Mont Rainier (Etat de Washington / Etats Unis)

Les volcans peuvent tuer. Les victimes peuvent être des populations surprises par des nuées ardentes, comme cela se produit parfois en Indonésie. Il arrive aussi que les volcans tuent sans même entrer en éruption ! C’est que qui vient de se produire sur le Mont Rainier où un homme est mort, après avoir été surpris, en compagnie de son épouse et d’un autre randonneur, par une très violente tempête de neige. Ils se trouvaient dans le Muir Snowfield (parallèle au Glacier Nisqually, au sud du massif) lundi soir quand le blizzard est arrivé. L’ami du couple a réussi à atteindre le refuge de Camp Muir à 3000 m d’altitude d’où il a pu guider les sauveteurs. Deux hélicoptères étaient prêts à décoller mardi soir, mais le très mauvais temps a empêché leur départ. L’opération d’évacuation a finalement pu avoir lieu mercredi matin, grâce à une météo plus favorable. On ne connaît pas les causes de la mort, mais on pense qu’elle a été provoquée par un arrêt cardiaque dû au froid. Les deux autres personnes souffrent de gelures et d’hypothermie, mais leur vie ne semble pas en danger.
Ces randonneurs n’étaient pas de débutants. Ils avaient déjà atteint le sommet du Mont Rainier (4391 mètres). Cet accident confirme – si besoin est – qu’il faut absolument se renseigner sur les conditions météorologiques avant d’entreprendre une course en haute montagne.

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Le Mont Rainier vu de Paradise

Volcan de boue (Ile de Java / Indonésie)

1475806114.10.jpgUn rapport rédigé par des scientifiques britanniques, américains et indonésiens vient d’être publié cette semaine dans la revue Earth and Planetary Science Letters ; il confirme que Lusi, le ‘volcan de boue ‘ indonésien est bien apparu à la suite d’un forage de gaz. Il souligne et analyse une série d’anomalies qui se sont produites pendant ce forage.
Cette théorie va à l’encontre de celle émise par la société qui a effectué le forage et de certains experts qui prétendent que c’est un séisme de M 6,3 dans la région de Yogjakarta, à 250 km de distance, deux jours avant l’apparition de la boue, qui serait la cause de la catastrophe.
Un professeur et un étudiant de l’Université de Berkeley (Californie) ont entrepris une étude systématique dont le but était de savoir si l’éruption du ‘volcan de boue’ pouvait avoir été causée par un séisme. Ils ont conclu qu’aucun phénomène sismique susceptible de déclencher une éruption n’avait été observé dans le cas de Lusi. Ils ont affirmé que, dans le cas présent, le séisme avait été trop faible et trop lointain. Le changement de pression intervenu dans le sous-sol à la suite du séisme avait été infime.
En revanche, les scientifiques sont à 99% certains que ce sont les opérations de forage qui doivent être mises en cause. Ils ont constaté que, la veille de l’apparition du ‘volcan de boue’, le puits de forage avait reçu une énorme secousse, c’est-à-dire un afflux de fluide et de gaz. Ils ont aussi démontré que la pression dans le puits avait alors largement dépassé son niveau critique. Il s’en est suivi une fuite du fluide qui s’est échappé du puits pour traverser les roches encaissantes et passer à la surface. Ce fluide a transporté la boue pendant son ascension et c’est ainsi qu’est né Lusi. D’après les scientifiques, la surpression aurait pu être contrôlée si un coffrage se protection plus efficace avait été installé dans le puits.
Quoi qu’il en soit, Lusi continue à déverser 10 000 mètres cubes de boue chaque jour…
Source : Environmental News Network.

993348610.7.jpgA report by British, American and Indonesian and Australian scientists, published this week in the academic journal Earth and Planetary Science Letters, confirms that Lusi, the Indonesian ‘mud volcano’, was caused by the drilling of a gas exploration well. It outlines and analyses a detailed record of operational incidents that occurred during the drilling.
This theory had been challenged by the company that drilled the well and some experts who argued that a M 6.3 earthquake in Yogjakarta two days before the eruption, which had an epicentre 250 km from the mud volcano, was the cause.
A professor and a student from the University of California at Berkeley undertook a systematic study to know whether the eruption was caused by this earthquake. They found that none of the ways earthquakes trigger eruptions could have played a role at Lusi. They said that in the case of Lusi, the earthquake was simply too small and too far away. The change in pressure underground due to the earthquake would have been tiny.
Instead, scientists are “99 per cent” certain drilling operations were to blame. They could show that the day before the mud volcano started there was a huge ‘kick’ in the well, which is an influx of fluid and gas into the wellbore. They also showed that after the kick the pressure in the well went beyond a critical level. This resulted in the leakage of the fluid from the well and the rock formations to the surface. This fluid picked up mud during its accent and Lusi was born. According to the scientists, chances of controlling this pressure would have been increased if there was more protective casing in the borehole.
Anyway, Lusi is still flowing at 100,000 cubic metres per day…
Source : Environmental News Network.

Etna (Sicile / Italie)

1475806114.14.jpgAucune évolution particulière sur le site éruptif. La lave continue à s’écouler sur quelques centaines de mètres à l’intérieur de la Valle del Bove. La source se situe à 2800 m d’altitude sur la partie haute de la fracture où se produit une activité strombolienne accompagnée d’explosions pouvant être perçues jusque dans des bourgades comme San’Alfio. Ce soir, la webcam EtnaTrekking est pointée vers la source de l’éruption, avec de belles images de l’activité strombolienne actuelle à partir de deux bouches sur la fracture.
S’agissant de l’approche de la coulée, elle est extrêmement périlleuse et mieux vaut oublier un tel projet. Il n’y a aucun accès qui ne soit long, difficile, voire dangereux, pour un spectacle en fin de compte limité, la coulée étant de débit faible et variable selon les jours. Même l’INGV a renoncé à aller sur place. Les meilleurs points d’observation à distance (plusieurs kilomètres de distance) sont le Monte Zoccolaro et le chemin partant du refuge Citelli. Si l’activité n’évolue pas, le déplacement en Sicile ne s’impose pas !

993348610.18.jpgThe situation is very stable on the eruptive site. Lava keeps flowing a few hundred metres down into the Valle del Bove. The source is located 2800 m a.s.l. in the upper part of the fissure where one can observe an occasional strombolian activity with explosions that can be heard as far as San’Alfio. This evening, the EtnaTrekking webcam is directed towards the source of the eruption with nice pictures of the strombolian activity from two vents along the fissure.
Just forget the idea to walk as far as the lava flow. The access would be very long and extremely dangerous. Supposing you manage to get there, the show is not up to much! The lava flow has a low output that varies with the time. The best viewpoints are Monte Zoccolaro and the footpath from the Citelli refuge. The eruption of Mount Etna is not worth a journey at the moment!

Tungurahua (Equateur)

1475806114.10.jpgLe volcan reste très actif. Cette activité s’est accrue régulièrement à la fin du mois de mai et a persisté en juin.. Ainsi, le 23 mai, on a observé une augmentation du nombre des explosions, des émissions de cendre et des retombées. Les panaches montaient jusqu’à 6 ou 7 km d’altitude et des retombées de cendres avaient lieu dans les zones sous le vent. Le 29 mai, on a enregistré une hausse de la sismicité. Deux épisodes éruptifs ont été accompagnés de grondements, d’émissions de cendre tandis que des blocs roulaient sur les flancs du volcan. Des coulées pyroclastiques ont dévalé les versants N et NO avec des dépôts observés le lendemain. De tels événements se poursuivaient au début du mois de juin.
Source: Global Volcanism Network.

993348610.7.jpgThe volcano is still very active. This activity gradually increased by the end of May and continued in June. On May 23rd, a marked increase in the number of explosions and the intensity and frequency of ash plumes and ashfall was noted. They were rising to altitudes of 6-7 km a.s.l. Ashfall was reported in areas downwind. On May 29th, seismicity increased. Two episodes were accompanied by roaring noises, ash emissions, and incandescent blocks rolled down the flanks. Pyroclastic flows descended the N and NW flanks; deposits were observed the next day. Such events were still observed early in June.
Source: Global Volcanism Network.