Fonte de la glace en Arctique et en Antarctique // Ice melting in Arctic and Antarctica

drapeau francaisUne étude récente publiée dans Geophysical Research Letters confirme que l’Arctique s’est réchauffé et a vu son taux d’humidité croître depuis le début du 21ème siècle, tendance qui devrait se poursuivre dans les années à venir.
Les données fournies par la NASA montrent que la température moyenne de surface dans l’ensemble de l’Océan Arctique a augmenté en moyenne de 0,16 ° C par an de 2003 à 2013, tandis que la température de l’air a augmenté de 0,09 ° C par an au cours de la même période. Cependant, les changements ne sont pas répartis uniformément. Par exemple on a observé une forte augmentation au cours de la période allant de novembre à avril, au cours de laquelle la température globale de surface de l’Arctique a augmenté de 2,5 ° C et la température de l’air a augmenté de 1,5 ° C de 2003 à 2013.
Les données de la NASA ont également montré que le flux d’humidité – le transit de la vapeur d’eau entre l’océan et l’air – a augmenté presque tous les mois, mais la croissance la plus spectaculaire a été observée au cours des mois pendant lesquels l’eau était le moins recouverte de glace.
Cette étude est la première à faire le point sur les changements dans l’Arctique en utilisant les données fournies par le nouveau système AIRS de météo surveillance la NASA à bord du satellite Aqua envoyé dans l’espace en 2002. La superficie de la banquise arctique diminue depuis les premiers relevés satellitaires effectués en 1979. Le taux de réduction de la surface occupée par la glace en septembre (le mois avec le moins de glace de mer) a été de 13,3% jusqu’en 2014. Depuis le lancement du satellite Aqua équipé du système AIRS en 2002, la réduction de la glace a été spectaculaire, avec un niveau record atteint en 2012.
L’étude révèle qu’à l’échelle de l’Arctique, le début de la fonte de la glace a avancé de 6,2 jours de 2003 à 2013 et tandis que la formation de la banquise a été retardée de 11,2 jours durant cette même période. Il faut toutefois remarquer que les changements dans la répartition de la chaleur et du flux d’humidité, de même que dans le gel et le dégel de la glace de mer, sont variables et ne sont pas répartis uniformément dans tout l’Arctique.
Se référant aux tendances des données fournies par le système AIRS, les scientifiques pensent que l’Arctique va se réchauffer et devenir plus humide à l’avenir. On devrait assister à l’apparition d’un « nouveau climat arctique » dominé par des processus gérés par de vastes zones libres de glace pendant la majeure partie de l’année, avec un allongement de la période de fonte de la glace.

De l’autre côté de la Terre, en Antarctique, région particulièrement stable jusqu’à maintenant, la glace a commencé à fondre de manière spectaculaire et à un rythme rapide
L’analyse des données satellitaires montre que la couche de glace qui recouvre le sud de la péninsule antarctique avec ses nombreux glaciers, et qui était stable de 2000 à 2009, a commencé à fondre rapidement depuis cette date. Les glaciers, qui s’étirent le long de 750 km de côtes, déversent 60 kilomètres cubes de glace dans l’océan chaque année.
Dans une étude publiée dans le numéro de mai de la revue Science, un scientifique de l’Université de Bristol écrit que, dans quelques années, « la dynamique de la région sera totalement modifiée.» Les instruments de télédétection du satellite CryoSat 2 révèlent que la surface de certains glaciers perd en épaisseur près de quatre mètres chaque année. Cette perte de la glace est si importante qu’elle est également à l’origine des changements dans le champ gravitationnel de la Terre détectés par les satellites GRACE (Gravity Recovery et Climat Experiment).
La disparition rapide des glaciers n’est pas provoquée par une réduction des chutes de neige annuelles ou par des températures de l’air plus élevées. Elle est causée par l’amincissement des plateformes littorales de glace. Lorsque ces plateformes sont épaisses, elles ralentissent ou arrêtent la progression des glaciers et les empêchent de glisser dans la mer. Mais si ces plateformes deviennent moins épaisses, elles ne peuvent plus retenir l’énorme masse de glace et les glaciers accélèrent leur avancée vers l’océan. Ce mécanisme a déjà permis à des glaciers d’autres régions de l’Antarctique d’accélérer leur progression vers la mer.
Dans l’ensemble, les plateformes de glace qui bordent la partie sud de la péninsule antarctique ont perdu près d’un cinquième de leur épaisseur depuis le début des années 1990. Les scientifiques pensent que la cause probable est un changement de direction des vents dans l’Océan Austral, suite au changement climatique. Avec ce changement, les vents poussent l’eau plus chaude vers les plateformes de glace, ce qui les fait fondre par dessous.
En raison de cette fonte de la glace, en quelques années le sud de la péninsule de l’Antarctique est devenu le deuxième contributeur à l’élévation du niveau de la mer dans l’Antarctique et pourrait jouer un rôle encore plus important dans un proche avenir. Comme l’a fait remarquer un chercheur : « Une fois que la perte de glace dynamique a été initiée, il est difficile de l’arrêter. »
Source: Scientific American.

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drapeau anglaisA new study published in Geophysical Research Letters confirms that the Arctic has become warmer and wetter since the beginning of the 21st century, a self-reinforcing trend likely to continue.

Data from NASA shows that average surface temperatures across the Arctic Ocean increased an average of 0.16°C per year from 2003 to 2013, and air temperatures rose 0.09°C annually over the same period. However, the changes weren’t evenly distributed. They were dominated by large increases in the November-to-April period, during which Arctic-wide surface temperatures rose 2.5°C and air temperatures rose 1.5°C from 2003 to 2013.

The NASA data also showed that moisture flux – the transport of water vapour from the ocean to the air – increased in nearly all the months, but grew most dramatically during months of maximum open water.

The study is the first to summarize changes in the Arctic using data from NASA’s new AIRS weather-monitoring system attached to the agency’s Aqua satellite that was launched into space in 2002. Arctic sea-ice extent has diminished since satellite records began in 1979. In that period, the rate of ice-extent decline in September (the month of minimum sea ice) was 13.3% through 2014. Since the 2002 launch of the AIRS-equipped Aqua satellite, ice changes have been dramatic; the record low was hit in 2012.

The study found that Arctic-wide, the onset of melt advanced by 6.2 days from 2003 to 2013 and the annual refreeze was delayed by 11.2 days. However, the changes in the patterns of heat and levels of moisture flux, like the changes in sea-ice melt and freeze, are variable and not uniform throughout the Arctic.

Based on trends seen in the AIRS data, scientists expect the Arctic to become warmer and wetter in the future, changing to a ‘New Arctic’ climate, one that is dominated by processes affected by large ice-free areas for the majority of the year as the melt season lengthens.

On the other side of the Earth, in the once-stable region of Antarctica, ice is suddenly melting, and at a fast rate

Analysis of satellite data shows that although the massive ice sheet on the southern Antarctic Peninsula, made up of multiple glaciers, was stable from 2000 to 2009, since then it has begun to melt rapidly. The glaciers, stretching along 750 kilometres of coastline, are shedding 60 cubic kilometres of ice into the ocean each year.

In a study published in the May issue of Science, a scientist at the University of Bristol writes that in just a few years the dynamics of the region “completely shifted. » The surface of some of the glaciers is dropping by as much as four metres each year, as measured by remote-sensing instruments on the CryoSat 2 satellite. The ice loss is so great it is also causing changes in Earth’s gravitational field, which have been detected by GRACE (Gravity Recovery and Climate Experiment) satellites.

The glaciers’ quick disappearance is not caused by a reduction in annual snowfall or by warmer air temperatures. It is caused by thinning ice shelves. When the shelves are thick, they slow or even stop the glaciers they are connected to from sliding into the sea. But if the shelves thin too much they can no longer hold back the enormous ice mass on land, and the glaciers accelerate their march into the ocean. This mechanism already has allowed glaciers in other regions of Antarctica to speed up their progress toward the sea.

Overall, the ice shelves along the southern Antarctic Peninsula have lost almost one fifth of their thickness since the early 1990s. Scientists say the likely cause is a change in winds across the Southern Ocean, a result of climate change. The shifting winds are pushing warmer water toward the ice shelves, melting them from below.

Because of this melting, in a few years the southern Antarctic Peninsula has become the second largest contributor to sea level rise in Antarctica and could become an even bigger player in the near future. As one scientist put it, “once dynamic ice loss has been initiated, it is hard to stop.”

Source: Scientific American.

Photos:  C.  Grandpey

Morses, ours polaires et réchauffement climatique // Walruses, polar bears and global warming

drapeau francaisLes animaux des régions arctiques sont parmi les premières victimes du réchauffement climatique et de la fonte de la glace qui accompagne le phénomène.
Le journal alaskien Anchorage Dispatch News informe ses lecteurs que les communautés qui vivent dans la mer de Béring voient depuis plusieurs années une forte baisse des morses qui constituent une part importante de leur nourriture. Le faible nombre de morses tués cette année a été compensé par un don de 4,5 tonnes de flétan congelé à quatre villages de l’ouest de l’Alaska.
Le morse est très prisé par les autochtones ; il représente un aliment de subsistance qu’ils stockent en vue de l’hiver. La vente de l’ivoire sculpté à partir des défenses des morses, légale uniquement pour les autochtones d’Alaska, apporte un revenu supplémentaire à ces communautés où le taux de chômage est élevé.
Les chasseurs et les scientifiques disent que les morses se sont éloignés des terrains de chasse traditionnels. La hausse des températures a fait fondre la glace sous laquelle les animaux avaient l’habitude de plonger et sur laquelle ils venaient se reposer. Ils ont migré vers des espaces situés plus au nord. Les scientifiques confirment ces observations. Selon le Bureau des Recherches Maritimes, les huit dernières années sont celles pendant lesquelles on a enregistré les plus faibles quantités de glace de mer.

Les ours polaires sont eux aussi les victimes de la réduction de la banquise. Plusieurs d’entre eux ont été repérés en train de plonger pendant plus de trois minutes, ce qui est beaucoup plus longtemps que d’habitude. Normalement les ours remontent à la surface pour reprendre leur souffle et ils utilisent la banquise pour se reposer et se dissimuler quand ils chassent les phoques. Avec la disparition de la glace, ils poursuivent les phoques plus longtemps sous l’eau, la plupart du temps en ratant leurs cibles. Il s’ensuit un risque évident d’épuisement, puis de famine.
À la fin du mois de juin 2015, les scientifiques ont publié un rapport qui décrit deux scénarios possibles pour les ours polaires d’ici l’année 2100: 1) les émissions de gaz à effet de serre se stabilisent et 2) elles se poursuivent sans relâche. Quel que soit le scénario, la population d’ours polaires que l’Alaska partage avec la Russie et la Norvège sera la première touchée. Selon une étude réalisée par l’USGS, on pourrait commencer à voir les effets néfastes du réchauffement climatique dès 2025. Pour parler franchement, si les humains ne sont pas en mesure d’inverser le réchauffement climatique et stopper la perte de la glace de mer, il est peu probable que les ours polaires continueront à exister en tant qu’espèce.

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drapeau anglaisAnimals in Arctic regions are among the first victims of global warming and the ensuing ice melting.

The Anchorage Dispatch News informs its readers that remote communities in the Bering Sea are seeing a steep decline in walrus harvested the past several years. The low harvest this year recently prompted a donation of 4.5 tonnes of frozen halibut to four affected villages.

Walrus is highly prized by Alaska Natives as a subsistence food to store for winter. The sale of carved ivory from the tusks, legal only for Alaska Natives, also brings in supplemental income to communities with high unemployment rates.

Hunters and scientists say walrus migration patterns are veering from historical hunting grounds as temperatures warm and the ocean ice used by the animals to dive and rest recedes farther north. Science backs that observation. According to the Office of Naval Research, the past eight years have had the eight lowest amounts of summer sea ice on record.

Polar bears are also the victims of the thinning ice. Several of them have been spotted diving underwater for more than three minutes, far longer than has been recorded in the past. Normally the bears would come up for air and use ice floes to cover themselves. With no more ice, they are chasing the seals by diving underwater, most of the time failing to grab them. There is the obvious risk of exhaustion and then starvation.

By the end of June 2015, government scientists released a report that outlined two scenarios for polar bears through the year 2100: one in which greenhouse gas emissions stabilize and the other in which they continue unabated. Under either scenario, the polar bear group that Alaska shares with Russia and Norway would be affected first. It could begin seeing the ill effects of global warming as soon as 2025, according to the study by the U.S. Geological Survey. Putting it bluntly, if humans don’t reverse global warming and stop the loss of sea ice, it’s unlikely polar bears will continue as a species.

 

Morses dans la réserve de Round Island

Ours polaire dans le Manitoba (Canada)  [Photo: C. Grandpey]

Crue glaciaire sur le Mont Rainier // Glacial outburst on Mount Rainier

drapeau francaisComme je l’ai écrit précédemment, les glaciers fondent à une vitesse impressionnante sur le Mont Rainier. Je donnais l’exemple du Glacier Nisqually qui a perdu plusieurs centaines de mètres au cours des 10 dernières années.
Jeudi dernier, une crue glaciaire du Tahoma Glacier a libéré un flot d’eau boueuse qui a dévalé le flanc ouest du volcan, emportant rochers et troncs d’arbres. La force du courant était telle que la crue a été enregistrée par les sismomètres. Personne n’a été blessé. Le personnel du parc a survolé la zone en hélicoptère et a pu se rendre compte qu’aucun randonneur ne manquait à l’appel. Cette crue glaciaire a envahi des portions de la Westside Road, qui a été fermée jusqu’à la fin de la semaine.
La crue glaciaire s’est produite à une altitude de 2050 mètres sur le South Tahoma Glacier. Suite à la fonte de la glace, des portions du front du glacier n’adhèrent plus à la masse de glace en amont. C’est l’une de ces portions indépendantes, d’une superficie d’environ 2 000 mètres carrés, qui a provoqué la crue glaciaire jeudi à 9h40 en libérant la poche d’eau qui était emprisonnée à l’intérieur.
Une trentaine de crues glaciaires du même type se sont produites sur le South Tahoma Glacier entre les années 1980 et au début des années 1990. Elles ont façonné un chenal profond que les randonneurs traversent via un pont suspendu sur la Tahoma Creek, le long de la Wonderland Trail, très beau sentier de randonnée sur le Mont Rainier.

Source: The Seattle Times.

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drapeau anglaisAs I put it before, glaciers are melting at an impressive speed on Mount Rainier. I gave the example of the Nisqually Glacier which has lost several hundred metres in the past 10 years.

Last Thursday, the Tahoma Glacier released a “glacial outburst” that sent blasts of muddy water, rock and boulders barreling down the volcano’s western flank. The powerful surges gouged out channels, swept away trees and shook the ground hard enough to register on seismometers. No one was hurt. Park staff surveyed the area by helicopter and was able to account for all hikers in the area. Water and debris flooded over portions of the Westside Road, which was closed through the weekend.

The glacial outburst originated at an elevation of 2050 metres on the South Tahoma Glacier. Sections of the glacier’s front are now stagnant, cut off from the upper reaches of the ice. Apparently one of those sections, measuring about 2,000 square metres, broke away at about 9:40 a.m. Thursday, unleashing trapped meltwater.

A series of more than 30 glacial outbursts from the South Tahoma Glacier between the 1980s and early 1990s carved out the deep channel that hikers cross via a suspension bridge over Tahoma Creek that’s part of the Wonderland Trail.

 Source : The Seattle Times.

La crue glaciaire du 13 août sur le sismographe (Source: USGS)

Photo:  C.  Grandpey

Glaciers: La fonte s’accélère // Glaciers: The melting is accelerating

drapeau francaisSelon une nouvelle étude publiée dans le Journal de Glaciologie, les glaciers du monde reculent à un rythme encore jamais observé dans toute l’histoire de la glaciologie. 39 chercheurs du Service de Surveillance Mondial des Glaciers ont compilé et analysé les données couvrant plus de 120 ans. Ils ont pris en compte les observations entre 2001 et 2010 et les ont comparées aux images satellites, à des photographies aériennes et d’autres faites sur le terrain, ainsi qu’à des dessins et des écrits réalisés dans les précédentes décennies.
Au 21ème siècle, les centaines de glaciers observés dans l’étude ont perdu en épaisseur entre 50 centimètres et un mètre de glace chaque année. C’est deux à trois fois plus que la moyenne correspondante au 20ème siècle.
En conclusion, l’étude indique que même si le climat se stabilise, les glaciers dans de nombreuses parties du monde vont continuer à perdre de leur masse. Selon les chercheurs, la perte spectaculaire subie au cours des deux dernières décennies a entraîné pour les glaciers dans de nombreuses parties du monde « un fort déséquilibre avec les conditions climatiques actuelles et, en conséquence, ils sont voués à une perte de glace importante dans les années à venir. »
Source: Alaska Dispatch News.
Cette étude confirme mes observations dans les Alpes françaises et, plus récemment, sur le Mont Rainier dans l’État de Washington. En juillet 2015, il était fréquent d’entendre le bruit fracassant produit par la chute des séracs lorsque la glace fondait. La comparaison des photos du Nisqually Glacier – l’un des plus populaires dans le Parc National du Mont Rainier – que j’ai prises entre 2001 et 2015 montre que le recul du glacier s’est accéléré au cours de la dernière décennie, tout comme le glacier des Bossons, à proximité de Chamonix dans les Alpes françaises.
Peu importe qui est ou non responsable du réchauffement climatique. Le processus est en cours et ne semble pas prêt de s’arrêter!

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drapeau anglaisAccording to a new study published in the Journal of Glaciology, the world’s glaciers are retreating at a rate faster than any time in recorded history. Thirty-nine researchers with the World Glacier Monitoring Service compiled and analyzed data spanning more than a 120 years. They looked at observations from 2001 to 2010 and compared them with satellite images, field and aerial photographs and even drawings and writings that were produced in previous decades.

In the 21st century, the hundreds of glaciers observed in the study lose between half a metre and one metre of their ice thickness every year. This is two to three times more than the corresponding average of the 20th century.

As a conclusion, the study indicates that even if the climate stabilizes, glaciers in many parts of the world will continue to shed mass. Dramatic loss over the past two decades has thrown glaciers in many parts of the world into “strong imbalance with current climatic conditions and, hence, destined to further substantial ice loss.”

Source: Alaska Dispatch News.

This study confirms my observations in the French Alps and, more recently, on Mount Rainier in Washington State. In July 2015, I could hear the collapse of the seracs when the ice was melting. The comparison of the photos of the Nisqually Glacier – one of the most popular in Mt Rainier National park – I took between 2001 and 2015 shows that the retreat of the glacier has accelerated during the past decade, just like the Glacier des Bossons, close to Chamonix in the French Alps.

No matter who is or is not responsible for global warming. The process is going on and does not seem ready to stop!

LAVE glaciers 06 blog

Le Nisqually Glacier en 2001 (Photo: C. Grandpey)

Le Nisqually Glacier en 2008 (Photo: C. Grandpey)

Le Nisqually Glacier en 2015 (Photo: C. Grandpey)

Vide glaciaire en 2015! (Photo: C. Grandpey)