Approche LIDAR de la dernière éruption du Kilauea (Hawaii) // LIDAR approach of Kilauea’s last eruption (Hawaii)

Depuis la fin de l’activité éruptive en 2018, les scientifiques du HVO ont déployé de gros efferts pour analyser la surface du sol sur le Kilauea, afin de mieux comprendre les changements provoqués par l’éruption dans le District de Puna ainsi que l’effondrement de la zone sommitale du volcan. Cela permettra d’apporter des réponses plus précises aux volumes de lave émis et au volume d’affaissement du sommet. Les nouvelles études permettront également d’effectuer des comparaisons avec les ensembles de données altimétriques numériques précédemment acquises par le LIDAR (light detection and ranging) depuis l’hélicoptère et à l’aide de drones
Les nouvelles données seront acquises par un hélicoptère qui survolera une grande partie du sommet du Kīlauea et de l’East Rift Zone à 390 mètres au-dessus du sol. L’appareil volera un peu comme une tondeuse à gazon, en avant et en arrière, dans une direction nord-est-sud-ouest. Certaines zones plus petites du Kilauea, notamment sur l’East Rift Zone et sur la zone de rift sud-ouest, ainsi que sur la caldeira sommitale, seront survolées à moins de 150 mètres de hauteur. Ces vols en hélicoptère seront effectués entre le 13 et le 30 juin 2019, si la météo le permet. L’ hélicoptère est préféré à l’avion pour procéder aux relevés car il peut voler plus lentement et acquérir des images LIDAR haute résolution. L’hélicoptère peut également voler même s’il y a une couverture nuageuse en haute altitude.
La technologie LIDAR utilisée est capable d’envoyer des centaines d’impulsions laser par seconde. Cela devrait permettre au moins 30 impulsions laser par mètre carré. Les vols à basse altitude permettront une couverture d’au moins 100 impulsions par mètre carré. La collecte d’images LIDAR haute résolution permettra de détecter et de cartographier les parties verticales du relief comme les fractures dans le sol en tout lieu, ou les fissures dans la Lower East Rift Zone et dans les parois de la caldeira sommitale du Kilauea.
La nouvelle analyse de surface obtenue grâce au LIDAR pourra être utilisée pour modéliser les secteurs où de nouvelles coulées de lave sont susceptibles de se déplacer en cas de nouvelle éruption dans la Lower East Rift Zone. Du point de vue de la gestion des risquess, il fut important de disposer de ces modèles lors des prises de décisions pendant l’éruption du Kīlauea en 2014-15 et 2018. Le modèle altimétrique sur terre nue (avec suppression numérique de toute végétation) constitue un véritable intérêt pour les géologues car il révèle des caractéristiques géologiques telles que des failles.et des fissures qui ne sont pas encore cartographiées. Malgré tout, les données LIDAR contiennent également d’autres paramètres, telles que le type de végétation et sa densité. Cela pourrait être une mine d’or pour les biologistes qui cartographient la flore du Kilauea. Outre les données LIDAR, l’hélicoptère peut collecter simultanément des images numériques à quatre bandes (rouge-vert-bleu, ou RVB, plus le proche infrarouge). Ces images multispectrales sont également utiles pour détecter les caractéristiques géologiques et classifier la végétation.
Les résultats de cette étude – un modèle altimétrique numérique accompagné d’images détaillées couvrant les zones analysées – seront rendus publics et devraient être disponibles d’ici la fin de l’année 2019.
Source: HVO.

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Since the end of 2018’s volcanic activity, HVO scientists have wanted to resurvey Kilauea Volcano’s ground surface to document changes brought about by the Puna eruption and summit collapse. Doing so will allow more accurate answers to questions about the total volumes of erupted lava and summit subsidence that occurred in the summer 2018. A new survey will also allow comparison to earlier digital elevation data sets acquired by both helicopter LIDAR (light detection and ranging) and by UAS (unmanned aerial systems) imagery.
The new data will be acquired by a helicopter flying over much of Kīlauea’s summit and East Rift Zone at an altitude of 390 metres above ground level. The aircraft will fly in a lawn-mowing pattern, back and forth in a northeast-southwest direction. A few smaller areas on Kīlauea, namely parts of the East Rift Zone and the upper Southwest Rift Zone, and the summit caldera, will be flown at a lower altitude of 150 metres. These helicopter flights are planned for the period of June 13th to 30th, 2019, weather permitting. A helicopter, rather than a fixed-wing aircraft, will be used for the survey because it can fly slower and acquire high-resolution LIDAR. The helicopter can also work even if there is high-altitude cloud cover.
The survey will use LIDAR technology capable of sending out hundreds of laser pulses per second. This should allow coverage of at least 30 laser pulses per square metre. The lower elevation flights will allow coverage of at least 100 pulses per square metre. Collecting the LIDAR with such high-resolution will allow to detect and map vertical features, from ground cracks everywhere, to fissures in the lower East Rift Zone (LERZ) and caldera walls at Kilauea’s summit.
The new LIDAR surface from this survey can be used to model where new lava flows may travel if renewed volcanic activity occurs in the LERZ. From an emergency management perspective, having these models was important during Kīlauea eruption responses in 2014-15 and 2018. The bare-earth elevation model (digitally stripped of all vegetation) is the main interest of geologists because it will reveal geological features such as faults and cracks that are not yet mapped. However, the LIDAR data will also contain other data, such as vegetation type and density. This could be a goldmine for biologists mapping flora on Kilauea. Along with LIDAR data, the helicopter will simultaneously collect four-band digital imagery (red-green-blue, or RGB, plus near-infrared). These multispectral images will also be useful to help detect geological features and classify vegetation.
The final products of this survey, a digital elevation model and detailed imagery covering surveyed areas, will be made public and should be available by late 2019.
Source: HVO.

Source: USGS / HVO

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique à travers le monde:

Le 30 mai 2019, une fissure s’est ouverte à la base nord du Nouveau Cratère Sud-Est (NCSE) de l’Etna (Sicile / Italie), à environ 3 150 m d’altitude. La fissure a provoqué des explosions stromboliennes et une coulée de lave qui a progressé vers la paroi occidentale de la Valle del Bove. Après quelques dizaines de minutes, la lavel atteint 2 050 m d’altitude près d Monte Simone. Elle avait alors 2 km de longueur. Deux fissures se sont ouvertes quelques heures plus tard à la base SE du NCSE à une altitude d’environ 3 050 m, chacune produisant des coulées de lave qui ont convergé et longé la paroi ouest de la Valle del Bove en direction de Serra Giannicola Grande, en recouvrant partiellement les coulées de lave de 2018. La coulée a atteint 2 260 m d’altitude. L’activité fissurale s’est accompagnée d’émissions de cendres qui étaient intenses au début, mais qui ont diminué par la suite et cessé tard dans la soirée. La coulée de lave a atteint le fond de la Valle del Bove aux premières heures du 31 mai. Elle avait alors une longueur d’environ 3 km.
La lave continuait d’être émise par les deux fissures lors d’une inspection visuelle le matin du 1er juin et un phénomène de spattering était observé sur une fissure à la base SE de NCSE. À 19 h 30, la coulée de lave à la base N du cratère n’était plus alimentée et refroidissait. Lors d’une inspection du site éruptif le 2 juin, des volcanologues ont confirmé l’activité explosive sur une portion de la fissure à 2 850 m d’altitude et la poursuite de l’émission de lave. La lave avançait le long de la paroi ouest de la Valle del Bove en recouvrant les écoulements des jours précédents.
Source: INGV.

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L’Alaska Volcano Observatory indique qu’une petite éruption phréatique a été détectée à 21h40 (heure locale) le 1er juin 2019 sur le Great Sitkin (Iles Aléoutiennes / Alaska) au vu des données sismiques locales. Aucun autrevsignal n’a été observé dans les données infrasoniques locales ou les observations satellitaires, mais la couverture nuageuse était dense. Une hausse de activité sismique a été observée juste avant et après l’événement. Suite à cette activité, l’AVO a fait passer la couleur de l’alerte aérienne au Jaune.
Le Great Sitkin est contrôlé à l’aide d’un réseau sismique local en temps réel, ce qui permet à l’AVO de détecter les changements d’activité susceptibles de déboucher sur une éruption.

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Une séquence éruptive sur le Merapi (Indonésie) a généré un panache de cendre qui est monté à 3 700 mètres d’altitude le 3 juin 2019. Le volcan a déjà émis 72 colonnes de cendre depuis son entrée dans une nouvelle phase éruptive le 29 janvier 2019. Il est demandé à la population de rester à l’extérieur la zone d’exclusion de 3 km.
Les volcanologues indonésiens craignent que l’effondrement du dôme de lave du Merapi déclenche une avalanche de 458 000 mètres cubes de matériaux qui dévéleraient le lit de la rivière Gendol sur 3 kilomètres.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 sur une échelle de 4. Une zone d’exclusion de 3 km de rayon du cratère reste en place autour du volcan.

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On attend toujours une éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion), mais la magma ne semble pas pressé de percer la surface. Le volcan continue de gonfler mais la sismicité a décru ces derniers jours. Les émissions de CO2 sont en hausse.

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Dans son dernier bulletin, l’IGP indique qie l’activité du Sabancaya (Pérou) reste à un niveau modéré On enregistre en moyenne une vingtaine d’explosions par jour. Les panaches de cendre montent jusqu’à environ 3,5 km de hzuteur au-dessus du cratère.

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De fortes explosions ont eu lieu sur le Popocatepetl (Mexique) le 3 juin 2019 à 14h19 et à 14h47 (heure locale). Elles ont généré des colonnes de cendres qui sont montées jusqu’à 11 km au dessus du niveau de la mer. Des retombées de cendre était prévues dans de nombreuses localités. Le niveau d’alerte reste à Jaune, Phase deux.
Source: CENAPRED.
Les explosions sont probablement causées par la désintégration du dôme de lave dans le cratère sous la pression des gaz. Il serait intéressant de voir de nouvelles photos du cratère afin de se endre compte si le dôme de lave a beaucoup grandi. Tant qu’il restera comme sur les dernières photos, il n’y aura aucun danger pour les zones peuplées, à l’exception des retombées de cendre très désagréables.

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Voici un autre exemple de la situation environnementale catastrophique de notre planète. En 2018, l’éruption du Kilauea a envoyé d’énormes quantités de lave dans la Lower East Rift Zone, et détruit au passage plus de 700 maisons en se dirigeant vers la mer. En se jetant dans l’Océan Pacifique, la lave a ajouté plusieurs hectares de terre à la Grande île et a presque réduit à néant la rampe de mise à l’eau de Pohoiki. Maintenant, à la place de la rampe de mise à l’eau, il y a une belle plage de sable noir de 300 mètres de longueur qui s’est formée lorsque la lave chaudeest entrée dans l’océan froid, et a été pulvérisée en une multitude de grains de sable sombres.Cependant, cette nouvelle plage vierge n’est pas restée vierge pendant très longtemps! Un biologiste marin de l’Université d’Hawaï à Hilo a mesuré l’infiltration de microplastiques sur quelques plages de la Grande île. Il a découvert que Pohoiki était victime de pollution plastique, au même titre que des plages moins récentes comme Hapuna et Hilo Bay…
Source: SunHerald.

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A partir du 1er juillet 2019, les touristes qui visitent les Iles Eoliennes devront payer un droit d’entrée (il s’agit en fait d’une taxe) de 5 euros avant d’accéder au sommet du Stromboli et de la Fossa di Vulcano. Avec l’argent ainsi récolté, de meilleurs sevices pourront être proposés, ce qui évitera la surcharge d’un trop grand nombre de visiteurs sur les sommets de ces deux magnifiques sites naturels.
Cette décision a forcément ses partisans et ses détracteurs, mais il ne fait guère de doute que les touristes désireux de visiter les deux volcans accepteront de mettre la main au porte-monnaie. En fait, c’est un peu comme acheter un billet d’entrée dans un musée et il faut bien reconnaître que les Iles Eoliennes sont un grand musée à ciel ouvert. De la même façon, il existe de nombreux projets pour relancer le tourisme environnemental dans les îles, comme la reconstruction des anciens chemins d’Alicudi. Récemment, la Calabre a proposé à l’UNESCO de faire entrer au patrimoine mondial le coucher de soleil sur le Stromboli, spectacle unique vu depuis certaines parties de la péninsule. Dans le même ordre d’idée, un guide de randonnée qui travaille dans les îles Éoliennes a mis sur pied une série d’excursions destinées à admirer les couchers de soleil dans certaines îles les plus sauvages comme Alicudi, Filicudi et Salina.
Source: Sicilia Weekend.

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Here is some new of volcanic activity around the world.

On May 30th, 2019, a fissure opened at the N base of Mount Etna’s New South-East Crater (NSEC) at about 3,150 m elevation. The fissure produced strombolian explosions and a lava flow that advanced towards the western wall of the Valle del Bove. After a few tens of minutes,it reached 2,050 m elevation near Monte Simone. The flow was 2 km in length. Two fissures opened a few hours later at the SE base of NSEC at an elevation of about 3,050 m, each producing lava flows that converged and traveled along the western wall of the Valle del Bove towards Serra Giannicola Grande, partially covering the 2018 lava flows. The flow reached 2,260 m elevation. The fissure activity was accompanied by ash emissions which were intense starting at the beginning but then decreased and almost stopped late in the evening. The lava flow reached the bottom of the valley in the early hours of May 31st and had a length of about 3 km.
Lava continued to effuse from both fissures during a visual inspection in the morning of June 1st and vigorous spatter was occurring at a fissure on the SE base of NSEC. By 19:30 the lava flow from the N base was no longer being fed and was cooling. During a visual inspection of the eruption site on June 2nd, volcanologists confirmed explosive activity at a fissure segment at 2,850 m and continuing lava effusion. The lava travelled along the western wall of the Valle del Bove, overlapping flows from previous days.
Source: INGV.

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The Alaska Volcano Observatory indicates that a small steam explosion was detected at 21:40 (local time) on June 1st, 2019 at Great Sitkin Volcano (Aleutians / Alaska)in the local seismic data. No corresponding signal was seen in regional infrasound data or satellite observations. Low-level seismic activity was elevated just before and after the event. In response to this activity, AVO raised the aviation colour code to Yellow.
Great Sitkin is monitored with a local real-time seismic network, which allows AVO to detect changes in activity likely to lead to an eruption.

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An eruption at Mount Merapi (Indonesia) produced an ash column up to 3 700 metres above sea level on June 3rd, 2019. The volcano had emitted 72 ash columns since it entered a new effusive eruption phase on January 29th, 2019. Residents are warned to remain outside the 3 km exclusion zone.
Indonesian volcanologists fear that the collapse of Mt Merapi’s lava dome might trigger an avalanche of 458 000 cubic metres that would travel over 3 km down the Gendol River..
The volcanic alerte level remains at 2 on a scale of 4. A 3-kilometre radius exclusion zone from the crater remains in place..

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We are still waiting for an eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island), but the magma shows no hurry to pierce the surface. The volcano is still inflating but seismicity has decreased in the past days. CO2 emissiosns are rising.

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In its latest update, IGP ndicates that activity at Sabancaya (Peru) maintains moderate levels. An average of about 20 explosions is recorded every day, with ash plumes rising about 3.5 km above the crater.

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Strong explosions took place at Popocatepetl (Mexico) at 14:19 and 14:47 (local time) on June 3rd, 2019. They generated ash columns up 11 km above sea level. Ashfall was expected in many municipalities.The alert level remains at Yellow, Phase Two.
Source: CENAPRED.
The explosions rae probably caused by the disintegration of the lava dome within the crater under the pressure of the gases. It wold be interesting to see new photos of the crater in order to see if the lava dome as grown. As long as it remains like in the last photos, there will be no danger to populated areas, except the very unpleasant ashfall.

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Here is another example of the disastrous environmental state of our planet. In 2018, the eruption of the Kilauea volcano sent huge amounts of lava in the Lower East Rift Zone, destroying more than 700 homes on its way to the sea. While flowing into the pacific Ocean, lava added more acre to the Big island and nearly detroyed the Pohoiki boat ramp. Now, at the place the the boat ramp, there is a nice new 300-metre black sand beach which formed when hot lava flowing into the cold ocean exploded, leaving dark grains of sand in its wake.However, that pristine new beach has not been pristine for a long time! A marine science student at the University of Hawaii in Hilo has measured the infiltration of microplastics on a handful of beaches across the Big Island. He found that Pohoiki is already littered with plastic pollution, just like the older Hapuna and Hilo Bay beaches…
Source: SunHerald.

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From July 1st, 2019, tourists visiting the Aeolian Islands will have to pay an entrance fee (it is actually a tax) of 5 euros before reaching the summits of Stromboli and Fossa di Vulcano . With the money raised, better sevices can be proposed, which will avoid the overload of too many visitors on the summits of these two beautiful natural sites.
This decision necessarily has its supporters and detractors, but there is little doubt that tourists wishing to visit the two volcanoes will agree to put their hands in the wallet. In fact, it’s a bit like buying a ticket to a museum and you have to admit that the Aeolian Islands are a big open-air museum. In the same way, there are many projects to revive environmental tourism in the islands, such as the reconstruction of Alicudi’s old lanes. Recently, Calabria proposed to UNESCO to bring the world heritage sunset on Stromboli, a unique show seen from some parts of the peninsula. In the same vein, a hiking guide who works in the Aeolian Islands has set up a series of excursions to admire the sunsets in some of the wildest islands like Alicudi, Filicudi and Salina.
Source: Sicilia Weekend.

  Great Sitkin Volcano (Crédit photo: AVO)

Impacts des éruptions volcaniques sur la formation des ouragans // Impact of volcanic eruptions on the formation of hurricanes

On peut lire sur le site web de The Weather Network un article très intéressant sur l’impact des éruptions volcaniques sur la formation des ouragans. Jusqu’à une étude récente, les scientifiques ne savaient pas exactement comment les deux phénomènes naturels interagissaient.
L’étude, dirigée par des chercheurs de l’Université du Québec à Montréal et de l’Université Columbia, montre pour la première fois dans quelle mesure les grandes éruptions volcaniques ont non seulement un impact immédiat sur la saison des cyclones tropicaux, mais également sur les années suivantes.
Il a fallu pas mal de temps aux chercheurs pour établir le lien entre les deux phénomènes naturels. En effet, la plupart des éruptions majeures de l’histoire récente se sont produites simultanément avec des événements El Niño ou La Niña (l’oscillation australe El Niño ou ENSO) qui ont eux-mêmes un impact sur les saisons cycloniques tropicales à travers le monde.
Cette étude, basée sur des simulations de dernière génération, s’est efforcée d’étudier les événements éruptifs majeurs indépendamment de tout impact ENSO, et les chercheurs ont réussi a obtenir un schéma très révélateur. Ils ont découvert que des éruptions importantes dans les hémisphères nord et sud avaient pour effet d’éloigner la zone de convergence intertropicale (ZCIT) de sa position habituelle – plus loin dans l’hémisphère sud en cas d’éruption de l’hémisphère nord et inversement, lors d’une éruption. au sud de l’équateur.
La ZCIT est la bande proche de l’équateur où convergent les alizés. Elle a été baptisée «pot au noir» par les marins parce que les vents à la surface de l’océan sont calmes à ce point de convergence. Cette région joue un rôle clé dans la formation de cyclones tropicaux lorsque la frontière se déplace vers le nord ou vers le sud au niveau du « pot au noir », et se dirige vers des régions plus propices au développement de cyclones, qu’il s’agisse d’ouragans pour l’Atlantique ou de typhons pour le Pacifique.
Une puissante éruption dans les régions tropicales de l’hémisphère nord entraîne un déplacement de la zone de convergence intertropicale vers le sud. Cela se traduit par une augmentation de l’activité des ouragans entre l’équateur et la latitude 10º N et une diminution plus au nord. Le déplacement de la zone vers le sud a d’autres effets dans l’hémisphère sud, car cela entraîne une baisse de l’activité sur les côtes australiennes, indonésiennes et tanzaniennes, tandis que Madagascar et le Mozambique connaissent une augmentation. En bref, une éruption majeure dans l’hémisphère nord pousse la ZCIT vers le sud et les ouragans font de même. L’inverse est également vrai. Les chercheurs ont remarqué que les effets ont persisté pendant quatre ans après l’éruption, ce qui signifie que même après que le volcan se soit calmé, la saison cyclonique tropicale reste perturbée.
Si l’on considère que les cyclones tropicaux provoquent des dizaines de milliards de dollars de dégâts chaque année, l’amélioration des prévisions est essentielle pour atténuer les conséquences des prochaines catastrophes. Si les chercheurs parviennent à mieux comprendre les différents paramètres qui déterminent l’évolution des tempêtes – qu’il s’agisse des éruptions volcaniques ou des événements El Niño – les prévisions s’en trouveront forcément améliorées. .
Source: The Weather Network, PNAS.

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One can read on the website of The Weather Network a very intersting article about the impact of volcanic eruptions on the formation of hurricanes. Until a recent study, scientists were not sure how the two interacted.

The study, led by researchers at The University of Quebec in Montreal and Columbia University, shows for the first time how large volcanic eruptions have impacts that echo through not just the tropical cyclone season following the eruption, but for years afterward.

It took quite a lot of time to find the link between the two natural phenomena because most of the major eruptions in recent history have occurred during El Niño or La Niña events (the El Niño Southern Oscillation, or ENSO), which themselves impact tropical cyclone seasons around the globe.

This study, based on sophisticated simulations, seeks to isolate major eruption events from any ENSO impact, and a distinct pattern emerged. The researchers found that large eruptions in either the northern or southern hemispheres served to push the Intertropical Convergence Zone (ITCZ) away from its usual position — further into the southern hemisphere in the case of a northern hemisphere eruption, and the opposite for an eruption south of the Equator.

The ITCZ is the band near the Equator where the trade winds converge, known as the ‘doldrums’ — so named by sailors because the surface winds are calm at this convergence point. This region plays a key role in the formation of tropical cyclones when the boundary drifts north or south out of the doldrums and into regions more favourable for cyclone development, be they Atlantic hurricanes or Pacific typhoons.

A large eruption in the tropical regions of the Northern Hemisphere leads to a southward shift of the Intertropical Convergence Zone. This results in an increase in hurricane activity between the Equator and the 10ºN line, and a decrease further north. The zone’s southward shift has further effects in the Southern Hemisphere, causing a decrease in activity on the coasts of Australia, Indonesia, and Tanzania, while Madagascar and Mozambique experience an increase. To put it briefly, a major eruption in the northern hemisphere pushes the ITCZ south, and the hurricanes go with it. The reverse is also true. More than that, the effects lingered for four years following the eruption, meaning even after the volcano has quieted, the tropical cyclone season was still altered.

With tropical cyclones generating tens of billions of dollars in damages every year, improved forecasting is one key to lessening the blow from future disasters. The more researchers can understand about the ingredients that go into determining the evolution of the storms – whether they are volcanic eruptions or strong El Niño events – the better future forecasts will be.

Source: The Weather Network, PNAS.

L’image ci-dessus montre l’évolution possible de l’intensité cyclonique, ou la force des tempêtes qui se développent, suite à des éruptions dans l’hémisphère Nord (en haut) et dans l’hémisphère Sud (en bas). [Source: Proceedings of the National Academy of Sciences ].

La vie à Dallol et dans le Danakil ‘Ethiopie) // Life at Dallol and Danakil (Ethiopia)


Au cours des dernières années, plusieurs vidéos ont montré que des bactéries, des vers et des crevettes sont capables de survivre dans l’environnement très hostile des « fumeurs noirs » au fond des océans. Ces évents sous-marins émettent de l’eau très chaude et des gaz acides qui ne sont pas censés favoriser la vie.
De la même manière, des échantillons de liquide ont été prélevés à Dallol et sur le Danakil dans le nord de l’Éthiopie et les chercheurs ont pu constater que eux aussi hébergeaint de la vie, malgré un contexte très défavorable. Dallol est un volcan dans la dépression du Danakil, au nord-est de la chaîne de montagnes où se trouve l’Erta Ale. Il a été formé par une intrusion magmatique basaltique dans des dépôts de sel du Miocène et par une activité hydrothermale ultérieure. Des éruptions phréatiques ont eu lieu en 1926, donnant naissance au volcan Dallol. De nombreux autres cratères parsèment le désert de sel à proximité. Dallol est alimenté par de l’eau portée à haute température par la chambre magmatique peu profonde sous le volcan. C’est l’un des endroits les plus beaux, mais aussi des plus inhospitaliers de la planète.
L’analyse des échantillons prélevés par une équipe scientifique internationale a révélé la présence de microbes de très petite taille qui montrent comment la vie aurait pu se développer sur la planète Mars. Les résultats de l’étude ont été publiés dans les Scientific Reports.
Les chercheurs ont découvert une souche de bactéries capables de vivre à une température de 89°C et une acidité extrême avec un pH de 0,25. Ces conditions sont similaires à celles rencontrées sur la Planète Rouge lors de sa formation.
La région de Dallol et du Danakil est saturée en différents sels, parmi lesquels le chlorure d’argent, la sphalérite, le sulfure de fer et des sels minéraux, qui forment un paysage fantastique où cohabitent les jaunes, les rouges, les verts et les bleus. L’équipe scientifique a recueilli de fines couches de dépôts de sel et les a transportées en Espagne dans des flacons stériles et scellés. Ils ont été analysés par microscopie électronique, analyse chimique et séquençage de l’ADN. Les chercheurs ont découvert que les minuscules structures sphériques dans les échantillons de sel étaient en fait de minuscules microbes (Nanohaloarchaeles) vivant en colonies compactes. Chaque microbe est 20 fois plus petit que la moyenne des bactéries.
Une étude approfondie des sites de Dallol et du Danakil permettra de mieux comprendre les limites de la vie sur Terre et apportera des informations sur la recherche de la vie sur Mars et ailleurs dans l’univers. La géochimie inhabituelle du site a beaucoup de points communs avec de possibles environnements hydrothermaux découverts sur la Planète Rouge, y compris le cratère Gusev, où a atterri le Spirit Mars Exploration Rover, module d’exploration de la Nasa. Même si la planète Mars est sèche et désertique aujourd’hui, de plus en plus de recherches démontrent qu’elle était probablement recouverte de vastes étendues d’eau il y a trois ou quatre milliards d’années.
Source: The Independent.

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In the past few years, several videos have shown that bacteria , worms and shrimps are able to survive in the very hostile environment of the « black smokers » at the bottom of the oceans. These submarine vents emit very hot water and acid gases that are not supposed to favour life.
In the same way, samples of liquid have been collected from the Dallol volcano and Danakil Depression in northern Ethiopia.Researchers were suprised to see that life was present despite unfavorable conditions. Dallol is a cinder cone volcano in the Danakil Depression, northeast of the Erta Ale Range. It has been formed by the intrusion of basaltic magma into Miocene salt deposits and subsequent hydrothermal activity. Phreatic eruptions took place here in 1926, forming Dallol Volcano; numerous other eruption craters dot the salt flats nearby. It is fuelled by water that has been heated by the shallow magma reserve beneath the volcano. It is one of the most beautiful and the most inhospitable places on Earth.
The analysis of the samples by an international scientific team revealed the presence of ultra-small microbes which show how life could have once thrived on Mars. The results of the study have been published in Scientific Reports.
The researchers have found a strain of bacteria living in temperatures of 89°C and an extreme acidity with a pH 0.25. Such conditions are similar to those found on the Red Planet when it first formed.
The Dallol and Danakil area is saturated in various salts, including silver chloride, zinc iron sulphide and rock-salt which produce a landscape of yellows, reds, greens and blues. The team collected thin layers of salt deposits and transported them to Spain in sterile, sealed vials. They were analysed using electron microscopy, chemical analysis and DNA sequencing. The team found tiny, spherical structures within the salt samples were tiny microbes (Nanohaloarchaeles) living in compact colonies. Each microbe was 20 times smaller than the average bacteria.
In-depth study of the characteristics of Dallol and Danakil sites will improve the scientific understanding of the limits of life on Earth and bring information about the search for life on Mars and elsewhere in the universe. The sites’ unusual geochemistry makes it very similar to hydrothermal environments that would have been found on the Red Planet, including the Gusev Crater, where Nasa’s Spirit Mars Exploration Rover landed. While the Mars is mostly dry and desolate today, a growing body of research shows it was probably covered in large bodies of water between three and four billion years ago.
Source: The Independent.

Les couleurs de Dallol (Source: Wikipedia)