La menace des volcans de la Chaîne des Cascades // The threat of the Cascade Range volcanoes

Tout au long de la Chaîne des Cascades, jusqu’au sud de la Californie, la côte ouest des Etats-Unis abrite la plupart des volcans les plus actifs du pays, et ils ont été répertoriés par l’United States Geological Survey (USGS). Le Mont Shasta arrive en tête de liste pour la Californie, mais il existe sept autres zones volcaniques dans cet Etat qui sont également susceptibles d’entrer en éruption.
Les huit volcans les plus menaçants se divisent en trois catégories:
– Très haut risque: Shasta, Lassen et Long Valley
– Haut risque: Clear Lake, Medicine Lake et Salton Buttes
– Risque moyen: Ubehebe et Coso
En 2005, une équipe dirigée par un volcanologue de l’Observatoire Volcanologique des Cascades a mis en place un système pour déterminer lesquels, parmi les 169 volcans des Etats-Unis, sont les plus dangereux et nécessitent une surveillance accrue. L’équipe a identifié 57 volcans prioritaires aux États-Unis. Parmi les 18 «volcans à très haut risque», 11 sont situés dans trois états le long de la Chaîne des Cascade (l’Alaska et Hawaï possèdent les autres volcans):
– Californie: Lassen, Long Valley, Shasta
– Oregon: Crater Lake, Mont Hood, Newberry, South Sister (Three Sisters)
– Washington: Mont Baker, Glacier Peak, Mont Rainier, Mont St. Helens
La liste a été créée non seulement pour montrer à la population que la Terre est une planète vivante, mais aussi pour déterminer quels volcans du pays ont besoin d’une surveillance accrue.
L’équipe de volcanologues a pris en compte 25 facteurs pour déterminer le niveau de risque d’un volcan: son passé ; son mode de fonctionnement ; sa fréquence éruptive ; son mode éruptif : Lahars? Coulées pyroclastiques? Son niveau explosif ; l’activité actuelle ;  la sismicité (présence d’essaims sismiques) ; les émissions de gaz volcaniques à haute température ; les déformations de l’édifice, etc.

En plus de la géophysique d’un volcan, l’équipe scientifique a examiné le nombre de personnes vivant ou travaillant à proximité, ainsi que le nombre et le type d’infrastructures (production d’électricité, installations portuaires, etc.)
L’équipe a également examiné les risques pour l’aviation et comptabilisé le nombre de vols   traversant quotidiennement l’espace aérien au-dessus du volcan. Les volcanologues avaient en tête l’éruption de l’Eyjafjallajökull en Islande en 2010. Elle a entraîné la fermeture de l’espace aérien européen pendant plus d’une semaine, avec un impact financier de 10 milliards de dollars.
L’éruption la plus récente en Californie est celle de Lassen Peak qui se trouve au coeur d’une région très active. On sait que ce volcan connaîtra de nouvelles éruptions. En effet, le Lassen Volcanic Center a connu au moins 13 éruptions au cours des 100 000 dernières années. Cela ne semble pas très fréquent. Cela représente un intervalle de récurrence d’environ 7500 ans. Cependant, il y a eu trois éruptions au cours des 1100 dernières années.
Source: The Oregonian.

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Throughout the Cascade Range to southern California, the West Coast is home to most of the United States’ highest-threat volcanoes, as ranked by the United State Geological Survey. Mount Shasta tops the list of very-high threat volcanoes in California, but there are seven other volcanic areas in the state that are also likely to erupt.

The eight threatening volcanoes fall into three danger categories:

– Very-high threat: Mount Shasta, Lassen Volcanic Center and Long Valley Volcanic Region

– High threat: Clear Lake Volcanic Field, Medicine Lake Volcano and Salton Buttes

– Moderate threat: Ubehebe Crater and Coso Volcanic Field

In 2005, a national team led by a volcanologist with the USGS Cascades Volcano Observatory, established a system for deciding which of the United States’ 169 young volcanoes are the most dangerous and most in need of monitoring. The team identified 57 priority volcanoes in the U.S. Among the 18 « very high threat volcanoes, » 11 are along the Cascade Range in three states (Alaska and Hawaii have the others):

– California: Lassen Volcanic Center, Long Valley Caldera, Mount Shasta

– Oregon: Crater Lake, Mount Hood, Newberry, South Sister of The Three Sisters

– Washington: Baker, Glacier Peak, Rainier, St. Helens

The volcano threat list was created not simply to alert people that the Earth is alive but also to set a foundation for determining which of the country’s volcanoes need extensive monitoring.

The team used 25 factors to determine a volcano’s danger status: What has the volcano done in the past? What’s its modus operandi? When does it tend to erupt? What kind of phenomenon does it produce? Lahars? Pyroclastic flows? Is it a highly explosive volcano? How active is the volcano right now? Are there seismic swarms? Is it emitting hot volcanic gases? Is the edifice changing its shape?

In addition to the geophysics of a volcano, the team examined how many people live or work near it, plus the amount and type of infrastructure has been built up around it … power generation, port facilities, etc.

The team also considered the aviation exposure and how many flights a day pass through the volcanic airspace. A good example is the 2010 eruption of Eyjafjallajökull in Iceland which shut down European airspace for over a week and which ran up about a $10 billion impact cost.

The most recent volcano to erupt in California, Lassen Peak, sits in the middle of a region ready to blow. It is active and it will erupt again. The Lassen Volcanic Center has had at least 13 eruptions in the last 100,000 years. That does not sound like very often. It is a recurrence interval of about 7,500 years. However there have been three eruptions in the last 1,100 years.

Source: The Oregonian.

4000 années d’éruptions le long de la Chaîne des Cascades (Source: USGS)

Mont Baker (Photo: C. Grandpey)

Mont Hood (Photo: C. Grandpey)

Mont Rainier (Photo: C. Grandpey)

Mont St Helens (Photo: C. Grandpey)

Lassen Peak (Photo: C. Grandpey)

 

Le changement climatique menace les réserves gazières russes // Climate change threatens Russian gas reserves

drapeau-francaisC’est bien connu : la plupart des pays s’inquiètent vraiment du changement climatique quand des intérêts économiques ou financiers sont en jeu ; les populations viennent après. La Russie est un parfait exemple de cette approche dans la péninsule de Yamal, dans le nord de la Sibérie. Ce territoire s’étire sur environ 700 km ; il est bordé à l’ouest pas la Mer de Kara et à l’est par le Golfe d’Ob. La péninsule de Yamal recèle la majeure partie des réserves de gaz naturel russes, estimées à 20 milliards de tonnes dans l’Arctique russe.

Le problème à l’heure actuelle, c’est que les effets du changement climatique pourraient être catastrophiques pour la péninsule de Yamal. La hausse des températures accélère la fonte du permafrost, ce qui représente une menace pour les infrastructures locales. De plus, la hausse du niveau de la mer risque fort de faire disparaître la péninsule sous l’eau. Au cours des dernières années, plusieurs grosses compagnies pétrolières russes ont investi des sommes colossales dans l’exploitation du gaz naturel de Yamal. Aujourd’hui, ces compagnies font le forcing pour acquérir des licences afin d’exploiter le gaz le plus vite possible, pendant qu’il en est encore temps.

Source : The Barents Observer.

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drapeau-anglaisMost nations worry about climate change when their economic and financial interests are at stake. The populations come next. Russia is currently giving a good example of such an approach. The story is about the Yamal Peninsula in northern Siberia. It extends roughly 700 km and is bordered principally by the Kara Sea on the west and the Gulf of Ob on the east. The peninsula and surrounding areas hold the largest part of Russia’s gas resources which are estimated at 20 trillion cubic meters in the Russian Arctic.

The problem today is that the effects of climate change could be devastating for the Yamal Peninsula. Higher temperatures in the area accelerate the melting of the permafrost and consequently threatens local infrastructure. In addition, a higher sea level will ultimately put the flat peninsula under water. Several of Russia’s major petroleum companies have over the last years invested big sums in Yamal field development. Most of them today are rushing to get exploitation licenses in order to make the most of these gas resources as fast as possible.

Source : The Barents Observer.

yamal

Galapagos (Equateur / Ecuador): Un écosystème en danger // An endangered ecosystem

drapeau francaisOn peut lire en ce moment une foule d’articles sur les Galapagos suite à l’éruption du volcan Wolf sur l’île Isabela. L’éruption a suscité pas mal d’inquiétude pour le fragile écosystème, en particulier une colonie d’iguanes roses unique au monde. Par chance, la population d’iguanes et de tortues vit dans le nord-est de l’île et est donc hors de danger.

En fait, l’activité volcanique n’est pas la plus grande menace pour la région. Les éruptions font partie de l’écologie évolutive des Iles Galapagos. Il y a beaucoup plus de menaces anthropiques pour les espèces qui y vivent. Les espèces envahissantes, la surpêche, la pollution, la surpopulation et le tourisme non durable sont les menaces les plus importantes.
Le dernier recensement montre que plus de 26 000 personnes vivent sur l’archipel, site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le World Wildlife Fund (WWF) fait remarquer que les îles ne disposent pas de systèmes de tout à l’égout. Les effluents s’infiltrent donc dans le sol et dans la mer. Avec l’afflux de touristes, le paysage exceptionnel de Galapagos pourrait se trouver bouleversé. Il y a eu une explosion du nombre d’hôtels et de restaurants, avec un nombre grandissant de touristes susceptibles d’introduire des espèces envahissantes sur les îles. Les plantes et les animaux introduits représentent une grande menace pour les espèces indigènes, qui n’ont pas de prédateurs naturels et seraient sans défense face à de nouveaux. À une époque, on a estimé que 100 000 chèvres sauvages vivaient sur l’île Isabela et dévastaient l’écosystème par le surpâturage. Les services du parc ont fini par adopter un plan d’éradication systématique qui a été considéré comme un succès en 2005, lorsque la dernière chèvre sauvage a été exterminée sur l’île.
Source: ABC Nouvelles.

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drapeau anglaisA lot of articles can be read in the news about the eruption of Wolf volcano on Isabela Island in the Galapagos archipelago. The eruption triggered concerns for the fragile ecosystem, especially a unique colony of pink iguanas. However, as this population of iguanas and land turtles are in the northeast of Isabela, they are out of danger

Volcanic activity isn’t the biggest threat to the region. Volcanism and eruptions are a normal part of the evolutionary ecology on the Galapagos Islands. There are far more human-induced threats to the species that live there. Invasive species, overfishing, pollution, overpopulation and unsustainable tourism are more significant threats.
The latest census data shows more than 26,000 people live on the islands, a UNESCO world heritage site. The World Wildlife Fund indicates the islands do not have widespread public sewage systems. Sewage is left to seep into the ground and the sea. With the spike in tourism, the Galapagos’ exceptional landscape is in danger of being transformed. There has been an explosion in the number of hotels and restaurants, with an influx of tourists which creates more chances for invasive species to reach the islands. Introduced plants and animals represent a huge threat to native species, which lack natural predators and are defenseless to invasive predators. At one point, an estimated 100,000 feral goats lived on Isabela Island and devastated the ecosystem through overgrazing. The park service eventually was forced to adopt a radical eradication plan which was deemed a success in 2005 when the last feral goat was removed from Isabela Island.

Source: ABC News.

Galapagos

Les Iles Galapagos vues depuis l’espace  (Crédit photo:  NASA)

Kilauea (Hawaii / Etats Unis): La lave menace Kaohe // Lava has become a threat to Kaohe

drapeau francaisLe HVO prévoit de faire passer le niveau d’alerte concernant la coulée du 27 juin de « vigilance » à « alerte » car la lave pourrait atteindre Kahoe d’ici une semaine. Jim Kauahikaua, responsable de l’Observatoire, a déclaré mardi à une foule de plus de 100 personnes rassemblée à Pahoa que la lave atteindra probablement ce secteur mercredi ou jeudi. Le changement du niveau d’alerte pourrait aussi entraîner une demande d’évacuation de Kaohe qui est à environ 2 km du front de coulée. La Protection Civile prévoit de promulguer l’avis d’évacuation au moins cinq jours avant que la lave atteingne la localité.
Lors de la réunion, certaines personnes ont suggéré de dévier la coulée. Ce n’est pas envisagé car une telle initiative pourrait menacer une autre communauté autrement épargnée par la lave. Il y a aussi des préoccupations culturelles à prendre en compte. Les tentatives visant à bloquer la coulée de 1960 à Kapoho ont échoué.
Les responsables de la Protection Civile viendront frapper aux portes des habitations de Kaohe mercredi pour informer les habitants de la situation et savoir combien d’abris temporaires seront nécessaires. Des efforts sont également en cours pour déplacer le bétail et d’autres animaux.
Sources: HVO & Hawaii Tribune Herald.

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drapeau anglaisThe Hawaiian Volcano Observatory plans to soon increase the lava threat level from a watch to a warning as a lava flow could be a week away from reaching Kaohe Homesteads. Jim Kauahikaua, HVO scientist-in-charge, told a crowd of over 100 people at Pahoa on Tuesday evening the change will likely occur either Wednesday or Thursday. The threat level change also could prompt an evacuation request for Kaohe, which is about 2 km from the flow. Civil Defense plans to provide an evacuation notice at least five days before lava hits the community.
During the meeting, a couple people asked about diverting the flow. It is not being considered since such actions may threaten another community. There are also cultural concerns to consider. Attempts to block the 1960 flow from Kapoho failed.
Civil Defense will be knocking on doors in Kaohe on Wednesday to inform residents of the situation and find out how many need temporary shelter. Efforts are also underway to relocate livestock and other animals.
Sources: HVO & Hawaii Tribune Herald.