Des explosifs autour du Mont St Helens! // Explosives around Mount St Helens!

drapeau francaisDepuis l’éruption du Mont Saint Helens il y a 34 ans, les scientifiques essayent de comprendre le fonctionnement du volcan.

Cet été, en utilisant des techniques mises au point par l’industrie pétrolière, les chercheurs vont faire sauter des charges explosives enfouies à 25 mètres de profondeur dans une vingtaine de puits forés autour de la montagne. Ils enregistreront alors l’énergie sismique des explosions sur des milliers de sismomètres portables. L’objectif est de « mieux comprendre comment le magma se fraye un chemin jusqu’au cratère du Mont St. Helens à partir de la zone où les plaques tectoniques entrent en collision et où se forme le magma, à quelque 100 kilomètres sous la surface de la Terre ».
L’expérience, d’un coût de 1 million de dollars, fait partie d’un projet de 3 millions de dollars financé en grande partie par la National Science Foundation. En plus des tests avec les explosifs, des spécialistes d’autres disciplines feront des expériences en utilisant des capteurs très sensibles pour enregistrer l’activité sismique naturelle du volcan. Ils vont aussi examiner les propriétés magnétiques et électriques des roches en profondeur, ce qui, selon eux, sera très utile pour identifier le magma.
L’objectif du projet est aussi de «voir» sous le St. Helens et d’observer la zone où la plaque Juan de Fuca s’enfonce sous la plaque nord-américaine. Cette zone de subduction des Cascades est une région qui peut produire des séismes de M 9 lorsque les plaques glissent ou se brisent.
D’un point de vue volcanique, les scientifiques espèrent savoir si le magma s’accumule dans un réservoir dans la croûte ou bien s’il se fraye un chemin vers le haut en suivant un conduit unique et étroit, ou encore s’il fait étape dans une ou plusieurs poches en cours de route. Les réponses à ces questions sont importantes car elles permettraient de mieux interpréter les signaux émis par le volcan lorsque le magma entre en mouvement. Cette connaissance pourrait permettre de prédire les éruptions du Saint- Helens mais aussi d’autres volcans de la chaîne des Cascades, voire du monde entier.

Source : The Herald of Everett.

 ———————————————

Ever since Mount St. Helens’ eruption 34 years ago, scientists have tried to understand how the volcano works.

This summer, using techniques developed by the oil industry, researchers are preparing to set off explosive charges buried in two dozen 25-metre-deep wells drilled around the mountain. They’ll record the seismic energy of the explosions on thousands of portable seismometers. The goal is “to see with greater clarity the details of how magma makes its way to Mount St. Helens’ crater from the area where tectonic plates collide and the magma is created, some 100 kilometres beneath the surface”.

The $1-million experiment is part of a $3-million project, funded mostly by the National Science Foundation. In addition to the explosive testing, specialists in other disciplines are preparing for experiments using enhanced receptors for naturally occurring seismic activity. They’ll also examine the magnetic and electrical properties of rock deep beneath the volcano, which scientists say is a useful guide to identifying magma.

The goal is also to “see” deep below St. Helens to the area where the Juan de Fuca tectonic plate from the Pacific is forced under the North America plate. This Cascade “subduction zone” also is the area that can produce M 9 earthquakes when the plates slip or break.

From a volcanic point of view, scientists hope to understand whether the magma pools in a reservoir at the crust, if it makes its way upward in a single, narrow pipelike conduit or if it collects in one or more underground ponds along the way. Finding answers is important because it will help to better interpret the volcano’s signals when magma is on the move. That knowledge might also help predict eruptions not only at St. Helens but also at other volcanoes in the Cascade Range and around the world.

Source : The Herald of Everett.

St-Helens-blog

Le Mont St Helens  (Photo:  C.  Grandpey)

 

L’éruption du Kilauea va-t-elle prendre une nouvelle tournure? // Is the Kilauea eruption going to change?

drapeau francaisUn épisode prolongé de dégonflement a commencé le 10 mai sur le Kilauea et se poursuit en ce moment. Les inclinomètres au sommet ont enregistré près de 4 microradians de déflation de l’édifice volcanique. Comme d’habitude, le premier effet visible est une baisse du niveau de la lave dans le cratère de l’Halema’uma’u. Il se situe actuellement à environ 52 mètres sous la lèvre, contre 35 mètres environ avant la phase de déflation.
L’accroissement de la sismicité sous la zone sommitale reflète probablement une forte pression du magma. Soixante-cinq séismes ont pu être localisés sous le volcan le 11 mai.
Dans le même temps, il n’y a aucune activité sur le plancher du cratère du Pu’uO’o. L’activité a cessé dans la partie supérieure du flanc nord et une seule petite sortie de lave peut être observée sur le flanc sud. Cette diminution d’activité est probablement en relation directe avec le dégonflement continu du cône.
Tous ces événements montrent qu’un changement est peutêtre en train de se produire au niveau de l’activité volcanique qui a été relativement stable au cours des derniers mois. À mon avis, il y a deux scénarios possibles. 1) Le dégonflement peut arrêter et s’inverser, avec une nouvelle inflation, comme ce fut le cas il y a quelques mois, quand la situation était assez similaire. 2) Si l’augmentation de la sismicité est le signe d’une forte pression du magma, la lave pourrait sortir quelque part le long de l’East Rift Zone, comme il l’a fait lors de l’éruption de Kamoamoa en mars 2011.

 —————————————

drapeau anglaisA long deflationary event started on May 10th on Kilauea volcano and is going on at the moment. The summit tiltmeters are recording almost 4 microradians of deflationary tilt. As usual, the first visible effect is a drop of lava within Halema’uma’u Crater. Its level currently lies about 52 metres beneath the rim, versus 35 metres or so before deflation.

Increased seismicity beneath the summit area probably reflects high magma pressure there. Sixty-five earthquakes were strong enough to be located beneath the volcano on May 11th.

Meantime, there is no lava activity on the Pu`u `O`o crater floor; activity has stopped on the upper north flank of the cone and only one minor breakout can be observed on the south flank lobe. The decrease in activity is probably a direct response to the ongoing deflation of the cone.

All these events show that a change may be taking place in volcanic activity which has been quite steady during the past months. In my opinion, there are two possible scenarios. 1) Deflation may stop and reverse to inflation, as it did a few months ago when the situation was quite similar. 2) If the increase in seismicity is the sign of high magma pressure, lava might come out somewhere along the East Rift Zone, as it did during the Kamoamoa eruption in March 2011.

Une éruption dans les Iles Mariannes du Nord ? // An eruption in the Northern Mariana Islands ?

drapeau francaisD’après le site web Big Island Now (http://bigislandnow.com/), les instruments ont enregistré une forte activité sismique au cours de la semaine dernière en provenance d’un volcan sous-marin près de l’île Farallon de Pajaros, dans les Iles Mariannes du Nord.
Il est presque certain que ces signaux sismiques sont le signe une éruption. Des explosions sous-marines ont été entendues par des plongeurs qui effectuaient des recherches sur les récifs coralliens de la région. Ils ont même ressenti les ondes de choc produites par les explosions. L’une des plus puissantes a résonné à travers la coque du navire de base de la NOAA, ce qui a conduit l’équipage à penser que quelque chose d’anormal s’était passé à bord. Une vaste nappe de soufre a également été signalée sur la côte sud-est de Farallon de Pajaros.
La source la plus probable de l’activité en cours est Ahyi, un volcan sous-marin situé à environ 20 km au sud-est de Farallon de Pajaros. Le sommet d’Ahyi se trouve à moins de 64 mètres de la surface de l’océan et on possède déjà plusieurs rapports d’éruptions possibles de ce volcan dans les temps historiques, la plus récente étant en 2001.

En cliquant sur ce lien, vous obtiendrez une nouvelle perspective du volcan Ahyi et vous pourrez même plonger sous la surface de l’océan!:

http://gmap3d.com/?place=Ahyi&r=3dmap

 ——————————————

drapeau anglaisAccording to the website Big Island Now (http://bigislandnow.com/), seismometers recorded high levels of seismicity during the past week from an undersea volcano near the island of Farallon de Pajaros in the Northern Mariana Islands.

The seismic signals almost certainly herald an eruption. Submarine explosions were heard by scuba divers who were conducting coral reef research in the area. The divers even felt the shock waves from the explosions, and one of the most powerful ones reverberated through the hull of the NOAA base ship, leading the crew to think something had happened to the ship. A large sulphur slick was also reported on the southeast coastline of Farallon de Pajaros.

The most likely source of the current activity is Ahyi seamount, about 20 km southeast of Farallon de Pajaros. Ahyi rises to within 64 metres of the ocean surface and is associated with several reports of possible eruptions in historical times, the most recent in 2001.

By clicking on this link, you’ll get a new perception of Ahyi volcano and even plunge beneath the surface of the ocean!:

http://gmap3d.com/?place=Ahyi&r=3dmap

Marianas-blog

Source: National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

Nicaragua: Pas de risque éruptif? // Nicaragua: No eruptive risk?

drapeau francaisAprès la série de séismes qui a frappé le Nicaragua au cours de la semaine passée et les craintes que certains volcans puissent se réveiller, les autorités nicaraguayennes ont déclaré qu’ »il n’y a aucune preuve scientifique » d’une éruption imminente du Momotombo et de l’Apoyeque malgré l’activité sismique récente enregistrée le long des lignes de failles.
Dans un rapport publié par la Sécurité Civile du Nicaragua ( SINAPRED ), une équipe d’experts nationaux et étrangers a indiqué que l’activité sismique actuelle « pourrait conduire à des scénarios futurs d’activité volcanique » au nord de Managua, mais qu’il n’y avait aucune preuve d’une éruption immédiate.
Les scientifiques font remarquer qu’il n’y a pas de modification de la qualité de l’eau dans les cratères des volcans et dans les puits à proximité. On ne relève pas non plus d’émissions de dioxyde de soufre, et pas de changement dans la morphologie des volcans, ce qui signifie qu’une éruption est peu probable à court terme.
Cependant, le rapport indique que l’augmentation spectaculaire de l’activité sismique de la semaine dernière ressemble fortement aux « centaines de séismes » qui ont précédé l’éruption du volcan Cerro Negro en 1999.
Le rapport du SINAPRED indique que l’activité sismique entre le Momotombo et l’Apoyeque semble diminuer, mais les autorités n’excluent pas la possibilité de nouvelles répliques avec des magnitudes entre M 5 et M 6.
Les scientifiques ont déclaré que l’activité sismique avait eu lieu le long d’une ligne de failles de 20 km au nord de Managua, entre Nagarote et Mateare, région qui a subi le plus gros des dégâts du tremblement de terre de M 6,2 le 10 Avril dernier.
Les scientifiques ont également pris en compte la récente « déformation » de la berge du lac de Managua, qui a fait reculer l’eau dans le lac. Ils disent continuent à étudier la situation mais pensent que c’est « un aspect secondaire de l’importante activité sismique dans la région. » Le rapport indique que les températures moyennes de l’eau du lac sont considérées comme normales et que la hausse des températures évoquée précédemment pourrait être due à la présence de sources chaudes dans différentes parties du lac.
Le rapport recommande de maintenir le Nicaragua en état d’alerte et recommande à l’Institut Nicaraguayen d’Etudes Territoriales (INETER) d’ »intensifier le travail de recherche pour aboutir à une meilleure connaissance des risques sismiques. »

Source : Nicaragua Dispatch.

 ————————————————-

drapeau anglaisAfter the series of earthquakes around Nicaragua over the past week and the fears that some of the volcanoes in the country might erupt, Nicaraguan authorities said “there’s no scientific evidence” of a pending eruption of Momotombo and Apoyeque volcanoes despite recent earthquake activity along nearby fault lines.

In a report released by Nicaragua’s Disaster Response Agency (SINAPRED), a team of national and foreign experts say the current seismic activity “could lead to future scenarios of volcanic activity” north of Managua, but there’s no evidence of an immediate eruption.

The scientists say there’s no variation to the water quality in the volcanic craters and nearby wells, no emission of sulfur dioxide, and no change to the structure of volcanoes, which means an eruption is unlikely to occur in the short term.

However, the report says the dramatic increase in seismic activity over the past week is similar to the “hundreds of earthquakes” that preceded the 1999 eruption of Cerro Negro volcano.

The SINAPRED report says seismic activity between Momotombo and Apoyeque appears to be diminishing, but authorities are not ruling out the possibility of additional aftershocks with magnitudes between M 5 and M 6.

Scientists said the current earthquake activity has occurred along a 20-km fault line north of Managua, between Nagarote and Mateare, which suffered the brunt of the damage from the M 6.2 quake on April 10th.

Scientists also note the recent “deformation” of the coastline of Lake Managua, which caused the water to recede in the lake. They say they’re investigating the matter, but think it’s “secondary to the high amount of seismic activity in the region.” The report says the overall water temperatures in the lake are considered normal, and said earlier claims of rising temperatures could be due to natural hot springs found in different parts of the lake.

The report recommends that Nicaragua remain on high alert and is calling on the Nicaraguan Institute of Territorial Studies (INETER) to “significantly increase their investigations to generate better knowledge of the seismic risks.”

Source : Nicaragua Dispatch.

Momotombo-blog

Le Momotombo et le lac de Managua (Crédit photo: Wikipedia)