Rencontre mortelle avec un ours // Deadly encounter with a bear

Une jeune mère et sa fille de 10 mois ont été tuées par un grizzli à quelques mètres de leur cabane dans le Territoire du Yukon au Canada, à 400 km de Whitehorse, la capitale du Territoire. La femme était professeure de français à l’école primaire de Whitehorse; elle était en congé de maternité avec son enfant. Elle et son partenaire avaient prévu de passer une partie de l’année sur leur ligne de piégeage, une grande parcelle de terre louée par le gouvernement pour piéger des animaux afin de récupérer leur fourrure.
L’homme était sorti pour vérifier les pièges. Sur le chemin du retour, il a été attaqué par l’ours, à une centaine de mètres de la cabine occupée par le couple. Il a tué l’ours, mais lorsqu’il est arrivé à la cabane, il a découvert que l’animal avait déjà tué sa partenaire et leur fille.
Le site web du couple explique que l’homme est guide naturaliste et consultant en cartographie, tandis que la femme s’adonne à l’artisanat et conçoit des produits en fourrure. Leur fille est présentée sur le site, enveloppée dans une fourrure de renard.
Environ 7 000 grizzlis vivent au Yukon, mais les accidents sont rares. La dernière attaque mortelle impliquant un ours dans le Territoire remonte à 2006.
Les grizzlis hibernent généralement d’octobre à avril, mais avec le climat plus doux qui règne dans la région, on a encore observé en novembre de nombreux ours au cours des dernières semaines.
Source: Journaux canadiens.

J’aimerais ajouter deux remarques à cet article:
1) Il est vrai que les attaques d’ours sont très rares au Canada et aux États-Unis. Elles sont généralement dues à l’imprudence des touristes qui se sont aventurée entre une ourse et ses petits. Des attaques peuvent également se produire si les gens passent trop près d’une tanière

Comme on peut le lire dans l’article, il convient également de noter que le réchauffement de la planète modifie l’hibernation des ours. Ils ont tendance à hiberner plus tard dans l’année et à sortir de l’hibernation plus tôt au printemps.
2) L’article précise que l’homme vérifiait des pièges et que le bébé portait une fourrure de renard. Je suis certain que cela choquera beaucoup d’amoureux des animaux. Cependant, ces personnes doivent savoir que le piégeage fait partie de la culture arctique et constitue un moyen de subsistance pour les populations qui vivent loin de tout. Le piégeage et la chasse sont sévèrement contrôlés, notamment en Alaska. On peut voir des magasins de fourrure le long des rues d’Anchorage. Malgré cette tradition, les animaux sauvages sont encore nombreux dans l’Arctique. Les ours, les loups, les orignaux et les renards ne sont pas des espèces en voie de disparition.

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A young mother and her 10-month-old daughter have been killed by a grizzly bear metres from their cabin in Canada’s Yukon Territory, 400km from Whitehorse, the Territory’s capital. The woman was a French immersion teacher at Whitehorse elementary school; she was on maternity leave with her child. She and her partner had planned to spend some of those months on their trap line, a large parcel of land leased from the government to trap animals for fur.

The man had gone out to check the couple’s traps, but on his way back, he was charged by the bear, 100 metres from the couple’s cabin. He shot and killed the bear, but when he reached the cabin he found that it had already killed his partner and their daughter.

The couple’s website describes the man as an outdoor guide and mapping consultant, and the woman as a designer of artisanal fur products. Their newborn daughter is also featured on the site, wrapped in orange fox fur.

About 7,000 grizzly bears live in the Yukon, but such deadly encounters are rare: the last fatal bear attack in the Territory was in 2006.

Grizzly bears typically hibernate between October and April, but warmer weather in the Territory has led to a number of sightings of bears in recent weeks.

Source : Canadian newspapers.

I would like to add two remarks to this article :

1) It is true that bear attacks are very rare in Canada and the U.S. They are usually caused by tourists’ carelessness, especially if they had walked between a sow and its cubs. Attacks may also occur if people walk too close to the bears’ dens.

It should also be noted, as can be read in the article, that global warming is altering the bears’ hibernation. They tend to hibernate later in the year and to come out of hibernation earlier in spring.

2) The article says that the man was checking the couple’s traps and that the baby was wearing an orange fox fur. I’ am sure this will shock many animal lovers. However, these people should know that trapping is part of the Arctic culture and a means of subsistence for remote populations. Trapping and hunting are severely controlled, especially in Alaska. Fur stores can be seen along the streets of Anchorage. Despite this tradition, wild animals are still numerous in the Arctic. Bears, wolves, moose and foxes are not endangered species.

Photo: C. Grandpey

Températures : Octobre 2018 en deuxième position // October 2018 comes second

Selon les dernières estimations de la NASA, le mois d’octobre 2018 a été le deuxième plus chaud depuis le début des relevés effectués par l’Administration en 1880.

Avec 0,99°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, l’anomalie relevée en octobre 2018 est en nette hausse par rapport à septembre où elle était de 0,74°C. Seul le mois d’octobre 2015 marqué par l’émergence d’un super El Niño est devant. Pour l’année en cours (entre janvier et octobre), 2018 est à 0,82°C

Les cinq mois d’octobre les plus chauds depuis 1880 ont tous été observés ces cinq dernières années. Sur les 100 dernières années, le rythme du réchauffement est de 0,09°C par décennie. Depuis 1998, on note une accélération de 0,26°C par décennie. On peut voir ci-dessous la tendance de long terme au réchauffement sur 10 ans, avec un lissage qui apparaît à travers la courbe rouge.

Selon la NASA, la température globale devrait continuer à augmenter dans les mois à venir, surtout à partir de la fin d’année, avec la montée en puissance des effets d’El Niño, trois ans après le précédent événement. Les températures de surface de la mer sont  en train de remonter dans l’océan Pacifique central et oriental. Le record de 2016 a été favorisé par El Niño avec un soutien également du soleil (1 à 2 ans après le maximum solaire). A l’inverse, 2019 sera marquée par un minimum solaire.

Des anomalies régionales extrêmes ont été observées dans l’hémisphère nord en octobre 2018, notamment en Arctique et en Sibérie avec +6 à 8°C, alors que la NASA relève -2 à -3°C en Amérique du Nord. La cause est une anomalie atmosphérique transportant de l’air chaud dans une orientation nord-est sur l’Asie et un air arctique descendant sur l’Amérique du Nord. L’anomalie pour l’hémisphère nord a été de 1,21°C en octobre, juste derrière le record de 2015 (1,25°C). A la surface des terres, octobre 2018 est au même niveau que 2015.

Par rapport à la période 1880-1899, l’anomalie a été de 1,16°C en octobre 2018. Lors de la COP21 de Paris, un accord a été obtenu pour contenir le réchauffement sous les 2°C, voire 1,5°C si possible. Ce dernier niveau avait été dépassé en février 2016 avec 1,6°C.

Source : NASA, global-climat.

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Ici, c’est Limoges!

Selon les services météo, depuis le mois de janvier, 2018 est l’année la plus chaude des 46 dernières années en Limousin. Le soleil a régné en maître tout au long du mois, ou presque, profitant de la présence d’un puissant anticyclone au-dessus du pays. Au total, il a brillé 50 heures de plus que la moyenne habituelle, soit presque 40 % d’excédent. Ce nouveau record fait d’octobre 2018 le plus ensoleillé depuis 1991, année des premières mesures à Limoges. La situation dans le département de la Haute Vienne est très homogène, avec à peine quelques dizaines de minutes d’ensoleillement d’écart entre les différents centres de mesures.

Avec autant d‘ensoleillement, les précipitations du mois d’octobre ont été faibles et la sécheresse s’est installée en Limousin. Avec 118 mm en moyenne, le déficit atteint 50 % dans le sud et l’ouest du département, et jusqu’à 70 % à Limoges. Il a non seulement très peu plu en octobre, à peine le tiers des précipitations habituelles, mais la situation dure depuis des mois.

Côté thermomètre, les températures ont été très supérieures à la normale pendant les deux premières décades, jusqu’à +5°C. La journée la plus chaude a été le 12 octobre, lors de laquelle on a frisé les records avec, par exemple, 28°C à Limoges-ville.
De manière globale, sur la période entre janvier et fin octobre, 2018 est l’année la plus chaude qu’on ait connue à Limoges depuis 46 ans, devant 1997 et 2003. Cela représente une température supérieure de 1,5°C à la moyenne habituelle sur cette même période.

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According to NASA’s latest estimates, October 2018 was the second warmest month since records were first taken by the Administration in 1880.
With 0.99°C above the 1951-1980 average, the anomaly recorded in October 2018 is significantly higher than in September when it was 0.74°C. Only the month of October 2015 marked by the emergence of a super El Niño is ahead. For the current year (between January and October), 2018 is at  0.82°C
The five warmest October months since 1880 have all been observed in the last five years. Over the last 100 years, the rate of warming is 0.09°C per decade. Since 1998, there has been an acceleration of 0.26°C per decade. The long-term trend of warming over 10 years can be seen below, with smoothness appearing with the red curve.
According to NASA, the global temperature should continue to increase in the coming months, especially from the end of the year, with the rise of El Niño effects, three years after the previous event. Sea surface temperatures are rising in the central and eastern Pacific Ocean. The 2016 record was favored by El Niño with support also from the sun (1 to 2 years after the solar maximum). Conversely, 2019 will be marked by a solar minimum.
Extreme regional anomalies were observed in the northern hemisphere in October 2018, especially in the Arctic and Siberia with 6 to 8°C, while NASA records -2 to -3 ° C in North America. The cause is an atmospheric anomaly carrying warm air in a northeasterly direction over Asia, and Arctic air descending over North America. The anomaly for the northern hemisphere was 1.21°C in October, just behind the record of 2015 (1.25°C). On land surface, October 2018 is at the same level as 2015.
Compared to the period 1880-1899, the anomaly was 1.16 ° C in October 2018. At the COP21 in Paris, an agreement was reached to contain warming below 2°C, or 1, 5°C if possible. This last level was exceeded in February 2016 with 1.6°C.
Source: NASA, global-climat.

Source: NASA

Réchauffement climatique et incendies en Californie // Climate change and wildfires in California

Des incendies ravagent la Californie en ce moment, avec des dégâts considérables et de nombreuses victimes. Le président Trump a déclaré qu’ils étaient dus à une mauvaise gestion des forêts, oubliant que la plupart d’entre elles sont gérées par l’État fédéral ! Les pompiers ont vivement protesté contre de telles déclarations et les climatologues s’accordent à dire que l’augmentation des incendies en Californie est due en grande partie au changement climatique. Les feux de Camp et de Woolsey viennent allonger la liste des incendies d’une violence sans précédent en Californie, une tendance qui semble ne pas devoir s’arrêter.

La Californie a deux saisons propices au développement des incendies de forêt: la saison estivale, lorsque les fortes températures assèchent la végétation et alimentent les feux de forêt; et la saison automnale lorsque le Santa Ana, un vent chaud et sec du désert du Grand Bassin franchit les montagnes et balaye le sud de la Californie. Les études scientifiques prouvent que le réchauffement climatique intensifie ces deux phénomènes.
Au cours de l’été, la végétation se dessèche lentement à cause du manque de précipitations et des températures plus chaudes. C’est cette végétation très sèche qui va s’embraser par la suite. Il faut se rendre à l’évidence : même si le climat californien a toujours été favorable au développement d’incendies, le lien entre le changement climatique et les incendies de plus en plus violents ne fait aucun doute. Les températures actuelles sont environ deux degrés Celsius supérieures à ce qu’elles auraient été sans le réchauffement de la planète. Cela assèche encore plus la végétation et la rend plus susceptible de s’enflammer.
Les incendies en Californie remontent à 1932. Sur les 10 plus grands incendies observés depuis cette date, neuf l’ont été depuis 2000, cinq depuis 2010 et deux en 2018, dont le Mendocino, le plus important de l’histoire de l’État.
Outre le changement climatique, les habitants portent également une part de responsabilité dans ces incendies. Parfois, la Nature est le déclencheur par l’intermédiaire de la foudre, mais le plus souvent, ce sont les humains qui sont responsables. Des incendies meurtriers dans et autour du comté de Sonoma en 2017 ont été provoqués par des lignes électriques tombées à terre. En 2018, le Carr Fire, le sixième plus important jamais enregistré, a débuté lorsqu’un camion a eu une crevaison ; la jante de la roue a frotté le bitume en projetant des étincelles qui ont mis le feu.
Les autorités locales expliquent que les personnes contribuent aussi au déclenchement des incendies par le choix du lieu de résidence. Les gens vont habiter de plus en plus dans des zones proches des forêts qui deviennent des interfaces entre les villes et les espaces sauvages qui ont tendance à prendre feu de plus en plus souvent.

Source: Médias américains.

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Wildfires are ravaging California these days, with heavy damage and many deaths.. President Trump said they were caused by poor management of the forests, forgetting that most of them are managed by the federal state. Firefighters have strongly protested against such declarations and climatologist all agree to say that the increase in wildfires in California is largely due to climate change. The Woolsey and Camp Fires mark a continuation of unprecedented burning in California, a trend that seems unlikely to end:

California has two distinct fire seasons: the summer season, when hot temperatures dry out vegetation providing fuel for wildfires; and the fall fire season, when hot, dry Santa Ana winds from the Great Basin desert blow over the mountains into Southern California. Research shows that global warming is making both of them worse.

Vegetation spends much of the summer slowly drying out because of a lack of rainfall and warmer temperatures. That vegetation then serves as kindling for fires. But while California’s climate has always been fire prone, the link between climate change and bigger fires is inextricable. Today’s temperatures are about two degrees Celsius warmer than they would have been without global warming. That dries out vegetation even more, making it more likely to burn.

California’s fire record dates back to 1932. Of the 10 largest fires since then, nine have occurred since 2000, five since 2010 and two in 2018 alone, including the Mendocino Complex Fire, the largest in state history.

Beside climate change, people also bear a part of the responsibility for the wildfires. Sometimes the trigger is nature, like a lightning strike, but more often than not humans are responsible. Deadly fires in and around Sonoma County in 2017 were started by downed power lines. In 2018, the Carr Fire, the state’s sixth-largest on record, started when a truck blew out its tire and its rim scraped the pavement, sending out sparks.

Local authorities explain that there is another way people have contributed to wildfires: in their choices of where to live. People are increasingly moving into areas near forests, known as the urban-wildland interface, that are inclined to burn.

Source : U.S. News media..

Carte montrant le Hill Fire qui a détruit en grande partie la ville de Paradise et le Woolsey Fire qui menace Malibu (Source: Google Maps)

Le changement climatique modifie la trajectoire des ouragans // Climate change shifts hurricane tracks

Une étude récente menée par des chercheurs de l’Université d’Hawaii à la Mānoa School of Ocean and Earth Science and Technology (SOEST) met l’accent sur une autre conséquence majeure du changement climatique. Avec le réchauffement de la planète au cours des prochaines décennies, le déplacement vers le nord, en direction d’Hawaii, des ouragans du Pacifique augmentera le risque de voir ces phénomènes extrêmes frapper les côtes de l’archipel, avec de graves risques d’inondation pour la population et une menace pour les infrastructures le long des côtes et même à l’intérieur des terres.
Les cyclones tropicaux sont généralement affaiblis ou déviés vers le sud à l’approche de l’archipel hawaiien en raison du système de haute pression au nord-est, du fort cisaillement des vents et de la température relativement basse de la surface de la mer dans la région.
En synthétisant les informations fournies par des modèles informatiques à propos du changement climatique, la formation et l’intensité des ouragans, l’intensité des tempêtes et des vagues, les chercheurs ont estimé la vulnérabilité aux effets combinés de l’élévation du niveau de la mer et d’une approche plus directe des ouragans pour les années à venir.

En prenant en compte l’élévation prévue du niveau de la mer, les résultats de la modélisation d’un ouragan de type Iniki (septembre 1992) sur la côte sud de l’île d’Oahu, montrent qu’il y aurait une inondation majeure du centre-ville d’Honolulu et de Waikiki. D’autres ouragans passant à proximité d’Oahu sont également susceptibles de générer de fortes vagues, avec risque de submersion des zones côtières.
Les résultats de l’étude n’ont pas surpris les chercheurs. L’augmentation du nombre des tempêtes au cours des dernières années, avec une proximité accrue de l’archipel – par exemple, l’ouragan Guillermo en 2015, les ouragans Celia, Darby et Lester en 2016, les ouragans Lane et Olivia en 2018 – a déjà confirmé le changement de trajectoire de ces événements extrêmes. Les dégâts causés par les ouragans Lane et Olivia soulignent l’importance et l’urgence, pour les organismes étatiques et fédéraux, de prendre des mesures adéquates.
Source: Université d’Hawaii.

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Here is another, very serious effect of climate change. A recent study led by researchers at the University of Hawai‘i at Mānoa School of Ocean and Earth Science and Technology (SOEST) indicates that as the climate changes in the coming decades, the northward shift of hurricanes toward the Hawaiian Islands will increase the chance of landfall and pose severe flood risks to population and infrastructure along the coast and further inland.

Tropical cyclones are usually weakened or deflected to the south when approaching the Hawaiian Islands due to the high-pressure system to the northeast, strong wind shear and relatively low sea-surface temperature in surrounding waters.

By synthesizing information from computer models for climate change, hurricane formation and intensity, storm surge and waves, the researchers estimated future vulnerability to combined effects of sea-level rise and closer hurricane approach.

With high tide and the projected sea-level rise, the modelling results from a direct landfall of an Iniki-like hurricane (September 1992) on the south shore of Oahu showed extensive inundation of downtown Honolulu and Waikiki. Other hurricanes passing near Oahu can also produce severe surge and high surf, causing coastal flooding.

The findings of the study did not come as a surprise to the researchers. Their recent experience with increasing number of storms tracking closer to the islands—for example, Hurricane Guillermo in 2015, Hurricane Celia, Darby and Lester in 2016, Hurricane Lane, and Olivia in 2018—has already confirmed the change of hurricane patterns. The damage caused by Hurricanes Lane and Olivia underscores the importance and urgency of coastal storm hazards mitigation. This research should draw attention from state and federal agencies.”

Source: University of Hawaii.

 Ouragan Iniki à son pic d’intensité le 11 septembre 1992, au sud de l’île de Kauai