Quelques conseils pour traverser à gué les rivières islandaises // A few tips to safely cross rivers in Iceland

Si vous voyagez en voiture pour la première fois en Islande, la solution la plus sure est d’emprunter la route n ° 1 qui fait le tour de l’île, avec de nombreux sites intéressants tout au long de votre chemin.

Si vous voulez visiter l’intérieur de l’Islande, vous devrez rouler sur des pistes non goudronnées et parfois traverser des rivières… sans le moindre pont ! Vous serez donc confronté à des gués dont le franchissement nécessite une technique bien adaptée.
En particulier, la traversée des rivières dans les hautes terres du centre de l’Islande est réservée aux conducteurs expérimentés. Vous devez absolument avoir un véhicule à 4 roues motrices correctement équipé pour parcourir les pistes F dans cette région. Elles ne sont pas goudronnées, souvent en mauvais état, avec de nombreuses rivières en cours de route.
En général, l’assurance des voitures de location ne couvre pas les dégâts causés par l’eau au cours de la traversée d’une rivière. Cela signifie que vous devrez payer la facture de votre poche. La réparation d’un moteur et d’une transmission noyés peut facilement vous coûter 20 à 25 000 dollars!

Voici quelques conseils pour traverser une rivière à gué en Islande:
1) La première précaution est d’attendre qu’un voyageur expérimenté traverse lui aussi la rivière. Dans la mesure du possible, il est conseillé de toujours traverser avec un deuxième véhicule à proximité, susceptible de vous treuiller hors de la rivière, si nécessaire.
2) Vous devez toujours examiner attentivement la rivière avant de tenter de la traverser. Arrêtez le véhicule et sortez pour évaluer la profondeur de la rivière, le courant et a qualité du lit de la rivière. S’il y a la trace d’une piste à travers la rivière, c’est probablement l’endroit le plus sûr pour la traverser.
N’oubliez pas que le niveau des rivières de fonte des glaciers est très variable et peut changer brutalement avec les précipitations et la fonte des glaciers. Une rivière qui est praticable aujourd’hui peut devenir infranchissable demain. Il est bon de noter que les rivières glaciaires sont souvent plus praticables le matin, avant que la glace et la neige commencent à fondre dans les montagnes.
3) Le point le plus étroit d’une rivière n’est jamais l’endroit le plus sûr pour la traverser, car la rivière est plus profonde et coule plus rapidement à cet endroit. Choisissez un endroit où la rivière est plus large et plus calme. N’hésitez pas à marcher dans le lit de la rivière pour vous assurer qu’il n’y a pas d’obstacles cachés ni de nids-de-poule dans l’eau. Assurez-vous que la rivière n’est pas trop profonde pour votre véhicule. N’oubliez pas que l’eau ne doit pas atteindre le haut des pneus. Cela signifie généralement que l’eau ne doit pas arriver plus haut que vos genoux. Si la rivière semble trop dangereuse pour y pénétrer, ne pas s’y aventurer !

4) Vous devez essayer de traverser la rivière en crabe, autrement dit avec un petit angle, avec l’avant du véhicule légèrement orienté vers l’aval. Cela réduit la poussée du courant, mais aussi la probabilité que de l’eau pénètre dans le moteur.
5) Si vous avez un véhicule à quatre roues motrices, vous devez enclencher la fonction 4X4. Vous devez rouler avec le rapport le plus bas si vous conduisez une voiture avec une transmission automatique. Ne changez pas de vitesse une fois dans la rivière.
6) Une fois dans la rivière, vous devez être particulièrement attentif et conduire lentement pour réduire le risque d’éclaboussures dans le moteur et pour pouvoir bien observer la rivière. La vitesse appropriée est celle d’une personne en train de marcher. .

Il semble que ces derniers jours un conducteur ait oublié ces recommandations élémentaires pour traverser la rivière Kaldaklofskvísl dans les hautes terres du centre de l’Islande. Son véhicule est resté coincé au milieu de la rivière. L’eau est entrée à l’intérieur et le conducteur a été obligé de se mettre en sécurité sur le toit. Lorsque les équipes de secours sont arrivées sur les lieux, l’homme était sur le toit depuis environ deux heures. Il a été sorti avec succès de cette situation délicate.

En raison des fortes pluies de ces derniers jours, le niveau des rivières des hautes terres s’est élevé considérablement, ce qui les rend infranchissables pour beaucoup, à moins d’avoir un grand 4×4 ou un 4×4 surélevé. Les secouristes ont plongé sous le véhicule coincé et fixé une corde, ce qui a permis de l’extirper hors de la rivière.
Les services de police du sud de l’Islande ont mis en garde les conducteurs sur le risque de hausse subite du niveau des rivières sur la route Syðri-Fjallabak (F210) qui est praticable uniquement par de gros 4×4. Ces mêmes services de police ont indiqué aux randonneurs qui prévoyaient d’emprunter la Laugavegur entre le Landmannalaugar et Þórsmörk, que le franchissement des rivières pouvait être dangereux.
Source: Icelandic Road and Coastal Authority.

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If you are travelling by car for the first time in Iceland, the safest way is to drive along Road n°1 that goes all around the island, with many interesting sites all along yje way. If you want to visit Iceland’s interior, you will have to drive on unpaved tracks and sometimes have to cross rivers…without a bridge to do so. Then, you will be confronted with fords whose crossing requires a special technique,

In particular, crossing rivers in the Central Highlands is not for inexperienced drivers. You should have a properly equipped 4-wheel drive vehicle for travelling on F-roads in this region. They are unpaved, with many rivers on the way.

As a rule rental car insurance does not cover water damage from river crossing. This means that you will have to pay the full bill, out of pocket. Repairing or replacing a flooded engine and transmission can easily set you back 20-25,000 dollars !

Here are some tips for crossing a river with your vehicle in Iceland:

1) The safest way to cross a river is to wait for an experienced traveller to cross. If you can, you should always cross with a second vehicle nearby to pull you out of the river, if necessary.

2) You should always examine carefully the river and the location before attempting to cross. Stop the vehicle and get out to assess the depth of the river, the current and the riverbed. If there is a track across the river, this is most likely the safest spot to cross.

Remember that glacial melt rivers shift and can change dramatically with rainfall and glacial melt: A river which is passable today can become impassable tomorrow. Just note that glacial rivers are often more passable in the morning, before the ice and the snow melt in the mountains.

3) The narrowest point of a river is never the safest spot to cross, as the river runs deeper and faster at these points. Choose a spot where the river is wider and calmer. Don’t hesitate to wade in to ensure that there are no hidden obstacles or potholes in the water. Ensure that the river is not too deep for your vehicle: Remember that the water should not reach the top of the tires. This usually means the water should not be deeper than your knees. If the river looks too dangerous to wade in, it is absolutely too dangerous to drive across!

 4) You should try to cross the river crab-like, at a small angle, with the front of the vehicle facing slightly downstream. This reduces the push of the current on the vehicle and reduces the likelihood of water getting into the engine.

5) If you have a four wheel drive vehicle you should put the vehicle in four wheel drive, and you should also shift to low gear if you are driving a car with an automatic transmission. Do not shift gears while in the river.

6) Once you have entered the river you must maintain absolutely 100% concentration and drive slowly to reduce the danger of splashing water getting into the engine and permitting you to judge the river. The appropriate speed for river crossing is normal walking speed.

It seems a driver forgot these elementary recommendations while crossing the Kaldaklofskvísl River in the Central Highlands. His vehicle had become stuck in the middle of the river. Water flooded into the vehicle, forcing the driver to seek safety on the roof. When rescue teams arrived on the scene, the man had been on the roof for about two hours. He was successfully brought out of the river.

Due to heavy rain in recent days, rivers in the highlands are swollen, making many of them impassable, unless you’re driving a large or lifted 4×4. The rescue workers dove under the stuck vehicle, fastening it to a rope, thereby making it possible to pull it out of the swollen river.

The South Iceland Police Department has issued a warning to drivers, alerting them to swollen rivers on the Syðri-Fjallabak route (F210), passable only by large 4x4s. Hikers, planning to hike along Laugavegur, that is, between Landmannalaugar and Þórsmörk, were warned that wading across rivers could be dangerous.

Source :  Icelandic Road and Coastal Authority.

Source :  Icelandic Road and Coastal Authority

Nouvelles restrictions de voyage en Islande // New travel restrictions in Iceland

L’Islande est l’une des destinations préférées des volcanophiles. Cependant, en raison du pandémie de Covid-19, il existe des restrictions de voyage à l’arrivée à l’aéroport de Keflavik, et ensuite pendant le séjour dans ce pays.
La plupart des voyageurs qui arrivent en Islande par avion ou par bateau, doivent choisir entre subir un test COVID à l’arrivée ou rester en quatorzaine.
Il convient de noter que des règles particulières s’appliquent aux voyageurs arrivant du Danemark, d’Allemagne, de Norvège et de Finlande qui ne sont pas tenus de se mettre en quatorzaine ou d’être testés s’ils sont restés dans ces pays pendant 14 jours ou plus avant leur arrivée en Islande. Cela signifie que les voyageurs français doivent être testés.
Lors d’une conférence de presse tenue le 30 juillet 2020, le gouvernement islandais a annoncé de nouvelles restrictions sur les rassemblements publics ; elles entreront en vigueur à midi le 31 juillet, pour deux semaines. Si elles s’avèrent insuffisantes pour contenir la propagation du virus, des mesures plus contraignantes pourraient être introduites.
Le nombre de nouveaux cas confirmés de COVID-19 ne cesse d’augmenter en Islande. Le Premier ministre a annoncé que le nombre maximum de personnes autorisées à se rassembler passera de 500 à 100, à l’exclusion des enfants nés en 2005 ou après. La règle de distance sociale de 2 mètres est obligatoire. Les gens doivent porter un masque lorsqu’ils utilisent les transports en commun. Les magasins et les bâtiments publics doivent fréquemment désinfecter toutes les surfaces de contact. Les piscines et les restaurants doivent s’assurer que la règle des 2 mètres peut être respectée. Les bars et restaurants continueront à fermer à 23h, comme c’est la règle depuis un certain temps.
Toutes les personnes arrivant de zones à risque qui prévoient de rester en Islande pendant dix jours ou plus et dont le test de dépistage du coronavirus est négatif à l’arrivée devront subir un deuxième test de dépistage quatre à six jours après leur arrivée et prendre les précautions précédemment requises pour les Islandais de retour de l’étranger et tous les habitants de l’île. Tous les visiteurs doivent faire preuve de prudence et rester seuls et sans contact pendant 24 heures après leur arrivée en attendant les résultats des tests.
Source: Iceland Monitor.

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Iceland is one of the most popular destinations among volcano lovers. However, because of the Covid-19 pandemic, there are travel restrictions when arriving at keflavik Airport, and next for visiting the country.

Most travellers arriving in Iceland, either by plane or by boat, must choose between undergoing a COVID test upon arrival, or entering two-week quarantine.

Il should be noted new rules apply for traveers arriving from Denmark, Germany, Norway and Finland who are not required to go into quarantine or be tested if they have stayed in these countries for 14 days or more before arrival in Iceland. This means French travellers have to be tested.

At a press conference held on July 30th, 2020, the Icelandic government announced new restrictions on public gatherings, to take effect at noon on July 31st. They will be in effect for two weeks. If they prove inadequate to contain the spread of the disease, stricter measures could be introduced.

The number of new confirmed cases of COVID-19 keeps climbing in Iceland. The Prime Minister announced that the maximum number of people allowed to gather will be reduced from 500 to 100, excluding children born 2005 or later. The 2-meter social distancing rule will be mandatory. People will be required to carry face masks when using public transportation. Stores and public buildings must frequently disinfect all contact surfaces. Swimming pools and restaurants must make sure the 2-meter rule can be respected. Bars and restaurants will have to close at 11 pm, as has been the rule for a while.

All visitors arriving from risk areas who plan to stay in Iceland for ten days or more and who test negative for the coronavirus upon arrival will be required to undergo a second testing for the coronavirus four to six days after arrival and take special precautions, previously required solely for Icelanders returning from abroad and all residents of Iceland.

All visitors to the country must exercise caution and keep to themselves for 24 hours after arrival while waiting for test results.

Source: Iceland Monitor.

Avec les mesures sanitaires et de distanciation sociale, le Lagon Bleu perd une partie de son charme! (Photo : C. Grandpey)

La fraîcheur de la Vallée de la Mort…

Dans une note précédente, j’évoquais le coup de chaleur subi les 10 et 11 juillet 2020 par la Vallée de la Mort, ainsi que la fournaise que j’avais dû affronter lors de ma première visite dans le parc national en 2013.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est dans la Vallée de la Mort que j’ai rencontré les températures les plus « fraîches » en 2017, lors de mon dernier voyage dans le sud-ouest des Etats-Unis où je voulais visiter les zones désertiques avec leurs cactus qui, tels des candélabres, dressent leurs branches vers le ciel.

Il faisait très chaud dans l’Arizona et le thermomètre oscillait entre une quarantaine de degrés la journée et 35°C pendant la nuit. Je me disais que la Vallée de la Mort allait de nouveau être une sacrée épreuve, comme en 2013. Que nenni ! A Badwater, le point le plus bas de la Vallée, le thermomètre de la voiture montrait 24°C, avec une légère brise fort agréable. J’ai profité de cette température très agréable pour aller parcourir tranquillement ce lieu hors du commun, avec une longue halte dans la zone volcanique de l’Ubehebe dans le nord du Parc…

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Des cactus de l’Arizona aux volcans de la Vallée de la Mort…

Photos : C. Grandpey

 

La fournaise de la Vallée de la Mort…

On a récemment parlé des pics de chaleur dans le nord de la Sibérie où la température a atteint 38°C, du jamais vu dans cette région di globe. Malgré tout, on est très loin du coup de chaud subi par la Vallée de la Mort pendant le week-end des 11 et 12 juillet 2020. On a enregistré des températures de plus de 53°C  et flirté avec les records de chaleur dans ce lieu hors du commun. La dernière fois que le parc national a atteint une température aussi élevée, c’était en 2013, alors que je visitais pour le première fois ce lieu très particulier mais ô combien fascinant. J’y allais pour mourir moins bête …et j’y suis retourné à deux reprises !

Lors de ma visite de 2013, le thermomètre avoisinait les 50 degrés, ce qui demande de prendre certaines précautions. La première est d’avoir fait le plein de carburant avant de descendre dans la Vallée. Pas question de tomber en panne d’essence par une telle chaleur. La conduite d’un véhicule suppose d’avoir le pied léger sur l’accélérateur (ne pas oublier que l’on est avec une boîte de vitesse automatique). Il est conseillé de couper la climatisation dans les montées afin que le moteur ne prenne pas un coup de chaud et cesse de fonctionner, ce qui pourrait rapidement virer à la catastrophe. Il est indispensable de prévoir des bouteilles d’eau dans la glacière et de refaire provision de glaçons avant d’accéder à la Vallée, au cas où… La déshydratation est extrêmement rapide, d’autant plus que l’air est très, très sec. Je me souviens qu’il fallait que je mette mon appareil photo dans l’ombre de mon corps pour protéger les circuits électroniques. Dans les sanitaires, l’eau chaude coule de tous les robinets. Impossible de se rafraîchir le visage.

Des rangers sont présents dans le Parc, mais ils ne peuvent pas être partout à la fois. La plus grande prudence est donc de mise. Quand il fait une telle chaleur, il faut limiter ses déplacements à l’extérieur du véhicule. On sort le temps de prendre des photos et on revient dans l’habitacle climatisé. Les randonnées ne sont possibles que lorsque le thermomètre descend en dessous de 35°C, autrement dit en tout début de matinée. C’est ce que j’ai fait lors de mon deuxième séjour dans la Vallée. J’avais passé la nuit dans l’hôtel de Stovepipe Wells  et je me suis rendu sur les dunes de sable de Mesquite Flat en fin de nuit pour profiter des superbes couleurs de l’aube. Silence parfait. Une pure magie…

Plus d’informations sur la sécurité liée à la chaleur dans la Vallée de la Mort à cette adresse : https://www.nps.gov/deva/planyourvisit/safety.htm

Photos : C. Grandpey