Mars 2026 encore trop chaud ! // March 2026 was still too hot !

Concentrations de CO2 : 429,37 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Mars 2026 a été le quatrième mois de mars le plus chaud jamais enregistré sur Terre, avec une température supérieure de 1,48 °C au niveau préindustriel. Le mois de mars le plus chaud jamais enregistré remonte à 2024, lors du dernier épisode El Niño.

Ce mois a également connu sa deuxième température de surface de la mer la plus élevée jamais enregistrée à l’échelle mondiale, signe probable d’une transition vers un phénomène El Niño. Cette transition est prévue par de nombreuses agences climatiques pour le second semestre 2026. La température moyenne de la surface de la mer en mars 2026, entre 60°S et 60°N, était de 20,97 °C. Le mois de mars le plus chaud jamais enregistré remonte à 2024, lors du dernier épisode El Niño.

Mars 2026 a été le deuxième mois de mars le plus chaud en Europe, et une grande partie du continent a connu des conditions plus sèches que la moyenne.

Ce mois a également été marqué par une forte chaleur et une sécheresse extrême dans d’autres régions du monde, notamment une vague de chaleur précoce et sans précédent dans certaines parties des États-Unis et du Mexique.

Dans l’Arctique, l’étendue maximale annuelle de la banquise et la moyenne mensuelle pour le mois de mars ont atteint des niveaux historiquement bas. L’étendue moyenne de la banquise en mars était inférieure de 5,7 % à la moyenne, un niveau jamais atteint pour ce mois.

Dans l’Antarctique, l’étendue mensuelle de la banquise était inférieure de 10 % à la moyenne de mars, un niveau qui ne figure pas parmi les dix plus faibles pour ce mois, après quatre années d’anomalies négatives beaucoup plus importantes en mars (de 20 % à 33 % en dessous de la moyenne).

Source : Copernicus.

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March 2026 was the fourth-warmest on Earth, at 1.48°C above pre-industrial levels.

March also had its second-warmest global sea surface temperature on record, reflecting a likely transition toward El Niño conditions. This transition is forecast by many climate centres for the second half of the year. The average sea surface temperature for March 2026 over 60°S–60°N was 20.97°C. The warmest March on record was in 2024 during the last El Niño event.

March 2026 was the second-warmest in Europe and much of the continent saw drier-than-average conditions. The month was also marked by severe heat and dry conditions in other parts of the world, including an unprecedented early heatwave in parts of the United States and Mexico.

In the Arctic, both the annual maximum sea ice extent and monthly average for March were the lowest on record.

In the Arctic, the average sea ice extent in March was 5.7% below average, the lowest on record for the month.

In the Antarctic, the monthly sea ice extent was 10% below the March average, ranking outside the ten lowest for the month, coming after four years of much larger negative anomalies in March (20% to 33% below average).

Source : Copernicus.

La montagne face au réchauffement climatique

Concentrations de CO2 : 431,32 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Un rapport publié le 15 janvier 2026 par le Ministère de la Transition Écologique attire l’attention sur les conséquences du réchauffement climatique dans les montagnes françaises. Il est intitulé « La montagne, en première ligne face au réchauffement climatique. »

Je ne m’attarderai ici que sur la première partie du rapport qui explique les conséquences directes du réchauffement climatique. La deuxième partie suggère des solutions pour faire face à une situation qui se dégrade rapidement. Vous pourrez lire l’ensemble du rapport ministériel en cliquant sur ce lien :

https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/dossiers-thematiques/milieux/montagne

Le rapport confirme ce que nous savons depuis pas mal de temps : les montagnes figurent parmi les zones de la planète qui se réchauffent le plus vite. Dans les Alpes et les Pyrénées françaises, les températures ont grimpé de + 2°C au cours du vingtième siècle, contre 1,7°C dans le reste de la France. Ce réchauffement a même atteint +2,5° C depuis 1900 dans les Alpes.
Selon les prévisions de Météo France, à 1 200 mètres d’altitude, au train où vont les choses, les températures augmenteraient de +3,4°C en hiver et de +4,7°C en été, contre +3°C et +4°C en moyenne nationale. Cela représente un réchauffement de 10 à 20 % supérieur à la moyenne française.

Évolution de la température moyenne annuelle dans les Alpes françaises (Source : Données HISTALP/Météo France)

Le recul glaciaire constitue la première manifestation spectaculaire du réchauffement climatique. Les glaciers alpins ont perdu 70% de leur volume depuis 1850, dont 10 à 20% depuis 1980 seulement. Comme je l’ai indiqué dans des notes précédentes, dans les Pyrénées le glacier d’Ossoue a vu sa surface fondre de 64% entre 1924 et 2019. Même dans les scénarios les plus optimistes, les experts prédisent la disparition des glaciers français, sauf à très haute altitude d’ici la fin du siècle.

Cette fonte s’accompagne de nouveaux dangers : effondrements glaciaires, formation de poches d’eau menaçant les populations, comme à St Gervais, Tignes ou Chamonix.

Le dégel du pergélisol fragilise également les parois rocheuses, multipliant les risques d’éboulements et de glissements de terrain. Dans les massifs du Mont-Blanc, des Écrins et de la Vanoise, plus du tiers des itinéraires sont devenus dangereux ou impraticables à certaines périodes de l’été.

Variation d’épaisseur (en mètres) des glaciers en France (Source : Association Moraine et IGE)

Avec des températures plus élevées, les épisodes de pluie deviennent plus fréquents au détriment des chutes de neige, et la neige présente au sol fond plus rapidement. Depuis cinquante ans, les massifs montagneux français ont déjà perdu près d’un mois d’enneigement. D’ici 2050, selon les prévisions de Météo France, les massifs de moyenne et basse altitude perdraient environ deux mois de neige au sol chaque hiver. En haute altitude, la saison d’enneigement raccourcirait d’un mois. Malgré ce recul général, quelques hivers généreusement enneigés resteront possibles, comme on l’a vu en 2025-2026. À l’horizon 2100, le bouleversement serait encore plus brutal. La présence de neige au sol deviendrait aléatoire à moyenne et basse altitude, rarement présente plus d’un mois consécutif. L’enneigement se limiterait à 1,5 à 3 mois dans les Alpes à 1800 m d’altitude, ne dépasserait pas 1,5 mois dans les Pyrénées à 1 800 m d’altitude. Dans le Massif central, à 1 200 mètres d’altitude, il se limiterait à seulement dix jours.

La baisse de l’enneigement menace directement la viabilité des stations de ski. Sans production de neige artificielle, 90% des stations présenteraient un risque très élevé de faible enneigement dès 2050, et 100% d’ici 2100. Toutefois, la neige artificielle trouve rapidement ses limites. Les fenêtres de froid nécessaires à sa production se réduisent avec le réchauffement. Après 2050, si le réchauffement planétaire dépasse 3°C, la neige de culture ne suffira plus à maintenir les conditions d’exploitation.

Le réchauffement climatique redistribue les précipitations en montagne. En hiver, les pluies s’intensifient et remplacent la neige, augmentant les risques de crues et de glissements de terrain. À l’inverse, les étés deviennent plus secs, privant les cours d’eau d’une ressource cruciale au moment où la demande est la plus forte. Au-delà du tourisme, c’est toute la ressource en eau qui est en jeu avec la raréfaction de la neige. En montagne, le manteau neigeux joue le rôle crucial de réservoir naturel. En fondant progressivement au printemps et en été, il alimente les cours d’eau au moment où les pluies se font rares et la demande plus forte. Sa diminution contribuera donc à réduire la disponibilité en eau dans de nombreuses régions, avec des répercussions sur le pastoralisme, l’hydroélectricité et l’ensemble des activités humaines.

Contrairement au manteau neigeux qui se recrée chaque hiver, les glaciers constituent des réserves d’eau douce accumulées sur des décennies, voire des siècles. En fondant graduellement l’été, ils régulent le débit des rivières lors des périodes les plus chaudes et les plus sèches. Leur disparition programmée ne menace pas seulement l’approvisionnement estival ; elle prive définitivement les bassins versants d’un tampon régulateur irremplaçable.

 La Mer de Glace, symbole de la catastrophe glaciaire dans les Alpes

El Niño : le retour // El Niño is back

Concentrations de CO2 : 431,28 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Toutes les quelques années, des variations dans l’océan Pacifique tropical affectent la météo à travers le globe. Ces variations font partie du cycle El Niño–Oscillation Australe (ENSO), qui alterne entre deux phases principales : El Niño, lorsque les eaux océaniques sont plus chaudes que la normale dans la partie orientale de l’équateur, et La Niña, lorsqu’elles sont plus froides.

Dans une note publiée le 24 février 2026, j’expliquais que le phénomène La Niña, qui avait considérablement affecté les conditions climatiques mondiales ces derniers mois, s’affaiblissait rapidement au-dessus de l’océan Pacifique tropical. Les dernières données océaniques et atmosphériques montraient que les anomalies froides dans le Pacifique s’atténuaient, notamment dans sa partie occidentale, ce qui indiquait que des changements importants du système météorologique mondial pourraient survenir en 2026.

C’est effectivement le cas. La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) viennent d’indiquer que le phénomène El Niño a de fortes chances de revenir « entre juin et août » prochains.

Alors qu’El Niño se produit tous les deux à sept ans, il est peu fréquent d’avoir deux El Niño si rapprochés, surtout s’ils sont de grande ampleur. L’épisode précédent avait été l’un des cinq plus intenses jamais enregistrés. L’ampleur de celui à venir reste incertaine, mais la NOAA établit déjà qu’il y a une chance sur trois qu’elle soit forte.

Le retour d’El Niño doit commencer par l’affaiblissement des alizés, des vents qui soufflent normalement d’est en ouest à travers le Pacifique tropical, de l’Amérique du Sud vers l’Océanie. Ces vents poussent et maintiennent les eaux chaudes vers l’ouest de l’océan, du côté asiatique, tandis que les eaux restent relativement froides près du continent sud-américain. Mais l’affaiblissement de ces vents entraîne un déplacement des eaux chaudes vers l’est du Pacifique, toujours au niveau de l’équateur, au large du Pérou.

Ce réchauffement des eaux de surface modifie toute la météo et les vents au-dessus de l’océan Pacifique, ce qui, par un effet domino, affecte les précipitations et les températures du globe. C’est pourquoi les années marquées par El Niño figurent souvent parmi les plus chaudes jamais enregistrées. Un épisode El Niño typique tend à provoquer une augmentation temporaire de la température moyenne mondiale de l’ordre de 0,1 à 0,2°C.

Au niveau global, les prévisions pour 2026 donnent des températures équivalentes ou un peu supérieures à 2025, qui était déjà chaude. La crainte porte surtout sur 2027, puisqu’on sait que les effets d’El Niño sont plus importants la deuxième année. On pourrait battre largement le précédent record de 2024. Il y a deux ans, le monde a dépassé pour la première fois le seuil de 1,5°C établi dans l’Accord de Paris pour le maintien de conditions vivables. Le plus inquiétant, c’est que la hausse de la température globale s’accompagne de nombreux événements météorologiques extrêmes.

El Niño se traduit généralement par des conditions plus sèches en Asie du Sud-Est, en Australie, en Afrique australe et dans le nord du Brésil, avec leurs lots de vagues de chaleur, de feux de forêt, des précipitations plus fortes et des inondations dans la Corne de l’Afrique, le sud des États-Unis, au Pérou et en Équateur. Selon les climatologues, il faut s’attendre en 2027 à des phénomènes extrêmes partout dans le monde, et particulièrement autour du Pacifique.

L’ensemble de ces phénomènes s’inscrit dans un contexte mondial de réchauffement climatique d’origine anthropique qui, lui aussi, fait grimper les températures et accentue les événements météorologiques extrêmes.

Source : NOAA, OMM.

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Every few years, variations in the tropical Pacific Ocean affect weather across the globe. These variations are part of the El Niño–Southern Oscillation (ENSO) cycle, which alternates between two main phases: El Niño, when ocean waters are warmer than normal in the eastern part of the equator, and La Niña, when they are colder.
In a post published on February 24, 2026, I explained that the La Niña phenomenon, which had significantly affected global weather patterns in recent months, was rapidly weakening over the tropical Pacific Ocean. The latest ocean and atmospheric data showed that cold anomalies in the Pacific were diminishing, particularly in its western part, indicating that significant changes to the global weather system could occur in 2026.
This is indeed the case. The National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) and the World Meteorological Organization (WMO) have just indicated that the El Niño phenomenon has a strong chance of returning between June and August.
While El Niño occurs every two to seven years, it is unusual to have two El Niño events so close together, especially if they are of significant magnitude. The previous episode was one of the five most intense ever recorded. The magnitude of the upcoming event remains uncertain, but NOAA has already established that there is a one in three chance that it will be strong.
The return of El Niño is supposed to begin with the weakening of the trade winds that normally blow from east to west across the tropical Pacific, from South America toward Oceania. These winds push and maintain warm waters toward the western side of the ocean, on the Asian side, while the waters remain relatively cool near the South American continent. But the weakening of these winds causes warm waters to shift eastward across the Pacific, still near the equator, off the coast of Peru.
This warming of surface waters alters the entire weather and wind patterns over the Pacific Ocean, which, through a domino effect, impacts global rainfall and temperatures. This is why El Niño years are often among the warmest ever recorded. A typical El Niño event tends to cause a temporary increase in the global average temperature of around 0.1 to 0.2°C.
Globally, forecasts for 2026 predict temperatures equivalent to or slightly higher than those of 2025, which was already a warm year. The main concern is 2027, since the effects of El Niño are known to be more pronounced in the second year. We could easily surpass the previous record set in 2024. Two years ago, the world exceeded for the first time the 1.5°C threshold established in the Paris Agreement for maintaining habitable conditions. Most worryingly, the rise in global temperature is accompanied by numerous extreme weather events. El Niño generally results in drier conditions in Southeast Asia, Australia, southern Africa, and northern Brazil, with their associated heat waves, forest fires, heavier rainfall, and flooding in the Horn of Africa, the southern United States, Peru, and Ecuador. According to climatologists, we should expect extreme weather events worldwide in 2027, particularly around the Pacific Ocean.
All of these phenomena are occurring within a global context of anthropogenic climate change, which is also driving up temperatures and intensifying extreme weather events.

Source: NOAA, WMO.

Vague de chaleur précoce aux États Unis // Early heat wave in the United States

Concentrations de CO2 : 429,12 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Nous ne sommes qu’en mars et une vague de chaleur intense frappe déjà une grande partie des États-Unis, tandis qu’Hawaï se remet à peine d’une tempête de kona de grande ampleur qui a causé des milliards de dollars de dégâts. Il ne fait guère de doute que le réchauffement climatique est à l’origine de tous ces événements.
Une vague de chaleur historique, en ce mois de mars, a donc battu des records mensuels dans des dizaines de villes de l’Ouest. Cette chaleur inhabituellement précoce s’est étendue à certaines régions des Grandes Plaines et persistera dans le Sud-Ouest ces prochains jours. Il fait si chaud que certains skieurs ont été aperçus torse nu dans les stations de ski du Colorado.
À ce jour, au moins 125 villes des États Unis ont déjà égalé ou battu des records de chaleur pour un mois de mars. Par exemple, Phoenix a établi un record absolu de température le 19 mars avec 40,5 °C, et l’a battu à nouveau le 20 mars. Las Vegas a battu son record de chaleur avec 36 °C. La Vallée de la Mort a également battu son record pour un mois de mars avec 40,5 °C. Les précédents records remontaient au 26 mars 2022 et au 19 mars 2026. L’aéroport de San Francisco a également battu son record pour un mois de mars avec une température de 31,6 °C, dépassant ainsi le précédent record de 29,4 °C établi en mars 1953.
Le Service météorologique national a émis des alertes et des avis de chaleur extrême pour le Sud-Ouest, notamment pour Phoenix et Las Vegas. La chaleur ne se limitera pas au Sud-Ouest ; elle s’étendra à une grande partie de l’Ouest, touchant certaines régions des Grandes Plaines et du Sud, et devrait même atteindre certaines parties du Sud-Est.

Évolution de la vague de chaleur dans les prochains jours (Source : National Weather Service)

Selon le Service météorologique national, cette vague de chaleur est due à une dorsale de haute pression, également appelée dôme de chaleur, stationnée au-dessus de l’Ouest. Ce dôme de chaleur est d’une intensité record pour un mois de mars ; il est comparable à ceux observés habituellement en juin.
Il est remarquable de noter qu’il ne s’agit pas de records pour une journée précise. Cette vague de chaleur pourrait établir des records pour d’autres journées de mars dans plus de 140 villes, de la Californie au Montana, en passant par le Dakota du Sud et le Texas.

Une grande partie de l’Ouest américain vient de connaître l’hiver le plus chaud jamais enregistré. Il a déjà réduit le manteau neigeux à son plus bas niveau depuis au moins vingt ans, des Rocheuses du Colorado aux Cascades de l’Oregon. Le National Water and Climate Center.fait remarquer qu’au Colorado, le manteau neigeux est à son plus bas niveau pour un mois de mars depuis 40 ans.
Après des chutes de neige de plusieurs dizaines de centimètres début février 2026, le manteau neigeux de la Sierra Nevada californienne n’atteint plus que 42 % de la moyenne pour cette période de l’année. La fonte des neiges au printemps et en été fournit généralement 30 % des ressources en eau de l’État. Heureusement, les réservoirs californiens sont plus remplis que la moyenne grâce aux récentes années humides. La vague de chaleur actuelle va encore réduire le manteau neigeux déjà insuffisant de l’Ouest. Cela pourrait entraîner une aggravation de la sécheresse dans le Sud-Ouest et un risque accru d’incendies au début de l’été, avant l’arrivée de la mousson.

Évolution de l’eau de neige dans le Colorado (Source : National Water and Climate Center)

Selon une analyse de Climate Central, l’ampleur de cette vague de chaleur, pour un mois de mars, a été rendue au moins cinq fois plus probable en raison du réchauffement climatique.

Source : médias d’information américains.

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We are only in March and a severe heat wave is affecting a large portion of the United States, while Hawaii is barely coming out of a kona low, a large-scale storms that caused several billion dollars of damage. There is little doubt that global warming is behind all these events.

A historic March heat wave has already smashed monthly records in dozens of cities in the West. This unusually early heat has spread into parts of the Plains and will have staying power in the Southwest into next days. It’s so warm some skiers were seen shirtless on the Colorado ski resorts.

So far, at least 125 cities have already tied or set new March record highs from this heatwave. For instance, Phoenix set its all-time record high for March on March 19th with a temperature of 40.5°Cs, and they hit it again on March 20th. Las Vegas broke its all-time hottest March high when they hit 36..°C Death Valley broke their hottest March as well with 40.5°C. The previous record dates back to March 26, 2022 and March 19, 2026. San Francisco Airport also broke their all-time March high when it hit 31.6°C, breaking their previous of 29.4°C set in March 1953.

The National Weather Service has issued extreme heat warnings and heat advisories in the Southwest, including Phoenix and Las Vegas. It will not only remain in the Southwest but has also spread throughout much of the West into parts of the Plains and South, eventually reaching parts of the Southeast.

According to the National Weather Service, the reason for this heat wave in particular has to do with the ridge of high pressure, also known as a heat dome, that is parked over the West.

This heat dome is record-breaking for March, comparable in strength to ones we see in June.

These are notrecords set for a specific calendar day. This heat wave could set records for any March day in over 140 cities from California to Montana to South Dakota to Texas.

The warmest winter on record in much of the West has already left snowpack at its lowest levels in at least two decades from the Rockies of Colorado to the Oregon Cascades. Colorado’s snowpack is at its lowest for any mid-March in the last 40 years, according to the National Water and Climate Center.

After tens of centimeters of snowfall in early February 2026, California’s Sierra snowpack has since dwindled to only 42% of average for this time of year. Melting snow in spring and summer typically supplies 30% of the state’s water. Fortunately, the state’s reservoirs are higher than average due to recent wet years. This heat wave will further deplete the already paltry snowpack in the West. That could lead to an expansion of drought in the Southwest and higher fire danger early this summer before the summer monsoon kicks in.

According to an analysis by Climate Central, the magnitude of this heat wave by March standards has been made at least five times more likely by global warming.

Source : U.S . news media.