Haleakala (Ile de Maui / Hawaii)

La mort d’une femme la semaine dernière a conduit le Parc National de l’Haleakala à suspendre les célèbres descentes à vélo jusqu’à ce qu’il soit prouvé qu’elles s’effectuent en toute sécurité. Cette décision met également un terme aux autorisations accordées aux sept agences qui organisent ces divertissements. Le décret d’interdiction entrera en vigueur le 10 octobre.
C’est la première fois qu’une telle décision est prise depuis que les descentes à vélo ont été mises sur pied au début des années 80, et les agences qui organisent ces événements sont surprises par la sévérité de la décision qui va les priver d’une partie de leurs revenus. En effet, 90 000 touristes participent chaque année à cet exercice qui coûte entre 100 et 150 dollars par personne.
Les agences de voyages concernées ont appris la nouvelle mardi et ont pris un avocat pour défendre leur cause. Elles disposent de 30 jours pour prouver que leurs prestations offrent une sécurité parfaite.
Dans une note précédente, j’avais donné mon point de vue sur ces ridicules descentes du volcan pour lesquelles il n’y a pas de restrictions d’inscription et qui permettent donc à des personnes sachant à peine monter sur un vélo de se lancer – même à allure très réduite – sur une route de montagne.
Je soutiens personnellement cette interdiction qui, soit dit en passant, n’interdit pas à tout un chacun de grimper ou de descendre le volcan sur son vélo personnel. La route ne présente pas plus de danger qu’un grand col alpin ou pyrénéen. Il faut tout de même être prudent, que l’on soit à vélo ou en voiture. Le 16 août dernier, un conducteur a perdu le contrôle de son véhicule pendant la descente et les trois passagers français qui venaient de randonner dans la caldeira du volcan ont perdu la vie dans l’accident.
Source: Presse hawaiienne.