Etna (Sicile / Italie)

medium_drapeaufrancais.284.jpgSelon le dernier bulletin de l’INGV de Catane, la situation est calme, avec un dégazage plus ou moins régulier des cratères sommitaux.
A noter cependant que le 6 février une explosion phréatique s’est produite au niveau de la bouche qui s’était ouverte sur le versant est du Cratère SE. Elle s’est accompagnée d’une élévation de la température qui est passée – pendant quelques minutes – de la valeur ambiante de 2°C à 27°C. Le calme est ensuite revenu sur le massif encore bien blanchi par la neige.

medium_drapeau_anglais.277.jpgAccording to the latest bulletin of the INGV of Catania, the situation is quiet, with a more or less regular degassing of the summit craters.
On February 6th, a phreatic explosion occurred in the vent that had opened on the eastern flank of the SE Crater. It was accompanied by an elevation of the temperature that increased – for a few minutes – from the ambient value of 2°C to 27°C.
Then, everything was calm again on the volcano which is still white with snow.

Etna (Sicile / Italie)

medium_drapeaufrancais.283.jpgL’Etna glisse vers l’est !
Selon une étude publiée dans le Journal of Geophysical Research, l’éruption de l’Etna entre le 7 septembre 2004 et le 12 mars 2005 est fort différente de la plupart des éruptions du volcan sicilien. Elle aurait été due à une accélération du glissement de l’édifice volcanique – en particulier du versant est – en direction de la Mer Ionienne. Les scientifiques italiens de l’INGV ont constaté, durant les éruptions précédentes – en 2001 et 2002 – que la vitesse de glissement du versant est avait doublé, passant de 2-3 centimètres par an à 6-8 centimètres.
L’éruption de 2004-2005 – qualifiée de « silencieuse » par les volcanologues siciliens – n’a pas été précédée, comme d’habitude, de l’habituel tremor et des secousses qui annoncent la sortie du magma. Il semblerait que le glissement accéléré du versant oriental vers la Mer Ionienne ait créé une « déchirure » dans la partie centrale du volcan qui a permis au magma emprisonné sous le volcan de sortir à l’air libre. D’ordinaire, c’est le contraire qui se produit : le magma monte, pousse pour sortir, entraînant une déformation du volcan.
L’intérêt de cette étude est de prendre en compte un facteur qui a joué un rôle important dans l’activité passée de l’Etna que l’on qualifie souvent de « géant aux pieds d’argile » car les différentes couches de matériaux éjectés par le Mongibello se sont accumulées sur un substrat d’argile qui ne fait qu’accroître l’instabilité du versant oriental et sa tendance à glisser vers la Mer Ionienne.

medium_drapeau_anglais.276.jpgMount Etna is sliding towards the east !
According to a study published by the Journal of Geophysical Research, the eruption of Mount Etna between September 7th 2004 and March 12th 2005 is very different from most other eruptions of the Sicilian volcano. It might be due to an acceleration of the sliding of the volcanic edifice – in particular the eastern flank – towards the Ionian Sea. The Italian scientists of the INGV noticed during the previous eruptions of 2001 and 2002 that the speed of the sliding of the eastern flank had doubled, from 2 to 3 centimetres a year, to 6 to 8 centimetres.
The 2004-2005 eruption – called “silent” by the Sicilian volcanologists – was not preceded, as usual, by the tremor or the earthquakes that herald the coming out of magma. It looks as if the accelerated sliding of the eastern flank towards the Ionian Sea triggered “a tear” in the central part of the volcano, which allowed the rise of the magma that had accumulated under the volcano. Usually, it’s the contrary that happens: the push of the rising magma causes a distortion of the volcano.
The interest of this study is to take into account a factor that played a major role in the past history of Mount Etna which is often called “the idol with feet of clay”; indeed, the various layers of materials that accumulated during the eruptions are now lying on a substratum of clay that increases the instability of the eastern flank and its tendency to slide towards the Ionian Sea.

Les glaciers andins en voie de disparition

medium_drapeaufrancais.282.jpgLes glaciers qui recouvrent si élégamment les sommets des volcans andins n’échappent pas, eu non plus au réchauffement climatique. Dans un récent article, la presse sud-américaine faisait un état des lieux :
Au Pérou, les montagnes ont perdu au moins 22% de leur surface glaciaire depuis 1970 et, selon une agence gouvernementale, la fonte est en train de s’accélérer.
En Bolivie, la fonte des glaciers s’est accélérée considérablement depuis 1980. Les scientifiques prévoient la disparition totale des glaciers dans 30 ou 40 ans. Un récent reportage de la nouvelle chaîne de télévision France 24 mettait l’accent sur les problèmes d’alimentation en eau que la disparition des glaciers boliviens allait poser.
En Equateur, la fonte rapide de la glace au sommet du volcan Cotopaxi est nettement visible depuis Quito, la capitale, située à 70 km au nord-ouest.
En Colombie, les calottes de glace reculent à raison de 240 mètres par an, soit 15 mètres de plus qu’il y a seulement quelques années.
Au Venezuela, plusieurs glaciers ont disparu des pics de la Sierra Nevada de Merida au cours des dernières décennies, tandis que d’autres ont vu leur surface se réduire considérablement.

medium_drapeau_anglais.275.jpgThe glaciers that cover so elegantly the tops of the Andean volcanoes are the victims of global warming too. In a recent article, the South-American press made a summary of the situation:
Peru: Andean mountains have lost at least 22 percent of their glacier area since 1970 and the meltdown is speeding up, according to a government agency.
Bolivia: Glacier melt has accelerated significantly since 1980. Scientists predict the country’s glaciers will disappear in 30 to 40 years. A recent report by the new TV channel France 24 emphasized the problems of water supply the disappearance of the glaciers would pose for Bolivia.
Ecuador: The rapid melting of the ice melting atop Cotopaxi can be seen from the capital, Quito, 40 miles to the northwest.
Colombia: Snowcaps are receding at an average rate of 80 feet a year, an increase from about 50 feet just a few years earlier.
Venezuela: The high peaks of the Sierra Nevada of Merida range show some glaciers have entirely disappeared over the past several decades, while others have shrunk significantly.

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Les tunnels de la mort (Ténériffe / Iles Canaries)

medium_drapeaufrancais.281.jpgUn groupe de 30 scientifiques et naturalistes s’est perdu hier dans le réseau de tunnels de Piedra de los Cochinos sur l’île de Ténériffe, aux Canaries. Six membres du groupe sont morts, probablement asphyxiés par des émanations de gaz carbonique. Les explorateurs avaient parcouru près de deux kilomètres sous terre quand le drame s’est produit. Il a fallu 17 heures aux sauveteurs pour ramener les 6 corps (5 hommes et une femme) à la surface. Six autres personnes ont été transférées à l’hôpital par hélicoptère. L’opération de sauvetage a été rendue particulièrement difficile par la morphologie des tunnels, parfois très étroits. De plus, l’air est souvent saturé en humidité et la température peut être très élevée. Les cadavres gisaient dans un passage d’à peine un mètre de diamètre.
Les autorités déconseillent l’accès à ces tunnels qui ont été creusés pour extraire de l’eau, mais il est difficile de les contrôler. Ce sont plus particulièrement les chutes d’eau souterraines qui attirent les spéléologues. Des grilles de protection existent, mais beaucoup d’entre elles ont été éventrées.
L’exploration des tunnels de lave présente toujours un risque, même sur les volcans inactifs depuis très longtemps. En Auvergne, des émanations de gaz carbonique se produisent dans le Creux de Souci près du lac Pavin. Son accès est d’ailleurs interdit au public.
Il m’est arrivé à plusieurs reprises d’explorer d’anciens tunnels de lave sur l’Etna ou se séjourner dans la cave de la Torre del Filisofo. Dans de telles situations, je testais régulièrement l’air avec des ampoules contenant un réactif qui me permettait de savoir si j’étais en sécurité.

medium_drapeau_anglais.274.jpgA group of 30 scientists and nature lovers got lost in a maze of narrow underground tunnels in Spain’s Canary Islands yesterday, and six of them died after apparently suffocating.
The explorers were more than a mile underground Saturday in area where gases, especially carbon dioxide, may have seeped in, cutting off their oxygen. It took 17 hours for the bodies of five men and a woman to be pulled from the underground complex. Six others were flown by helicopter to a hospital. Rescue efforts were complicated by the gases and because the tunnels are so cramped. The area where the dead were found may have been just three feet in diameter. Besides, humidity can reach 100% and the temperature can be very high
Officials discourage exploration of the tunnels, carved out to extract water, but there is almost no way of policing the tunnels, and adventurers are lured by their beauty, including underground waterfalls. Authorities have erected steel gates to keep people out of some of the tunnels, but some have been broken open.
The exploration of lava tubes is always risky, even on volcanoes that have been inactive for a long time. In Auvergne, carbon dioxide emissions may occur in the Creux de Souci, near the Pavin Lake. Its access has been forbidden to the public.
I had several times the opportunity to visit lava tubes on Mount Etna and to sleep in the basement of the Torre del Filosofo. In such situations, I regularly tested the air with vials that contained a reagent and thus allowed me to know if there was any danger.