Bilan thermique de l’hiver arctique // Winter temperatures in the Arctic

Alors que l’été touche à sa fin dans l’hémisphère sud, il en va de même pour l’hiver dans la moitié nord du globe. S’agissant du nord de la planète, l’Arctique vient de connaître l’hiver le plus chaud de son histoire. La glace de mer a atteint la surface la plus faible jamais observée pour cette période de l’année, avec beaucoup d’eau libre dans des secteurs où l’océan est censé geler.
Les scientifiques affirment que ce qui se passe dans l’Arctique est du jamais vu et fait partie d’un cercle vicieux lié au réchauffement climatique qui joue probablement un rôle dans les vagues de froid observées en Europe et dans le nord-est des États-Unis.
Il a fait si chaud dans l’Arctique que la station météorologique terrestre la plus proche du pôle Nord, à la pointe du Groenland, a passé plus de 60 heures au-dessus de zéro en février 2018. Avant cette année, les scientifiques n’avaient vu la température de la région s’élever au-dessus de zéro qu’à deux reprises en février, et de manière très brève. Les températures record du mois dernier au Cap Morris Jesup ont été plus proches de celles d’un mois de mai !
Le Groenland n’est pas le seul endroit à avoir enregistré des températures record. A Barrow (Alaska), sur le Cercle Polaire arctique, le mois de février a été de 10 degrés Celsius plus chaud que la normale et l’hiver a été en moyenne de 7,8 degrés Celsius au-dessus de la normale. Sur plus d’une trentaine de stations météorologiques arctiques, 15 ont enregistré des températures d’au moins 5,6 degrés Celsius au-dessus de la normale pendant l’hiver.
Au cours des mois de décembre, janvier et février, l’ensemble des stations météorologiques de l’Arctique ont relevé des températures moyennes de 4,9 degrés Celsius supérieures à la normale. L’air au-dessus des mers des Tchouktches et de Bering, près de l’Alaska, était en moyenne de 11 degrés Celsius plus chaud que la normale en février.
En février, la glace de mer de l’Arctique couvrait 13,9 millions de kilomètres carrés, soit environ 160 000 kilomètres carrés de moins que le record historique établi l’an dernier. La couverture de glace de mer en février était également inférieure de 1,4 million de kilomètres carrés à la normale enregistrée sur 30 ans.
Près du Groenland, de l’air chaud s’est déplacé vers le nord au-dessus d’une partie de l’Atlantique où il y a habituellement de la glace de mer. Un phénomène semblable s’est produit dans le Pacifique avec de l’eau libre sur la mer de Bering qui est normalement gelée à cette époque. Un tel réchauffement de part et d’autre de l’Arctique est tout à fait inhabituel.
Selon les climatologues, même si certains fronts de pression sont à prendre en compte, il faut avant tout désigner le changement climatique comme principal responsable de la situation.
Sources:  National Weather Service, National Snow and Ice Data Center, Danish Meteorological Institute.

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While summer is coming to an end in the southern hemisphere, it is just the same for winter in the northern half of the globe. The conclusion of the observations on the north is that the Arctic just finished its warmest winter on record. Sea ice hit record lows for this time of year, with plenty of open water where ocean water normally freezes.

Scientists say that what is happening is unprecedented, part of a global warming-driven vicious cycle that likely plays a role in strong, icy storms in Europe and the U.S. Northeast.

It has been so unusually warm that the land weather station closest to the North Pole, at the tip of Greenland, spent more than 60 hours above freezing in February. Before this year, scientists had seen the temperature in the region rise above freezing in February only twice before, and only ever so briefly. Last month’s record-hot temperatures at Cape Morris Jesup have been more like those in May.

Greenland was by no means the only place with record temperatures. Across the Arctic Circle in Barrow, Alaska, February was10 degrees Celsius warmer than normal and the entire winter averaged 7.8 degrees Celsius above normal. Of nearly three dozen different Arctic weather stations, 15 of them were at least 5.6 degrees Celsius above normal for the winter.

Meteorologists consider December, January and February to be winter, and Arctic weather stations averaged 4.9 degrees Celsius warmer than normal for the season that just ended. The air above the Chukchi and Bering seas near Alaska averaged about 11 degrees Celsius warmer than normal for February.

In February, Arctic sea ice covered 13.9 million square kilometres, about 160,000 square kilometres smaller than last year’s record low. Sea ice coverage in February also was 1.4 million square kilometres below the 30-year normal.

Near Greenland, warm air moved north up over a section of the Atlantic that usually has sea ice. Something similar happened in the Pacific with open water on the normally iced up Bering Sea. To be happening on opposite sides of the Arctic at the same time is unusual.

According to climatologists, while some natural weather fronts were involved, climate change was clearly responsible for the situation.

Sources : National Weather Service, National Snow and Ice Data Center, Danish Meteorological Institute.

Photos: C. Grandpey

Records de chaleur en Nouvelle Zélande // Hottest summer on record in New Zealand

L’été touche à sa fin dans l’hémisphère sud et l’Agence Météorologique Nationale vient d’indiquer que la Nouvelle-Zélande a connu son été le plus chaud depuis le début des relevés. L’Agence met en garde contre une hausse durable du mercure faute d’une mobilisation contre le réchauffement climatique.

La température entre décembre et février a en moyenne été de 18,8°C en Nouvelle-Zélande, soit 2,1°C au-dessus de la moyenne enregistrée entre 1981 et 2010. Il s’agit de la valeur moyenne la plus élevée depuis le début des relevés en 1909 ; elle dépasse le précédent record (18,5°C) qui datait de 1934-35. Le mercure a notamment atteint les 38,7°C, un record, le 30 janvier à Alexandra, sur l’Île du Sud.

Selon les météorologues néo-zélandais, ces températures exceptionnelles ont été provoquées par divers facteurs, et notamment une hausse de la température de l’eau et l’arrivée de masse d’air chaud du Nord provoquée par le phénomène climatique La Niña. Le réchauffement climatique global est également en jeu et il faudra s’attendre à davantage de records de température si rien n’était fait pour enrayer ces dérèglements.

La vague de chaleur de ce dernier été a poussé le gouvernement a décréter l’état de sécheresse dans certaines zones du pays et à prendre des mesures pour venir en aide aux agriculteurs.

Source : Presse néo-zélandaise.

La chaleur fait fondre les glaciers. Il est utile de rappeler que les agences de tourisme locales n’organisent plus de randonnées sur les glaciers Frans-Josef et Fox. En effet, avec la fonte de la glace, les parois latérales de ces vallées glaciaires ont tendance à s’effondrer, avec des chutes de pierre qui mettraient en danger les randonneurs.

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Summer is coming to an end in the southern hemisphere and the National Meteorological Agency has just indicated that New Zealand has had its warmest summer since the surveys began. The Agency warns against a sustained rise in mercury if nothing is done against global warming.
December to February averaged 18.8°C in New Zealand, 2.1°C above the 1981 to 2010 average. This is the highest average value since the beginning of the surveys in 1909; it exceeds the previous record (18.5°C) dating back to 1934-35. Mercury reached a record 38.7°C on January 30th in Alexandra, South Island.
According to the New Zealand meteorologists, these exceptional temperatures were caused by various factors, including an increase in water temperature and the arrival of masses of hot air from the north caused by the La Niña weather phenomenon. Global warming is also held responsible and more temperature records are to be expected if nothing is done to stop these disturbances.
The summer heat wave prompted the government to declare drought in some areas of the country and take measures to help farmers.
Source: New Zealand Press.
The heat in New Zealand melts the glaciers. It is worth remembering that local tourist agencies no longer organize hikes on the Frans-Josef and Fox glaciers. Indeed, with the melting ice, the side walls of these glacial valleys tend to collapse, with rock falls that would put hikers at risk.

Photos: C. Grandpey

Le réchauffement climatique menace la Réserve mondiale de semences du Svalbard // Climate change threatens the Svalbard Global Seed Vault

Peu de gens le savent, mais il existe au Svalbard une Réserve mondiale de semences – the Svalbard Global Seed Vault. C’est une chambre forte souterraine située sur l’île norvégienne du Spitzberg. Elle est destinée à conserver dans un lieu sécurisé des graines de toutes les cultures vivrières de la planète et ainsi de préserver la diversité génétique. Abritant près d’un million de variétés, il offre un filet de sécurité face aux catastrophes naturelles, aux guerres, au changement climatique, ou encore aux maladies.

Ce site a été choisi parce que le climat et la géologie du Spitzberg représentent un environnement idéal pour un tel projet de conservation. Creusée près de la petite ville de Longyearbyen dans l’archipel arctique du Svalbard, à environ 1 120 km du Pôle Nord, cette chambre forte est gérée par un accord tripartite entre le gouvernement norvégien, l’organisation internationale Global Crop Diversity Trust et la banque génétique nordique.

L’inauguration officielle de la Réserve a eu lieu le 26 février 2008. Le 27 mars 2017, un deuxième bunker a été construit sur l’île de Spitzberg destiné à protéger des données telles que des textes, photos ou vidéos. Une campagne de rénovation a débuté pour consolider la Réserve mondiale de semences qui subit de plein fouet les effets du réchauffement climatique.

Pour accéder à ce lieu de la plus grande importance pour notre planète, il faut franchir d’épaisses portes et emprunter un tunnel bétonné de 120 mètres. La galerie mène à trois alcôves elles-mêmes protégées par des grilles verrouillées. C’est là, dans des caisses scellées, que reposent les semences venues des cinq continents.

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, avec la hausse globale des températures, la Réserve a chaud, trop chaud. Conçue pour résister à une chute d’avion ou à un missile nucléaire, elle va donc faire peau neuve après s’être retrouvée les pieds dans l’eau. En 2016, une poussée du mercure a bouleversé l’environnement autour de l’ancienne mine de charbon en faisant fondre le pergélisol. Or ce sol, normalement gelé en permanence, est censé contribuer à maintenir à la température idéale de -18°C à l’intérieur de la chambre forte.

En réaction à cette situation inquiétante, la Norvège vient d’annoncer le déblocage d’une dizaine de millions d’euros pour améliorer les conditions de conservation des précieuses graines. Les travaux visant à améliorer la forteresse ont déjà commencé. On espère qu’ils permettront de faire face au climat des décennies à venir. Le tunnel d’accès va être renforcé et un local sera érigé à proximité du site pour abriter le matériel technique et éloigner toute source de chaleur susceptible de contribuer à une nouvelle fonte du pergélisol.

Selon les scientifiques, l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète. Comme je l’ai indiqué précédemment, alors que l’Europe grelottait de froid en février 2018, le Pôle Nord enregistrait des températures positives d’une trentaine de degrés au-dessus des normales saisonnières, un phénomène que les climatologues observent de plus en plus fréquemment. En contrebas de la réserve, les eaux vives du fjord offrent un indice troublant du dérèglement climatique. Il y a 30 ans, le fjord était complètement recouvert de glace.

Source : Le Figaro.

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The Svalbard Global Seed Vault is an underground vault located on the Norwegian island of Spitsbergen. It is intended to keep in a secure place seeds of all food crops on the planet and thus preserve genetic diversity. Home to almost a million varieties, it provides a safety net against natural disasters, wars, climate change, or diseases.
This site was chosen because the climate and geology of Spitsbergen represent an ideal environment for such a conservation project. Digged near the small town of Longyearbyen in the Arctic Archipelago of Svalbard, about 1,120 km from the North Pole, this vault is managed by a tripartite agreement between the Norwegian government, the international organization Global Crop Diversity Trust and the bank Nordic Genetic Resource Center.
The official inauguration of the reserve took place on February 26th, 2008. On March 27th, 2017, a second bunker was built on the island of Spitzbergen to protect data such as texts, photos or videos. A renovation campaign has begun to consolidate the Global Seed Vault, which is suffering the full effects of global warming.
To reach this place of the greatest importance for our planet, it is necessary to push thick doors and to walk along a concrete tunnel120 metres long. The gallery leads to three alcoves which are protected by locked gates. It is there, in sealed boxes, that they store seeds coming from the five continents.
The problem is that today, with the global rise in temperatures, the Global Seed Vault is hot, too hot. Designed to withstand a plane crash or a nuclear missile, it will be renovated after being in the water. Indeed, in 2016, a sudden increase in temperatures disrupted the environment around the old coal mine by melting the permafrost. The ground, normally frozen permanently, is supposed to help maintain the ideal temperature of -18°C inside the Vault.
In response to this worrying situation, Norway has announced the release of about ten million euros to improve the conditions of conservation of the valuable seeds. Work to improve the fortress has already begun. It is hoped that it will cope with the climate for decades to come. The access tunnel will be reinforced and a structure will be erected near the site to house the technical equipment and to remove any source of heat that may contribute to a new melting of the permafrost.
According to scientists, the Arctic is warming twice as fast as the rest of the planet. As I put it before, while Europe was shivering with cold in February 2018, the North Pole recorded positive temperatures of about thirty degrees above seasonal norms, a phenomenon that climatologists are observing more and more frequently. Close to the Vault, the waters of the fjord provide a disturbing indication of climate change. Thirty years ago, the fjord was completely frozen. It is now a thing of the past.
Source: Le Figaro.

Entrée de la Réserve mondiale de semences (Crédit photo: Wikipedia)

 

Antarctique : Les manchots royaux menacés d’extinction // Antarctica : King penguins on the brink of extinction

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Climate Change, le réchauffement de la planète et la surpêche pourraient provoquer en Antarctique la quasi extinction des populations de manchots royaux d’ici la fin du siècle. L’étude a montré qu’avec les transformations de l’environnement induites par le réchauffement de la planète, 70% des manchots royaux – soit 1,1 million de couples – pourraient disparaître ou être contraints de trouver de nouveaux sites de reproduction.
Les résultats de cette étude interviennent alors que le monde scientifique est de plus en plus inquiet sur l’avenir de l’Antarctique. En février, une étude parallèle a révélé que le changement climatique et la pêche industrielle menacent la population de krill dans les eaux antarctiques, avec un impact potentiellement désastreux sur les baleines, les phoques et les manchots. Plus globalement, la dernière étude montre de manière irréfutable l’impact dévastateur du changement climatique et de l’exploitation humaine sur les écosystèmes fragiles de l’Antarctique.
Les manchots royaux ne se reproduisent que sur des îles isolées de l’Océan Austral où il n’y a pas de couverture de glace et où ils disposent d’un accès facile à la mer. Au fur et à mesure que l’océan se réchauffe, la convergence antarctique – zone riche en éléments nutritifs qui abrite une abondante vie marine – est repoussée plus au sud. Cela signifie que les manchots royaux, qui se nourrissent de poisson et de krill dans cette zone, doivent parcourir une plus longue distance pour atteindre leurs aires d’alimentation et ils sont contraints de laisser leurs poussins plus longtemps derrière eux. Comme la distance entre les aires de reproduction et de nourriture s’allonge, les scientifiques redoutent que des colonies entières disparaissent.
Les auteurs de l’étude affirment que la situation du manchot royal devrait servir d’avertissement sur l’avenir de tout l’environnement marin de l’Antarctique. En effet, les manchots, comme les autres oiseaux de mer et les mammifères marins, occupent des niveaux trophiques supérieurs dans les écosystèmes dont ils sont des bio-indicateurs. Les manchots, en tant qu’indicateurs sensibles des changements dans les écosystèmes marins, sont des espèces clés pour comprendre et prévoir les impacts du changement climatique sur le biome marin, mais aussi sur les régions polaires pour les espèces vivant dans les zones subantarctiques et antarctiques.
L’étude a révélé que, bien que certains manchots royaux soient capables de migrer vers de nouveaux sites de reproduction pas trop éloignés de leur source de nourriture, les nouveaux habitats seront rares. En effet, il n’y a qu’une poignée d’îles dans l’Océan Austral et toutes ne sont pas en mesure de servir de sites de reproduction. Il y a bien quelques îles plus au sud où les manchots royaux peuvent se retirer, mais la compétition pour les sites de reproduction et la nourriture sera farouche, en particulier avec d’autres espèces comme le manchot à jugulaire, le manchot papou ou le manchot Adélie.
Les scientifiques et les écologistes militent pour la création d’une grande zone de protection marine en Antarctique. En cas de succès de ce projet, cette zone de 1,8 million de kilomètres carrés où la pêche serait interdite servirait de refuge à des espèces telles que les manchots, les phoques et les baleines. Les biologistes marins affirment que cela contribuerait également à atténuer les effets du changement climatique en absorbant d’énormes quantités de dioxyde de carbone de l’atmosphère et en l’enfermant dans des sédiments en eau profonde.
La proposition, qui est soutenue par un grand nombre de gouvernements et défendue par Greenpeace, sera soumise à la Convention sur la Conservation de la Faune et de la Flore Marines de l’Antarctique (CCAMLR) dans le courant de l’année 2018.
Source: Presse internationale.

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According to a new study published in the journal Nature Climate Change, global warming and overfishing could push the region’s king penguin populations to the brink of extinction by the end of the century. The study found that as global warming transforms the environment in Antarctica, 70% of king penguins – 1.1 million breeding pairs – could either disappear or be forced to find new breeding grounds.

The findings come amid growing concern over the future of the Antarctic. In February, a separate study found that a combination of climate change and industrial fishing is threatening the krill population in Antarctic waters, with a potentially disastrous impact on whales, seals and penguins. The latest study is the starkest warning yet of the potentially devastating impact of climate change and human exploitation on the Antarctic’s delicate eco-systems.

King penguins only breed on specific isolated islands in the Southern Ocean where there is no ice cover and easy access to the sea. As the ocean warms, the Antarctic polar front – an upwelling of nutrient rich sea that supports huge abundance of marine life – is being pushed further south. This means that king penguins, that feed on fish and krill in this body of water, have to travel further to their feeding grounds, leaving their hungry chicks for longer. And as the distance between their breeding grounds and their food grows, scientists predict entire colonies will be wiped out.

The authors of the study say that the plight of the king penguin should serve as a warning about the future of the entire marine environment in the Antarctic. Indeed, penguins, like other seabirds and marine mammals, occupy higher trophic levels in the ecosystems; they are bio-indicators of their ecosystems. Penguins, as sensitive indicators of changes in marine ecosystems, are key species for understanding and predicting impacts of global change on the marine biome, and on polar regions for species living in sub-Antarctic and Antarctic areas.

The study found that, although some king penguins may be able to relocate to new breeding grounds closer to their retreating food source, suitable new habitats would be scarce. Indeed, there are only a handful of islands in the Southern Ocean and not all of them are suitable to sustain large breeding colonies. There are still some islands further south where king penguins may retreat but the competition for breeding sites and food will be harsh, especially with other species like the chinstrap, gentoo or Adélie penguins.

Scientists and environmental campaigners are pushing for the creation of the world’s biggest marine protection area in the Antarctic. If successful, the 1.8million-square- kilometre fishing-free zone would protect species, such as penguins, leopard seals and whales. Experts say it would also help mitigate the effects of climate change, soaking up huge amounts of carbon dioxide from the atmosphere and locking it away in deep-sea sediments.

The proposal, which is backed by a range of governments and being championed by Greenpeace, will go before the Convention for the Conservation of Antarctic Marine Living Resources (CCAMLR) later this year.

Source: International news media.

Cartes montrant l’évolution des zones de reproduction des manchots royaux (Source : Nature Climate Change)

Manchots royaux (Crédit photo: Wikipedia)