Le Mont Paektu (Corée du Nord / Chine) // Mount Paektu (North Korea / China)

drapeau-francaisDans des notes rédigées en 2011 et 2014, j’ai écrit que la Corée du Nord avait proposé de mener des recherches avec la Corée du Sud sur l’activité volcanique du Mont Paektu (également appelé Baekdu, ou Baitu shan en chinois), considéré comme sacré par la Corée du Nord. Le Mont Paektu, qui se trouve sur la frontière avec la Chine, a connu sa dernière éruption en 1903. Avant cela, un événement majeur a eu lieu en 946 après JC. Les cendres volcaniques avaient alors atteint le Japon. Surnommé « Eruption du Millénaire », l’événement est en général classé au niveau 7 sur l’indice d’explosivité volcanique (VEI). L’éruption a modifié le paysage de façon spectaculaire, laissant derrière elle un cratère de près de 5 kilomètres de diamètre dans lequel on peut aujourd’hui admirer le Lac du Paradis. Le volcan reste actif et la région enregistre régulièrement une activité sismique.
Le Mont Paektu a récemment montré des signes d’agitation qui inquiètent les autorités nord-coréennes. Comme les scientifiques coréens ne savent que peu de choses sur le volcan, leurs homologues occidentaux ont obtenu une autorisation exceptionnelle d’accès au Mt Paektu pour déterminer si – ou quand – il pourrait se réveiller. C’est ainsi qu’en 2011 les scientifiques américains Hammond et Clive Oppenheimer ont été invités par le gouvernement de Pyongyang à travailler sur le Mt Paektu avec des scientifiques locaux suite à une série de petits séismes qui avaient fait craindre une prochaine éruption. Toutefois, l’équipe n’a pas pu se rendre de nouveau sur le volcan avant 2013 en raison des sanctions internationales et les difficultés d’obtention des autorisations pour l’importation de matériel.
De nouveaux signes récents d’activité du Mt Paektu ont fait venir – de nouveau à titre exceptionnel – une équipe scientifique internationale. Des chercheurs occidentaux, chinois, et nord-coréens ont déployé pour la première fois six sismomètres sur le versant nord-coréen du volcan afin mieux comprendre son comportement.

Il s’avère que la roche à l’intérieur du Mt Paektu n’est pas solide dans sa totalité. Il existe une zone importante de fusion partielle dans la croûte directement en dessous du volcan. Toutefois, cela ne signifie pas forcément que le volcan va connaître une éruption à court terme. Les chercheurs s’efforcent de déterminer le volume de magma stocké sous l’édifice, ainsi que son comportement dans le système d’alimentation en amont.
La prochaine étape consistera à étudier l’histoire de ce volcan après l’ « Eruption du Millénaire. » En effet, les caractéristiques des éruptions antérieures pourraient permettre aux scientifiques de prévoir la fréquence et l’intensité des éruptions futures.

Source : Presse internationale.

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drapeau-anglaisIn notes written in 2011 and 2014, I wrote that North Korea had proposed conducting research with South Korea on volcanic activity at Mount Paektu (also called Baekdu, ou Baitu shan in Chinese), considered sacred by the North.  Mount Paektu, which borders China, last erupted in 1903. Before that, a major event took place in 946 AD. Volcanic ash even reached Japan. Dubbed the « Millennium Eruption, » the explosion could be rated 7 on the Volcanic Explosivity Index. It changed the landscape dramatically, leaving behind a 5-km-wide crater, today known as Heaven Lake. The volcano remains active, with the region regularly registering regular quake activity.
Mount Paektu has recently been showing signs of life that worry North Korean authorities. As Korean scientists know little about the volcano, western scientists have been given extraordinary access to determine if — or when — it could wake up. Thus, American scientists Hammond and Clive Oppenheimer were invited by the government in Pyongyang to work with local scientists after small earthquakes beneath the volcano stirred fears it could erupt. But the team could not visit again the mountain until 2013 because of international sanctions and the convoluted process of obtaining the proper licenses for importing equipment.

More recent signs of activity at Mt Paektu have led an unprecedented international scientific study of the mountain. A team of Western, Chinese, and North Korean scientists deployed six seismometers on the North Korean side of the volcano for the first time, in an effort to better understand the volcano

It turns out the rocks below Mt. Paektu aren’t completely solid. There is a significant region of partial melt in the crust directly beneath the volcano. However, this does not mean the volcano will erupt in the short term. Researchers are still determining how much magma is stored and exactly how it fits into the plumbing of the volcano.

The next step will be to investigate the history of this volcano, beyond the Millenium Eruption. The characteristics and frequency of previous eruptions could help scientists predict future eruptions and how severe they might be.

Source : International press.

Baekdu

Cratère du Mt Paektu et Lac du Paradis (Crédit photo: Wikipedia)

L’activité sismique en Islande // Seismic activity in Iceland

drapeau-francaisUn séisme de M 4,2 a été enregistré à 3,5 km sous la bordure septentrionale du Bárðarbunga à 00:10 TU le 8 avril 2016. C’est le séisme le plus fort depuis la fin de l’éruption dans l’Holuhraun en février 2015. A 16:29 TU, le Met Office islandais (IMO) a enregistré 12 répliques, dont une de M 3,5 à une profondeur de 4,3 km.
Ces événements sismiques ne semblent pas annoncer une nouvelle activité éruptive. Aucun signe de mouvements de lave n’a été enregistré. Il s’agit probablement de réajustements en profondeur dans le sillage de la dernière éruption. Le Met Office avait déjà détecté deux séismes dans le même secteur le 3 avril, avec des magnitudes de M 3.4 et M 3.0.
Le Bárðarbunga se trouve dans la partie nord-ouest de la calotte glaciaire du Vatnajökull. Sa caldeira de 11 kilomètres de diamètre est recouverte d’une épaisseur de glace d’environ 850 mètres. Si une éruption sous-glaciaire devait se produire, il y aurait la menace immédiate de fonte de la glace avec le déclenchement d’énormes jökulhlaup (crues glaciaires) comme ceux de Kelduhverfi au 17ème siècle, qui ont probablement été provoqués par une éruption du Bárðarbunga.
Source: Icelandic Met office / The Watchers.

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drapeau-anglaisAn M 4.2 earthquake was registered 3.5 km under northern edge of Bárðarbunga volcano at 00:10 UTC on April 8, 2016. This is the strongest quake since the end of the Holuhraun eruption in February 2015. By 16:29 UTC, the Icelandic Met Office (IMO) registered 12 aftershocks, the most powerful of which was M 3.5 at a depth of 4.3 km.

The events do not seem to herald any new eruptive activity. There has been no sign of lava movements connected to the earthquakes. There were two earthquakes in the same location on April 3rd, measuring M 3.4 and M 3.0 on the Richter scale.

Bárðarbunga is located in the northwestern Vatnajökull ice cap. Its 11-kilometre-wide caldera is covered with approximately 850 metres of ice. Should there be an eruption of this subglacial volcano, there would be the immediate threat of ice melting and huge jökulhlaup (glacial outburst flood). The large jökulhlaup in Kelduhverfi in the 17th century is believed to be related to volcanic activity in Bárðarbunga.

Source: Icelandic Met Office / The Watchers.

Bardar

L’activité sismique sur le Vatnajökull le 8 avril 2016 (Source: IMO)

Pavlof (Alaska): Déclin de l’éruption

drapeau francaisL’activité éruptive du Pavlof a diminué de façon significative à partir d’hier vers 12h30 (heure locale) et on n’observe plus d’émissions de cendre au sommet du volcan sur les images satellites. En conséquence, l’AVO a abaissé la couleur de l’alerte aérienne à Orange. La sismicité a retrouvé un niveau relativement bas, tandis que le tremor est légèrement supérieur à la normale. Le nuage de cendre s’étire entre la mer de Béring et l’intérieur de l’Alaska. Il peut encore présenter un danger pour le trafic aérien.

Bien que l’intensité de l’éruption ait diminué, les conditions peuvent changer à tout moment. Des émissions de cendre importantes peuvent reprendre sans prévenir et affecter la zone à proximité immédiate du volcan.
Source: AVO.

Alaska Airlines a dû annuler 41 vols à cause de l’éruption, bloquant 3300 passagers dans les aéroports.

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drapeau anglaisEruptive activity at Pavlof volcano has declined significantly starting Sunday at about 12:30 pm (local time) and continuous ash emission from the summit vent is not being observed in satellite imagery. Thus, AVO has lowered the Aviation Color Code to ORANGE. Seismicity has dropped to low levels. The tremor is still slightly above background. A drifting ash cloud extending from the southern Bering Sea into interior Alaska is still present and may pose a hazard to air travel.

However, although the intensity of the eruption has diminished, conditions might change at any time and significant ash emissions may resume with little to no warning and affect the area in the immediate vicinity of the volcano.

Source: AVO.

Because of the eruption, Alaska Airlines cancelled 41 flights, which affected 3,300 passengers.

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Le Pavlof lundi en début d’après-midi (Crédit photo: AVO)

Sangay (Equateur / Ecuador): Hausse de la sismicité // Increase in seismicity

drapeau francaisLes derniers rapports de l’Institut de Géophysique indiquent que l’on observe depuis quelque temps une augmentation de la sismicité sur le Sangay, comme on peut le voir sur le document ci-dessous. Cette séismicité relativement importante se traduit par des événements longue période et des signaux montrant de petites explosions, ainsi que des épisodes de tremor. L’Institut contrôle étroitement la situation.

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drapeau anglaisThe Geophysics Institute’s latest reports indicate an increase in activity at Sangay volcano, as can be seen in the document here below. Seismic has risen significantly, with long period events and some signals showing small explosions, as well as episodes of tremor. The Institute is closely monitoring the situation.

sangay

Source: Instituto Geofisico