Quelques nouvelles d’Amérique (suite)

Hello!

Après les grands espaces désertiques d’Escalante et les impressionnantes falaises de grès rouge de Capitol Reef, me voici de retour dans le monde des volcans, avec les Cratères de la Lune où la lave coulait encore il y a seulement deux mille ans. Le spatter cone ci-dessous est un bel exemple de cette activité toute récente.

Demain, route vers Yellowstone…. TVB.

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(Photo: C. Grandpey)

Quelques nouvelles d’Amérique (suite)

Voici quelques images de ce début de voyage dans l’Ouest américain:

Las Vegas et son volcan reconstitué!

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La Vallée de la Mort et le volcan Ubehebe:
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Bryce Canyon, merveille de la nature que j’ai eu le plaisir de parcourir à cheval!
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(Photos: C. Grandpey)
La suite du voyage va me conduire vers le nord et le parc de Capitol Reef, avant d’atteindre la zone volcanique des Cratères de la Lune.
Le temps est superbe (il paraît que c’est l’automne en Limousin). Je suis très loin des humeurs volcaniques de notre équipe de football qui, de toute évidence, n’a pas grand-chose à faire dans cette Coupe du Monde!

Quelques nouvelles d’Amérique

Bonjour,

Je n’ai pas disparu! J’écris cette petite note depuis St George (Utah) où je fais escale après un atterrissage à Las Vegas (toujours aussi délirante) et une nouvelle virée dans la Vallée de la Mort (toujours aussi fascinante). Je donnerai plus de détails à mon retour, comme je l’ai fait précédemment pour la Nouvelle Zélande, la Chaîne des Cascades ou l’Alaska.

Demain, cap sur Bryce Canyon que j’aimerais bien visiter…à cheval. Après la bicyclette sur le Golden Gate de San Francisco, encore une idée un peu saugrenue qui m’a traversé l’esprit! TVB.

Vacances!

drapeau francais.jpgAujourd’hui, départ pour les Etats Unis ! Je ne manquerai pas de vous donner quelques nouvelles en cours de route.

A bientôt !

 

drapeau anglais.jpgToday, I’m leaving France and flying to the US ! I’ll write some notes on the way so as to keep you informed….

See you soon!

 

L’Eyjafjallajökull: une cendre en béton?

Une éruption, c’est comme le cochon : rien ne se perd ! Un groupe industriel islandais s’est rendu compte que la cendre émise pendant l’éruption de l’Eyjafjallajökull pourrait être utilisée dans la fabrication du béton. En effet, sa composition est assez semblable au poussier que l’on utilise actuellement dans l’industrie.

La cendre de l’Eyjafjallajökull contient du verre et est riche en silicates. Le béton qui intègre ces ingrédients est plus léger, plus facile à mettre en œuvre, a une durée de vie plus longue et ne présente pas l’inconvénient des alcali-réactions. Il suffirait d’un béton incorporant 5% de cendre volcanique pour réduire cette réaction. Une cendre comme celle émise par l’Eyjafjallajökull présente les mêmes qualités que la pouzzolane. D’ailleurs, les Romains mélangeaient la cendre volcanique à du calcium pour en faire un liant dans le béton.

Le seul problème rencontré est celui de la qualité de la cendre islandaise. Seuls 60% des échantillons récoltés contiennent assez de poussière pour être utilisés comme pouzzolane. Il s’agit maintenant de savoir si l’on disposera de suffisamment de cendre pour que son utilisation dans la fabrication du béton soit rentable.

Source : Iceland Review.

Tungurahua (Equateur)

drapeau francais.jpgLe Tungurahua semble s’être quelque peu calmé, même si l’activité reste à un niveau élevé. L’Institut Géophysique équatorien indique qu’au cours des dernières 72 heures le nombre d’explosions a été peu important et aucune retombée de cendre n’a été observée. S’agissant des dernières 24 heures, on a enregistré 2 explosions, 39 événements longue période, 21 épisodes de tremor correspondant à des émissions de gaz et un épisode de tremor harmonique.

 

drapeau anglais.jpgTungurahua has somewhat calmed down, even though activity is till high. The Geophysical Institute of Ecuador indicates that during the past 72 hours there has been a low number of explosions and no ashfall has been observed. Over the last 24 hours, 2 explosions, 39 long period events, 21 episodes of tremor due to emissions and one episode of harmonic tremor have been recorded.

Augustine (Alaska / Etats Unis)

La dernière partie de mon diaporama « Alaska the Last Frontier » est consacrée à l’Augustine, cette île qui se dresse à environ 130 km de la petite ville d’Homer située à l’extrémité de la péninsule de Kenai, au sud de l’Etat. Ce volcan a une histoire éruptive explosive, avec des nuées ardentes remarquablement filmées par Maurice Krafft dans les années 1980.

Ce que l’on sait moins, c’est que l’Augustine a connu le 6 Octobre 1883 un important effondrement latéral qui a généré un tsunami dans Cook Inlet, le bras de mer qui sépare la péninsule de Kenai de la zone continentale de l’Alaska. On peut lire sur un journal de bord de cette époque qu’ « à 8h15, quatre raz-de-marée se sont propagés en provenance de l’ouest et la mer s’est élevée de 20 pieds au-dessus de son niveau normal. Dans le même temps, l’air est devenu noir de brouillard… Il a commencé à tonner et à tomber une cendre fine comme de la poudre… »

Le tsunami s’est produit à marée basse dans une région qui connaît l’une des plus grandes amplitudes de marées sur terre, de sorte qu’une élévation de 20 pieds (environ 6 mètres) du niveau de l’eau correspondait à un retour anticipé de la marée haute. C’est pourquoi les chercheurs pensent que les dégâts causés par le tsunami de 1883 ont été relativement limités.

L’éruption de l’Augustine en 1883 et le tsunami qui a suivi ont poussé Jim Beget, un scientifique de l’Institut Géophysique de l’Université de Fairbanks, à faire des recherches plus approfondies sur ces deux événements. S’agissant de l’île d’Augustine proprement dite, il a trouvé du bois flotté à une hauteur bien supérieure à celle où ce bois aurait pu être déposé par la mer pendant des tempêtes.

En se référant à ce bois et à d’autres indices observés dans le sol de l’île, Jim Beget en est arrivé à la conclusion que les vagues générées par le tsunami de 1883 ont d’abord frappé les côtes de l’autre côté de Cook Inlet avant de rebondir en direction de l’Augustine où les vagues ont atteint une hauteur de 15 mètres. En parcourant les rives de Cook Inlet, le chercheur a découvert des dépôts du tsunami de 1883 près du mont Illiamna, du village de Nanwelak (mentionné dans le journal de bord de l’époque) et de la ville d’Homer.

En 1883, le tsunami s’est produit quand une partie du flanc nord du volcan a basculé dans les flots. Depuis, toute trace de l’effondrement a disparu sous des coulées de lave ou des avalanches pyroclastiques que l’on voit parfaitement en survolant l’Augustine (voir photo ci-dessous).

Au fil des ans, l’Augustine – comme beaucoup de volcans de ce type – accumule des matériaux sur ses flancs et, un jour ou l’autre, des effondrements se produisent, qui peuvent générer des tsunamis si les matériaux entrent dans l’océan. Jim Beget et un collègue de l’Institute of Marine Science de l’Université de Fairbanks ont effectué une simulation informatique d’un tsunami généré par un effondrement de l’Augustine. La vague atteindrait Homer en 75 minutes et Anchorage en 4 heures environ. Les dégâts causés par un tel tsunami dépendraient essentiellement de la marée, les effets pouvant être « catastrophiques » à marée haute alors qu’à marée basse, ils seraient probablement à peine perceptibles. 

 

Source : CapitalCity Weekly (Hebdomadaire alaskien).

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Le versant nord de l’Augustine (Photo: C. Grandpey)