Impact des volcans sur le système arctique

2397204da72555e6ba3e96ea6bf57f2f.jpgRaymond S. Bradley, directeur du Centre de Recherche sur les Systèmes Climatiques à l’Université du Massachusetts vient de se voir attribuer – pour une durée de trois ans – une bourse de 416 550 dollars par la National Science Foundation pour financer un projet de recherche intitulé « Les volcans du système arctique : Géochronologie et impacts climatiques ». La bourse permettra à Bradley et à ses collègues de mieux comprendre quel impact des phénomènes naturels comme les éruptions volcaniques peuvent avoir sur le système arctique et les fluctuations climatiques sur la planète.
Certaines éruptions sont marquées par des coulées de lave fluide. Cependant, d’autres éruptions sont explosives et envoient de la cendre dans l’atmosphère. A peine plus grosses que des grains de pollen, ces particules se trouvent prisonnières de la stratosphère et s’y dispersent avant de retomber sur terre, parfois après des années. Lorsqu’elle se trouvent dans l’atmosphère, elle peuvent se comporter comme la glace arctique et donc réfléchir la lumière du soleil.
Bradley utilisera des carottes de glace et des carottes de sédiments prélevées dans des lacs et dans l’océan en espérant y trouver des traces de téphras déposés au cours des 12 000 dernières années. En utilisant la datation au carbone et d’autres techniques, les chercheurs étudieront l’âge de ces téphras. En combinant ces données avec des modèles de l’évolution climatique, ils pourront déterminer quel rôle les volcans ont joué dans les principaux changements climatiques sur terre. A la fin des années 90, Bradley a déjà participé à un travail de recherche qui a permis de constater que les dernières décennies du 20ème siècle avaient été plus chaudes que n’importe quelle période des 400 dernières années, une étude qui a été validée par la National Academy of Sciences.
Source : University of Massachusetts Amherst (Office of News and Information).

4889908cb6c99453fa7b11bd44514487.jpgRaymond S. Bradley, director of the Climate System Research Center at the University of Massachusetts has received a three-year, $416,550 award from the National Science Foundation for his project, titled “Volcanoes in the Arctic System: Geochronology and Climate Impacts.” The award will help Bradley and his colleagues to better understand the impacts that natural factors, such as explosive volcanic eruptions, can have on the Arctic system and on global climate fluctuations.
Some eruptions result in hot magma that flows down the side of the volcano. But other eruptions are explosive, sending ash into the atmosphere. Only a little bigger than grains of pollen, these particles get caught in the stratosphere and disperse, sometimes for years, before settling to the ground all over the Earth. But while they’re caught in the atmosphere, they can act similarly to Arctic ice and reflect the sun’s rays.
Bradley will use ice cores and sediment cores from lakes and the ocean to find trace bits of tephra from the past 12,000 years. Using radiocarbon dating and other techniques, the researchers can discern how old the tephra is. They then combine these data with models of historical climate change to determine what role volcanic events have played in Earth’s major climate shifts. In the late 1990s, Bradley was part of a research initiative that found that the last few decades of the 20th century were warmer than any comparable period in the last 400 years, a finding that was later confirmed by the National Academy of Sciences.
Source: Source : University of Massachusetts Amherst (Office of News and Information)..