Histoire de vapeur volcanique // About volcanic steam

drapeau francaisLa haute colonne de vapeur qui s’élevait au-dessus du Mont Tongariro le 28 juillet a fait craindre à certaines personnes l’imminence d’une éruption. Brad Scott, scientifique en poste à GeoNet, a  rassuré tout le monde et expliqué le phénomène.
Le 28 juillet, on pouvait voir la vapeur d’eau à des kilomètres de distance ; le panache blanc se détachait contre un ciel parfaitement bleu. Le phénomène était uniquement lié à la météo. En effet, le cratère Te Maari émet de la vapeur depuis août 2012au moment de l’éruption du Tongariro. Toutefois, la vapeur est généralement peu visible à cause des nuages ​​ou du vent. C’est maintenant l’hiver en Nouvelle-Zélande et le 28 juillet a été une journée calme, sans le moindre vent. Comme le temps est plutôt froid, la vapeur est visible à cause de la condensation. Il s’agit d’un effet atmosphérique et il n’y a aucun risque d’éruption.
Cette émission abondante de vapeur d’eau peut être vue sur de nombreux volcans. Je me souviens l’avoir observée à Vulcano (Iles Eoliennes, Sicile) il y a quelques années. A cette époque – c’était un mois d’avril – je mesurais la température des gaz dans les bouches actives et j’utilisais également un hygromètre. Il était facile de constater à quel point les panaches de vapeur et de gaz variaient en fonction de la température et de l’humidité de l’air ambiant. Certains matins, on avait l’impression que le volcan devenait plus actif, mais il n’en était rien. Les panaches de vapeur se diluaient rapidement lorsque la température se réchauffait et l’air devenait plus sec.
Des observations similaires peuvent être faites dans le cratère du Vésuve. Le plus souvent, on ne voit rien pendant les journées d’été, quand l’air est chaud et sec. Lorsque les conditions météo se détériorent, on aperçoit quelques émissions de vapeur le long des parois du cratère. Il n’y a pas de danger d’une éruption imminente. Le volcan montre juste qu’il ne dort que d’un œil.

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drapeau anglaisThe tall plume of white steam towering above Mount Tongariro on July 28th made some people worry that an eruption might be brewing. GeoNet Brad Scott reassured everybody and explained the phenomenon.

The steam could be seen for kilometres against a backdrop of a clear blue sky and was a solely weather-related phenomenon. Indeed, the Te Maari crater has been emitting steam since August 2012 when Tongariro erupted, but the steam is not usually so visible because of the clouds or wind. However, it is now winter in New Zealand and July 28th was a calm day with no wind at all. As the weather is rather cold, the steam can be seen because of condensation. It’s an atmospheric effect and there is no danger of an eruption.

This excess of steam can be seen on many volcanoes. I can remember observing it at Vulcano (Aeolian Islands, Sicily) some years ago. By that time – it was in April – I was measuring the temperature of gases in the vents and I was also using a hygrometer. It was easy to notice how the steam and gas plumes would vary according to the temperature and humidity of the ambient air. Some mornings, one got the impression that the volcano was getting more active, but it was not. The steam plumes dissipated when the temperature got warmer and the air got drier.

Similar observations can be made in the crater of Vesuvius. Usually, you won’t see anything during the summer days when the air is hot and dry. When conditions get worse, you may see some slight plumes of steam escaping from the crate walls. There is no danger on an oncoming eruption. The volcano is just showing it is just asleep.

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Vue de la colonne de vapeur émise par le cratère Te maari le 28 juillet.

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Champ fumerollien à Vulcano  (Photo:  C.  Grandpey)

Une nouvelle carte du risque volcanique du Vésuve (Italie) // A new risk map of Vesuvius (Italy)

drapeau francaisLes géologues italiens indiquent qu’ils viennent de réaliser une nouvelle carte à risques du Vésuve. La carte – qui couvre 650 kilomètres carrés – comprend le volcan et la ville de Naples. Elle a été dessinée par des chercheurs des universités de Pise et de Bari. Elle « permet la première évaluation préliminaire des zones potentiellement à risque ». Selon un géologue de l’Université de Pise, la carte représente « une première étape vers l’élaboration de nouveaux plans d’évacuation détaillés ».
Les auteurs se sont appuyés sur 500 ans de mouvements de terrain autour du Vésuve qui est entré en éruption plusieurs dizaines de fois depuis qu’il a recouvert de cendre et de ponce les villes de Pompéi et d’ Herculanum en 79, tuant environ 2.000 personnes. L’éruption la plus meurtrière a tué environ 4 000 personnes en 1631.
Malgré sa relative inactivité ces derniers temps et les déclarations rassurantes des autorités qui affirment que le Vésuve n’est pas sur le point d’entrer en éruption et de déverser lave et cendre sur la ville de Naples (même si le célèbre volcanologue Franco Barberi a récemment indiqué que les habitants de Naples seraient évacués en douceur si une éruption se produisait), la ville connaît ponctuellement des moments de panique. Le plus récent a eu lieu en 2008 quand une forte détonation, provoquée par des bangs supersoniques d’avions de chasse, a été entendue dans la ville. Le réseau téléphonique a vite été saturé et il a fallu préciser aux appelants inquiets que le bruit n’avait rien à voir avec le volcan.
Environ un million de personnes vivent et travaillent actuellement autour du Vésuve. Au rythme actuel d’expansion, 200 000 personnes pourraient bien venir s’ajouter à ce chiffre en 2016.
En 2003, les autorités ont commencé à offrir aux Napolitains vivant sur ​​les pentes du volcan des incitations financières pour qu’ils aillent vivrent ailleurs. Jusqu’à présent, l’offre n’a pas vraiment connu de succès.

Source: Disaster News Network.

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drapeau anglaisItalian geologists indicate that an emergency preparedness “risk map” of Mount Vesuvius has been prepared. The map – that covers 650 square kilometres – includes the volcano and the nearby city of Naples. It was prepared by researchers from Pisa and Bari Universities, and “permits the first major preliminary evaluation of the areas potentially at risk.”

The analysis, a first for Vesuvius, is based on 500 years of land movement around the famous volcano, which has erupted about three dozen times since it buried the cities of Pompeii and Herculaneum in 79, killing about 2,000 people. The most serious eruption killed about 4,000 people in 1631.

According to a Pisa University geologist, “it’s a first step towards drawing up new detailed evacuation plans”.

Despite its relative inactivity in recent times and repeated assurances by authorities that Vesuvius is not poised to erupt and pour lava and ash onto Naples – though volcanologist Franco Barberi recently noted Naples residents would be evacuated smoothly if it did – the city endures occasional panics. The most recent one occurred in 2008, when a loud bang, caused by sonic booms of fighter planes, was heard over the city. The overloaded eruption hotline informed worried callers the noise had nothing to do with the volcano.

Around a million people currently live and work around Vesuvius, and at the current rate of expansion this could swell by a further 200,000 by 2016.

In 2003 authorities in Naples started offering people living on the volcano’s slopes hefty cash incentives to move away. So far, there have been few takers.

Source: Disaster News Network.

Vesuve-pour-blog

Le cratère du Vésuve  (Photo:  C.  Grandpey)

 

 

Photos de l’éruption du Vésuve en 1944 // Photos of the 1944 eruption of Vesuvius

drapeau francais   Le magazine américain Time-Life a consacré une partie de son dernier numéro à l’éruption du Vésuve en 1944. Elle ne fut pas aussi cruelle que certains événements qui avaient précédé, en 1631 par exemple, mais elle s’est produite à un moment bien particulier : la Seconde Guerre Mondiale. Comme l’a fait remarquer Time-Life à ses lecteurs dans son numéro du 17 avril 1944, l’éruption « a fait cohabiter les difficultés consistant à livrer une guerre et le simple fait de pouvoir exister dans le sud de l’Italie ».

L’éruption de 1944 – décrite dans mon livre Killer Volcanoes – a été photographiée par George Rodger, éminent photographe britannique et membre fondateur de l’agence Magnum. Vous pourrez voir une galerie d’images en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://life.time.com/history/blast-from-the-past-photos-from-the-1944-eruption-of-mt-vesuvius/?iid=lf|mostpop#1

 

drapeau anglais   The American Time-Life magazine has dedicated its latest issue to the 1944 eruption of Vesuvius. It was not as deadly as some previous events, like the cataclysm of 1631, but it occurred at a very special moment of history: the Second World War. As Time-Life noted to its readers in the April 17, 1944, issue of the magazine, the eruption “has compounded the complexities of fighting a war and of merely existing in southern Italy”.

The 1944 eruption – described in my book Killer Volcanoes – was photographed by the great British photographer and Magnum founder member, George Rodger. The images can be seen by clicking on the link below.

http://life.time.com/history/blast-from-the-past-photos-from-the-1944-eruption-of-mt-vesuvius/?iid=lf|mostpop#1

Pompéi au Musée d’Art de Cleveland (Etats-Unis) // Pompeii at the Cleveland Museum of Art (United States)

   A l’heure où le British Museum londonien s’apprête à présenter une exposition somme toute classique de vestiges de Pompéi, le Museum of Art de Cleveland (Ohio / Etats-Unis) propose au public une exposition sur le même thème, mais qui se veut beaucoup plus originale en juxtaposant des œuvres montant l’aspect tragique que l’éruption de l’an 79, mais aussi des tableaux modernes beaucoup plus inattendus dans un tel contexte. C’est ainsi que cohabitent des œuvres d’Andy Warhol – dont une superbe représentation de l’éruption du Vésuve – ou celles plus abstraites de Mark Rothko à côté de moulages de victimes de la catastrophe. Organisée conjointement par le Museum of Art de Cleveland et le J. Paul Getty Museum de Los Angeles, l’exposition veut montrer comment l’Art et la Culture de l’Occident ont transformé Pompéi en une métaphore du désastre. De nos jours, beaucoup d’artistes considèrent la destruction de Pompéi comme le précurseur d’événements comme le grand séisme de San Francisco en 1906, les bombes atomiques d’Hiroshima et Nagasaki ou les attentats du 11 septembre 2001. En plus des œuvres exposées, les organisateurs ont accroché aux murs des écrans vidéo où sont projetés des extraits de films illustrant la catastrophe de Pompéi. Certaines scènes assez cocasses contrastes avec l’ambiance de mort qui entoure d’autres œuvres exposées.

Vous trouverez une description plus détaillée (en anglais) et illustrée de cet événement à cette adresse :

http://www.cleveland.com/arts/index.ssf/2013/03/cleveland_museum_of_arts_big_p.html

   At a time when the British Museum of London is about to open a quite conventional exhibition of the relics of Pompeii, the Cleveland Museum of Art (Ohio / United States) offers an exhibition on the same theme, but supposed to be far more original as it sets side by side works of art showing the tragic aspect of the eruption of A.D. 79 but also modern paintings that are quite unexpected in such a context. For instance, visitors will see some of Andy Warhol paintings – among which a dramatic representation of the eruption of Vesuvius – or more abstract works by Mark Rothko, close to body casts of volcano victims. Co-organized by the Cleveland Museum and the J. Paul Getty Museum in Los Angeles, the exhibition develops the many ways in which Western art and culture have made Pompeii a fundamental metaphor for disaster. Today, Pompeii is often viewed by many artists as a precursor of events such as the 1906 San Francisco earthquake, the atomic bombing of Hiroshima and Nagasaki or the terrorist attacks of Sept. 11th, 2001. Besides the works on exhibition, the organizers have installed the galleries with video screens that run clips from movies inspired by Pompeii’s demise. Some hilarious scenes do contrast with the death atmosphere that prevails else where in the museum.

You will find a more detailed and illustrated description (in English) of the event at this address:

http://www.cleveland.com/arts/index.ssf/2013/03/cleveland_museum_of_arts_big_p.html