Malgré le confinement, les concentrations de CO2 ne cessent d’augmenter // Despite the lockdown, CO2 concentrations keep increasing

Comme je l’ai indiqué précédemment, si les émissions de CO2 (dioxyde de carbone) ont décliné pendant la période de confinement, les concentrations dans l’atmosphère n’ont pas été dans ce sens ; elles ont même augmenté et ont atteint un nouveau record le 2 mai 2020, avec 417,37 ppm (parties par million). C’est la concentration dans l’atmosphère enregistrée par l’observatoire du volcan Mauna Loa sur l’île d’Hawaii. Vous pourrez consulter les relevés sur le site web de la Scripps Institution of Oceanography et voir la Courbe de Keeling qui montre les variations de concentrations de CO2 depuis 1958.Vous constaterez que la quantité de ce gaz dans l’atmosphère augmente régulièrement  et que les mises en garde des scientifiques ne servent à rien.

Depuis la révolution industrielle, nous sommes passés de 280 ppm à  417 ppm au début du mois de mai. La baisse importante des émissions enregistrées ces dernières semaines n’a finalement eu quasiment aucun effet sur la concentration, autrement dit l’épaisseur totale de CO2 dans l’atmosphère. Cette épaisseur de CO2 autour de notre planète est un peu comme la couche d’isolation autour d’un bâtiment ; si on l’augmente, il fait plus chaud à l’intérieur. Si on cesse de l’augmenter, il ne fait pas moins chaud pour autant. Cela veut simplement dire que la température va arrêter d’être un peu plus élevée.

Aujourd’hui, nous émettons près de deux fois plus que ce que les systèmes naturels peuvent absorber. Si on regarde la Courbe de Keeling, on constate que la valeur de la concentration de CO2 a augmenté de près de 50% par rapport à l’ère préindustrielle (de 280 ppm à 417 ppm). Si on voulait retrouver le climat qui a longtemps été celui de référence pour l’agriculture et les écosystèmes, il faudrait retomber aux alentours de 350 ppm Cela permettrait de maintenir une hausse de température d’environ 1 degré Celsius au-dessus du niveau préindustriel. La seule solution pour retrouver une telle valeur est d’arrêter d’émettre de plus en plus de CO2 chaque année.

Au vu des derniers chiffres, les climatologues doutent fort de la capacité des états à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat.

Source : RTBF.

——————————————-

As I put it earlier, while CO2 (carbon dioxide) emissions declined during the lockdown period, atmospheric concentrations increased and reached a new record on May 2nd, 2020, with 417.37 ppm (parts per million). This is the concentration in the atmosphere recorded by the Mauna Loa observatory on the island of Hawaii. You can see the readings on the website of the Scripps Institution of Oceanography, and observe the Keeling curve which shows the variations in CO2 concentrations since 1958. They are constantly inceasing and the scientists’ warning are useless.
Since the industrial revolution, CO2 concentrations have increased from 280 ppm to 417 ppm at the beginning of May 2020. The significant drop in emissions in recent weeks had almost no effect on the concentration, in other words the total thickness of CO2 in the atmosphere. This thickness of CO2 around our planet is a bit like the layer of insulation around a building; if you increase it, it’s warmer inside. If you stop increasing it, it’s not less hot. It just means that the temperature will stop being a little higher.
Today, we emit almost twice as much as natural systems can absorb. If we look at the Keeling Curve, we see that the value of the CO2 concentration has increased by almost 50% compared to the pre-industrial era (from 280 ppm to 417 ppm). If we wanted to return to the climate that has long been the reference for agriculture and ecosystems, we would have to fall back to around 350 ppm. This would allow a temperature increase of about 1 degree Celsius above the pre-industrial level. The only solution to retrieve such a value is to stop emitting more and more CO2 every year.
In light of the latest figures, climatologists have serious doubts about the ability of states to achieve the goals of the Paris Climate Agreement.
Source: RTBF.

Courbe de Keeling et concentration de CO2 le 5 mai 2020

Un hiver chaud! // A hot winter!

Selon les données Copernicus publiées le 4 mars, l’hiver météorologique (décembre, janvier et février) 2019-2020 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe, avec une température supérieure de 3,4°C à la moyenne. Le précédent record (2015-2016) est donc battu de près de 1,5°C. Le mois de février 2020 a été le deuxième plus doux en Europe depuis le début des relevés météorologiques, derrière février 1990. Le mois dernier, la température a été de 3,9°C supérieure à la moyenne.

Le mois de février 2020 a également été le 2ème mois de février le plus doux en France, avec une anomalie de +3,6°C, derrière les +4,4°C de février 1990.

Source : France Info.

°°°°°°°°°°°°°°°°

Le centre de prévisions météorologiques de Russie confirme ce que j’ai écrit il y a quelques semaines: le dernier hiver (2019-2020) a également été le plus chaud observé à Moscou depuis le début des relevés de températures il y a 140 ans. Ce fut aussi le premier hiver avec une moyenne égale ou supérieure à 0°C. La température moyenne en Russie de décembre à février a été supérieure de 2,5°C au précédent record de -2,8°C au cours de l’hiver 1960-1961. C’est 6,3°C de plus que la moyenne 1981-2010!
La Russie dans son ensemble devrait également connaître l’hiver le plus chaud de son histoire. 2019 avait déjà été l’année la plus chaude jamais enregistrée dans le pays. Cela a entraîné un tel déficit de chutes de neige que les autorités ont dû importer de la neige artificielle pour les festivités du Nouvel An.
Bien que le gouvernement russe ait approuvé un plan national d’adaptation au changement climatique au début de l’année 2020, le président Vladimir Poutine a déclaré que personne ne connaît les origines du changement climatique dans le monde! Il a déclaré: « Nous savons que dans l’histoire de notre Terre, il y a eu des périodes de réchauffement et de refroidissement et cela pourrait dépendre de processus dans l’univers. Un petit changement d’angle de l’axe de rotation de la Terre ou de son orbite autour du Soleil peut entraîner de profonds changements climatiques. » Bien sûr, il a oublié de mentionner le rôle joué par les gaz à effet de serre et de dire que son pays est l’un des principaux pollueurs !
Pendant ce temps, d’autres parties de l’Europe ont également connu des conditions hivernales exceptionnelles. Par exemple, Helsinki, la capitale de la Finlande, n’a enregistré pratiquement aucune chute de neige en janvier ou février, avec seulement 20 centimètres pendant tout l’hiver. La France et l’Allemagne ont également connu leur hiver le plus doux, avec les problèmes que l’on sait pour les stations de ski de basse et moyenne altitude.
Source: The Watchers.

°°°°°°°°°°°°°°°°

La Haute-Vienne où j’habite n’a pas échappé à l’hiver extrêmement doux. Selon Météo France, c’est le plus chaud du département depuis 1950. Les températures de l’hiver sont de 2,9°C au-dessus de la normale, qui s’élève à 4,6°C. Jusqu’à présent, 2016 était l’hiver record. En février 2020, on a enregistré 3,4°C de plus que la normale qui est de 4,9°C. Le 16 février on a enregistré des pointes de 15°C et 19°C. Preuve supplémentaire de cette douceur, la quasi-absence de gelées. Le mois de février 2020 n’a toutefois pas été le plus doux de l’histoire, se classant en quatrième position des mois de février les plus doux depuis 1950 dans le département, juste devant celui de 2019.

J’entends tous les jours les gens se plaindre de la pluie. Ils ont tort : Février 2020 est déficitaire de 14 %. La pluie est tombée de manière disparate sur le département de la Haute-Vienne. Grâce à ces pluies, l’hiver 2019-2020 dans sa globalité (entre décembre et février) se conclut en Haute-Vienne avec un excédent de 7 % de précipitations. Comme le fait remarquer un météorologue, « c’est plutôt rassurant, mais il ne faudrait pas un printemps sec car les réserves d’eau ne sont pas encore au top.»

Source : La Populaire du Centre.

———————————————-

According to Copernicus data released on March 4th, the 2019-2020 meteorological winter (December, January and February) was the warmest on record in Europe, with temperatures 3.4°C above average. The previous record (2015-2016) was beaten by almost 1.5°C. February 2020 was the second warmest in Europe since the start of the weather reports, after February 1990. Last month, the temperature was + 3.9°C compared to the average.

February 2020 was also the 2nd mildest February in France, with an anomaly of + 3.6°C, behind + 4.4°C in February 1990.

Source: France Info.

Russia’s weather forecasting centre confirms what I wrote a few weeks ago : The past winter season (2019-2020) was Moscow’s warmest winter season since record-keeping started 140 years ago. This was also the first winter averaging at or above 0°C. Russia’s average temperature from December to February has been 2.5 °C warmer than the previous record of -2.8 °C during the winter of 1960/61. This is 6.3 °C warmer than the 1981-2010 average!

Russia as a whole is also likely to set a record for the warmest winter. In addition to the extremes, 2019 was also the hottest year ever recorded in the country. This resulted in a severe lack of seasonal snowfall to the point where officials had to import artificial snow for New Year’s festivities.

Although the Russian government approved their national plan for the adaptation to climate change earlier this year, President Vladimir Putin said nobody knows the origins of global climate change! He declared: « We know that in the history of our Earth there have been periods of warming and cooling and it could depend on processes in the universe. A small angle in the axis in the rotation of the Earth or its orbit around the Sun could push the planet into serious climate changes. » Of course, he forgot to mention the part played by greenhouse gases and say that his country is one of the major polluters.

Meanwhile, other parts of Europe also faced extremely weak winter conditions. For instance, Finland‘s Helsinki had almost no snowfall in January or February, with only 20 centimetres during the entire winter season. France and Germany had their warmest winter as well.

Source: The Watchers.

La Mer de Glace n’a pas fini de fondre ! // The Mer de Glace will keep on melting!

Les statistiques de température mondiale que vient de publier la NASA sont toujours aussi alarmantes. On savait que l’année 2019 avait été la 2ème année la plus chaude des annales mais 2020 démarre encore plus fort. La température globale en janvier 2020 a atteint son niveau le plus élevé en 141 années d’archives, devançant le précédent maximum observé lors de l’épisode El Niño extrême de 2016.

Avec +1,18°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, la température observée en 2020 est la plus élevée pour un mois de janvier depuis le début des mesures de la NASA en 1880. L’anomalie est en hausse par rapport à décembre 2019 (+1,10°C).

D’après la NASA, le record de 2016 a été battu de justesse, mais il ne faudrait pas oublier que début 2016 avait été marqué par un phénomène El Niño exceptionnel, peut-être le plus important jamais observé, avec celui de 1997-1998. En revanche, les conditions sont actuellement neutres dans la Pacifique, ce qui rend le record de janvier 2020 encore plus inquiétant. Le record n’est pas dû non plus à l’activité solaire puisque le cycle est en ce moment à son minimum. J’ai d’ailleurs personnellement annulé un déplacement dans le nord de la Norvège car les aurores boréales sont très rares et de faible intensité en ce moment.

Pour le mois de janvier, sur les 100 dernières années, le rythme du réchauffement est de +0,105°C par décennie. Depuis l’an 2000, on note une accélération à +0,257°C par décennie.

Source : global-climat.

——————————————–

The global temperature statistics just released by NASA are as alarming as before. We knew that 2019 had been the second hottest year in the archives, but 2020 did even better. Global temperature in January 2020 reached its highest level in 141 archive years, ahead of the previous maximum observed in the 2016 during an extreme El Niño episode.
With + 1.18°C above the 1951-1980 average, the temperature observed in 2020 has been the highest for January since the start of NASA measurements in 1880. The anomaly is up from December 2019 (+ 1.10°C).
According to NASA, the 2016 record was barely broken, but it should not be forgotten that early 2016 had been marked by an exceptional El Niño phenomenon, perhaps the most significant ever, with that of 1997-1998. On the other hand, conditions are currently neutral in the Pacific, which makes the January 2020 record even more worrying. The record was also not due to solar activity since the cycle is currently at its minimum. I personally cancelled a trip to northern Norway because the northern lights are very rare and weak at the moment.
For the month of January, over the last 100 years, the rate of warming is + 0.105°C per decade. Since 2000, there has been an acceleration to + 0.257°C per decade.
Source: global-climat.

Les 10 mois de janvier les plus chauds (Source : NASA / global-climat)

Coup de chaud en Antarctique ! // It’s hot in Antarctica !

Non, vous ne rêvez pas! Le 6 février 2020, la température à la pointe nord de l’Antarctique a atteint 18,3 ° C! Relevée à la base d’Esperanza le long de la péninsule de la Trinité, elle bat le précédent record de 17,2 ° C établi en 2015. Ce nouveau record intervient quelques jours après la fin du mois de janvier le plus chaud de la Terre, et alors que 2019 a été la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée.
L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) indique que la Péninsule Antarctique est l’une des régions de la Terre où le réchauffement climatique est le plus évident. La température y a augmenté de près de 3 degrés Celsius au cours des 50 dernières années. En conséquence, environ 87% des glaciers de la Péninsule n’ont cessé de reculer, signe évident du réchauffement climatique en cours. En l’absence de mesures définitives visant à freiner le réchauffement climatique anthropique, on peut s’attendre à voir de nouveaux records battus dans un proche avenir.
Source: The Washington Post.

———————————————-

No, you are not dreaming! On February 6th, 2020, the temperature on Antarctica’s northernmost tip reached an incredible18.3°C! The measurement taken at Esperanza Base along Antarctica’s Trinity Peninsula beats out a previous record of 17.2°C set in 2015, and comes just days after the end of the Earth’s hottest January, and 2019 was the second-warmest year recorded.

The World Meteorological Organization (WMO) indicates that the Antarctic Peninsula has been recorded as one of the fastest-warming regions on Earth. Its temperature has increased by almost 3 degrees over the last 50 years As a consequence, around 87 percent of the peninsula’s glaciers have continually retreated over the past 50 years, an obvious sign of ongoing global warming. With no definitive action being taken toward curbing human-caused climate change, one can expect to see these records broken again soon.

Source : The Washington Post.

Source: NOAA