J’ai à plusieurs reprises émis des réserves sur la qualité des images numériques par rapport aux photos argentiques, en insistant sur le fait que dans des conditions nocturnes en milieu volcanique, le numérique donnait des résultats laissant fortement à désirer.
Quand je tiens de tels propos, on me fait souvent remarquer que les pellicules diapo ne sont plus disponibles en magasin, certains vendeurs peu scrupuleux allant même jusqu’à dire que leur développement n’est plus assuré par les labos. Ces arguments sont parfaitement faux. La diapositive existe toujours et est toujours disponible dans les magasins photo (de moins en moins dans les grandes surfaces) en dépit du matraquage commercial en faveur du numérique.
Une étude réalisée tout récemment par Kodak auprès de 3000 photographes professionnels en Europe – et relayée par le magazine Chasseur d’Images – révèle que plus des deux tiers des photographes sondés ont l’intention de continuer à utiliser la pellicule. En outre, plus de la moitié des photographes interrogés déclarent préférer les résultats obtenus en argentique à ceux obtenus en numérique. Enfin, 19% des photographes affirment avoir recours aux films argentiques pour plus de 60% de leur travail.
Loin de moi l’idée de condamner la technologie numérique. Je possède un boîtier Canon 350D qui me donne entière satisfaction pour mes photos de famille et de la vie de tous les jours, mais lorsqu’il s’agit des paysages volcaniques et des sites où coule la lave, je travaille avec des pellicules diapo Fuji Velvia ou Provia. A côté du numérique, il n’y a pas photo… !
La confrontation argentique-numérique n’existe plus maintenant, hormis chez les grands nostalgiques. Votre boitier Canon 350 D mériterait, pour une vraie comparaison, d’être remplacé par un 5 D, avec capteur full frame et des optiques série L, les images prises en mode RAW et une petite séance dans Photoshop. Les images numériques ont toujours bsoin d’être équiligrées. D’ailleurs les tirages d’après diapos sont toujours décevants, n’est ce pas. Il manque toujours la lumiére. Et maintenat tous les tirages sont faits après numérisation, même les diapos. Chasseur d’images s’adresse à un public « Amateur à Expert » mais pas pros, et la valse des citations avec chiffres est historiquement toujours à prendre avec des pincettes.
Conaissant pas mal de photographes professionels, c’est plutôt 90% numériques. Le 10% restant, utilise des chambres ou un type de rendus d’images qui est comme une signature. Le plus important reste l’image en elle même et s’il est prise avec une boîte à camenbert et qu’elle est superbe cela n’a pas d’importance.
Par ailleurs, hormis quelques labos pros sur Paris, il ne reste plus beaucoup de monde pour faire des dévellopements propres et rapides.
Les capteurs ne cessent d’évoluer et les problèmes des zones brulées sur certaines images peuvent être compensées par une meilleure exposition ou un retraitement dans un logiciel de retouches.
Je n’ai aucun regret d’avoir vendu mon bel Hasselblad, ni mon vieux minolta.
Le plus important reste l’oeil, l’optique et après le boîtier.
L’ argentique sur les volcans ou en voyage a cependant l’avantage de permettre de voyager plus léger et avec une sécurité accrue. (mécanique vs électronique, batterie, cordons, chargeur, videur de cartes, etc..
C’est le grand argument, mais là on ne parle pas d’images.
Bon en attendant, faites de belles images, le reste n’a pas d’importance.
Cordialement.
Daniel Denise.
Menbre Lave délégation Est.
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