Les ondes sonores de l’éruption aux Tonga // The sonic waves of the Tonga eruption

L’explosion du volcan sous-marin Hunga Tonga-Hunga-Ha’apai le 15 janvier 2022 dans l’archipel des Tonga a été « entendue » dans le monde entier. Selon un communiqué de presse de l’Université d’Hawaï, l’éruption a déclenché une onde sonore qui s’est répercutée dans l’atmosphère terrestre et a été enregistrée dans le monde entier par des stations de surveillance… et des smartphones.
L’éruption dévastatrice a produit l’onde de choc la plus puissante depuis l’éruption du Krakatau (Indonésie) en 1883. Les systèmes de surveillance de l’Université d’Hawaii qui épient en permanence les infrasons – sons inaudibles produits par des événements naturels extrêmes, tels que des éruptions volcaniques, des impacts d’astéroïdes et des explosions intenses – ont enregistré l’éruption des Tonga sur des capteurs d’infrasons et de pression conventionnels, ainsi qu’avec un réseau de capteurs de smartphones, ce qui montre que les smartphones peuvent enregistrer de puissantes explosions à des milliers de kilomètres.
Jusqu’à l’éruption aux Tonga, l’explosion du météore de Tcheliabinsk en 2013 au-dessus de la Russie était la plus puissante explosion atmosphérique enregistrée depuis le début de l’ère numérique. On compare généralement l’intensité des impacts de météores et des éruptions volcaniques à l’énergie équivalente d’une explosion de TNT. Avec une énergie estimée à 500 kilotonnes de TNT, l’onde de choc du météore russe avait été enregistrée par des systèmes de surveillance géophysique conventionnels sur toute la Terre.
En 2014, le département d’État américain a encouragé le développement de l’application RedVox Recorder pour smartphones dont le but était de détecter les infrasons des explosions atmosphériques. Plus récemment, dans le cadre des objectifs de non-prolifération nucléaire, le financement des recherches par la National Nuclear Security Administration, sous l’égide du Département de l’Énergie, a permis de développer une technologie adaptée aux smartphones et d’augmenter les capacités de mesure de diverses signatures sonores et vibratoires près de la surface de la Terre, ainsi que dans la haute atmosphère et l’océan.
Des équipes d’ingénieurs et de programmeurs ont contribué à faire mûrir la technologie et à la rendre accessible au public. L’application gratuite RedVox Infrasound Recorder est disponible pour les appareils Apple et Android et fonctionne sur la plupart des smartphones modernes.
À partir de calculs basés sur les données de pression collectées via l’application et les capteurs conventionnels, on peut estimer que l’explosion des Tonga était plus importante que celle de Tsar Bomba, qui, avec 50 mégatonnes, était l’arme nucléaire la plus puissante jamais testée. L’explosion des Tonga est probablement proche de l’explosion du Krakatau en 1883, estimée à 200 mégatonnes.
Source : médias d’information hawaïens.

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The explosion of the Hunga Tonga-Hunga-Haʻapai submarine volcano on January 15th, 2022 in theTonga archipelago was “heard” around the globe. According to a University of Hawaiʻi press release, the eruption released a blast “sound” wave that reverberated through Earth’s atmosphere and was recorded around the world by monitoring stations…and smartphones.

The devastating eruption produced the most powerful air blast since the 1883 eruption of Krakatoa in Indonesia. Monitoring systems at UH-Mānoa that continuously listen for infrasound – deep, inaudible atmospheric sound produced by extreme natural events, such as volcanoes, asteroid impacts and intense explosions – recorded the Tonga eruption on traditional infrasound and pressure sensors, as well as with a network of smartphone sensors, showing that smartphones can record large blasts from thousands of kilometers away.

Until the event in Tonga, the 2013 Chelyabinsk meteor over Russia was the largest atmospheric blast recorded in the digital era. The blast intensity of meteor impacts and volcanic eruptions is commonly reported relative to the energy from an equivalent TNT explosion. At an estimated yield of 500 kilotons of TNT, the Russian meteor blast wave was recorded by conventional geophysical monitoring systems all over Earth.

In 2014, the U.S. State Department supported the development of the RedVox Recorder smartphone application to detect infrasound from atmospheric blasts. More recently, in support of the nation’s nuclear nonproliferation goals, research funding from the U.S. Department of Energy’s National Nuclear Security Administration allowed the expansion of the smartphone technology and the increase of capabilities to measure diverse sound and vibration signatures near Earth’s surface, as well as in the upper atmosphere and the ocean.

Teams of engineers and programmers have contributed to mature the technology and make it available to the public. The free RedVox Infrasound Recorder app is available for Apple and Android devices and runs on most modern smartphones.

From calculations based on pressure data collected via the app and traditional sensors, one can estimate the Tonga blast was larger than Tsar Bomba’s, which at 50 megatons was the most powerful nuclear weapon ever tested. It is likely to be closer to the 1883 Krakatoa blast, which weighed in at 200 megatons.

Source: Hawaiian news media.

L’Infrasound Laboratory de l’Université d’Hawaii a réalisé une capture du signal de l’éruption des Tonga sur les smartphones via l’application RedVox. (Source: Université d’Hawaii).

L’épidémie de Covid-19 aux Tonga // The Covid-19 outbreak in Tonga

L’éruption du volcan sous-marin dans l’archipel des Tonga est désormais terminée et personne ne s’intéresse plus à ce qui se passe dans cette partie du monde. Il n’y a plus d’événements spectaculaires susceptibles de faire des morts parmi la population, alors les journalistes sont partis.
Cependant, l’éruption a une conséquence majeure pour les habitants des Tonga. L’aide internationale qui est apparue dans le sillage de l’éruption a apporté avec elle le Covid-19 qui a contaminé l’archipel jusqu’alors épargné.
Aujourd’hui, le nombre de cas de Coronavirus continue d’augmenter rapidement et les tests ont confirmé que c’est le variant Omicron qui est à l’origine de l’épidémie. Au total, 64 personnes sont actuellement contaminées. Bien que le nombre semble faible, ce pays de 105 000 personnes avait réussi à échapper au virus jusqu’à présent, à l’exception d’un seul cas apporté aux Tonga par un missionnaire revenant d’Afrique en octobre dernier, mais qui avait été isolé avec succès.

Avec l’arrivée de l’aide internationale qui était indispensable à la suite de l’éruption du 15 janvier et du tsunami qui en a résulté, deux dockers ont été testés positifs au COVID-19. Malgré les efforts déployés pour contenir l’épidémie, celle-ci s’est propagée.
Trois personnes ont été tuées par l’éruption et le tsunami qu’elle a déclenché, et plusieurs zones habitées dans les îles périphériques ont été anéanties. Une épaisse couche de cendres a recouvert l’île principale et pollué une grande partie de l’eau potable, sans oublier les cultures qui ont beaucoup souffert.
Comme je l’ai écrit précédemment, le seul câble à fibre optique reliant les Tonga au monde extérieur a été coupé lors de l’éruption,ce qui a rendu les communications extrêmement difficiles. Avec le confinement total de plusieurs zones, le Ministère de l’Éducation a mis en place un système d’enseignement à distance dans lequel les enseignants donnent des cours sur la radio FM.
La Croix-Rouge et d’autres autorités sanitaires ont lancé un message d’alerte. En effet, alors que les Tonga tentent de faire face à la fois aux conséquences de l’éruption et à l’épidémie de Coronavirus, le système de santé fragile risque d’être rapidement submergé.
Les autorités sanitaires se veulent rassurantes et indiquent que tous les derniers cas de Covid-19 n’ont pour l’instant montré que des symptômes bénins, et que tous les malades étaient vaccinés, à l’exception des enfants. Le programme de vaccination des Tonga fonctionnait déjà bien, mais l’épidémie actuelle a conduit des milliers de personnes à se présenter pour obtenir leurs premiers vaccins ou leurs rappels.
Le 9 février 2022, 98 % de la population éligible des Tonga, âgée de 12 ans et plus, avaient reçu au moins une dose et 88 % avaient un schéma vaccinal complet. Le Ministère de la Santé indique que plus de 67% de l’ensemble de la population des Tonga a été complètement vaccinée.
Source: Yahoo Actualités.

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The eruption of the submarine volcano in the Tonga archipelago is now over and nobody is any longer interested in what is happening in that part of the world. There are no more dramatic events likely to cause deaths among the population, so journalists have gone away.

However, the eruption had a major consequence for the residents of Tonga. The international aid in the wake ogf the eruption brought along the Covid-19 virus; it contaminated the archipaelago which had been spared so far.

Today, coronavirus cases continue to rise rapidly, and tests have confirmed that the particularly contagious Omicron variant is behind the outbreak. A total of 64 people are currently affected. While the number may seem small, the nation of 105,000 had managed to escape thus far without any infections aside from a single case brought in from a missionary returning to Tonga from Africa last October, which was successfully isolated.

But with the deliveries of critically-important international aid following the January 15th eruption and a resulting tsunami, two dock workers tested positive for COVID-19. Despite efforts to contain the outbreak, it has been spreading and is now being reported in more areas.

Three people were confirmed killed in the eruption and tsunami, and several small settlements in outlying islands were wiped out. A thick layer of volcanic ash also blanketed the main island and polluted much of the drinking water, and may have damaged crops.

As I put it before, the only fiber-optic cable to the island was severed in the eruption, making communications sporadic, at best. With several areas now in complete lockdown, the Education Ministry has started home schooling with teachers giving lessons over FM radio.

The Red Cross and other health authorities have warned that as Tonga tries to deal both with the aftermath of the natural disaster and the coronavirus outbreak, its fragile health care system risks becoming quickly overwhelmed.

Health authorities indicate that all of the latest Covid-19 cases have so far only reported mild symptoms, and that all were vaccinated except for the children. Tonga’s vaccination program had already been doing well, but the current outbreak has led thousands of people to turn out for their first shots or boosters.

As of February 9th, 2022, 98% of the country’s eligible population, aged 12 and up, have received at least one dose and 88% are fully vaccinated. The Health Ministry indicates that more than 67% of Tonga’s total population has been fully vaccinated.

Source: Yahoo News.

Source: Tonga Services

Tsunami de l’éruption aux Tonga: pourquoi les prévisionnistes se sont trompés // Tonga eruption tsunami : why forecasters were mistaken

L’éruption volcanique du 15 janvier aux Tonga a déclenché une onde de choc atmosphérique qui s’est propagée à une vitesse proche de lcelle du son, poussant devant elle de puissantes vagues à travers le Pacifique, jusqu’aux côtes du Japon et du Pérou, à des milliers de kilomètres.
Les modèles de prévision et les systèmes d’alerte, conçus principalement pour évaluer les vagues déclenchées par les séismes conventionnels, ont été déconcertés par l’événement de Tonga et ont donc commis des erreurs. Ils n’ont pas tenu compte de l’effet amplifiant de l’onde de choc. On se rend donc compte du point faible ces systèmes qui ont été incapables de prévoir avec précision à quel moment les vagues toucheraient terre.
L’éruption du volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai a déclenché un tsunami qui a détruit des villages et coupé les communications dans l’archipel des Tonga et ses 105 000 habitants. Trois personnes ont été tuées. Ce bilan est faible car la population est bien préparée pour faire face à un tsunami. Les habitants sont même probablement parmi les mieux préparés pour affronter les catastrophes naturelles, avec des années d’exercices tsunami: C’est pourquoi de nombreuses personnes ont su se réfugier sur des endroits plus élevés.
S’agissant du Pérou, le manque d’informations précises a peut-être contribué à la mort de deux personnes qui se sont noyées dans des vagues inhabituellement hautes, ainsi qu’à la marée noire majeure qui a souillé le littoral près de la raffinerie de La Pampilla.
Les scientifiques expliquent qu’ils doivent maintenant réévaluer le risque tsunami pour d’autres volcans dans le monde. Par exemple, ils pensaient que le volcan sous-marin Kick’em Jenny ne posait qu’un risque de tsunami pour l’île voisine de la Grenade, dans les Caraïbes. Mais la vague pourrait très bien affecter l’ensemble des Caraïbes et du golfe du Mexique, et peut-être même l’océan Atlantique à grande échelle, si un événement de type Tonga devait se produire.
Les tsunamis déclenchés par des éruptions volcaniques sont rares dans l’histoire moderne. L’onde de choc générée par le volcan des Tonga compte parmi les plus importantes jamais enregistrées; elle est similaire à celle produite par l’éruption du Krakatoa en 1883.
Avant le tsunami de 2018 qui a suivi l’éruption de l’Anak Krakatau, un tsunami déclenché par un volcan ne s’était pas produit dans l’océan depuis plus d’un siècle. A côté de cela, 90 % des tsunamis sont déclenchés par des séismes classiques. En conséquence, les systèmes d’alerte aux tsunamis sont programmés pour donner la priorité aux événements sismiques classiques. Les instruments disposés sur le plancher océanique surveillent les variations anormales de la hauteur des vagues; ils envoient des informations par balises de surface, puis par satellite, à un centre d’alerte pour évaluation.
Le Pacific Tsunami Warning Center à Hawaï a tout d’abord mis en garde contre des vagues dangereuses à moins de 1 000 km de l’éruption des Tonga. Cependant, leur bulletin émis par le Centre expliquait qu' »en raison de la source volcanique, nous ne pouvons pas prévoir l’amplitude des tsunamis ni jusqu’où le risque de tsunami peut s’étendre ». Quelque 10 heures plus tard, l’alerte a été mise à jour et incluait une menace possible pour le Pérou, une évolution surprenante étant donné que le tsunami près des Tonga était relativement faible.
Entraînées par la gravité, les vagues de tsunami se déplacent à environ 200 mètres par seconde. Cependant, l’onde de choc générée par le volcan des Tonga s’est déplacée à plus de 300 mètres par seconde et était si puissante qu’elle a fait résonner l’atmosphère comme le fait une cloche.
Grâce au transfert de cette énergie de l’atmosphère vers l’océan, l’onde de choc a amplifié les vagues océaniques dans le monde entier, les a repoussé plus loin et accéléré leur vitesse de déplacement, un phénomène pour lequel les centres d’alerte aux tsunamis se sont pas équipés.
Source : Reuters, Yahoo Actualités.

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The January 15th volcanic eruption in Tonga unleashed an atmospheric shockwave that radiated out at close to the speed of sound, pushing large waves across the Pacific to the shores of Japan and Peru, thousands of kilometres away.

Forecasting models and warning systems, designed primarily to assess earthquake-triggered waves were disconcerted by the tonga event. They did not account for the boosting effects of the shockwave. It was a critical flaw in these systems, leaving them unable to predict exactly when the waves would hit land.

The Hunga Tonga-Hunga Ha’apai eruption triggered a tsunami that destroyed villages and knocked out communications for the South Pacific nation of about 105,000 people. Three people have been reported killed. However Tongans were well equipped to deal with the tsunami. They are also considered among the most prepared for natural disasters, with years of tsunami drills so that many people knew to evacuate to higher ground.

But for faraway Peru, for example, the lack of accurate information may have contributed to the death of two people who drowned in unusually high waves, as well as the major oil spill near La Pampilla refinery.

Experts say they need to re-evaluate tsunami hazards for other volcanoes around the world. For example, the Kick’em Jenny underwater volcano is thought to pose only a regional tsunami risk to the neighboring Caribbean island of Grenada. But it may very well affect the entire Caribbean and Gulf of Mexico, and possibly even the Atlantic and global oceans, if a Tonga-type event were to happen.

Volcano-triggered tsunamis have been rare in modern history, and the shockwave from Tonga’s volcano was among the largest ever recorded, similar to the one produced by the 1883 eruption of Krakatoa.

Prior to the 2018 tsunami that followed the eruption of Anak Krakatau, a tsunami set off by a volcano had not happened in the ocean in more than a century. Rather, 90 percent of tsunamis are triggered by earthquakes. As a consequence, tsunami warning systems are programmed to prioritize seismic events. Seafloor instruments monitor for irregular changes in wave height, sending information by surface buoy and then satellite to a warning centre for assessment.

The Pacific Tsunami Warning Center in Hawaii initially warned of dangerous waves within 1,000 km of the Tonga eruption. However, their bulletin noted that « due to the volcano source we cannot predict tsunami amplitudes nor how far the tsunami hazard may extend. » Roughly 10 hours later, the warning was updated to include a possible threat to Peru, a surprising development given that the tsunami near Tonga was relatively small.

Tsunami waves, driven by gravity, travel at around 200 metres per second. However, the shockwave from Tonga’s volcano moved at more than 300 metres per second and was so powerful that it caused the atmosphere to ring like a bell.

Through the transfer of this energy from the atmosphere to the ocean, the shockwave amplified ocean waves around the world, pushing them farther afield and accelerating their travel time – something tsunami warning centres were not equipped to handle.

Source: Reuters, Yahoo News.

L’éruption du 15 janvier 2022 vue depuis l’espace (Source: Japan Meteorological Agency)

Conséquences de l’éruption aux Tonga : du laid et du beau // Ugly and beautiful

Comme je l’ai écrit dans une note précédente, l’éruption du volcan Hunga Tonga Hunga Ha’apai (Tonga) a provoqué une marée noire au Pérou lorsqu’un pétrolier battant pavillon italien a déversé 6 000 barils de pétrole dans l’océan Pacifique, près de la raffinerie de La Pampilla dans la banlieue de Lima. La compagnie maritime italienne a expliqué que le pétrolier déchargeait sa cargaison à La Pampilla lorsque la connexion entre le navire et le terminal s’est rompue. Repsol avait qualifié le déversement de pétrole de « limité » et avait déclaré qu’il avait été « contenu ». Mais il est rapidement devenu évident qu’il était plus important que ce qu’avait déclaré la compagnie maritime.
Aujourd’hui, le Pérou lance un appel à l’aide internationale pour faire face à la marée noire. 21 plages ont été contaminées. La marée noire est décrite comme la plus grande « catastrophe écologique » à avoir frappé le Pérou ces dernières années. Des phoques morts, des poissons et des oiseaux englués dans les hydrocarbures se sont échoués et la pêche dans la zone touchée est actuellement interdite. Les eaux du Pacifique autour du Pérou sont connues pour leur biodiversité, et le pétrole déversé dans la mer a déjà eu des effets dévastateurs sur l’environnement.
La marée noire menace deux zones protégées – la réserve d’Ancón et les îlots Pescadores – qui abritent des animaux comme les manchots de Humboldt et des loutres de mer. Le rétablissement de l’écosystème prendra probablement des années.
Le Pérou a sollicité l’aide internationale et l’ONU fournira une équipe scientifique pour donner un coup de main.
Le Pérou est l’un des plus grands pays fournissseurs de poisson au monde. Les Péruviens dépendent du poisson pour se nourrir et gagner leur vie. Des dizaines de pêcheurs ont manifesté devant la raffinerie de La Pampilla, avec des pancartes où l’on pouvait lire «Non au crime écologique» et «Repsol tueur de la faune marine». Une manifestation contre Repsol a également eu lieu à Lima.
Source : AFP.

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Les conséquences de l’éruption aux Tonga sont beaucoup moins désastreuses sur l’île de la Réunion. L’activité volcanique du 15 janvier a provoqué la libération dans l’atmosphère de gaz et de particules fines. Emportés par les vents, ces aérosols sont parvenus jusqu’au ciel réunionnais le 22 janvier au soir.

Ces couleurs, plus chatoyantes que d’ordinaire, résultent de la diffraction de la lumière au moment de pénétrer dans l’atmosphère. Les nuances de rose et de violet sont particulièrement accentuées

Vous pourrez voir de belles images sur le site Réunion la 1ère.

https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/les-particules-fines-de-l-eruption-du-hunga-tonga-embrasent-le-ciel-de-la-reunion-1210738.html

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As I put it in a previous post, the Tonga eruption caused an oil spill in Peru when an Italian-flagged tanker spilled 6,000 barrels of oil in the Pacific Ocean, close to La Pampilla refinery outside Lima. The Italian shipping company said the tanker was unloading its cargo at La Pampilla when the terminal’s underwater pipeline ruptured. The next day, Repsol characterized the spill as “limited” and said it had been “contained.” But it quickly became clear that it was more significant than the company had initially claimed.

Today, Peru is appealing for international assistance to respond to the oil spill.Twenty-one beaches were contaminated. The spill has been described as the biggest “ecological disaster” to befall the South American country in recent years. Dead seals, fish and birds smothered in oil have washed ashore and fishing in the affected area is temporarily prohibited. The Pacific waters around Peru are known for their biodiversity, and the spill has already caused devastating environmental impacts.

The spill threatens two protected areas — the Ancón Reserved Zone and the Pescadores islets — that house wildlife including Humboldt penguins and sea otters. The recovery of the ecosystem could take years.

The Peruvian government has requested international assistance with the response efforts. The United Nations will provide a team of experts to help.

Peru is also one of the world’s largest fish-producing countries. Peruvians rely on fish for food and livelihoods. Dozens of fishermen protested outside La Pampilla on Tuesday, holding signs reading, “No to ecological crime” and “Repsol killer of marine fauna.” A demonstration against Repsol also took place in Lima.

Source: AFP.

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The consequences of the Tonga eruption are much less disastrous on Reunion Island. The volcanic activity of January 15th has resulted in the release into the atmosphere of gases and fine particles. Carried by the winds, these aerosols reached the Reunion sky on the evening of January 22nd.
These colours, more shimmering than usual, result from the diffraction of light as it enters the atmosphere. Shades of pink and purple are particularly accentuated
You can see beautiful images on the Réunion la 1ère website.

https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/les-particules-fines-de-l-eruption-du-hunga-tonga-embrasent-le-ciel-de-la-reunion-1210738.html

Nettoyage des plages péruviennes