Essaim sismique à Grimsey (Islande) // Seismic swarm at Grimsey (Iceland)

Située juste sur le cercle polaire arctique, dans le nord de l’Islande, Grimsey a une population de 90 habitants. Des séismes sont souvent enregistrés sur cette petite île qui est située sur la zone de fracture de Tjörnes, le long de la dorsale médio-atlantique.
Un essaim sismique particulièrement intense y est observé depuis une semaine, avec plus de 1100 événements détectés depuis le 14 février 2018. Le plus significatif avait une magnitude de M 4.1 le 15 février, à environ 10 km à l’ENE de Grimsey, à une profondeur de 10 km. Un séisme de magnitude M 3,2 s’est également produit dans la même zone, suivi de deux autres d’une magnitude supérieure à M 3, toujours le même jour.
Selon l’Icelandic Met Office (IMO), il n’y a aucun signe d’activité volcanique. Une telle sismicité se produit périodiquement dans ce secteur qui fait partie de la zone de fracture de Tjörnes. En conséquence, de nouvelles secousses sont possibles pendant les prochains jours.
La dernière éruption dans la région remonte à 1868.
Les cartes ci-dessous montrent 1) l’intensité de l’essaim sismique en cours et 2) l’emplacement de son activité le long de la zone de fracture de Tjörnes qui fait partie de la zone d’accrétion entre les plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne.
Sources: OMI, Iceland Review, CSEM / EMSC.

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Located right on the Arctic Circle to the north of Iceland, Grimsey has a population of 90. Earthquakes are often recorded on this small island which is located on the Tjörnes Fracture Zone, on the Mid-Atlantic Ridge.

An intense earthquake swarm has been observed for the past seven days, with more than 1100 events detected since February 14th, 2018. The largest quake measured M 4.1 on February 15th, about 10 km ENE of Grimsey, at a depth of 10 km. An M 3.2 earthquake also occurred in the same area, followed by two events above M 3, still on that same day.

According to The Icelandic Met Office (IMO), there are are no signs of any volcanic activity. Similar seismicity periodically occurs along this area which is part of the Tjörnes Fracture Zone. As a consequence, more seismicity cannot be excluded.

The last known eruption in the area was in 1868.

The maps below show 1) the intensity of the ongoing seismic swarm and 2) the location of theis activity along the Tjörnes Fracture Zone, part of the accretion zone between the North American and Eurasian tectonic plates.

Sources: IMO, Iceland Review, CSEM/EMSC.

Source: IMO

Source: CSEM/EMSC

Turrialba et Tenorio (Costa Rica)

Jusqu’à présent cette année, le Turrialba avait montré un faible niveau d’activité avec quelques émissions de cendre sporadiques qui ne dépassaient généralement pas quelques centaines de mètres de hauteur. Cependant, dans la matinée du 6 février 2018, l’OVSICORI a enregistré une éruption significative avec une colonne de cendre qui a atteint 1000 mètres au-dessus du cratère. Cette activité s’est poursuivie pendant près d’une heure, et une autre éruption de moindre intensité a été enregistrée à 8 h 32. Le vent a envoyé la cendre vers plusieurs localités de San Jose, ainsi que vers certains secteurs de la province de Heredia.

Dans le même temps, les scientifiques étudient la sismicité du Tenorio. Il est considéré comme un volcan en sommeil ou inactif; cependant, la zone présente six failles qui génèrent une activité sismique. Cette année, l’activité sismique a augmenté, et depuis le 9 janvier 2018, la zone connaît un essaim comprenant 505 secousses de différentes magnitudes, avec des événements de M 4,5 et M 5,0.
La situation a attiré l’attention des scientifiques du Réseau National de Sismologie qui cherchent à savoir si les séismes ont un lien avec le mouvement de fluides ou de magma sous le volcan.

Source: The Costa Rica Star.

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Up to now this year Turrialba had kept a low level of activity with only some ash emissions that did not usually exceed a few hundred metres above the crater. However, in the morning of February 6th, 2018, OVSICORI registered a significant eruption with a column that reached 1000 metres above the crater. This activity continued for almost one hour, and another smaller eruption was registered at 8:32 a.m. The winds sent the volcanic ash to several communities in San Jose, and also some areas of the province of Heredia.

Meantime, scientists are studying seismicity at the Tenorio Volcano. It is classified as a dormant or inactive volcano; however, the area presents six seismic faults which generate seismic activity. This year, seismic activity has been increasing, and since January 9th, 2018, the area has been affected by an earthquake swarm that registered 505 events of different magnitude, with events of M 4.5 and M 5.0.

The situation has raised the alert of scientists of the National Seismology Network who are working on finding out whether the earthquakes have any link to the movement of volcanic fluids beneath the volcano.

Source: The Costa Rica Star.

Episode éruptif avec émission de cendre sur le Turrialba

Nouvelles du Sabancaya (Pérou) // News of Sabancaya (Peru)

Le dernier bulletin de l’INGEMMET pour la semaine du 29 janvier au 4 février 2018 indique que l’activité du Sabancaya connaît une baisse pour la deuxième semaine consécutive. On observe une moyenne de 22 explosions par jour. La sismicité est essentiellement dure à des mouvements de fluides sous l’édifice volcanique. Lors des explosions, les panaches de cendre montent en général à environ 3500 mètres au-dessus du cratère. Les inclinomètres révèlent que le volcan connaît une phase de déflation. Les émissions de SO2 atteignaient 3388 tonnes par jour le 31 janvier 2018.

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INGEMMET’s latest update for the week January 29th to February 4th, 2018 indicates that Sabancaya’s activity has been declining for the second week in a row. There is an average of 22 explosions per day. Seismicity is essentially caused by movements of fluids beneath the volcanic edifice. During explosions, ash plumes usually rise about 3,500 metres above the crater. Inclinometers reveal that the volcano is experiencing a phase of deflation. SO2 emissions reached 3;388 tonnes per day on January 31st, 2018.

Séquence éruptive sur le Sabancaya le 30 janvier 2018 (Source : IGP)

Séismes sur le Bárðarbunga (Islande) // Earthquakes on Bárðarbungua (Iceland)

Un séisme de magnitude M 4,9 a été enregistré dans la partie nord de la caldera Bárðarbunguaskja à 19h24 (TU) le 30 janvier 2018. Le séisme est le plus puissant depuis la fin de l’éruption dans l’Holuhraun le 28 février 2015. Le 27 octobre 2017, deux autres séismes, chacun de M 4,7, avaient déjà été enregistrés et ils étaient à l’époque les plus significatifs dans la caldeira Bárðarbunguaskja depuis la fin de l’éruption. Les volcanologues islandais pensent qu’il est peu probable qu’il y ait une nouvelle éruption. Le 30 janvier 2018, trois séismes ont été enregistrés dans la partie nord-est du Bárðarbunga, avec des magnitudes de M 3,7, M 2,9 et M 3,8. Une trentaine de répliques ont été observées dans la région depuis le début de l’essaim qui a débuté juste avant 18 heures le 30 janvier.
Source: Iceland Review.
Il convient de noter que tous ces séismes sont très superficiels, avec des profondeurs comprises entre 1 km et 2,8 km. Il se peut qu’ils aient été causés par des mouvements du substrat sous le glacier. Il ne faut pas oublier qu’à cause du réchauffement climatique, les glaciers fondent en Islande avec une tendance du sol à rebondir. Ce phénomène entraînera probablement une hausse de la sismicité dans le pays.

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An M 4.9 earthquake was recorded on the north side of the Bárðarbunguaskja caldera at 7.24 pm on January 30th 2018. The quake has been the strongest since the volcanic eruption in Holuhraun ceased on February 28th, 2015. On October 27th, 2017, two earthquakes, each of them M 4.7, were already measured and they were at the time the strongest ones that had been measured in Bárðarbunguaskja since the end of the eruption. Local volcanologists think it is unlikely there will be another eruption. Earlier on January 30th, three earthquakes were measured on the north-east side of Bárðarbunga, with magnitudes of M 3.7, M 2.9 and M 3.8. Around 20-30 aftershocks have been measured in the area since the swarm that began right before 6 pm last night.

Source: Iceland Review.

It should be noted that all these quakes were very shallow, with depths between 1 km and 2.8 km. They may have been caused by movements of the substrate beneath the glacier. One should not forget that because of global warming glaciers are melting in Iceland with a tendency of the ground to uplift. This phenomenon will probably cause more seismicity in the country.

Dernière sismicité sur le Vatnajökull (Source: IMO)