosphère semble varier entre 982 et 2704°C au cours d’une période de deux ans. Les astronomes ne peuvent pas vraiment expliquer ces changements drastiques de température, mais ils pensent que d’imposants volcans à la surface de la planète peuvent en être la cause. Une étude publiée par la Royal Astronomical Society indique que les gaz et la poussière véhiculés par d’énormes panaches volcaniques font peut-être écran à l’émission thermique de la planète vue depuis la Terre, ce qui ferait paraître son atmosphère parfois plus froide à nos télescopes. La présence d’hydrogène et d’hélium a été détectée dans l’atmosphère, mais il n’y a pas de vapeur d’eau
Cette exoplanète est une « super-Terre », ce qui signifie qu’elle est rocheuse (et non gazeuse) et a deux à dix fois la taille de notre propre planète. 55 Cancri E a environ deux fois le diamètre de la Terre, et huit fois sa masse. Il est liée à son étoile mère, ce qui signifie qu’elle a une face qui reste éclairée en permanence, tandis que l’autre face demeure dans l’ombre.

55 Cancri E a été découverte en 2004 et c’est la première planète rocheuse jamais observée au-delà de notre système solaire. Jusque-là, toutes les exoplanètes connues étaient des amas de gaz qui étaient faciles à repérer tellement ils étaient énormes, jusqu’à 300 fois la taille de la Terre.
55 Cancri E se trouve très proche de son étoile et met seulement 18 jours pour effectuer une seule orbite autour de son soleil.
Il faudra plus de temps, plus d’observations, et des équipements plus performants pour savoir avec certitude ce qui se passe sur 55 Cancri E.
https://youtu.be/COcxUGmtCWs

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drapeau-anglaisScientists have found an extreme planet known as 55 Cancri E located 40 light-years from Earth, in the Cancer constellation. Thanks to its infrared Spitzer telescope, NASA discovered that the atmospheric temperature appears to vary from 982 to 2704 degrees Celsius over the course of a two-year period. Astronomers cannot yet say for certain what might be responsible for these drastic shifts in temperature, but they suggest massive volcanoes on the planet’s surface may be to blame. A study published by the Royal Astronomical Society indicates that the gas and dust in enormous volcanic plumes might periodically blanket the thermal emission of the planet as seen from Earth, making its atmosphere appear cooler to our telescopes. The presence of hydrogen and helium was detected in the atmosphere, but no water vapour

This extreme planet is a super-Earth, which means it is both rocky and two to 10 times the size of our own planet. 55 Cancri E has about twice the diameter of Earth, but it has eight times the mass. It is also tidally locked with its star which means it has one side that stays in perpetual day, and another that remains in perpetual night.

It was discovered in 2004 and was the first rocky planet to ever be seen beyond our solar system. Up until then, all the known exoplanets were gas giants that were easier to spot because they are enormous, up to 300 times the size of Earth.

55 Cancri E lies very close to its host star and takes just 18 days to complete a single orbit around its sun.

It will take more time, more observations, and potentially more sensitive equipment to know for sure what is going on 55 Cancri E.

https://youtu.be/COcxUGmtCWs

Cancri

Source: NASA/JPL-Caltech

Fin probable de l’éruption du Pavlof (Alaska) // The eruption of Pavlof volcano (Alaska) has probably ended

drapeau-francaisDans son dernier rapport publié le 6 avril 2016, l’AVO indique que « la récente période d’activité éruptive du Pavlof qui a commencé le 27 mars 2016 est maintenant terminée.» Au cours de la semaine écoulée, la sismicité s’est maintenue à un niveau faible et ne trahit aucune activité associée à des émissions de cendre ou des épanchements de lave. Les données satellitaires ne révèlent aucune activité éruptive. Des signaux thermiques au sommet du volcan sont parfois visibles, mais ils sont probablement dus au refroidissement de la lave et des matériaux émis précédemment. En conséquence, l’AVO a abaissé les différents niveaux d’alerte à la couleur Jaune. Dans la conclusion du rapport, l’Observatoire écrit que des pauses sont fréquentes pendant des phases éruptives de plusieurs jours ou plusieurs semaines sur le Pavlof. Une reprise brutale et violente de l’activité ne peut donc pas être exclue.

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drapeau-anglaisIn its latest report released on April 6th 2016, AVO indicates that “the recent period of eruptive activity at Pavlof Volcano that began on March 27th, 2016 has ended.” Over the past week, seismicity has remained at low levels and shows no indication of activity associated with ash emissions or lava effusion. Satellite observations show no evidence for continuing eruptive activity. Thermal signals at the summit are occasionally visible, but are likely being generated by the cooling of previously erupted lava and debris. As a consequence, AVO has lowered the alert levels to YELLOW.  As a conclusion the Observatory writes that pauses in vigorous eruptive activity of days to weeks are common during eruptive episodes of Pavlof volcano. A return to robust eruptive activity remains possible and could occur with little or no warning.

Rangitoto (Nouvelle Zélande / New Zealand)

drapeau-francaisDans plusieurs notes rédigées entre 2012 et 2016, j’ai attiré l’attention du public sur le champ volcanique d’Auckland et surtout sur Rangitoto, l’île la plus emblématique avec son cône symétrique qui dresse ses 260 mètres au-dessus du golfe d’Hauraki. Elle est beaucoup plus grande que les autres volcans que l’on peut observer sur le site d’Auckland et représente entre le tiers et la moitié de tout le magma émis par les volcans de la région.
Au cours des dernières années, plusieurs études ont expliqué que Rangitoto n’était peut-être pas un très vieux volcan et que de nouvelles éruptions ne devraient pas être exclues.

En 2013, une étude a révélé que, contrairement à ce que l’on pensait depuis de nombreuses années, Rangitoto s’était formé il y a 700 ans et avait connu seulement deux éruptions. Le volcan aurait connu une activité intermittente jusqu’à il y a 500 ans.
En 2014, un important forage a pénétré sur plusieurs dizaines de mètres à l’intérieur du volcan pour récupérer des dizaines de carottes et établir une image plus précise de son histoire éruptive.
En 2016, après un autre forage à 150 mètres de profondeur pendant l’été 2015, une équipe de l’Université d’Auckland a conclu que le volcan est entré en éruption il y a environ 6000 ans et est probablement constitué de plusieurs cônes. Cela signifie qu’il est resté actif par intermittence sur une période beaucoup plus longue ; il a donc grandi au fil du temps et ne s’est pas formé d’un seul coup.
La nouvelle étude a été publiée dans le Geological Society of America Bulletin. Elle explique que l’activité du Rangitoto a continué pendant des milliers d’années, ce qui pousse les scientifiques à se demander si l’activité future restera concentrée dans le secteur de Rangitoto. Il est important de savoir 1) si les éruptions futures peuvent se produire uniquement au niveau du Rangitoto et 2) si un nouveau volcan apparaît, il est important de savoir qu’il est susceptible de rester actif pendant une très longue période, des centaines ou des milliers d’années. Cela signifie que la population devrait s’adapter à cette nouvelle activité volcanique continue, comme c’est le cas à Hawaii ou en Islande.
Source: New Zealand Herald.

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drapeau-anglaisIn several posts written between 2012 and 2016, I have drawn public attention to the Auckland volcanic field and especially Rangitoto, the region’s most iconic island, with its distinctive symmetrical cone that rises 260 metres out of the Hauraki Gulf. It is unusually large compared with other Auckland volcanoes. It represents a third to a half of all magma erupted over the entire history of the region.

In the past years several studies explained Rangitoto might not be very old so that new eruptions should not be excluded.

In 2013, a study suggested that, contrary to the long-held belief Rangitoto formed 700 years ago and had erupted only twice, there might have actually been intermittent activity until 500 years ago.

In 2014, a major drilling project probed tens of metres into the volcano to recover dozens of core samples and build a more accurate picture of the volcano’s eruptive history.

In 2016, after another big drill 150 metres below the volcano’s surface in the summer 2015, an Auckland University team concluded the volcano began erupting about 6000 years ago and may even be a cluster of volcanoes. This suggests the volcano was intermittently active over a much longer period and grew over time rather than forming in one short burst.

The new study was published in the Geological Society of America Bulletin. It explains that activity at Rangitoto continued for thousands of years, leading scientists to consider whether future activity will also occur in the general area of Rangitoto. It is important to consider that future eruptions could occur at the volcano or if a new volcano forms, it could be active for a very long time such as hundreds or thousands of years. That could mean people having to adapt to living with continuing volcanic activity as they do in Hawaii or Iceland.

Source: New Zealand Herald.

Rangitoto

Crédit photo: Wikipedia

Popocatepetl (Mexique)

drapeau-francaisEn lisant les derniers articles et en regardant la dernière vidéo diffusée dans la presse en ligne, on pourrait penser que le Popocatepetl connaît un important regain d’activité.

http://www.nbcnews.com/video/watch-mexican-volcano-s-spectacular-eruption-658326083701

En fait, le volcan a connu dimanche une explosion plus forte que les autres, mais l’événement n’a rien d’exceptionnel. Dans son rapport quotidien du 3 avril, le CENAPRED indique que des événements longue période sont enregistrés sur le Popocatepetl, mais la plupart du temps, le volcan émet ses habituelles «exhalaisons» de vapeur et de gaz.
Un survol effectué le 2 avril a permis de constater que le dôme de lave qui avait été détruit en janvier dernier est maintenant devenu un cratère de 325 mètres de diamètre et d’environ 50 mètres de profondeur
http://www.cenapred.gob.mx/popo/2016/abr/v0402162.mp4

Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Jaune, Phase 2.

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drapeau-anglaisWhen reading the latest press articles and watching the latest video released on line one could think Popocatepetl has started a new eruptive episode.

http://www.nbcnews.com/video/watch-mexican-volcano-s-spectacular-eruption-658326083701

Actually, the volcano went through a fairly strong eruption last Sunday but the event is by no means exceptional. In its daily report of April 3rd, CENAPRED indicates that long period events are registered on Popocatepetl but, most of the time, the volcano  emits its usual “exhalations” of steam and gas.

An overflight performed on April 2nd allowed to observe that the lava dome that had been destroyed last January has now become an inner crater 325 metres in diameter and about 50 metres deep

http://www.cenapred.gob.mx/popo/2016/abr/v0402162.mp4

The alert level is kept at Yellow, Phase 2.

SONY DSC

Vue du cratère du Popocatepetl le 2 avril 2016.

Crédit photo: CENAPRED