Pompéi continue de révéler ses secrets // Pompeii keeps revealing its secrets

Pompéi continue de révéler ses secrets. Les archéologues viennent de découvrir les restes carbonisés mais exceptionnellement bien conservés de deux hommes qui ont péri lors de l’éruption du Vésuve en octobre 79 après JC.

L’un était probablement un homme de la haute société, âgé entre 30 et 40 ans, qui portait encore les restes d’un manteau de laine sous le cou.

Le second, probablement âgé de 18 à 23 ans, était vêtu d’une tunique et avait un certain nombre de vertèbres écrasées, signe qu’il était un esclave qui transportait de lourds fardeaux. Leurs cadavres ont été découverts à Civita Giuliana, à 700 mètres au nord-ouest du centre de Pompéi. Ils se trouvaient dans un couloir de 2,20 mètres de large qui donnait accès à l’étage supérieur d’une grande villa,  là où les archéologues avaient détecté des cavités dans les couches de cendre durcie.

Les dents et les os de ces hommes ont été préservés et les vides laissés par les tissus mous ont été remplis de plâtre que les archéologues ont laissé durcir pour effectuer des moulages des corps, selon la célèbre technique inventée par Giuseppe Fiorelli en 1867.

Selon le directeur du site archéologique, les deux malheureux cherchaient probablement refuge lorsqu’ils ont été atteints par la coulée pyroclastique vers 9 heures du matin. Leurs pieds et leurs mains crispés montrent que c’est le choc thermique qui a provoqué leur mort.

Cette nouvelle découverte confirme que Pompéi est un merveilleux lieu de recherche et d’étude.

Source: Yahoo News.

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Pompeii is still revealing its secrets. Archaeologists have discovered the exceptionally well-preserved remains of two men scalded to death by the eruption of Mt Vesuvius in October 79 AD.

One was probably a man of high status, aged between 30 and 40, who still bore traces of a woollen cloak under his neck.

The second, probably aged 18 to 23, was dressed in a tunic and had a number of crushed vertebrae, indicating that he had been a slave who did heavy labour.

The remains were found in Civita Giuliana, 700 metres northwest of the centre of Pompeii, in a 2.20-metre-wide passage leading to the upper floor of a large villa that was being being excavated.

The men’s teeth and bones were preserved, and the voids left by their soft tissues were filled with plaster that was left to harden and then excavated to show the outline of their bodies according to the techni<ue invented by Giuseppe Fiorelli in 1867.

According to the director of the archeological site, these two victims were perhaps seeking refuge when they were swept away by the pyroclastic flow at about 9 o’ clock in the morning. Their clenched feet and hands show it was a death by thermal shock.

The new discovery confirms that Pompeii is a fantastic place for research and study.

Source : Yahoo News.

Source : MIBACT / Parco Archeologico di Pompei

Une récente activité éruptive sur la planète Mars ? // Recent eruptive activity on Mars ?

Les dernières expéditions sur Mars ont montré qu’il n’y avait pas de vie sur la Planète Rouge qui est donc bel et bien une planète morte. Mars hébergeait autrefois des mers et des océans, et peut-être même la vie, mais tout est fini ; l’atmosphère de la planète est impropre à la vie et l’activité sous sa surface a cessé depuis longtemps.

Des recherches ont montré que des éruptions volcaniques se sont produites sur Mars il y a environ 2,5 millions d’années. Une étude plus récente révèle pourtant qu’une éruption se serait produite il y a 53 000 ans dans une région appelée Cerberus Fossae. Ce serait la plus jeune éruption volcanique connue sur Mars. Si l’information était confirmée, cela signifierait qu’une activité volcanique pourrait encore apparaître à la surface de la planète à de rares intervalles. Il faut bien sûr utiliser le conditionnel et d’autres études seront nécessaires pour confirmer cette découverte.

Au vu des images en provenance de Mars, le site de cette éruption potentielle se trouve à proximité du grand volcan Elysium Mons. Il se situe à environ 1600 kilomètres à l’est de l’endroit où le robot InSight de la NASA a atterri sur Mars en 2018 pour étudier l’activité tectonique sur la Planète Rouge. [InSight est l’acronyme du nom de la mission : Interior Exploration Using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport].

Le site éruptif a l’aspect d’une fissure qui se serait formée récemment à la surface de la planète. Cette fissure aurait émis des cendres volcaniques à très haute température. On se retrouve face à des dépôts pyroclastiques semblables à ceux que les scientifiques ont déjà observés sur la Lune, sur Mercure et sur Terre. Les matériaux émis lors de l’éruption ont probablement atteint une hauteur de plusieurs kilomètres avant de retomber au sol.

C’est la présence d’une zone plus sombre et l’aspect symétrique de la fissure qui laissent supposer qu’une éruption a effectivement eu lieu. En dénombrant le nombre de cratères visibles autour de la fissure et dans les dépôts proprement dits qui couvrent une surface d’environ 9 kilomètres de diamètre, les scientifiques pourraient dater l’éruption qui a pu se produire il y a 53000 à 210000 ans. De toute façon, ce serait la plus jeune éruption volcanique connue sur Mars.

Si elle était confirmée, la découverte aurait de grandes implications. En termes géologiques, 53000 ans, c’est hier, ce qui laisse supposer que Mars pourrait être encore active d’un point de vue volcanique. Une telle découverte pourrait également avoir de grandes implications pour la recherche de la vie sur Mars. L’activité volcanique a pu faire fondre la glace sous la surface de la planète, avec à la clé un environnement potentiellement habitable pour des êtres vivants. Il ne faut pas oublier que pour que la vie soit possible, on a besoin d’énergie, de carbone, d’eau et de nutriments, des éléments qu’un système volcanique est susceptible de fournir.

Le robot InSight de la NASA a peut-être enregistré une forme d’activité liée à ce site. Il a en effet détecté de la sismicité à la surface de Mars, et deux séismes ont été localisés dans le secteur du Cerberus Fossae. Les chercheurs n’excluent pas un lien entre cette sismicité et l’activité volcanique.

Des questions restent en suspens et certains scientifiques ont émis des doutes sur la méthode utilisée pour la datation de l’éruption. Ils regrettent le manque d’étude de l’ensemble des petits cratères d’impact dont la base de données reste insuffisante.

Source: The New York Times.

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Recent expeditions on Mars have shown theat there was no life on the Red Planet which is definitely a dead planet. Mars harboured once seas and oceans, and perhaps even life, it is all over and the planet’s atmosphere has been blown away and activity beneath its surface has ceased for a long time.

Research has shown that volcanic eruptions occurred on Mars 2.5 million years ago. A more recent study suggests that an eruption may have happened as recently as 53,000 years ago in a region called Cerberus Fossae. This would be the youngest known volcanic eruption on Mars. This might also mean some volcanism still erupts to the surface at rare intervals. Of curse, the conditional should be used and more studies will be need to confirm this piece of news.

The site of the potential eruption, seen in images from Martian orbit, is near a large volcano called Elysium Mons. It is about 1,600 kilometres east of the place where NASA’s InSight lander touched down on Mars in 2018 to study tectonic activity on the red planet. [Editor’s note: InSight is a compression of the mission’s full name, Interior Exploration Using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport].

Appearing like a crack in the surface, the site of the eruption looks like a recent fissure out of which subsurface volcanic activity caused superheated volcanic ash and dust to burst through the surface. It is similar to deposits caused by pyroclastic eruptions that scientists have spotted on the Moon, Mercury and Earth. The erupted material probably reached a height of several kilometres before falling back to the ground.

It is the presence of darker material coupled with the symmetrical appearance around the fissure that hints at an eruption. By counting the number of craters visible around the feature and in the deposit itself, which is roughly 9 kilometres across, the scientists could date the potential eruption ranging from 53,000 to 210,000 years ago. This would be the youngest known volcanic eruption on Mars.

If it were confirmed, the discovery would have large implications for Mars. In geological terms, 53,000 years is yesterday, suggesting Mars might still be volcanically active now. It could also have big implications for the search for life on Mars. Such volcanic activity could melt subsurface ice, providing a potential habitable environment for living things. One should not forget that to have life, we need energy, carbon, water and nutrients and a volcanic system provides them.

NASA’s InSight lander may have already recorded activity linked to this site. Using a seismometer, it has detected seismicity in the Martian surface, and two quakes have been localized in the Cerberus Fossae area. Researchers do not exclude a link between this seismicity and volcanic activity.

Questions still remain and some scientists have expressed doubts about the dating method of the eruption. They regret the lack of study of the population of small impact craters whose database is not sufficient yet.

Source : The New York Times.

Dépôts pyroclastiques peut-être produits par une éruption dans le secteur de Cerberus Fossae sur Mars (Source : NASA)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Après le puissant épisode éruptif du 10 novembre 2020, le Stromboli (Sicile) a connu un nouvel accès de colère le 16 novembre 2020 au matin. Comme lors de l’éruption précédente, le siège se trouvait dans la zone centre sud de la terrasse cratèrique. Comme le 28 août 2019, l’abondance de matériaux qui a dévalé la Sciara del Fuoco a provoqué une coulée pyroclastique qui a avancé sur environ 200 mètres à la surface de la mer. Depuis cet événement, le volcan a retrouvé son activité habituelle avec une dizaine d’explosions stromboliennes d’intensité moyenne chaque heure.

Source : INGV.

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Les dernières observations en date du 16 novembre 2020 confirment que White Island (Nouvelle-Zélande) continue d’émettre des panache de vapeur et de gaz avec une certaine quantité de cendre à l’intérieur. Bien que les quantités de CO2 et de SO2 aient diminué, le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune. Les analyses de la cendre en laboratoire montrent qu’il s’agit de minéraux hydrothermaux et d’anciens matériaux volcaniques, et qu’aucun magma juvénile n’est présent. Les quantités de CO2 et de SO2 dans le panache continuent d’être supérieures à la normale, mais elles sont maintenant légèrement inférieures aux mesures de la semaine dernière. Au cours de la semaine écoulée, un petit essaim sismique et un événement volcanique supérieur à la normale ont été localisés à proximité du volcan. Le tremor reste à un bas niveau. GeoNet explique que cette variation de l’activité sismique n’est pas inhabituelle pour le volcan.

Source: GeoNet.

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On a pu voir ces jours-ci sur les réseaux sociaux des photos du dôme de lave au sommet du Sinabung (Indonésie). Il ne faisait guère de doute qu’il allait s’effondrer à un moment ou un autre. L’effondrement s’est produit le 18 novembre 2020, déclenchant une coulée pyroclastique qui a parcouru plus de 1500 m sur le flanc sud-est. L’événement s’est accompagné d’un panache de cendres qui est monté jusqu’à 3,6 km au-dessus du niveau de la mer. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 3 km et des extensions à 5 km dans le secteur SE et à 4 km dans le secteur NE. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.

Source: CVGHM.

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Le volume du dôme de lave au sommet du Merapi (Indonésie) a été estimé à 200 000 mètres cubes et reste instable. En conséquence, des avalanches de matériaux dévalent parfois les flancs du volcan sur 1 à 3 km. Les autorités recommandent qu’aucune activité n’ait lieu à moins de 5 km du sommet. En date du 15 novembre 2020, environ 1800 habitants des districts  de Boyolali, Magelang, Klaten et Sleman avaient été transférés dans des hébergements plus sûrs. Le bétail a également été mis à l’abri, en particulier dans trois villages à moins de 7 km du sommet. Le niveau d’alerte du Merapi reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).

Source: CVGHM.

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L’activité strombolienne avec émission de coulées de lave se poursuit sur le Pacaya (Guatemala). Les explosions au niveau du cône dans le cratère Mackenney projettent des matériaux jusqu’à 300 m au-dessus de la bouche éruptive. Les coulées de lave parcourent de 800 à 1200 mètres sur le flanc sud-ouest.

Source: INSIVUMEH.

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Des explosions sont toujours observées sur le Sabancaya (Pérou) avec une moyenne quotidienne de 54 événements. Les panaches de gaz et de cendres s’élèvent jusqu’à 3,3 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de 4 niveaux) et le public est invité à rester à l’extérieur d’un rayon de 12 km du sommet.

Source : IGP.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Klyuchevskoy (Kamtchatka) dont la couleur de l’alerte aérienne reste à Orange. Un événement explosif a été observé le 16 novembre 2020 avec un panache de cendres qui s’est élevé jusqu’à 6 km au-dessus du niveau de la mer. Une coulée de lave continue à avancer le long de la ravine Apakhonchich, comme le montre l’image satellite ci-dessous.

La couleur de l’alerte aérienne est également Orange pour l’Ebeko, le Karymsky et le Sheveluch. Elle est Jaune pour le Bezymianny.

Source: KVERT.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

After the powerful eruptive episode of November 10th, 2020, Stromboli (Sicily) displayed a new fit of anger on November 16th, 2020 in the morning. As in the previous eruption, the most intense activity was located in the south-central area of the crater terrace. As on August 28th, 2019, the abundance of material that rushed down the Sciara del Fuoco caused a pyroclastic flow that advanced about 200 metres on the surface of the sea. Since this event, the volcano has recovered its usual Strombolian activity with about ten medium-intensity explosions per hour..  

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The latest observations (November 16th, 2020) confirm that White Island (New Zealand) continues to emit volcanic ash with the steam and gas plume. Although the amounts of CO2 and SO2 gas have decreased, the Volcanic Alert Level remains at 2 and the Aviation Colour Code at Yellow.

Laboratory analyses of the ash show it comprises hydrothermal minerals and old volcanic material, and that no new magma is present.

The amounts of CO2 and SO2 carried in the plume continue to be above background levels but are now slightly lower than last week’s measurements.

During the past week, a sequence of small earthquakes and a larger than normal volcanic earthquake were located close to the volcano. Low-level volcanic tremor continues. GeoNet explains that this varied seismic activity is not unusual for the volcano.

Source : GeoNet.

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One could see these days on the social networks photos of the lava dome at the summit of Sinabung Volcano (Indonesia). There was little doubt that it would collapse in the short term. The collapse occurred on November 18th, 2020, triggering a pyroclastic flow that travelled over 1 500 m on the southeast flank. The event was accompanied by an ash plume rising up to 3.6 km above sea level.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1 – 4), with a general exclusion zone of 3 km and extensions to 5 km  in the SE sector and 4 km in the NE sector. The Aviation Colour Code remains at Orange.

Source: CVGHM.

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The volume of the lava-dome at the summit of Mt Merapi (Indonesia) has been estimated at 200,000 cubic metres and remains unstable. As a consequence, avalanches of material sometimes travel along the flanks of the volcano over 1-3 km. Authorities recommend no activities within 5 km of the summit. As of November 15th, 2020, about 1,800 residents from the surrounding districts of Boyolali, Magelang, Klaten, and Sleman had been relocated to shelters. Livestock was also relocated, particularly from three villages within 7 km of the summit. Mt Merapi’s Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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Strombolian activity and lava effusion continue at Pacaya (Guatemala). Explosions from the cone in Mackenney Crater eject material as high as 300 m above the eruptive vent. Lava flows travel over 800 – 1200 metres over the SW flank.

Source: INSIVUMEH. .

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Explosions are still observed on Sabancaya (Peru) with a daily average of 54 events. Gas-and-ash plumes rise as high as 3.3 km above the summit.The Alert Level remains at Orange ( level 2 on a 4-level scale) and the public is asked to stay outside a 12-km radius from the summit.

Source: IGP.

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Eruptive activity continues at Klyuchevskoy (Kamchatka) whose Aviation Colour Code remains at Orange. An explosive event occurred on November 16th, 2020 with an ash plume that rose upto 6 km above sea level. A lava flow continues to travel along the Apakhonchich drainage, as seen in the satellite image below.

The Aviation Colour Code is also Orange for Ebeko, Karymsky and Sheveluch. It is Yellow for Bezymianny.

Source: KVERT.

Coulée de lave sur le flanc du Klyuchevskoy le 13 novembre 2020 (Image Copernicus EU/Sentinel-2)

Relation entre les éruptions à Hawaii et en Californie // Relationship between eruptions in Hawaii and in California

Dans sa série Volcano Watch, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) a publié un nouvel article fort intéressant sur les volcans des Etats Unis.

Les scientifiques du HVO expliquent que certaines régions surveillées par les différents observatoires volcanologiques ont connu des éruptions géologiquement «jeunes» qui sont néanmoins trop vieilles pour avoir eu des témoins oculaires et avoir laissé des traces écrites. Cela pose un problème aux volcanologues car ils aimeraient s’appuyer sur les éruptions du passé pour mieux anticiper les éruptions du futur. Les magmas émis dans différentes régions se forment de manière différente, et les éruptions peuvent durer des jours, des semaines, des mois, des années, et parfois même plusieurs décennies.

Les observatoires volcanologiques gérés par l’USGS, qui comprennent l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO), l’Observatoire Volcanologique des Cascades (CVO), l’Observatoire Volcanologique de l’Alaska (AVO), l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone (YVO) et l’Observatoire Volcanologique de Californie (CalVO), surveillent de nombreux types de volcans et d’éruptions, depuis le Mont St. Helens qui émet en général une lave visqueuse, jusqu’aux éruptions plus récentes du Kilauea et du Mauna Loa où des laves fluides sont généralement observées.

La Californie héberge le Mont Shasta, stratovolcan d’aspect classique, et la grande caldeira de Long Valley. Cependant, aucun de ces volcans n’a connu d’éruption historique, bien que chacun montre les preuves d’une activité géologiquement récente. L’éruption la plus récente en Californie a eu lieu de 1914 à 1917 sur le Lassen Peak où s’est édifié un dôme de lave accompagné de dépôts de cendres.

Une zone à l’est du Mont Shasta et de Lassen Peak est relativement plate mais on y observe de jeunes coulées de lave. Le volcan de Brushy Butte appartient à cette région et des travaux récents sur le terrain montrent qu’il y a au moins 29 dépôts volcaniques constitués de scories, de cônes de projection et de coulées de lave. La question est de savoir combien de temps il a fallu pour édifier ces 29 cônes et coulées de lave.

 Le problème est que les éruptions de Brushy Butte ont eu lieu il y a environ 35000 ans, et pour répondre à cette question, les géologues du CalVO ont utilisé le vieil axiome géologique de «l’uniformitarisme» selon lequel «le présent est la clé du passé».

Pour mieux comprendre comment l’éruption de Brushy Butte et essayer de savoir combien de temps elle a pu durer, les scientifiques se sont tournés vers des volcans actifs d’un type et d’un environnement similaires. Le volcan de Brushy Butte se trouve dans une zone de rift et la lave émise est un basalte tholéiitique. Le Kilauea et le Mauna Loa, même s’ils ne présentent pas la même morphologie, sont proches de Brushy Butte car leurs laves sont généralement émises dans des zones de rift et on rencontre un basalte tholéiitique similaire. Les récentes éruptions volcaniques de ces volcans hawaïens pourraient donc aider à comprendre comment ont été émises les laves du volcan de Brushy Butte et combien de temps les éruptions ont pu durer.

L’un des outils les plus utiles pour comprendre les éruptions de Brushy Butte est le LiDAR, acronyme pour Light Detection and Ranging. L’ensemble de données obtenues par cette technologie permet de créer une image détaillée de la surface d’une coulée de lave avec les différentes formes de relief édifiées lors de l’éruption, tandis que la lave s’éloigne de son point d’émission. (voir l’image ci-dessous)

Les volcans hawaïens sont très actifs. L’éruption du Pu’uO’o, qui a duré plusieurs décennies, a montré les différents types de reliefs que les basaltes tholéiitiques peuvent former sur de longues périodes. En utilisant l’éruption du Pu’uO’o comme référence, les géologues du CalVO ont estimé que les 29 bouches éruptives qui ont émis des coulées de lave ont été créées par l’éruption de Brushy Butte pendant au moins 20 ans. Ils ont pu tirer ces conclusions en observant les différentes formes de relief créées par les coulées de lave et leur emplacement à l’intérieur du volcan. .

Source: USGS / HVO.

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In its Volcano Watch series, the Hawaiian Volcano Observatory has published another interesting article about U.S. volcanoes.

HVO scientists explain that some regions monitored by the volcano observatories had geologically ‘young’ eruptions that are nonetheless old enough to lack written documentation. This creates a dilemma for geologists interested in how a future eruption might occur and how long it could last. The magmas that erupt from these different regions are formed in different ways, and eruptions can range from days, weeks, months, years to as long as several decades in duration.

USGS volcano observatories, which include the Hawaiian Volcano Observatory (HVO), Cascades Volcano Observatory (CVO), Alaska Volcano Observatory (AVO), Yellowstone Volcano Observatory (YVO), and California Volcano Observatory (CalVO), monitor many different types of volcanoes and eruptions, from Mount St. Helens that erupts viscous lava, to the more recent eruptions of Kilauea and Mauna Loa, where fluid lavas are usually observed.

California displays Mount Shasta, a classic-looking stratovolcano, and the large caldera of Long Valley. However, but neither has erupted historically though each has evidence of geologically young activity. The most recent eruption in California was from 1914–1917 at Lassen Peak, creating a lava dome and related ash deposit.

An area east of Mount Shasta and Lassen Peak is relatively flat but contains young looking lava flows. Brushy Butte Volcano is part of this region, and recent field research shows that it contains at least 29 volcanic deposits consisting of scoria and spatter cones and lava flows. The question about Brushy Butte Volcano is:how long did it take to erupt these 29 cones and lava flows?

The problem is that the Brushy Butte eruptions took place approximately 35,000 years ago, and to answer this question CalVO geologists have used the old geologic axiom of ‘uniformitarianism’ or ‘the present is the key to the past.’

To better understand how Brushy Butte erupted and how long it might have taken, active volcanoes of a similar type and setting were used as an analog. The Brushy Butte Volcano is located in a rifting area, and the type of magma erupted there is tholeiitic basalt. Kilauea and Mauna Loa, though not exactly the same, are close in that their lavas erupt commonly from rift zones and are usually of a similar tholeiitic basalt type. So, the recent volcanic eruptions from these Hawaiian volcanoes could help understand how lavas erupted from Brushy Butte Volcano and how long it might have taken.

One of the most helpful tools used to understand the Brushy Butte eruptions is Light Detection and Ranging or LiDAR. The resulting dataset creates a detailed picture of the surface of a lava flow showing the different landforms created as a volcano erupts and lava moves downhill away from its vent. (see image below)

Hawaiian volcanoes are very active, and in particular the decades-long eruption of Pu’uO’o displayed many types of landforms that tholeiitic basalts can form over long timeframes. Using Pu’uO’o as an analog, CalVO geologists estimated that the 29 closely-spaced vents and lava flows of Brushy Butte Volcano erupted over at least 20 years based on the different lava flow landforms created and their placement around the interior of the volcano.

Source : USGS / HVO.

Vue d’ensemble du site éruptif de Brushy Butte (Source : Wikipedia)

Carte montrant, à l’aide d’un dégradé de couleurs, le relief du volcan de Brushy Butte (environ 150 mètres de hauteur). Elle a été réalisée à l’aide des données LiDAR à résolution de 1 mètre. On y voit, sous forme de points, les différentes bouches éruptives ainsi que les chenaux et les levées tracés par les coulées de lave dans le paysage. (Source : CalVO)