L’éruption de Santorin (Grèce) a probablement eu lieu au début de l’été…

drapeau francaisCe n’est pas une information d’une importance primordiale, mais une nouvelle étude d’insectes nuisibles trouvés dans une jarre antique sur l’île grecque de Santorin laisse supposer que l’éruption volcanique majeure qui a détruit la civilisation minoenne environ 1600 ans avant notre ère s’est produite au début de l’été. L’étude a été publiée dans un numéro récent de la revue allemande Naturwissenschaften, puis relayée par le National Geographic.
Grâce à un nouveau procédé de datation au radiocarbone d’une protéine appelée chitine qui est un élément de base de la carapace des insectes, les chercheurs ont obtenu pour les fossiles une plage de dates (1744-1538 avant JC) qui correspond aux résultats d’autres études qui avaient conclu que l’éruption s’était produite entre 1627 et 1600 avant notre ère. Une question restait toutefois sans réponse : En quelle saison l’événement avait-il eu lieu?
Les auteurs de l’étude affirment que, sur la base de restes d’insectes trouvés dans une jarre contenant des graines de pois de senteur découverte sur le site d’Akrotiri, l’éruption s’est produite entre Juin et début Juillet. Selon les scientifiques, ce n’est qu’au cours de ces mois que l’insecte, une espèce de bruche du haricot, aurait eu l’occasion d’infester les cultures et donc de se retrouver dans la jarre.
Même si la jarre, son contenu de semences et les insectes qu’elle dissimulait ont été découverts il y a une cinquantaine d’années, ce n’est que récemment, grâce à de meilleures techniques de datation des insectes fossiles, que les scientifiques ont réalisé qu’elles pouvaient être utilisées pour dater avec encore plus de précision l’éruption qui a enseveli la ville.

 

drapeau anglaisIt is not of paramount importance, but a new study of insect pests found in an ancient storage jar on the Greek island of Santorini suggests the major volcanic eruption that destroyed the Minoan civilisation around 1600 B.C. happened in early summer. The study was published in a recent issue of the German journal Naturwissenschaften and then relayed by the National Geographic.

Using a new method to radiocarbon date a protein called chitin that makes up the insects’ shells, the researchers obtained a date range (1744 to 1538 B.C.) for the fossils that agreed with the findings from other studies which had concluded that the eruption happened sometime between 1627 to 1600 B.C. But there has been one important and unresolved question about the event: What season did it take place in?

The authors of the study say that based on insect remains found in a jar containing seeds of sweet peas discovered at the site of Akrotiri, they think the eruption occurred sometime between June to early July. It was only during these months, the scientists say, that the insect, a species of bean weevil, would have had an opportunity to infest the crops and end up in the storage area.

Even though the seed jar and its cache of insects was found about 50 years ago, it wasn’t until recently, following the development of better techniques to date fossil insect material, that scientists realized they could be used to help date even more accurately the eruption that buried the city.

Santorin-blog

L’île de Santorin vue depuis l’espace  (Crédit photo:  NASA)

Bons baisers d’Alaska (6) // From Alaska with love (6)

Après l’Alaska, me voici dans le Yukon, sur les traces des chercheurs d’or. Après une traversée en bateau entre Haines et Skagway, je me suis rendu à Dyea, haut lieu de rassemblement des courageux qui entreprenaient la ruée vers l’or et s’apprêtaient à affronter le redoutable Chilkoot Pass. A la fin du 19ème siècle, Dyea comptait plusieurs milliers d’habitants. Aujourd’hui, les seules traces de la vie ici sont les pilotis qui supportaient le quai où arrivaient marchandises et équipements. Beaucoup d’hommes sont arrivées à Dyea mais ne sont pas allés plus loin, comme on peut s’en rendre compte en visitant les cimetières. Le plus émouvant est le « Slide Cemetery » près de Dyea où plusieurs dizaines d’hommes ont été emportés par une avalanche le 3 avril 1898.

Ma route va se poursuivre vers le nord, en empruntant le train pour franchir le White Pass, puis la voiture,  avec terminus à Dawson City, là où tous espéraient s’enrichir rapidement….

TVB.

Dyea

Dyea aujourd’hui…

Slide

Le Slide Cemetery

(Photos: C.  Grandpey)

Mystérieux incendie au cœur de l’Alaska // A mysterious fire in Interior Alaska

drapeau francaisJe viens de lire un article intéressant dans la presse alaskienne. Même s’il n’est pas en rapport direct avec les volcans, il raconte un événement qui se déroule actuellement dans le centre de l’Alaska et qui me rappelle le geyser qui est soudainement apparu à proximité de l’aéroport de Rome.

Un jour, vers la fin septembre 2012, un ranger de la Yukon Charley Rivers National Preserve, à l’intérieur de l’Alaska, a entendu au loin une explosion. Quelques semaines plus tard, un incendie a été repéré à environ 40 km au nord-est de Eagle, village de moins de 100 habitants, accessible par la route uniquement pendant les mois d’été. Après la première neige, un survol de l’incendie le 15 Octobre 2012 a révélé une caldeira d’origine inconnue en train de se consumer et de former un trou noir au milieu de la neige blanche immaculée. Le phénomène continue encore aujourd’hui.
Les habitants de Eagle ont commencé à percevoir une odeur de soufre. Le mystérieux incendie qui brûlait au loin a commencé à les inquiéter. Les autorités ont indiqué que la cause la plus probable était un gisement d’huile de schiste qui s’était probablement enflammé sous la montagne et brûlait maintenant régulièrement en prenant de l’ampleur avec les effondrements des bords de la caldeira.
Un géologue de l’USGS a déclaré que l’activité avait une apparence volcanique mais qu’il ne s’agissait probablement pas d’un événement de nature volcanique. Il a également éliminé l’hypothèse de l’apparition d’une source chaude. En fait, l’USGS n’a pas encore été en mesure de visiter le site de l’incendie en raison des récentes coupes budgétaires.
Peut-être plus inquiétante, il y a la possibilité que ce feu souterrain émette un gaz toxique – à savoir le dioxyde de soufre (SO2) – que l’on rencontre lors des éruptions volcaniques et qui peut causer des problèmes respiratoires. Cependant, personne à Eagle ne s’est plaint de ces désagréments pour le moment.
L’air froid de l’hiver alaskien n’a pas empêché le feu de brûler. Une photo prise au cours de l’hiver 2012 a montré le feu en train de brûler par une température de 60 ° C en dessous de zéro. Il semble que la caldeira ait triplé de taille depuis qu’elle a été photographiée au cours de l’automne 2012, après la première neige. La chaleur est également intense. Un géologue du Parc National qui a pu se rendre sur le site de l’incendie a enregistré une température de 285 ° C dans une fissure.
Malgré les précautions, on sait très peu de choses sur la nature de l’incendie proprement dit. Quelle importance peut-il prendre? Combien de temps peut-il durer? Si le problème persiste, ou si le feu prend de l’envergure, le petit village de Eagle, loin de tout, deviendra-t-il une ville fantôme?

Le secteur de l’incendie se trouve dans un coin perdu et beaucoup trop loin de mon itinéraire à travers l’Alaska et le Yukon.

Si vous voulez en savoir plus sur le Parc National Yukon-Charley Rivers, il suffit de cliquer sur ce lien :

http://www.nps.gov/yuch/index.htm

 

drapeau anglaisI’ve just read an interesting article in the Alaskan press. Although it is not related to volcanoes, it tells about an event that is taking place in central Alaska and it reminds me of the geyser that suddenly appeared close to Rome airport.

One late September day in 2012, a ranger at Yukon-Charley Rivers National Preserve in Interior Alaska, heard an explosion in the distance. A couple of weeks later, a fire was spotted about 40 km northeast of the community of Eagle, a town of less than 100 accessible by road only during the summer months. After the first snow, an overflight of the fire on October 15th 2012 revealed a caldera of unknown origin burning away, a black pit amid the pristine white snowfall and it’s been burning ever since.

People in Eagle began to smell sulphur. The mysterious fire burning in the distance began to worry them. Officials determined the likeliest cause was an oil shale deposit under the mountain that had somehow ignited and was now burning steadily, growing as edges of the caldera collapsed.

A U.S. Geological Survey Alaska geologist said that though the activity may have a volcanic appearance, it doesn’t appear to be volcanic in nature. He also eliminated that it might be a hot-spring-type occurrence. USGS has not actually been able to visit the site of the fire yet because of the recent budget cuts.

Perhaps more concerning, though, is the possibility that this underground fire could be emitting toxic gas, namely, sulphur dioxide (SO2), that can also result from volcanic eruptions and that can cause respiratory problems. However, nobody in Eagle has complained of such problems yet.

The cold air of the Alaskan winter did not stop the fire from burning. A photo was taken of the pit burning at 60°C below zero last winter. The caldera is said to have tripled in size since it was first photographed during autumn 2012 after the first snow. It’s burning hot, too. A National Park Service geologist who has able to take a trip to the fire site measured one fissure at 285°C.

Despite the precautions, very little is known about the nature of the fire itself. How intense might it be? How long could it last? And if the problem persists, or if the fire grows, will the remote community of Eagle end up a ghost town itself?

The fire is located in an isolated area, much too far from my itinerary across Alaska and the Yukon.

 

If you’d like to know more about theYukon-Charley Rivers National Preserve, just click on this link :

http://www.nps.gov/yuch/index.htm

Eagle-fire

Le site de l’incendie et des émissions de SO2  (Crédit photo:  Ed Christensen / National Parks Service)

Sinabung (Indonésie): Nouvelle crise éruptive

drapeau francaisLe Sinabung a connu une nouvelle crise éruptive le mardi 17 septembre vers midi, avec un panache de cendre de 3 km de hauteur. Des retombées ont été observées sur les villages autour du volcan où les habitants ont utilisé des masques et des parapluies pour se protéger de la cendre.
Quelque 3000 personnes ont fui leurs villages suite à cette dernière éruption. Au total, ce sont 9420 personnes qui se sont réfugiées dans les abris . Les réfugiés ne sont pas  uniquement les villageois à l’intérieur de la zone de sécurité de 3 km de rayon autour du Sinabung. Des personnes habitant en dehors de la zone ont pris peur et ont décidé, elles aussi, de rejoindre les 14 centres d’évacuation.
Source: AFP.

drapeau anglaisMount Sinabung erupted again on Tuesday, September 17th, around midday, with a 3-km-high ash plume. The ash rained down on surrounding villages, prompting people to don masks and put up umbrellas to protect themselves.
Around 3 000 more people fled their homes after the new eruption. The total number of those who have fled since the volcano first erupted on Sunday is now at 9,420.Those displaced are not only from the 3-km danger zone that authorities had implemented following the weekend eruption.They are also people living outside the area as they panicked and decided to move to shelters. 14 evacuation shelters had now been set up nearby.
Source: AFP.